Li Hongzhang

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Li Hongzhang (5 février 1823 - 7 novembre 1901), qui fonda l'Armée de Beiyang

Li Hongzhang ((chinois simplifié : 李鸿章 ; chinois traditionnel : 李鴻章 ; pinyin : Lǐ Hóngzhāng), autrefois, également orthographié, en Occident, Li Hung Chang ou Li-Houng-Tchang[1]), Marquis Suyi de première classe () est un général chinois qui mit fin à plusieurs révoltes, ainsi qu'un homme d'État de premier plan de la fin de l'empire Qing. Il occupa des postes importants à la Cour Impériale, tel que le poste de Vice-Roi du Zhili.

Il joua un rôle important dans l'organisation de la contre-offensive de l'empire Qing face à la Révolte des Taiping, en levant une milice dans sa province, l'armée de l'Anhui[2].

Mais sa place dans l'histoire de Chine provient surtout du rôle fondamental qu'il joua pour constituer une armée chinoise moderne, « l'armée de Beiyang », à partir précisément de l'armée de l'Anhui. Cette réforme considérable, qu'il mena de 1880 à 1900 environ, s'accompagna de la création d'une marine moderne, la flotte de Beiyang[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Li Hongzhang est né dans le village de Qunzhi (群治村), à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Hefei, dans l'Anhui.

Lorsque les rebelles Taiping envahissent les provinces centrales de Chine, Li Hongzhang lève une milice pour défendre sa région natale. Ses actions pour servir la cause impériale face à la rébellion Taiping attirent l'attention de Zeng Guofan, général chargé de réorganiser la défense de l'empire dans le centre de la Chine.

Il est aussi chargé des Affaires étrangères de l'Empire céleste à l'époque où il signe avec les Russes à Pékin, deux traités inégaux, le traité Li-Lobanov (également appelé traité secret sino-russe), le 3 juin 1896, et la convention russo-chinoise du 15 (27) mars 1898, donnant la concession de Port Arthur aux Russes pour une durée de vingt ans, alors que les Allemands avaient obtenu celle de Kiautschou quelques mois plus tôt. Sa mission diplomatique à Paris en 1896 fut un véritable événement dont la presse de l'époque se fit l'écho[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. orthographe in Histoire militaire de l’Indochine française, dir général Puypéroux, Hanoï-Haiphong, imprimerie d'Extrême-Orient, 1931, Exposition coloniale internationale de Paris de 1931, p86 .
  2. Voir page 198 in Political leaders of modern China: a biographical dictionary, Pak-Wah Leung, Greenwood, 2002
  3. Voir pages 168-69 in China: its history and culture, William Scott Morton & Charlton M. Lewis, McGraw-Hill Professional, 2004
  4. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k716184w.image.langFR

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Ke-wen Wang, « Li Hongzhang » pages 178-80 in Modern China: an encyclopedia of history, culture, and nationalism, Taylor & Francis, 1998
  • (en) Stanley Spector, Li Hung-chang and the Huai Army: A Sty in theNineteenth-Century Chinese Regionalism, University of Washington Press, 1964
  • (en) Kwang-ching Liu, « Li Hung-chang: Diplomat and Modernizer » in Chinese Studies in History, Fall and Winter 1990, Summer and Fall 1991

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]