Lièvre d'Europe

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Le lièvre d'Europe (Lepus europaeus) est une espèce de lièvre originaire d'Europe et de l'ouest de l'Asie. Elle fut introduite en Afrique, en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Océanie. C'est un mammifères classé dans l'ordre des lagomorphes, dans la famille des léporidés. Il fait partie de la « petite faune sédentaire de plaine »[1].

Aire de répartition du lièvre européen.

En France, selon l'ONCFS, la dynamique de population de cette espèce est préoccupante. Elle est en forte régression depuis la fin des années 1990 « sans que l'on puisse identifier avec certitude les raisons de ce recul »[2].

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Le lièvre d'Europe est originaire d'Europe de l'Ouest, mais est présent dans l'ouest de l'Asie. Il fut introduit en Amérique du Nord aux États-Unis dans l'État de New York en 1893 et au Canada dans la province de l'Ontario en 1912[3]. L'espèce fut également introduite en Argentine, au Chili, en Nouvelle-Zélande, en Australie et dans certaines régions de l'Afrique[3].

Description[modifier | modifier le code]

Par rapport au lapin avec lequel il peut être éventuellement confondu [4] :

  • Ses oreilles plus longues, et leur pointe (comme la queue) est noire ;
  • il est plus grand et plus longiligne ;
  • son poids moyen (3,8 kg pour l'adulte) est plus élevé que celui d'un lapin de garenne (1,4 kg) ;
  • ses bonds sont plus important, et sa course plus rapide .

Il n'y a pas de dimorphisme sexuel et l'identification des sexes est difficile même en ayant l'animal en main[2]. Mais les comportements permettent de distinguer mâles et femelles en période de reproduction.

Risque de confusion[modifier | modifier le code]

Localement, il peut être confondu avec 5 autres espèces de lièvres vivant dans le paléarctique occidental :

  1. lièvre ibérique (Lepus granatensis) présent au Portugal dans presque toute l’Espagne, mais dont la taille est toutefois plus petite. Il est aussi plus roux et taché de blanc sur la poitrine, les flancs et le haut des pattes, dont sur les faces antérieures et externes des pattes antérieures. Quelques noyaux de populations ont été formés (par introduction) dans le sud de la France, en zone sèche [4];
  2. lièvre d’Italie (Lepus corsicanus), légèrement plus grand et plus sombre que le précédent et sans partie blanche sur la face externe des pattes antérieures, occupe la Sicile et le sud de l’Italie. Il a été introduit en Corse vers la fin du Moyen Âge, alors qu’il n’existait antérieurement aucune espèce de lièvre sur cette île. Actuellement, cette espèce ne paraît subsister en Corse que dans quelques zones d’altitude, là où le lièvre d’Europe n’a semble-t-il jamais été introduit ;
  3. lièvre variable (Lepus timidus), moins grand et surtout devenant blanc en hiver (nord de l’Europe, Irlande, Écosse et Alpes)[4] ;
  4. lièvre des Monts Cantabriques, ou lièvre des genêts, (Lepus castroviejoi), proches du Lepus corsicanus, rare et uniquement présent dans les hauteurs de la cordillère Cantabrique (Espagne)[4] ;
  5. lièvre de la Méditerranée (Lepus capensis mediterraneus), très petit et typique des milieux semi-arides nord-africains et du Nord et du Moyen-Orient, mais aussi présent en Sardaigne[4].

Croissance et durée de vie[modifier | modifier le code]

Les jeunes grandissent rapidement, et dès l'âge de deux mois, il est difficile de distinguer les jeunes de l’année des adultes[2].

Un poids moyen de 2,5 kg est atteint à l'âge de 2 mois et demi, soit à peu près le poids d'un adulte chétif.
A 4 mois le jeune lièvre approche la taille et le poids d'un adulte moyen ou le dépasse (jusqu'à 4 kg). Ni le poids, ni la taille sont donc de bons critères pour identifier les jeunes de l'année dans un tableau de chasse[4]. Le lièvre d'Europe vit environ 10 ans.

Méthode de détermination de l'âge[modifier | modifier le code]

  • Les spécialistes évaluent l'âge d'un lièvre fraichement mort en pesant son cristallin (après dessiccation de l'œil dans une solution de formol puis passage à l'étuve). Une abaque permet d’estimer l’âge à 2-3 semaines près pour les individus de moins de 3 mois, et avec une précision de 6 semaines jusqu'à l'âge de 5 à 6 mois, puis avec une précision de 4 mois environ pour des lièvres âgés de 1 ans et de 18 mois pour ceux qui dont de 1 à 3 ans. Ceci permet lors d'études démographiques ou écoépidémiologiques parmi les animaux trouvés tués par des voitures, empoisonnés ou tués à la chasse de déterminer le taux de jeunes et d'animaux nés les années précédentes (adultes)[4].
  • Une autre méthode est la mesure du cartilage de conjugaison de la face externe de la base du cubitus de l'animal mort. À cet endroit, le cartilage forme une excroissance qui diminue peu à peu jusque vers l'âge de 6 mois. La classe d'âge des individus de moins de 6 ou 7 mois peut ainsi être identifiée parmi les lièvres plus âgés[4].

Alimentation[modifier | modifier le code]

Hormis en zone et en période période sèches (où le lièvre peut se rabattre l=)sur des plantes cultivées riches en eau telles que les pousses de tournesol ou d'asperge), il peut se passer d'eau (la [rosée] et l'eau des végétaux lui suffit)[4].

Il se nourrit principalement d'herbacées et en particulier de graminées, dans les prairies naturelles, zones humides et parfois dans les banquettes herbeuses cultivées. Il ne consomme parfois que les jeunes pousses ou boutons floraux. Il mange aussi des fruits, graines et racines (betteraves notamment) ou des plantules d'arbres et arbustes, notamment en période d'enneigement. En zone de culture, il apprécie les céréales en herbe et notamment le blé d'hiver (de l'automne au printemps). Il consomme parfois les jeunes plants de vigne[4].

Dans un groupe, les individus dominants peuvent avoir un accès privilégié à la nourriture[5].

Comportement[modifier | modifier le code]

Les lièvres sont très sociable, mais avec une hiérarchie plus marquée lors de l'alimentation[6] et au moment de la reproduction.
Ils montrent une préférence pour certains types de paysages ou d'éléments paysagers, éventuellement en zone d'agriculture intensive[7], et y son alors plutôt grégaires, sans comportement de défense du territoire. La plupart des jeunes ne se dispersent pas loin, ils se choisissent un territoire qui est rarement éloigné de plus de 2 km de leur lieu de naissance. Quelques individus "disperseurs" sont retrouvés jusqu'à 9 km de leur lieu de naissance[8].

Leur domaine vital n'atteint généralement pas 2 km². Mais il peut varier de moins de 0.5 à plus de 4 km² selon les individus et la ressource alimentaire[4].

Le lièvre est plutôt lucifuge ; c'est-à-dire qu'il vit surtout la nuit, où il part se nourrir, par groupes de 2 à 6 individus (parfois jusqu'à une quinzaine[4]). Il pourrait donc peut-être souffrir de la dégradation générale de l'environnement nocturne et de la pollution lumineuse, mais ceci ne semble pas encore avoir fait l'objet d'études.

Le parade nuptiale est collective. Les naturalistes parlent de "bouquinage" pour décrire les combats entre lièvres à cette époque[4].

Après la reproduction et l'élevage des jeunes, les levraux se dispersent rapidement.

Reproduction[modifier | modifier le code]

La maturité sexuelle est acquise dès 3 ou 4 mois. La reproduction débute en décembre, avec des naissances se succédant potentiellement de fin janvier à début octobre de l'année suivante.

La gestation ne dure que 41 jours. Deux portées peuvent se succéder voire se chevaucher (en 37-38 jours), phénomène dit superfœtation. Ceci permet à une femelle de produire 5 portées par an, en 6 mois seulement (des derniers jours de janvier à début octobre). En France, selon l'ONCFS, 13 jeunes sont en moyenne produits par femelle reproductrice chaque année, mais ce chiffre peut fortement varier dans certains contextes. Une portée contient de 1 à 3 levrauts et rarement 4 ou 5 (2,6 en moyenne par femelle en France). C'est moins que chez le lapin ou d'autres animaux comparables, mais ces levrauts sont précoces. Nés couverts d'une fourrure dense, ils sont thermorégulés et bien camouflés au sol. Sevrés à 3 ou 5 semaines ils sont rapidement totalement autonomes[4].

Facteurs de régression et de mortalité[modifier | modifier le code]

La prédation, les parasitoses et les maladies sont les facteurs normaux de contrôle démographiques, avec des impacts ponctuels et locaux sur les populations, mais qui n'expliquent pas la « forte mortalité supplémentaire »[9] constatée depuis les années 1960 et qui « mais n'ont probablement pas d'influence sur la tendance de la population à long terme »[9].
Il existe un consensus scientifique sur le fait que cette mortalité serait due à l'évolution des paysages agricoles, et qu'elle pourrait être exacerbés par quelques facteurs environnementaux (exposition des lièvres aux pesticides (herbicide paraquat par exemple[9]), mortalité liée aux moissonneuses batteuses[10]…), etc.

Le lièvre décline en effet de manière « spectaculaire »[11] dans toute l'Europe de l'Ouest depuis les années 1960, pour des causes probablement multiples[9].

Le recul des bocages, prairies et zones humides, l'artificialisation des paysages agricoles[12] ont privé le lièvre d'une partie de ses habitats[13], et l'ont exposé aux pesticides.

Aujourd’hui, la maladie est la première cause de mortalité des levrauts, devant la prédation, la chasse, le braconnage et les collisions avec des véhicules.

Les maladies du lièvre[modifier | modifier le code]

Le lièvre européen est notamment infecté par :

Ecoépidémiologie[modifier | modifier le code]

Le manque de prédateurs variés et spécialisés (souvent inféodés à des structures écopaysagères en régression telles que lisières forestières, zones humides, les haies, bosquets, arbres-perchoirs, zones à forte naturalité) pourrait faciliter la diffusion et persistance de ses maladies, le prédateur naturel consommant généralement d'abord les animaux malades en limitant les risques d'épidémies.

Les élevages et leurs conditions de promiscuité et d'absence de sélection naturelle pourraient parfois être source de dispersion de virus mutants. En 2010, un virus hémorragique génétiquement nettement différent des autres a été repéré dans des élevages, puis chez certaines populations de lièvre sauvage qu'il a décimé dans le Nord de la France. Des syndromes oculaires évoquant la myxomatose sont également sporadiquement détectés chez le lièvre (en 2010, on ne savait pas encore s'il s'agissait exactement du même virus que celui qui infecte le lapin[16]).

La chasse est également une cause de mortalité, notamment pour les animaux en phase de transit vers un nouveau territoire[1].
Le braconnage l'est aussi parfois (Par exemple, pour 60% des cas identifiés de mort chez soixante lièvres suivis par Radio-tracking durant 4 ans (de Novembre 2005 à Novembre 2009) dans le centre de la Pologne, 13 % ont été tués par des braconniers, ce qui est deux fois plus que la mortalité par roadkill (7%)[17]. Ce chiffre est peut-être sous-estimé car les braconniers détruisent les radioémetteurs des lièvres qu'ils capturent, et 40% des causes de mortalités n'ont pu être identifiées lors de cette étude)[17].

Statut juridique[modifier | modifier le code]

C'est une espèce-Gibier, bien que localement éteinte ou menacée.

Il peut faire l'objet de mesures réglementaires et de plans de gestion. Localement, il a été réintroduit ou on a tenté de le faire pour repeupler certaines zones en animaux pour la chasse[18].

État des populations, menaces[modifier | modifier le code]

Cette espèce a disparu ou est en forte régression sur presque toute son aire naturelle de répartition.

Les facteurs de régression semblent multiples (généralisation de l'usage des pesticides et autres changements agricoles[19], pression de chasse[1], dégradation (dès l'Après-guerre en Europe de l'Ouest[20]), destruction ou fragmentation écopaysagère des paysages agricoles[21], épidémies (et peut-être pollution lumineuse ?) sont mal connus et mal hiérarchisés.

Mesures de gestion[modifier | modifier le code]

De nature cynégétique et/ou naturaliste, la gestion de populations de lièvres a deux objectifs, qui peuvent être contradictoires ;

  1. augmenter les populations et la densité d'individus car l'espèce est en régression
  2. contrôler ou limiter les populations là où elles sont jugées indésirables pour l'agriculture, bien que cette espèce "à faible rayon d'action" fasse beaucoup moins de dégâts que le lapin [4].

Études, Recherche[modifier | modifier le code]

De nombreuses études ont porté sur cette espèces, notamment pour tenter de comprendre pourquoi elle a régressé si vite et dans toute l'Europe de l'ouest, et pourquoi les opérations de réintroduction étaient souvent des échecs à court ou moyen terme (ce qui n'est pas propre à cette seule espèce[22]).

L'un des meilleurs moyens de le suivre dans ses déplacements (ou tanières) et le radiotracking[23]. Une autre technique de suivi de population et de dispersion d'individus est la méthode Capture-marquage-recapture[24]. Des analyses génétiques peuvent aussi être utilisées.

Selon le CNERA, méthodes de suivi des lagomorphes donnent des indices d'abondance plus précis pour le lièvre que pour le lapin mais « aucune méthode d’estimation avant chasse du succès de la reproduction n’est disponible, ce qui complique la gestion des prélèvements cynégétiques et suppose encore des phases de recherche ou de tests. L’étude de la dynamique spatio-temporelle des populations de ces espèces est le thème principal des travaux du CNERA, en particulier en relation avec les maladies virales qui les touchent (myxomatose, RHD et EBHS) »[25].

On teste aussi depuis peu une méthode de mesure de l’« âge-ratio » des animaux prélevés à la chasse par radiographie des pattes. Cette méthode permettrait aussi d'éviter d'avoir à tuer l'animal pour déterminer son âge et éventuellement de donner des indices sur le saturnisme animal chez les lièvres vivant en zone à risque de pollution par le plomb). en gros on a rien trouvé

Élevage[modifier | modifier le code]

Cette espèce fait depuis longtemps l'objet d'élevage qui produisaient de la viande et des peaux/fourrures. Il se pratique en cages et/ou parcs au sol. Dans les élevages le levraut commence à s'alimenter dès deux semaines alors que la lactation diminue chez la mère. Le sevrage est accompli vers 3 à 4 semaines (le levraut pesant alors de 600 grammes à 1 kg et il pèsera environ 1,5 kg à l'âge de deux mois.

Depuis la régression du lièvre, les animaux d'élevage servent surtout à faire des réintroductions de gibier pour les chasseurs.

Élevage en France : Il existe en France une organisme syndical regroupant les professionnels de cet élevage, la Fédération des éleveurs de lièvres de France (FELF), elle même adhérente du Syndicat National des Producteurs de Gibier de Chasse, lui-même partie intégrante de la Confédération française de l'aviculture. Selon son site internet, la FELF regroupe en 2012 environ 40 éleveurs, produisant chaque année environ 30000 lièvres à partir d'environ 5000 couples de lièvres reproducteurs, soit un chiffre d'affaires de 15 millions de francs environ. Elle a édité des fiches conseils de repeuplement destinés aux sociétés de chasse (recommandant notamment de faire passer le lièvre par un parc de transition (ou de parc de pré lâcher) pour l'accoutumer à une vie sauvage avant de lui donner une totale liberté.

Débats sur le repeuplement artificiel (par réintroduction)[modifier | modifier le code]

Face à la forte régression de cette espèce (les prélèvements se sont effondrés de moitié en 15 ans (de 1983 à 1998) dans de nombreuses régions françaises[26]), de nombreux repeuplement ont été fait depuis la fin du XXe siècle[27].

Dans le monde cynégétique, comme dans le domaine de la pisciculture et de la pêche, suite au constat des nombreux échecs de repeuplements à fin de restaurer des populations de « petit gibier », constatés par les sociétés de chasse qui les ont pratiqué et par l'ONCFS [28], il existe un débat de fond sur l'intérêt des repeuplements et les risques qu'ils présentent.

Deux attitudes se dessinent face aux repeuplements :

  1. Certains biologistes, écologues, techniciens ou conseillers cynégétiques recommandant comme première priorité de d'abord lutter contre les facteurs de régression du lièvre, de limiter les tableaux de chasse quand et où il régresse et le temps de la reconstitution de populations normalement denses, et dans le même temps ou ensuite de restaurer les habitats, corridors biologiques et milieux refuges favorable à ce rongeur, afin d'en favoriser la dispersion et des échanges génétique normaux dans le cadre de la restauration d'une trame verte et bleue, et notamment en profitant des bandes enherbées imposées par la nouvelle Politique agricole commune. Ainsi, selon eux, les populations pourront s'y reconstituer spontanément, entretenues par la sélection naturelle (les animaux d'élevages étant génétiquement peu diversifiés et risquant d'introduire des maladies ou d'y être plus vulnérables), et sans pulluler ni être source de dégâts sur l'agriculture s'ils sont exposés à leurs prédateurs naturels.
  2. En 2013, les éleveurs de la FELF estiment de leur côté que les souches de lièvres qu'ils utilisent sont « bien adaptée au pays, prolifiques, et résistantes aux maladies » et que « remonter les populations de lièvres n'est pas une gageure comme sembleraient le croire certains défaitistes ou certains conseillers anti-repeuplement ou anti élevage ». Ils reconnaissent que « certains rapports sont négatifs » mais estiment que « d'autres lorsque les conditions sont réunies (qualité des lièvres et préparation du biotope d'accueil) sont positifs » avec selon eux des « taux de survie allant jusqu'à 60 voir 70 % trois mois après le lâcher »[29]. Selon le syndicat des éleveurs, le repeuplement doit idéalement se faire via un parc de pré lâcher construit en deux parties : « un parc d'adaptation et un grand parc »[29].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jacques Prescott et Pierre Richard, Mammifères du Québec et de l'est du Canada, Waterloo (Québec), Édition Michel Quintin,‎ 2004, 400 p. (ISBN 2-89435-270-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (it) Angelici FM (1995) Ecologia della leper europea Lepus europaeusPallas 1778 nel Pre-Appennino Laziale. Analisi di individui immessi per il ripopolamento venatorio. PhD thesis, University of Rome ‘La Sapienza’, 68 pp
  • Avril A., Léonard Y., Letty J., Péroux R., Guitton J.S. & D. Pontier (2011) Natal dispersal of European hare in a high-density population. Mammalian Biology 76:148–156. – Avril
  • A., Letty J., Pradel R., Léonard Y., Santin-Janin H. & D. Pontier (2009) A multi-event model to study stage-dependence dispersal in radio-collared hares : when hunting promotes costly transience. Ecology. – Devillard, S. & Bray, Y. 2009. Assessing the effect on survival of natal dispersal using multistate capture-recapture models. Ecology 90: 2902-2912
  • Guitton J.-S., Le Gall-Reculé G., Puech C., Zwingelstein F., Portejoie Y., Ruvoen-Clouet N. & M.-E. Terrier. (2007) Was a new EBHSV genotype responsible for unusual wild hares mortalities observed in south-eastern France during the fall 2004 ? Ecology and management of wildlife diseases conference, York: 42
  • ONCFS Communiqué de presse Maladies virales des Lapins et des lièvres ; Le point sur les épidémies de VHD (Viral Hemorrhagic Disease) et d'EBHS (European brown hare syndrome) de l'automne 2010
  • (de) Späth V (1989) Untersuchungen zur Populationsökologie des Feldhasen (Lepus europaeus Pallas) in der Oberrheinebene. PhD thesis, University of Freiburg, Freiburg im Breisgau
  • (en) Vaughan N, Lucas E-A, Harris S, White PCL (2003) Habitat associations of European hares Lepus europaeus in England and Wales: implications for farmland management. J Appl Ecol 40:163–175
  • (de) Zörner H (1977) Ergebnisse der Untersuchungen über die Ernährung des Feldhasen (Lepus europaeus) im Wildforschungsgebiet Hakel. Beitr Jagd Wildforsch 10:255–266
  • (de) Zörner H (1996) Der Feldhase. 2nd edn. Westarp Wissenschaften, Magdeburg

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. a, b et c Colloque Lièvre d’Europe, 15 et 16 mai à Troyes, coorganisé par l'office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et divers organismes de représentation des chasseurs (FNC, la FRC FDC) et plusieurs collectivités]
  3. a et b Mammifères du Québec et de l'est du Canada, p. 90-92
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o ONCFS, Le Lièvre d’Europe, consulté 2015-05-23
  5. Lindlöf B (1978) Aggressive dominance rank in relation to feeding by European hare. Viltrevy 10:145–158
  6. Monaghan P, Metcalfe NB (1985) Group foraging in wild brown hares: effects of resource distribution and social status. Anim Behav 33:993–999
  7. Reitz F, Léonard Y (1994) Characteristics of European hare Lepus europaeus use of space in a French agricultural region of intensive farming. Acta Theriol 39:143–157
  8. Devillard S. & Bray Y. (2009). Assessing the effect on survival of natal dispersal using multistate capture-recapture models. Ecology 90: 2902-2912.
  9. a, b, c et d Edwards PJ, Fletcher MR, Berny P. Review of the factors affecting the decline of the European brown hare, Lepus europaeus (Pallas, 1778) and the use of wildlife incident data to evaluate the significance of paraquat. Agric Ecosyst Environ. 2000;79:95–103. doi: 10.1016/S0167-8809(99)00153-X
  10. Marboutin Eric. & AebischerR Nicolas (1996) Does harvesting arable crops influence the behaviour of the European hare Lepus europaeus ? Wildlife Biology, 2 : 83-91
  11. Thomas Reichlin . Erich Klansek . Klaus Hackländer Diet selection by hares (Lepus europaeus) in arable land and its implications for habitat management, Eur J Wildl Res (2006) 52: 109–118 ; DOI:10.1007/s10344-005-0013-3en ligne 2006-01-10
  12. Panek M, Kamieniarz R (1999) Relationships between density of brown hare Lepus europaeus and landscape structure in Poland in the years 1981–1995. Acta Theriol 44:67–75
  13. Lewandowski K, Nowakowski JJ (1993) Spatial distribution of brown hare Lepus europaeus populations in habitats of various types of agriculture. Acta Theriol 38:435–442
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  15. Le Gall-Reculé G., Zwingelstein F., Portejoie Y., Péroux R. & J.-S. Guitton (2007) Mise en évidence d’un nouveau génotype d’EBH SV suite à des mortalités inhabituelles de lièvres bruns dans l’est et le sud-est de la France à l’automne 2004. Virologie, 11: S72-S73
  16. ONCFS Communiqué de presse Maladies virales des Lapins et des lièvres ; Le point sur les épidémies de VHD (Viral Hemorrhagic Disease) et d'EBHS (European brown hare syndrome) de l'automne 2010
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  18. Angelici FM (1995) Ecologia della leper europea Lepus europaeusPallas 1778 nel Pre-Appennino Laziale. Analisi di individui immessi per il ripopolamento venatorio. PhD thesis, University of Rome ‘La Sapienza’, 68 pp (en Italien)
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  24. Benmergui M, Reitz F, Fiechter A. Taux de reprise et dispersion de lièvres (Lepus europaeus) sauvages d’Europe centrale relâchés dans l’Est de la France. Gibier Faune Sauvage. 1990;7:255–274.
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  27. Péroux, R. 1995. Le lièvre d'Europe. Bull. Mens. ONC n°204. 96 p.
  28. François Reitz, ONCFS, chef du CNERA Petite faune sédentaire de plaine, Repeuplement en petit gibier sédentaire de plaine : une ancienne problématique toujours d’actualité
  29. a et b Yves Mercier, Président de la FELF texte de présentation de la Fédération des éleveurs de lièvres de France, Revuegibieretchasse.fr, consulté 2015-05-25