Liège

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Liège
(nl) Luik
(de) Lüttich
Montage de différentes vues de Liège.
Montage de différentes vues de Liège.
Blason de Liège
Héraldique
Drapeau de Liège
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Arrondissement Liège
Bourgmestre Willy Demeyer (PS)
Majorité PS - CDH
Sièges
 PS

MR

cdH

Ecolo

PTB

VEGA

Section Code postal
Liège
Glain
Rocourt
Bressoux
Jupille-sur-Meuse
Wandre
Grivegnée
Angleur
Chênée
Sclessin
4000, 4020
4000
4000
4020
4020
4020
4030
4031
4032
4000
Code INS 62063
Zone téléphonique 04
Démographie
Gentilé Liégeois(e)
(wa) Lîdjeûs (arch.)
(wa) Lidjwès[A 1]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
197 013 (1er janvier 2014)
49,35 %
50,65 %
2 839 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
18,32 %
63,89 %
17,79 %
Étrangers 17,10 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 26,27 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 11 766 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 38′ N 5° 34′ E / 50.633, 5.567 ()50° 38′ Nord 5° 34′ Est / 50.633, 5.567 ()  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
69,39 km2 (2005)
15,66 %
7,19 %
72,68 %
4,47 %
Localisation

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Liège

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Liège
Liens
Site officiel liege.be

LiègeLîdje en wallon, Luik en néerlandais et Lüttich en allemand — est une ville francophone de Belgique. Elle est le chef-lieu de la province de Liège et la capitale économique de la Wallonie. De 972 à 1795, elle fut la capitale de la Principauté de Liège. La ville est surnommée la « Cité ardente ».

En 2013, Liège compte quelque 200 000 habitants. Son agglomération est peuplée d'environ 700 000 habitants. Par le nombre d'habitants, c'est la première agglomération wallonne, la troisième agglomération de Belgique après Bruxelles et Anvers et la quatrième commune après Anvers, Gand et Charleroi.

Sommaire

Démographie[modifier | modifier le code]

Ville de Liège, anciennes communes et agglomération[modifier | modifier le code]

La ville de Liège (en rouge sur la carte de la province de Liège) regroupe les anciennes communes d'Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille, Liège, Rocourt, Wandre (ainsi que le quartier de Sclessin de l'ancienne commune d'Ougrée et quelques rues d'Ans, Saint-Nicolas et Vottem). Ces communes et quartiers furent intégrés en 1977 à la ville de Liège, lors de la fusion des communes. Ce territoire couvre 69,39 km2 et compte 198 083 habitants (97 941 hommes et 100 142 femmes) au 1er décembre 2012[1] pour une densité de population de 2 854,63 habitants/km2. Ce qui fait de Liège, la quatrième commune la plus peuplée du pays[2] (voir aussi liste des communes belges les plus peuplées pour une comparaison).

La répartition de la population suivant ces anciennes communes est la suivante :

Carte de la province de Liège
Anciennes communes Population (2012)
Liège 120 694
Angleur 11 270
Bressoux 13 639
Chênée 9 914
Glain 3 448
Grivegnée 20 767
Jupille-sur-Meuse 11 433
Rocourt 7 932
Wandre 5 751
Total commune de Liège 205 097


District liège.png

L'agglomération morphologique[3] de Liège couvre 275,75 km2 et compte[4]436 992 habitants au 1er janvier 2012, avec une densité de population de 1 584,74 habitants/km2. Les communes de Seraing, Saint-Nicolas, Ans, Herstal, Beyne-Heusay, Fléron, Chaudfontaine, Esneux et Flémalle (en orange sur la carte de la province de Liège) font partie de cette agglomération morphologique.

La grande agglomération liégeoise, qui, contrairement à l'agglomération morphologique, peut comprendre des zones rurales, compte environ 600 000 habitants. La faible densité de sa population résulte tant de la morphologie dominante de l’habitat que de la subsistance jusqu'à proximité du centre-ville de nombreux espaces non urbanisés. Ces espaces vides sont de trois types : les versants trop escarpés, les zones industrielles (dans la vallée, mais aussi jusqu’aux plateaux où les terrils marquent les anciennes exploitations charbonnières) et les vastes espaces boisés au sud de l’agglomération morphologique (Sart-Tilman).

Les principaux quartiers constituant le centre de Liège (ancienne commune) sont : Amercœur, Avroy, Burenville, Le Carré, Cointe, Coronmeuse, Droixhe, Fétinne, les Guillemins, Hors-Château, le Laveu, le Longdoz, Naimette-Xhovémont, Outremeuse, Pierreuse, Saint-Gilles, Saint-Laurent, Saint-Léonard, Sainte-Marguerite, Sainte-Walburge, Sclessin, le Thier-à-Liège et les Vennes.

Évolution de la population[modifier | modifier le code]


  • Source[5] : INS - Remarque : 1806 - 1970 = recensements ; à partir de 1977 = population au 1er janvier
  • 1927 : Fusion avec des parties de Bressoux, Jupille, Herstal et Wandre
  • 1977 : Fusion avec Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille-sur-Meuse, Rocourt, Wandre et fusion avec des parties de Ans, Chaudfontaine, Herstal, Seraing, Saint-Nicolas, Esneux et Juprelle; Dons de territoires à Chaudfontaine, Blegny, Visé et Oupeye

Toponymie[modifier | modifier le code]

Leodium, Legia, Liège et Lîdje[modifier | modifier le code]

L'étymologie du nom de Liège[note 1] a suscité, depuis le Moyen Âge, une longue série d'hypothèses. La dernière révision toponymique permet de situer l'origine de Liège au temps du Bas-Empire romain en Germanie inférieure, en adéquation avec les vestiges romains de la place Saint-Lambert attestant une présence, probablement prospère, du Ier au IVe siècle.[réf. nécessaire]

Article détaillé : Étymologie de Liège.

Cité ardente[modifier | modifier le code]

La ville de Liège est souvent appelée la « Cité ardente ». Cette appellation vient du titre d'un roman chevaleresque écrit par Henry Carton de Wiart édité en 1904. Ce roman raconte le sac de la ville de Liège par les troupes de Charles le Téméraire en 1468, malgré la résistance liégeoise, aidée par un important contingent, les Six cents Franchimontois, venu d'une seigneurie voisine. L'appellation de « Cité ardente[note 2] » n'est pas antérieure à la parution de ce roman[6].

Gentilé et prononciation[modifier | modifier le code]

En français, le gentilé est Liégeois/Liégeoise (au pluriel : Liégeois/Liégeoises). La prononciation de l'accent aigu (et sa notation) a été conservée dans le gentilé, alors qu'il a été remplacé par un accent grave dans la graphie officielle (depuis 1947) du nom de la ville (graphie conforme aux normes de prononciation françaises, la norme locale restant largement "Liége".

Lîdjwês / Lîdjwêse dans le dialecte wallon du pays de Liège[A 1]. La forme archaïque Lîdjeûs subsiste à Namur, à Verviers, dans le Condroz et en Ardenne où elle est encore utilisée de manière péjorative, par ces derniers, en réponse à l'altération par les Liégeois d'ådneûs (« ardennais ») en ågn'neûs (« ânes »)[A 2]. On la retrouve aussi à Liège dans le vieux proverbe po esse Lidjeûs, i fåt èsse vinou å monde èl coûr dès Mèneûs (pour être Liégeois, il faut être venu au monde dans la cour des mineurs, allusion à la cour de l'ancien couvent des frères mineurs en Hors-Château, proche du palais des Princes-Évêques[A 3]).

Tradition[modifier | modifier le code]

Proverbes wallons[modifier | modifier le code]

  • Lîdje sins Môuse, c'est Moûse sins Lîdje[A 4] « Liège sans sa Meuse, c'est Meuse sans son Liège » ;
  • Fez comme a Lîdje, lèyiz ploûre « Faites comme à Liège, laissez pleuvoir ». C'est-à-dire : si vous êtes dans une situation désagréable, restez calme et laissez passer l'« orage » ;
  • C'èst comme a Lîdje, après oûy, c'èst dmin[A 5] « C'est comme à Liège, après aujourd'hui, c'est demain ». C'est-à-dire : chaque chose en son temps/demain est un autre jour ;
  • Kén' affaire à Lîdje, ... , « Quelle affaire à Liège ! », C'est-à-dire : Quel problème ! (pas nécessairement à Liège).

Citations[modifier | modifier le code]

En 1558, Michel de L'Hospital va dire des Liégeois : « Les Liégeois ont été plus que tous les ans domptés, néanmoins ils ont toujours relevé leurs crestes » [têtes].

Hymne régional[modifier | modifier le code]

Valeureux Liégeois est un chant patriotique créé en 1790 par l'abbé Ramoux, quand la Révolution liégeoise est menacée par le retour des troupes autrichiennes venant rétablir l'autorité du prince-évêque.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Ville de Liège.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des traces du Mésolithique et au Néolithique démontrent une activité humaine sur le site de Liège dès la Préhistoire. Cette occupation, que l'on situe Place Saint-Lambert est probablement discontinue[7],[8].

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

La Job-villa[modifier | modifier le code]

Les premières fouilles, en 1872[9] ont permis de retrouver les traces d'une villa gallo-romaine la Job-villa, datant probablement du Ier et IIe siècle apr. J.-C.[note 3] à Jupille, sur un plateau dominant la Meuse au point de rencontre entre le fleuve et l'importante voie romaine de Tongres à Trèves encore appelée Voie des Ardennes[note 4]. Un hypocauste et un vase planétaire à sept têtes représentant les divinités de chaque jour[10],[11], originaire de Bavay sont découverts[9]. Ce vase et plusieurs objets contemporains sont exposés au musée Curtius de Liège[12]. Dans ces deux villas, Jupille et Herstal, où s'installeront plus tard les palais Carolingiens, de part et d'autre des rives de la Meuse où l'on traversait le gué, on attendit alors pendant des siècles la fin des périodes de crues du fleuve pour rejoindre de Tongres la Voie des Ardennes ou celle d'Aix[13].

La villa Legia rustica[modifier | modifier le code]

En amont à quatre kilomètres de la villa de Jupille, sur la rive droite du fleuve, sur le site de la future place Saint-Lambert[14], au tournant des Ier et IIe siècles de notre ère, est érigée une villa rustica, à 15 km d'Atuatuca Tungrorum (aujourd'hui Tongres) et à 20 km de Trajectum ad Mosam (aujourd'hui Maastricht). Cette villa romaine, occupée du IIe au IIIe siècle, sera redécouverte sous les vestiges de la cathédrale. Des fouilles récentes permettent de préciser le plan de cette vaste réalisation de près de 2 000 m2[note 5]. Construite en terrasses pour s’adapter à la pente naturelle du site, proche des alluvions de la Légia, mais hors de la zone marécageuse du coude de la Meuse à la Sauvenière[15], elle est dotée de bains chauds et d’un chauffage domestique par hypocauste. De style romain (murs en pierre, tuiles rouges…) cette villa rustica constituait le centre névralgique d’une exploitation agricole comme il s’en comptait alors des dizaines sur le territoire de l’actuelle Wallonie[note 6]. Peu après le IIIe siècle, l'occupation devient sporadique, quelques éléments permettent de préciser une occupation « parasitaire » du bâtiment au IVe siècle et peut-être la présence d'un foyer au Ve siècle. Le plan de la villa est tout à fait classique, mais une approche comparative démontre manifestement une dimension particulièrement imposante. Elle était manifestement bien décorée. Si les premières traces de la présence romaine sur la place Saint-Lambert datent de la fin du Ier siècle après J.-C., c’est aux IIe et IIIe siècles que l’occupation est la plus dense[16]. Il est probable que ces bâtiments furent détruits lors des razzias opérées, fin du IIIe siècle, par les Francs, les Alamans et d’autres tribus germaniques.

Époques mérovingienne et carolingienne[modifier | modifier le code]

Statue de Charlemagne sur le boulevard d'Avroy.
Inauguration de la statue de Charlemagne, le 26 juillet 1868.

La villa Legia est incendiée et le site est abandonné près de quatre siècles[16]. Liège se retrouve en Austrasie.

Des documents datés du VIIIe siècle évoquent la présence d'une résidence des souverains carolingiens. Il faut préciser qu'à ce jour, si les traces romaines sont évidentes, on n'a toujours pas découvert d'indice probant d'une présence carolingienne[9]. Un palais aurait existé à Jupille-sur-Meuse au VIIIe siècle, où Pépin II, dit de Herstal, séjourna et, selon certaines sources[17],[note 7]. Pépin III, dit le Bref, y séjourna également en 759 ou 760. Ce palais passait au XVe siècle pour avoir été le lieu, contesté par la suite, de la naissance de Charlemagne. Si une partie de la dynastie des Mérovingiens et des Carolingiens est probablement originaire du bassin liégeois, bloquée dans ses palais selon la praticabilité du gué de la Meuse, prête à porter la guerre en Neustrie dès l'été[note 8]. Que ce soit de Jupille ou de Herstal, au XIXe siècle il est de bon ton de se trouver d'illustres origines et une statue de Charlemagne, est érigée en 1867 dans le centre-ville. Dans les niches du piédestal néo-roman, six statuettes représentent les ancêtres de l'empereur, originaires du pays de Liège : sainte Begge, Pépin de Herstal, Charles Martel, Bertrude, Pépin de Landen et Pépin le Bref. Les premiers évêques de Liège eux aussi sont apparentés aux Carolingiens.

Le grand empereur est, en tout cas, entré dans la légende liégeoise et reste très présent dans le folklore local, son dialogue avec Tchantchès restant un morceau d'anthologie liégeoise.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une petite bourgade existe dès le Haut Moyen Âge. Cependant, la fondation de la ville, en tant que telle, date des environs de l'an 700, à la suite de l'assassinat de saint Lambert, alors évêque du diocèse de Tongres-Maastricht. À la suite de cet évènement, son successeur, Hubert de Liège, transfère, avec l’approbation du pape, le siège de l'évêché de Maastricht vers Liège. Le futur saint Hubert devient ainsi le premier évêque de Liège. Liège devient alors rapidement un important lieu de pèlerinage et se transforme petit à petit en une prestigieuse et puissante cité, cœur du Diocèse de Liège, circonscription qui pèse de tout son poids sur l'histoire des Pays-Bas espagnols.

Principauté de Liège[modifier | modifier le code]

Blason de la principauté de Liège

On assiste aux prémices de la Principauté de Liège lorsque Notger est appelé au trône épiscopal de Liège par l'empereur germanique Otton II en 972. Il reçut également le privilège d'immunité générale en 980. L'évêque de Liège est alors l'unique maître de ses terres, il devient prince-évêque et son domaine une principauté ecclésiastique. Liège est la capitale de cette puissante principauté à partir de l'an 980 grâce à l'action des évêques Éracle, Notger et Wazon, et le reste jusqu'en 1795 ; elle en est également une des 23 Bonnes Villes.

Jean Van Eyck immortalisera en 1435, le paysage de Liège dans sa Vierge d'Autum

Ses écoles sont célèbres jusqu'au XIIe siècle. Sept collégiales s'élèvent alors dans la ville (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) en plus de la cathédrale où est enterré saint Lambert. Deux abbayes bénédictines s'y ajoutent : Saint-Jacques et Saint-Laurent. Plusieurs églises romanes et de nombreuses pièces d'orfèvrerie (art mosan) témoignent encore aujourd'hui de l'efflorescence de cette époque, en particulier les fonts baptismaux de la ville, conservés aujourd'hui à Saint-Barthélemy. Liège devient très tôt ville d'industrie. La houille y est extraite de longue date. Jean Curtius est l'un des plus grands armuriers d'Europe. Des Liégeois sont à l'origine de la sidérurgie suédoise[18].

Les Liégeois luttent pour la démocratie, la Paix de Fexhe en est une étape, mais les Ducs de Bourgogne rassemblent les Pays-Bas bourguignons en un État absolutiste[note 9]. Principautés laïques ou ecclésiastiques tombent aux mains des Ducs. Les Liégeois refusent ce que le Prince Philippe le Bon veut leur imposer, à savoir l'élection de son neveu Louis de Bourbon à la tête de l'État liégeois. Ils s'allient au roi de France Louis XI mais sont battus à Montenaken. Soumis à une « Paix » humiliante (1465), ils résistent encore mais leur armée est battue à Brustem par le fils de Philippe, Charles le Téméraire, qui supprime juridiquement et unilatéralement la Principauté.

À la suite de la tentative de capture, dans son campement installé sur les hauteurs de la ville, de Charles le Téméraire par Gossuin de Streel, Vincent de Bueren et les 600 Franchimontois, Liège est entièrement pillée et brûlée à partir du 3 novembre 1468[note 10]. Seuls quelques monuments religieux sont épargnés. Quant au perron, symbole des libertés liégeoises, il est transféré à Bruges en guise d'humiliation.

Liège retrouvera son perron et son indépendance relative dès 1478, à la suite de la mort du Téméraire. Érard de La Marck, ami d'Érasme et de Léonard de Vinci va reconstruire en vingt ans son Palais des Princes-Évêques. Elle redevient donc la capitale d'un pays dont l'indépendance, certes mise à mal — la neutralité liégeoise n'interdit pas aux belligérants de traverser son territoire —, se maintiendra au cours des trois siècles suivants et verra les révoltes des Rivageois, les luttes des Chiroux et des Grignoux (XVIIe siècle), la naissance du capitalisme des négociants d'armes comme Curtius, l'ouverture aux Lumières au XVIIIe siècle sous l'impulsion de l'évêque Velbruck. L'intransigeance de son successeur, Hoensbroeck mènera ensuite à la révolution liégeoise. À la veille de la révolution liégeoise, le patrimoine religieux, une cathédrale, sept collégiales, une trentaine de paroisses, une quarantaine de couvents et une centaine d'hôpitaux et de béguinages, sans compter le palais des princes-évêques, représentent près des trois quart de la surface de la ville, considérée depuis Érard de La Marck comme le rempart à la réforme. L'existence de la principauté de Liège se termine dans le sang, entre 1789 et 1795. La révolution va confisquer une grande partie de ce patrimoine qui sera réparti entre public et privé. Fait unique au monde : la cathédrale Saint-Lambert[note 11] est démolie.

Révolutions liégeoise et française[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution liégeoise.

En 1789, la révolution française et la révolution liégeoise éclatent en même temps que la révolution brabançonne qui donne naissance aux États belgiques unis à la suite de la victoire de bataille de Turnhout sur l'armée autrichienne, tandis qu'à Liège Nicolas Bassenge chasse le Prince-évêque qui trouve refuge à Trèves. Ce dernier est très vite replacé sur son trône par les troupes autrichiennes qui prennent leur revanche sur l'armée des États belgiques unis.

Ruines de la Cathédrale

La restauration du Prince-Évêque est mal moyennement acceptée par les Liégeois qui pensent voir en libérateurs les troupes françaises de Dumouriez, lesquelles investissent la ville en 1792. Le système politique et social de l'Ancien Régime en est fondamentalement bouleversé; par exemple, les Liégeois peuvent pour la première fois voter au suffrage universel. En 1792, les Liégeois usèrent pour la première fois de ces nouveaux droits et votèrent pour la réunion de leur Principauté à la France.

En 1793, une seconde restauration du Prince-Évêque a lieu à la suite de la défaite française à Neerwinden, mais elle est de courte durée.

Dès le mois de juin 1794, l'armée impériale quitte la Principauté de Liège vaincue à la Sprimont, ce qui entraîne l'exil définitif du dernier Prince-Évêque François-Antoine-Marie de Méan. Le 1er octobre 1795, le Directoire décrète l'annexion de la principauté à la Première République française, entraînant par là-même la disparition de cet État qui, durant neuf siècles, fut partie du royaume de Germanie et à sa suite du Saint-Empire romain germanique.
Le reste de la Belgique est aussi annexé et Liège devient le chef-lieu du département de l'Ourthe.

Régimes français et hollandais[modifier | modifier le code]

Portrait de Napoléon Bonaparte en premier consul, Ingres, 1803-1804.
La cathédrale Saint-Lambert détruite depuis une dizaine d'années est représentée entre les rideaux.
Blason de la bonne ville de Liège sous l'Empire napoléonien

Le traité de paix signé à Amiens le 25 mars 1802, est bientôt suivi d'une déclaration de guerre de l'Angleterre à la France le 18 mai 1803. Les hostilités recommencent avec fureur sur terre et sur mer. Les anglais dominent sur ce dernier élément ; mais le continent leur échappe entièrement. Aussitôt après la déclaration de guerre, les armées françaises s'emparent du royaume de Hanovre, possession anglaise sur la terre ferme.

Le Premier Consul, Bonaparte, parcourt la Belgique dont la conservation est alors d'une extrême importance pour la France : il visite les côtes et les places fortes. Le 13 thermidor an XI (lundi 1er août 1803), il arrive à 6 heures du soir de Maastricht à Liège par le quai Saint-Léonard.

Il est reçu avec enthousiasme par le clergé ayant l'évêque à sa tête, les autorités et le peuple. Le lendemain matin, il parcourt les ruines du faubourg d'Amercœur bombardé et incendié les 28, 29 et 30 juillet 1794 lors de la retraite des Autrichiens.

Puis il visite la ville et va voir la citadelle et le champ de bataille de Rocourt (11 octobre 1746). Le 15 thermidor (3 août), il quitte Liège par la porte d'Avroy. Le même jour est publié un décret par lequel il accorde une somme de 300 000 francs pour la reconstruction du faubourg d'Amercœur[19],[note 13]. Ainsi un tiers de la somme était encore fourni sur les biens ecclésiastiques.

En 1804, la ville reçoit le titre de « Bonne ville » de l'Empire. Le titre de duc lui est attaché.

En 1815, la défaite de Napoléon Bonaparte à Waterloo met fin au régime français. Le territoire liégeois, tout comme le reste de la future Belgique indépendante, passe alors sous tutelle hollandaise. La période hollandaise verra la création de l'Université de Liège et de l'Opéra royal de Wallonie.

Liège dans la Belgique après 1830[modifier | modifier le code]

En 1830, la révolution belge éclate à Bruxelles et plus de 300 Liégeois s'y rendent à pied, à cheval ou en voiture, traînant avec eux un canon sous la direction d'un pamphlétaire, un des héraults de l'opposition aux Pays-Bas, Charles Rogier. Ils combattent sur les barricades bruxelloises et participent ensuite à la libération de la Belgique avec des volontaires venus de tout le pays. À partir de ce moment-là, Liège fait partie du royaume de Belgique.

Après 1830, les Liégeois dominent la vie politique belge. Charles Rogier est un des leurs et son rôle dans la révolution est capital. Il sera à la tête de plusieurs gouvernements belges.

Révolution industrielle et libéralisme radical[modifier | modifier le code]

Liège devient la citadelle du libéralisme radical. Guillaume d'Orange (via la Société générale des Pays-Bas), Jean-Jacques Dony et surtout l'Anglais John Cockerill savent que Liège est la première ville d'Europe continentale entrée dans la Révolution industrielle à la suite de l'industrialisation britannique. Vers 1850, le complexe sidérurgique et de construction métallique de Cockerill à Seraing est le plus grand du monde et la Belgique (principalement grâce au Sillon industriel wallon) la deuxième puissance économique du monde derrière le Royaume-Uni. Afin de protéger Liège des inondations, l'État belge procède à de gros travaux d'endiguements de l'Ourthe et de la Meuse tout au long du XIXe siècle, pour canaliser le fleuve et créer de nouveaux boulevards (Avroy et Sauvenière).

Le réseau du Tramway de Liège est créé dès 1871.
On voit sur cette carte postale d'avant la Première Guerre mondiale une rame du tramway devant la Poste

Les idées des libéraux résultent de ces profondes mutations, de même que le mouvement ouvrier qui en 1885 provoque, à partir de Liège, une grève qui gagne tout le Sillon industriel, réprimée par l'armée. En 1893 une autre grève arrache le Suffrage universel au Parlement apeuré, puis c'est celle de 1913 que Georges Simenon met scène dans Pedigree.

Capitale de la Wallonie[modifier | modifier le code]

Affiche de l'exposition universelle de 1905

En 1905, c'est Liège qui accueille l'Exposition universelle de 1905, qui célèbre le 75e anniversaire de l'indépendance de la Belgique.

Dès la fin du XIXe siècle, Liège était appelée Capitale de la Wallonie ou de capitale wallonne, non seulement dans les milieux du Mouvement wallon, très actifs à Liège, mais aussi dans la presse générale. Il est à noter qu'il s'agissait du sens figuré du mot capitale, sans aucun aspect politique ou administratif concret, et toujours au détour d'une phrase parlant d'autre chose[20]. Par exemple, dans cette conclusion du compte rendu d’un festival musical liégeois en 1912 où furent jouées des œuvres de César Franck et Henri Vieuxtemps : Qu’à Liége, la capitale de la Wallonie, on ne donne plus de concert sans que la musique wallonne y soit représentée par un de ses maîtres ![21].

Mais à partir de 1971, c'est à Namur que seront installées les diverses institutions wallonnes nées de la première réforme de l'État belge. En 1978, un accord entre les bourgmestres des quatre grandes villes wallonnes prévoit la répartition des institutions wallonnes avec la fonction politique à Namur, économique à Liège, sociale à Charleroi et culturelle à Mons. L'Exécutif régional wallon officialise cette répartition les 27 octobre 1982 et 12 juillet 1983[22]. Le 11 décembre 1986, il sanctionne et promulgue le décret instituant Namur capitale de la Région wallonne, adopté par un vote du Conseil régional wallon le 19 novembre 1986, sur une proposition de Bernard Anselme, alors conseiller régional de l'opposition.

Les deux guerres, neutralité et Résistance[modifier | modifier le code]

Place Saint Lambert, 1914
Place Saint Lambert, 1918

La résistance des forts liégeois en 1914 vaut à la ville (première ville étrangère en ce cas) la Légion d'honneur française le 7 août 1914, la Croix de guerre italienne en 1923, la Médaille militaire pour la bravoure du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes en 1926, la Croix de guerre belge en 1940. Il n'est cependant pas question de siège de la ville, ni en 1914, ni en 1940. Liège n'avait, en effet, aucune muraille et les forts étaient situés à plusieurs kilomètres de la ville. D'autre part, l'armée belge n'étant pas structurée sur la base de milices locales, le mérite des combats devant Liège, en 1914 et en 1940, doit être attribué aux soldats belges de diverses régions de Belgique en garnison dans les forts. Cela n'enlève rien aux mérites civiques des Liégeois, mais, en 1914, l'armée allemande pénétra dans la ville dès le 3e jour de la guerre sans rencontrer d'obstacles, contraignant l'état major belge et le général Leman à se retirer dans le fort de Loncin, un des douze forts de la ceinture fortifiée qui succombèrent les uns après les autres sous le pilonnage de l'armée allemande, le général Leman étant finalement enseveli dans l'explosion du fort de Loncin et emmené en captivité. L'armée belge, pliant sous le poids allemand allait lutter pendant quatre ans avant la reconquête du territoire, Liège étant débarrassée de l'occupation allemande dès le début de novembre par les mutineries dans l'armée allemande qui ont précédé l'armistice du 11 novembre 1918. L'occupation de la ville sera notamment marquée par l'audacieuse évasion du remorqueur Atlas V en 1917.

Article détaillé : Position fortifiée de Liège.

Durant l'entre-deux-guerres, deux grandes expositions se tiennent à Liège : l'exposition internationale de 1930 pour le centenaire du pays (spécialisée sur les sciences et l'industrie) et l'exposition de l'eau de 1939 marquant l'achèvement des travaux du canal Albert permettant de relier Liège au port d'Anvers.

En 1937, la ville de Liège décide de célébrer, tous les 14 juillet, la fête nationale française afin de protester contre la politique de neutralité de la Belgique vis-à-vis du Troisième Reich et contre la dénonciation de l'accord militaire franco-belge[23] par le gouvernement. La fête nationale française y est encore célébrée au XXIe siècle et rassemble plus de 35 000 personnes chaque année[24].

La résistance[modifier | modifier le code]

Avant 1940, Liège fut dirigée par des bourgmestres issus pour la plupart du Mouvement wallon, groupement informel groupant des personnes issues de plusieurs partis et contestant la politique de neutralité voulue par Léopold III et le gouvernement appuyé par les chambres. Parmi les personnalités du mouvement  : Jean Rey, Fernand Dehousse, Georges Truffaut, actifs dans la presse et au Parlement. Pourtant, pendant la Seconde Guerre mondiale, après le décès de Xavier Neujean au début de la guerre, le bourgmestre Joseph Bologne utilisa toutes les ficelles pour contourner les exigences de l'occupant, opposant systématiquement à l’occupant le respect de la Constitution et de la législation belges. Le 1er août 1942, le lieutenant général allemand Keim informe Bologne qu’il ne peut continuer à exercer ses fonctions. Un rexiste, Albert Dargent, présidera aux destinées de la nouvelle entité liégeoise jusqu’à la fin du mois d’août 1944. Il livrera aux nazis des listes de juifs de l'administration communale, ce qui permit leur déportation de 700 personnes sur une population juive de 2 500 personnes[note 14],[25] alors que les bourgmestres de Bruxelles et d'autres villes de Belgique s'y refusèrent et furent arrêtés et déportés[26],[27]. L'étoile jaune va agir sur la population liégeoise comme un révélateur. Des journaux clandestins exhortèrent la population à les aider[note 15]. Les agents de la poste, par exemple, s'efforçaient de repérer les lettres de dénonciation envoyées aux Allemands pour les détruire. C'était d'ailleurs une consigne générale des réseaux de résistance de la poste belge. La police belge perdait ses armes, falsifiait les rapports, etc. Dès la libération de Liège, le 7 septembre 1944, Joseph Bologne reprendra ses fonctions, mais fut relevé de ses fonctions et inculpé début 1945 pour avoir livré aux Allemands des listes de personnalités communistes. Le rexiste Dargent fut peu après prévenu de dénonciations caractérisées et de collaboration policière. Il fut condamné à mort et exécuté[28].

Le monument national de la résistance[modifier | modifier le code]

La résistance belge émanant des simples citoyens fut très forte à Liège et un monument lui est dédié. En 1947, le gouvernement belge décidait d’ériger à Liège le Monument national à la Résistance[note 16],[note 17]. Et le 8 mai 1955, lors de l’inauguration du monument, dû à l'architecte Paul Étienne et au sculpteur Louis Dupont, en présence du roi Baudouin, de l’ensemble du gouvernement et des représentants des corps constitués, le bourgmestre déclarait, à propos de l’urne funéraire scellée dans un reliquaire monumental  :

« Ces cendres proviennent de Belges. Nul ne pourrait dire s’ils étaient Flamands ou Wallons ; on ne connaît rien d’eux, ni de leurs convictions philosophiques ou religieuses. On sait qu’ils sont morts pour la Patrie. Ce sont des Belges qui ont tout sacrifié, tout abandonné[29]. »

Le rabbin Josif Lepchivcher, ministre officiant de Liège, avait été caché à l’évêché de Liège puis au séminaire de Banneux par les bons soins de l’évêque du diocèse, Mgr Louis-Joseph Kerkhofs, et est devenu une figure emblématique du Juif soustrait par l’Église aux griffes des assassins nazis était présent[30].

Question royale[modifier | modifier le code]

Quand la Question royale marche vers son dénouement, Paul Gruselin, Joseph Merlot, André Renard participent au projet de Gouvernement wallon séparatiste esquissé à la suite des graves incidents de Grâce-Berleur (30 juillet 1950), que le retrait du roi rend caduc.

Mouvement à la fois social et autonomiste, la Grève générale de l'hiver 1960-1961, commencée chez les dockers communistes d'Anvers, s'étend à toute la Belgique et atteint son paroxysme à Liège avec le sac de la Gare des Guillemins (en janvier 1961) par des grévistes exaspérés par la non-réponse du Gouvernement de Gaston Eyskens à leurs revendications. Les socialistes liégeois sont à nouveau très présents en politique belge avec Joseph-Jean Merlot dans le gouvernement Lefèvre-Spaak, mais contraignent Merlot à la démission à la suite du vote des lois sur le maintien de l'ordre et la Frontière linguistique[31]. Pierre Harmel est l'un des rares premiers ministres wallons du siècle passé (de 1965 à 1966). Jean-Joseph Merlot à nouveau au pouvoir avec Gaston Eyskens à partir de 1968, puis André Cools (après la mort accidentelle de Merlot) vont jeter les bases du fédéralisme belge que ce gouvernement met en place.

Géographie[modifier | modifier le code]

Liège vue depuis les hauteurs de la Citadelle (rive gauche de la Meuse).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Liège
Ans Herstal, Juprelle, Visé Blegny
Saint-Nicolas Liège Beyne-Heusay
Seraing Esneux Chaudfontaine

Géographie politique[modifier | modifier le code]

La ville de Liège, chef-lieu de la Province du même nom, a la particularité de se situer dans la zone de point de rencontre de trois États, à 25 kilomètres au sud de Maastricht aux Pays-Bas et à 40 kilomètres à l'ouest d'Aix-la-Chapelle (Aachen) en Allemagne.

Elle appartient aujourd’hui à une région transfrontalière, « l’Euregio Meuse-Rhin », zone d’influence privilégiée qui compte quelque 3,7 millions d’habitants.

Cette situation relève néanmoins d’une longue tradition puisque, sans mentionner l’époque romaine, cette région transfrontalière a constitué un État unique dès la période carolingienne. Après 843, au moment où l’Empire de Charlemagne est démembré par le Traité de Verdun, la région constituait une partie de la Francie médiane, de façon bien temporaire puisqu’en 962, Othon Ier le Grand atteint le dessein grandiose de restaurer l’ordre chrétien dans un grand Empire germanique.

Jusqu'à la Révolution liégeoise, l’entité régionale reste unie. Actuellement, les relations transfrontalières traditionnelles sont rétablies.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Utilisation du sol en 2006

La ville se situe au carrefour de trois zones géographiques naturelles  : au nord, la Hesbaye (160 à 200 m), une des principales zones agricoles de Belgique ; à l’est, le Pays de Herve (200 à 320 m), un paysage plus vallonné et arboré, grande région fruitière ; au sud, les plateaux du Condroz (200 à 280 m), portes de l’Ardenne où dominent landes et forêts et, du haut de ses 694 m, le point de plus haute altitude en Belgique, le signal de Botrange. Le sous-sol est caractérisé par la présence de la Faille du midi, ligne de fracture encore sismiquement active, qui explique le risque sismique et notamment le tremblement de terre de Liège du 8 novembre 1983[32], dont les dégâts ont été estimés à 73 500 000 € bien que la magnitude du séisme ait été modérée (magnitude Ml=5.0)[33].

Le territoire de la ville est formé pour une partie importante des plaines alluviales de la Meuse, fleuve qui déroule ses méandres sur 950 km depuis le plateau de Langres en France jusqu'aux Pays-Bas où il se lie au Rhin pour se jeter dans la mer du Nord, ainsi que des plaines de deux de ses affluents, l’Ourthe et la Vesdre.

La Meuse à gauche et sa « dérivation » à droite.

La Meuse traverse Liège suivant une direction générale sud-ouest/nord-est, sur une longueur de quelque 12 km entièrement canalisée. Au niveau de la vieille ville, la plaine alluviale du fleuve reste étroite (largeur moyenne de 1,3 km). Outre cette voie d’eau, le réseau hydrographique du territoire communal comporte un ancien bras canalisé de la Meuse, appelé Dérivation, qui reçoit directement les eaux de l'Ourthe ainsi que trois canaux : le canal de l’Ourthe, un petit canal non navigable et le début du canal Albert inauguré en 1939 et porté, en 1997, à 9 000 tonnes.

Le Port Autonome de Liège bénéficie d'une situation privilégiée où la ville se voit reliée, par voie d’eau, à la France, à la Flandre et aux Pays-Bas. L’activité du port ne cesse d’ailleurs de croître. Avec plus de 22 millions de tonnes manutentionnées en 2004, le port est le deuxième port fluvial européen pour le tonnage, derrière le port rhénan de Duisbourg et devant le Port autonome de Paris.

Depuis sa fusion, en 1977, avec une dizaine de communes voisines, la Ville de Liège compte une surface de 6 939 hectares occupée à 28 % par des zones urbanisées (habitat divers, commerces, bureaux…), à 22 % par des zones non cadastrées (cours d’eau et voiries publiques), à 21 % par des zones boisées, à 11 % par des zones agricoles et à 5 % par des zones industrielles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élection communale à Liège.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection communale de 2012, le parti socialiste menée par le bourgmestre sortant Willy Demeyer obtient 37 289 voix sur 98 256 votes valables dont 13 067 votes préférentiels pour celui-ci[34]. Le tiercé des voies préférentielles est complété par Christine Defraigne (MR) avec 6 776 votes et par Gilles Foret (MR) avec 3 425 votes.

Administration communale[modifier | modifier le code]

Conformément à l'article L1122-3 du code de la démocratie locale et de la décentralisation[35] et aux dispositions relatives aux communes peuplées de 150 000 à 199 999 habitants au 1er janvier 2012, le conseil communal de Liège est composé de 49 élus au suffrage universel indirect.
Selon l'article L1123-9 du même code et aux dispositions y relatives aux communes peuplées de 150 000 à 199 999 habitants au 1er janvier 2012, le collège communal de Liège est composé du bourgmestre, du président du CPAS et de neuf échevins élus par le conseil communal. Cependant, suivant les dispositions données par l'article L1123-8 §1er al4, le nombre d'échevins déterminés à l’article L1123-9 en application de l’article L1121-3 est réduit d'une unité dans les communes comptant au moins 20 000 habitants. Le collège est donc composé de dix personnes (le bourgmestre, le président du CPAS et huit échevins).

Composition du conseil, du collège et du CPAS
Groupe Effectif conseil Effectif collège Effectif CPAS Statut
PS 22 8 7 majorité
MR 11 0 4 opposition
cdH 7 2 2 majorité
Ecolo 6 0 2 opposition
PTB+ 2 0 1 opposition
VEGA 1 0 0 opposition

Liste des bourgmestres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des bourgmestres de Liège.

Douze bourgmestres se sont succédé depuis le début du XXe siècle, sans compter 2 bourgmestres élus non-démocratiquement durant la Seconde Guerre mondiale :

Liste des bourgmestres successifs depuis le début du XXe siècle
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1921 Gustave Kleyer Parti libéral Juriste
1921 1927 Émile Digneffe Parti libéral Juriste
1927 1940 Xavier Neujean Parti libéral Juriste
1940 1945 Joseph Bologne PSB  
1945 1958 Paul Gruselin PSB Juriste
1958 1963 Auguste Buisseret PLP Juriste
1963 1973 Maurice Destenay PLP  
1973 1976 Charles Bailly PS  
1976 1990 Édouard Close PS  
1990 1995 Henri Schlitz PS  
1995 1999 Jean-Maurice Dehousse PS Scientifique
1999 en cours Willy Demeyer PS Juriste

Économie et socio-économie[modifier | modifier le code]

La brasserie Piedbœuf qui fabrique la bière Jupiler
Article détaillé : Économie de Liège.

Liège a longtemps été une grande ville industrielle (au milieu du XIXe siècle, le sillon industriel wallon est la première région industrielle du continent) mais dès les années 1960, elle subit un long déclin, les usines devenant vétustes. Liège mise également beaucoup sur les transports et la multi-modalité.

Liège est un pôle économique important avec son port autonome, le deuxième port intérieur d'Europe de l'Ouest et son aéroport spécialisé dans le fret. De fait, la ville reste la capitale économique de la Wallonie[36],[note 18]. Jean-Maurice Dehousse, à la tête du premier Gouvernement wallon a contribué à cette évolution de façon décisive.

Développement des nouvelles technologies[modifier | modifier le code]

Particulièrement dynamique, la ville de Liège et sa banlieue industrielle accueillent bon nombre de sociétés de haute technologie : Techspace Aero, qui fabrique des pièces pour l'Airbus A380 ou pour la fusée Ariane 5, Amos, qui fabrique des composants optiques de télescopes, Drytec, fabricant de sécheurs d'air comprimé, de nombreuses sociétés d'électronique : EVS, leader mondial des ralentis télévisuels en temps réel, BEA, Euresys, Gillam, IP Trade… ou encore le leader mondial de l'armement léger : la FN Herstal mais aussi agro-alimentaire : bières (Jupiler), eaux et limonades (Spa et Chaudfontaine) ou chocolat (Galler). L'Université de Liège héberge également de nombreuses « spin-off » et on retrouve non loin de là de très nombreuses entreprises de haute technologie (ex. EVS).

Développement du multimédia[modifier | modifier le code]

Enfin, l'ouverture le 21 octobre 2009 de la Médiacité, complexe centré sur l'audiovisuel, intégrant des studios d'enregistrement (dont le nouveau centre liégeois de la RTBF) et une galerie commerciale reliée à celle déjà existante du Longdoz, permet de développer l'attractivité de ce quartier. La présence de magasins exclusifs en Belgique au sein du shopping commercial renforce l'attrait de ce dernier par rapport aux galeries commerçantes que sont Belle-Île ou les Galeries St-Lambert[37]. Parallèlement, le Pôle Image de Liège - un centre qui réunit diverses entreprises audiovisuelles - a été ouvert en 2006 dans une ancienne usine à tabac . Le complexe abrite, en plus d'entreprises offrant trainings et ateliers, 28 différentes entreprises: d'animation 2D et 3D, de cinématographie, de postproduction, de graphisme et de web-design. Plusieurs films, séries télévisées et dessins animés belges et internationaux ont été partiellement ou entièrement tournés dans le Pôle Image [38].

Régression de la population du centre-ville[modifier | modifier le code]

Au 1er novembre 2011, la ville de Liège comptait 196 925 habitants. La densité de la population est de 2 740 hab./km2, soit plus de huit fois la moyenne nationale (327 hab./km2). Liège a connu néanmoins un phénomène de dépopulation (en 1976, lors de la fusion de communes de laquelle résulte le territoire actuel de la Ville, Liège comportait 227 974 habitants). Par contre, la ville est le centre d’une agglomération continue de 600 000 habitants dont la population reste stable, ce qui indique, comme souvent en Europe, un glissement du centre urbain vers la périphérie.

Siège de nombreuses institutions wallonnes[modifier | modifier le code]

Chef-lieu d’une province qui compte un peu plus d'un million d’habitants, Liège constitue la deuxième ville mais la première agglomération de la Région wallonne. Liège est aussi un centre de décision. Cela implique une grande représentation des sièges sociaux dans la ville. Plus de la moitié des salariés liégeois sont des fonctionnaires. Cela s'explique par le nombre élevé des institutions liégeoises comme l'université, les musées, les salles d'arts ou les transports et aussi par le fait que Liège héberge toutes les institutions de la Province de Liège. Aujourd’hui, le secteur tertiaire occupe 80 % des emplois, le secteur public l’emportant sur le secteur privé. En effet, Liège est non seulement un grand centre scolaire mais aussi un centre administratif de première importance (siège du Gouvernement provincial, siège des Institutions économiques de la Région wallonne et notamment son Conseil économique et social). De fait, la ville reste la capitale économique de la Wallonie[36],[note 18]. Jean-Maurice Dehousse, à la tête du premier Gouvernement wallon a contribué à cette évolution de façon décisive. C'est aussi un centre judiciaire majeur abritant une des cinq Cours d'appel de Belgique et les tribunaux qui en dépendent, et un centre hospitalier (trois hôpitaux majeurs dont un hôpital universitaire et une quinzaine de cliniques). Enfin Liège est également, avec ses 6 000 boutiques, cafés et restaurants, un grand centre de commerce.

Régression de l'industrie minière et sidérurgique[modifier | modifier le code]

La plaine de la Meuse était un haut lieu de l’activité industrielle wallonne : on y constate aujourd’hui la totale disparition de l'industrie minière après douze siècles d’extraction du charbon et la régression des activités sidérurgiques.

Cockerill-Sambre, puis Arcelor-Mital vont peu à peu abandonner la phase à chaud à partir de 2011

De 1978 à 1986, la sidérurgie liégeoise est menacée de faillite et provoque une mobilisation maximale avec les graves manifestations de février et mars 1982 à Bruxelles. Le gouvernement belge injecte des capitaux dans la sidérurgie liégeoise qui est fusionnée avec celle de Charleroi. Un spécialiste français, Jean Gandois, accepte la proposition du premier ministre Wilfried Martens de prendre la direction de la nouvelle société Cockerill-Sambre. Celle-ci connaît un renouveau grâce à la modernisation des installations et de la production qui s'adapte aux exigences marchés en aciers spéciaux. Gandois patronnera en 1994 l'extension de Cockerill-Sambre vers l'étranger avec la reprise d'une société de l'ex Allemagne de l'Est, EKO Stahl (de). Mais le jeu international des capitaux amène les Français d'Usinor à prendre en 1998 le contrôle de la société après le départ de Jean Gandois. Usinor intègre Arcelor en 2002. Les travailleurs liégeois et la population belge sentent venir une restructuration menaçante avec le projet français d'expatrier la phase à chaud en France, mais avec une nouvelle installation de laminoir en compensation. Encore, celle-ci serait-elle installée dans la région de Charleroi. Ces projets n'auront heureusement pas le temps d'aboutir, alors qu'ils menaçaient la prospérité wallonne et même l'ensemble de l'économie belge. En effet, un des rois de la sidérurgie mondiale, l'Indien Lakshmi Mittal installé à Londres, parvient à prendre le contrôle d'Arcelor en 2006. Grâce à sa majorité boursière dans la société, il licencie les dirigeants français et annule le plan de démantèlement que ceux-ci avaient préparé. La nouvelle société ArcelorMittal relance la phase à chaud non sans conflits occasionnels avec les syndicats prompts à défendre les avantages sociaux des travailleurs (généralement acquis par la classe ouvrière belge).

Progressivement, cependant, l’installation d’entreprises de constructions mécaniques et métalliques (notamment en armurerie), les industries aéronautique et spatiale, agro-alimentaire (bières, eaux, limonades…) et biotechnologique, ainsi que les activités logistiques prennent le relais.

Augmentation des services[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Liège est situé à quelques kilomètres à l'ouest de la ville.

Liège s'est dotée de nombreux atouts logistiques qui lui donnent une place importante au cœur de l'Europe des transports[39]. Citons notamment le Port autonome de Liège, qui deviendra le deuxième port fluvial européen, le développement actuel du Trilogiport, plateforme multimodale le long du canal Albert pour les conteneurs, la très récente gare de Liège-Guillemins et les nouvelles lignes TGV de Bruxelles vers Liège (LGV 2) et de Liège vers la frontière allemande (LGV 3). Du côté transport par route, un très important réseau autoroutier à 7 branches (E40 vers Bruxelles et Aix-la-Chapelle, E42 vers Namur et Verviers, E25 vers Maastricht et Luxembourg, E313 vers Anvers), complété par le creusement d'un tunnel sous la colline de Cointe et la construction d'un nouveau pont sur la Meuse. L'aéroport de Liège, huitième aéroport européen pour le transport aérien des marchandises, se trouve à 12 km seulement du centre ville. Liège est également très facilement accessible via l'aéroport de Charleroi Bruxelles-Sud et l'aéroport de Bruxelles, tous deux à moins d'une centaine de kilomètres et, encore plus proche, l'aéroport de Maastricht à 30 km de la cité ardente. Liège possède également un réseau de bus qui couvre à la fois le centre-ville et l'agglomération. Actuellement, le débat se concentre sur l'installation d'un tram.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Liège est un centre important d'enseignement : plus de 95 000 jeunes y poursuivent leurs études. Liège abrite l'université de Liège (environ 20 000 étudiants), qui est l'une des universités publiques de la Communauté française de Belgique, la Haute École de la Province de Liège (environ 8 000 étudiants), la Haute École HELMo (environ 6 000 étudiants), la Haute École de la Ville de Liège (environ 2 200 étudiants), l'Académie des beaux-arts, le Conservatoire royal de musique et l'École supérieure d'acteurs cinéma-théâtre (ESACT). S'y ajoutent deux réseaux complets d’enseignements primaire et secondaire, le réseau officiel (non confessionnel) et le réseau libre (confessionnel ou non), ainsi qu'un enseignement technique et professionnel portant sur un ample choix de formation.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Place de la Cathédrale
Vue panoramique de la Cité ardente

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Patrimoine religieux de Liège.

Liège, « fille de l'Église romaine », comme l'affirme une inscription gravée sur le linteau du portail de la cathédrale, fut pendant plus de huit siècles la capitale d'une principauté ecclésiastique indépendante. « La cité aux cent clochers » possède un très important patrimoine religieux comportant des édifices fondés à partir du début du VIIIe siècle lors du transfert du siège de l'évêché de Maastricht vers Liège, jusqu'au début du XIe siècle. Le patrimoine religieux de Liège jusqu'à la Révolution française compte un Palais épiscopal, une cathédrale, sept collégiales, huit abbayes d'hommes et de femmes, 23 couvents d'hommes et vingt-sept couvents de femmes, trente-deux paroisses, une vingtaine d'hôpitaux et autant d'hospices, une trentaine de béguinages, des dizaines de chapelles, soit plus d'une centaines d'oratoires dont une cinquantaine servis par des réguliers[40].

Palais des Princes-Évêques[modifier | modifier le code]

Palais épiscopal de Liège : galerie occidentale

Construit devant la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert, un premier palais, intégré dans les fortifications, est édifié vers l'an mille par le prince-évêque Notger ; il disparaît dans un incendie en 1185. Le palais est reconstruit sous Raoul de Zähringen. Ce deuxième édifice, fortement abimé après le sac de 1468 par les Bourguignons, subit le même sort en 1505. Le cardinal Érard de La Marck va le reconstruire, inspiré par ses illustres esprits contemporains, Érasme avec qui il correspondait[41], et Léonard de Vinci. Péristyle de 68 colonnes, sorte de Nef des fous, c'est l'ensemble sculpté le plus énigmatique des débuts de la Renaissance. Sa façade du côté de la place Saint-Lambert est reconstruite après un incendie en 1734 en style Louis XIV-Régence. Il deviendra à la fin du XVIIIe siècle Palais de justice de Liège. Au XXe siècle, une nouvelle aile néogothique sera l'actuel Palais provincial. Au XXIe siècle, libéré des administrations de la justice installées dans de nouveaux bâtiments connexes, il devrait garder ses salles de tribunaux.

Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert[modifier | modifier le code]

La cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert fut la cathédrale de Liège jusqu'en 1794, date du début de sa destruction. Cette immense cathédrale gothique, à la mémoire de saint Lambert, occupait l'actuelle place Saint-Lambert, au cœur de Liège. Avec ses deux chœurs, ses deux transepts, ses trois nefs, le circuit de ses chapelles absidales et collatérales, son cloître et ses annexes, et sa flèche de 135 mètres, Notre-Dame et Saint-Lambert était le plus grand vaisseau du monde occidental au Moyen Âge. Elle pouvait contenir 4 000 personnes. Elle a été détruite peu après la révolution française par des Liégeois acquis aux idées anti-religieuses apportées par les troupes de cette révolution et encouragés par des spéculateurs qui rachetaient les matériaux à vil prix.

Chapiteau roman Cathédrale Saint-Lambert, 1180.

Situé place Saint-Lambert, en souterrain au cœur historique de Liège, l'Archéoforum est le résultat des différentes campagnes de fouilles entreprises sur le site de l'ancienne cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert depuis 1907. Le site, à l'origine un petit plateau surplombant le confluent de la Légia avec la Meuse, témoigne en effet d'une occupation continue de plusieurs milliers d'années. Et principalement les traces d'objets paléolithiques, de la villa gallo-romaine, du vicus carolingien, de l'église notgérienne, de la cathédrale ottonienne et de la cathédrale gothique.

Le trésor de la cathédrale Saint-Paul de Liège présente dans huit salles d'exposition thématique un parcours à travers l'art et l'histoire de l'ancienne Principauté de Liège. On peut notamment y découvrir des orfèvreries comme le buste-reliquaire de saint Lambert et le reliquaire de Charles le Téméraire.

Collégiales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Collégiales de Liège.

Les sept Collégiales de Liège sont les témoins privilégiés de la naissance de la principauté de Liège[42]. Ces fondations sont le résultat de la volonté délibérée de l'évêque ou de son entourage immédiat. Des raisons diverses ou plurielles semblent avoir prévalu lors de la fondation de chacune des collégiales. Lieu de défense, lieux d'asile, lieux de repos et de prières, les collégiales liégeoises sont les témoins de cette période extraordinaire qui vit la naissance de la Principauté. À l'exception de Saint-Pierre, sacrifiée par la restructuration paroissiale du XIXe siècle remplacée par l'église Saint-Jacques-le-Mineur, elles sont encore fièrement dressées au centre de Liège. La collégiale Sainte-Croix de Liège possède toujours la Clef de Saint-Hubert.

Les fonts baptismaux de Notre-Dame, installé dans la collégiale Saint-Barthélemy de Liège depuis la révolution liégeoise, sont un véritable chef-d'œuvre d'art mosan, tant sur le plan esthétique que sur le plan technique. Les passionnés de l'art mosan les présentent comme une des sept merveilles de Belgique.

Abbayes, Couvents, Hospitaux et Béguinages[modifier | modifier le code]

De nombreux vestiges sont remarquables et souvent intégrés dans les écoles, les administrations ou des particuliers: l'abbaye de Saint-Laurent, ou se trouvait la Vierge de Dom Rupert, l'abbaye des Bénédictins de Saint-Jacques et son église de Saint-Jacques-le-Mineur, l'abbaye de Beaurepart, l'abbaye de Saint-Gilles et l'église Saint-Gilles et l'abbaye du Val des Écoliers, le couvent des Carmes déchaussés, le couvent des Croisiers, le couvent des Guillemins, la commanderie de l'ordre Teutonique de Saint-André, le couvent des mineurs qui abrite le Musée de la vie wallonne, le couvent des Récollets, le couvent des Augustins, le collège des Jésuites en Isle qui abrite l'Université, le collège des jésuites anglais rénové par l'administration de la Direction générale de l'Aménagement du Territoire, du Logement et du Patrimoine (DGATLP) de la Région wallonne, le couvent des Cellites en Volière rénové et habité par le privé, le couvent des Ursulines au pied des coteaux de la citadelle rénové et habité par le privé, le couvent des Capucines, l'hôpital Saint-Mathieu à la Chaîne, et l'hôpital Tirebourse, hôpital et chapelle Saint-Julien et enfin le grand béguinage Saint-Christophe et la trentaine de petits béguinages.

Autres religions[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Palais Curtius, Renaissance mosane, XVIIe siècle

Le Perron, symbole des libertés liégeoises et de la Principauté de Liège, déposé au sommet d'une fontaine, sur la place du Marché, probablement le plus vieux monument de Liège, daterait du XIe siècle.

Article détaillé : Perron (symbole).

XVIe[modifier | modifier le code]

Il ne reste malheureusement que peu de vestiges du patrimoine civil antérieur à la fin du XVe siècle à Liège, ravagée par la vengeance de Charles le Téméraire en 1468. Selon ses ordres, seuls les bâtiments ecclésiastiques devaient être épargnés. Le Palais des Princes-Évêques résistera à l'incendie mais toutefois fort endommagé, il sera reconstruit par Érard de La Marck dès le début du XVe siècle. Il est actuellement occupé par le Palais du gouverneur provincial et le Palais de Justice.

On reconstruisit quelques bâtiments comme l'Anciennes Halles aux Viandes, dès 1546 ; ou encore la Tour Rosen, une maison-forte du quartier des Guillemins, mais ils furent fort endommagés par la Première Guerre mondiale. Il subsiste également une porte de Liège de la première enceinte, la Porte des Bégards, et la Tour des Moxhons, provenant de l'ancien rempart.

Du XVIIe siècle au XVIIIe[modifier | modifier le code]

C'est au XVIIe siècle que va apparaître un style architectural nouveau : le style Renaissance mosane. Le Palais Curtius[note 20], et les hôtels canoniaux de Sélys-Longchamps, de Méan…, rénovés en 2011 et situés sur le Publémont sont aussi pour la plupart d'époque Renaissance. Les hôtels particuliers comme ceux d'Ansembourg, de Somzé, de Bocholz… dans les quartiers de Féronstrée et Hors-Château sont aussi pour la plupart du XVIIIe siècle. Les Coteaux de la Citadelle, ses impasses et ses ruelles étroites, forment un ensemble paysager remarquable comprenant de nombreux biens classés, dominant la place du Marché, et enfin l'hôtel de ville de Liège[note 21] comme les bâtiments de la place du Marché, En Neuvice et ses anciennes maisons commerçantes aux étroites façades, sont intégrés dans un ensemble architectural homogène.

Article détaillé : Renaissance mosane.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Boulevard Saucy, ancien bras de la Meuse qui pénétrait Outremeuse, comblé en 1860

Un vent d'assainissement de quelques quartiers, ainsi que le percement à travers de nombreuses rues étroites va rénover et développer les quartiers de la Madeleine, de la nouvelle rue Léopold et Pont d'Avroy. Les petits chenaux comme celui de la Sauvenière sont comblés pour créer de grands boulevards et le quartier des Terrasses où une magnifique statue, Li Torè, deviendra le symbole frondeur[note 22] des étudiants liégeois. En Outremeuse, les biefs des nombreux moulins sont comblés et un nouveau quartier est créé autour de la place du Congrès. La Montagne de Bueren est percée, formant un escalier de 373 marches reliant le centre historique de la ville à la citadelle. On va aussi ériger de nouveaux bâtiments: le siège central de l'Université, place du Vingt-Août, l'Institut de Zoologie, quai Édouard van Beneden l'Opéra royal de Wallonie, fondé en 1816, la Salle philharmonique, grande salle de concert, résidence principale de l'Orchestre philharmonique de Liège, abrité dans le bâtiment du Conservatoire.

Article détaillé : Outremeuse.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle, ses courants architecturaux et deux guerres mondiales vont largement modifier la ville.

Du début du siècle datent Le Forum, salle de concert et quelques 150 maisons Art Nouveau (maisons Piot, Comblen, Bacot, Pieper) principalement dans les quartiers du jardin botanique, de Fragnée et d'Outremeuse.

Article détaillé : Art nouveau à Liège.

Datent de l'après-guerre, L'Émulation, de style néoclassique, abritant les activités d'une société littéraire du XVIIIe siècle et qui va bientôt recevoir le Théâtre de la Place, l'Ancienne Grand Poste, de style néogothique, actuellement sans affectation. C'est également de cette époque que date le Palais des beaux-arts, abritant le musée d'art contemporain.

Bâtiment du génie Civil de l'Université de Liège, architecte Joseph Moutschen

Pendant l'entre-deux guerres, la commémoration de première guère mondiale verra l'érection du Mémorial Interallié, à Cointe. L'Art déco va ensuite se développer dans de nombreux bâtiments, sous l'influence de l'architecte Joseph Moutschen qui construit le bâtiment du Génie Civil du Val Benoit, Jean Moutschen, son frère, construira l'Athénée Léonie de Waha, architecture des années 1942 et Georges Dedoyard, son élève achèvera les anciens Anciens bains de la Sauvenière. Pour remédier aux nombreuses inondations engendrées par la fin des charbonnages, 42 stations de pompage sont construites le long de la Meuse. 1939 verra l'exposition de l'eau inachevée par la seconde guerre, il n'en reste qu'un palais[note 23], longtemps utilisé comme patinoire[note 24]. Les années 1960 et 1970 vont voir la réalisation du Palais des congrès, en bord de Meuse, la construction sujette à polémique de la Cité administrative, et un nombre très important de buildings dépassant les 30 mètres le long des grands boulevards d'Avroy et de la Sauvenière, des quais de la Meuse, de la Dérivation et de la plaine de Droixhe. Une stratégie urbanistique voudra aussi que l'on trace de grands boulevards uniquement réservé aux véhicules pour atteindre directement le centre ville (notamment via le boulevard d'Avroy et la place Saint-Lambert) et accélérer le trafic par les trémies de part et d'autre des berges de la Meuse[note 25].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Les nouvelles annexes du Palais de justice parachèvent la place Saint-Lambert.

Le XXIe siècle voit l'achèvement de la gare de Liège-Guillemins, œuvre de l'architecte espagnol Santiago Calatrava, les nouveaux bâtiments du FOREM, des Hautes études et les annexes du palais de justice qui parachèvent la fermeture de la place Saint-Lambert où ne se pose plus que la question de l'utilisation de l'espace Tivoli, avec la place du Marché. L'attractivité commerciale n'est pas en reste avec la construction de l'îlot Saint-Michel, la rénovation des galeries St-Lambert, la reconversion de l'ancien site des Conduites d'eaux devenu Belle-Île et la construction de Médiacité sur l'ancien quartier de la gare du Longdoz, qui accueille les nouveaux bâtiment de la RTBF. Du côté culturel, on peut notamment citer l'ensemble muséal du Grand Curtius, la rénovation de l'Opéra et la finalisation du théâtre de l'Émulation (en construction). Un nombre important de nouveaux projets démontrent la volonté de la ville de s'installer dans le nouveau siècle.

Petit patrimoine[modifier | modifier le code]

Les Coteaux de la Citadelle[modifier | modifier le code]

Les Coteaux de la Citadelle, vieux quartier à flanc de colline aux multiples impasses, où de petits couvents et hôtels de maître art mosan se perdent dans un dédale champêtre au départ de Hors-Château devient un des lieux les plus prisés du tourisme. Situé juste derrière l’ancien palais des Princes-Évêques, les Terrasses des Minimes offrent un magnifique panorama sur la Cité.

Article détaillé : Coteaux de la Citadelle.

Les vestiges des charbonnages[modifier | modifier le code]

Tombe du puits N° 3 du Charbonnage de la Grande Bacnure sur le site du golf de Bernalmont

Liège présente toujours divers vestiges de ses activités charbonnières passées, dont un certain nombre de tombes scellant les dalles d'anciennes fosses, ou encore à Vivegnis l'ancien siège administratif des charbonnages de Bonne Espérance, Batterie, Bonne-Fin et Violette, qui fut la plus grande société active sur le territoire de la ville.

Les Fontaines Roland[modifier | modifier le code]

Œil de l'areine de Richonfontaine[note 26]

Dès 1679, le Liégeois Lambert Jamin propose au Prince-évêque Maximilien-Henri de Bavière une solution pour sécuriser l'approvisionnement en eau de la ville en captant l'eau dans la craie de Hesbaye sur les hauteurs de la ville. Jusqu'alors, elle dépendait quasi exclusivement des areines. La ville de Liège fera réaliser plus de 45 kilomètres de galeries dans la craie de Hesbaye et nombres de fontaines de Liège seront alimentées par ce service pendant des siècles. Actuellement, l'eau est toujours captée (en partie) dans ces galeries.

Les areines[modifier | modifier le code]

Les premières areines couloir de démergement des houillères furent créées dès le XIIIe siècle. Quatre franches areines qui servaient également à l'alimentation en eau de la ville : l'areine du Val Saint-Lambert, l'areine de la Cité, l'areine de Messire Louis Douffet et l'areine de Richonfontaine toujours visible en Hors-Château dans la rue Mère-Dieu aux pieds des Coteaux de la Citadelle. La trentaine d'autres, dites bâtardes, ne servaient qu'au démergement.

Article détaillé : Areine.

Les enseignes[modifier | modifier le code]

Un nombre important de maisons du XVIe au XVIIIe siècles (sans numéro), portaient le nom d'une dalle de calcaire ornant leur façade. Il en existe encore plus d'une centaine.

Les impasses et les escaliers[modifier | modifier le code]

Comme toutes les vielles villes du XIVe siècle, Liège est traversé de nombreuses ruelles comme en Vinâve d'Île ou en Neuvice. Le long des Coteaux de la Citadelle, elles sont en impasse, ou débouchent sur de nombreux escaliers cours et terrasses. Chaque année, le premier samedi d'octobre, une fête illumine aux bougies ces nombreuses impasses, cours, escaliers, terrasses, proposant un parcours dans les coteaux, agrémentée de petites étapes festives : carillon, orgues de barbarie, animations musicales et théâtrales.

Les principaux escaliers de Liège se trouvent sur les Coteaux de la Citadelle, incluant la Montagne de Bueren (374 marches), Au Péri, l'impasse des Ursulines et les Sî cin grés (« Six cent marches »), ainsi que le Thier de la Fontaine (200 marches), la rue de la Montagne, la rue Basse-Sauvenière, les degrés des Tisserands, la rue des Remparts, le Thier Savary, la rue Chauve-Souris, la rue de la Butte, la rue de la Scorre, la rue des Jonquilles, la rue Panaye, la rue des Cailloux et la rue des Pinsons.

« Mis bout à bout tous les escaliers de Liège conduiraient à la lune ou au centre de la terre »

— Jacques Izoard, Escaliers de Liège, Liège des escaliers

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel immatériel[Par qui ?][modifier | modifier le code]

La Batte en été
Costumes traditionnels liégeois : ouvrier et botteresse, cortège du 15 août en Outremeuse
Enterrement de Mathî l'Ohè : pleureuse avec son céleri. Cortège du 16 août en Outremeuse
Le Torè[note 27], traditionnellement défendu par la maréchaussée et célébré par les étudiants
Foire d'octobre

Le marché de la Batte[note 28] est un marché dominical et matinal, situé sur les quais rive gauche de la Meuse. C'est probablement le plus long marché d'Europe[note 29] et aussi un des plus attrayants avec une fréquentation par les villes allemandes et hollandaises proches, pouvant atteindre la centaine de milliers de personnes par beau temps.

Article détaillé : Marché de la Batte.

Tchantchès est un personnage issu du folklore liégeois représenté par une marionnette espiègle et frondeuse, tête de file des théâtres de marionnettes liégeois. Il est habillé du costume traditionnel des ouvriers liégeois : un sarrau bleu au foulard rouge à pois blancs. Les dialogues anachroniques entre Tchantchès et Charlemagne font partie de l'anthologie liégeoise.

Article détaillé : Tchantchès.

Les Fêtes du 15 août en Outremeuse, au départ une fête religieuse du quartier le plus populaire de Liège où vécu Georges Simenon — car on y dit la messe en wallon et la procession y célèbre l'Assomption—, mais aussi populaire par son cortège folklorique sous la houlette de Tchantchès et son épouse Nanesse et, ces dernières années, à des concerts organisés sur la place Delcour, à l'auberge de jeunesse, place du Tertre, ou En-Bèche, qui se déroule sur cinq jours dans le quartier d'Outremeuse. L'évènement rassemble en moyenne 200 000 personnes, se terminant le dernier jour par un cortège de pleureuses qui enterrent Mathî l'ohê[note 30].

Article détaillé : 15 août en Outremeuse.

Événements[modifier | modifier le code]

Janvier

  • Festival Les Transardentes, petit frère des Ardentes dédiés aux musiques électroniques au sens large[43] le 3e samedi du mois.
  • Festival de Liège : Festival engagé dans son temps qui propose les points de vue aigus d’artistes sur les questions cruciales de notre époque au travers de spectacles de théâtre, danse et musique[44]. Organisé les années impaires pendant 3 semaines à partir de fin janvier.

Février

  • Biennale Internationale de la Photographie et des Arts visuels (BIP) organisée par les Chiroux les années paires. Construite à chaque édition autour d’une thématique, la Biennale combine une programmation artistique avec une accessibilité la plus large possible[45].

Mars

Avril

Mai

  • Festival international «  Jazz à Liège », organisé le 1er ou le 2e weekend du mois[48].

Juin

  • Les Épicuriales.
  • La City Parade à la fin du mois certaines années.

Juillet

Août

Tchantchès & Nanesse, personnages d'Outremeuse
  • Fêtes du 15 août en Outremeuse.
  • Festival de promenade : Promenades guidées, itinéraires libres et animations. Durant la deuxième quinzaine du mois.

Septembre

  • Retrouvailles (premier weekend du mois, Parc de la Boverie)[52].
  • La fête des fous de Sainte-Walburge, le premier week-end du mois, le quartier de Sainte-Walburge est en fête : Marche aux flambeaux, spectacle, grand bal populaire, brocante, jeux et animations gratuites ainsi qu'une parade dans les rues du quartier sont quelques activités que vous retrouverez durant ces quelques jours de folies.
  • Fête de la Région wallonne de Liège[53].
  • Journée du patrimoine le 2e weekend du mois : De nombreux édifices, habituellement inaccessibles au public, proposent visites guidées et animations gratuites. Deuxième week-end de septembre[54].

Octobre

  • Festival d'orgue de Liège : créé en 1998 afin de mettre en valeur les plus belles orgues de la région liégeoise. Chaque année, à l’automne, des organistes de premier plan sont invités à se produire dans un répertoire essentiellement baroque d’octobre à décembre[57].

Décembre

  • Saint-Nicolas des étudiants une des fêtes estudiantines liégeoises les plus importantes.
  • Le Festival du Cirque européen[58].
  • Liège, Cité de Noël.
    • Le Village de Noël de la fin novembre à la fin décembre[59],[60].
    • Le Festival des Sapins propose aux entreprises du bassin Liégeois de montrer leur savoir-faire par la réalisation d’un sapin design représentatif de leur activité[61].
    • Les Nocturnales de Noël[62].

Expositions internationales[modifier | modifier le code]

Liège 2017[modifier | modifier le code]

Liège était candidate pour l'organisation de l'exposition internationale de 2017[66],[67]. Le site devait se situer dans le quartier de Coronmeuse. Étant une exposition spécialisée[C'est-à-dire ?], l'exposition devait être d'une superficie de 25 hectares maximum[réf. nécessaire]. À l'issue de l'Expo 2017, un éco-quartier devait voir le jour[réf. nécessaire].
En juin 2011, dépôt officiel de la candidature au BIE par le Premier ministre Elio Di Rupo.
Le 22 novembre 2012, l'Assemblée Générale du BIE choisit la ville d'Astana pour l'organisation de l'exposition[68].

Culture[modifier | modifier le code]

Centre de l'Art mosan, Liège, aux Xe, XIe, XIIe siècles, avec ses écoles, rayonne sur toute l'Europe, développe des techniques en parallèle aux œuvres d'art comme les Fonts baptismaux de Saint-Barthélemy. Au XIIIe siècle naît avec sainte Julienne de Cornillon, une forte spiritualité (lieu d'origine de la Fête-Dieu dans l'Église universelle) à l'origine des Béguinages[69], qui attire un François d'Assise[70] La « révolution copernicienne » va fournir à Kepler un astrolabe performant, René François Walter de Sluse est au centre des recherches mathématiques du XVIIe siècle. La musique marque l'histoire de Liège : d'Étienne de Liège au XIe siècle en passant par Cicognia[71] au XIVe siècle, par l'opéra comique liégeois au XVIIIe siècle, jusqu'à Henri Pousseur, via César Franck, André Grétry et Eugène Ysaÿe. Liège détint la plus grande cathédrale de Belgique jusqu'à sa destruction après 1789 (geste, selon Philippe Raxhon, de radicalité révolutionnaire). Les idées des Lumières s'y diffusent (comme par le Journal encyclopédique, la Société d'émulation fondée par François-Charles de Velbrück) .

À l'université fondée après 1830, s'illustrent Marcel Florkin, Zénon Bacq, la linguistique avec le Groupe µ. Jean d'Outremeuse, les versions wallonnes de la Légende des Quatre fils Aymon[72], Jean le Bel inscrivent Liège dans la littérature en français du Moyen Âge et Georges Simenon, Stanislas-André Steeman, Alexis Curvers dans celle d'aujourd'hui. Le cinéma wallon brille avec Jean-Pierre et Luc Dardenne. C'est à Liège également que s'est installé l'atelier de production de films Wallonie Image Production (WIP), structure publique dont la formule est unique en Europe.

Trois Liégeois : Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne au centre et à droite Gabriel Ringlet, pro-recteur de l'UCL

Ceci explique que Liège constitue aussi un centre culturel de première importance, dont le rayonnement francophone est d’autant plus remarquable qu'elle se situe très près du monde germanophone (la province de Liège compte du reste une communauté germanophone autonome). On trouve à Liège, outre trois institutions culturelles majeures — l’Opéra royal de Wallonie, l’Orchestre philharmonique de Liège et de la Communauté française et le plus important des centres dramatiques de la Région wallonne, le Théâtre de la Place — un centre de production radio et télévision, une foule d’institutions culturelles diverses et variées (danse, folklore, théâtre dialectal, spectacle de marionnettes…), quatre foyers culturels, le plus important des complexes cinématographiques de l’Euregio Meuse-Rhin, des musées de prestige international témoins de la richesse patrimoniale de la Ville.

Festivals[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Les grands musiciens liégeois[modifier | modifier le code]

Parmi les musiciens liégeois, on peut citer André Grétry, compositeur d'une quinzaine d'opéras et plus de quarante opéras-comiques, César Franck compositeur et professeur d'orgue au Conservatoire de Paris, Eugène Ysaÿe violoniste, compositeur et chef d'orchestre du début XXe siècle et Henri Pousseur compositeur contemporain, professeur de composition, puis directeur du Conservatoire de Liège et fondateur, avec Pierre Bartholomée, du Centre de recherches et de formation musicales de Wallonie devenu aujourd'hui Centre Henri Pousseur.

Salle et orchestre philharmonique[modifier | modifier le code]

Le Salle philharmonique de Liège, anciennement Salle des Fêtes du Conservatoire royal de Liège, est inaugurée en 1887 et complètement rénovée en 2000. C'est une salle de 1 162 places originalement décorée par les peintres Émile Berchmans et Edgar Scauflaire. L'Orchestre philharmonique de Liège, fondé en 1960, propose une formation symphonique d'une centaine de musiciens, sous la baguette du chef autrichien Christian Arming depuis 2011.

Théâtres[modifier | modifier le code]

Opéra[modifier | modifier le code]

L'Opéra royal de Wallonie

L'Opéra royal de Wallonie (ORW), autrefois Théâtre royal de Liège, construit en 1820 par l’architecte Auguste Duckers, profondément rénové depuis septembre 2012, pour mise aux normes de sécurité européennes, dispose d'une salle de 1 033 places, sous la direction musicale depuis 2007 de Paolo Arrivabeni. Fort d'une équipe de trois cents personnes, il présente, grâce à une nouvelle scène équipée de plateaux programmables et une fosse d’orchestre mobiles, une cinquantaine de spectacles annuels.

Théâtre contemporain[modifier | modifier le code]

Opérette[modifier | modifier le code]

Classique[modifier | modifier le code]

Comédie[modifier | modifier le code]

Théâtre Wallon[modifier | modifier le code]

Théâtre de Marionnettes[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Liège héberge plusieurs grands musées dont, principalement :

Musée Grand Curtius
Le musée de Zoologie et l'aquarium

Grand Curtius[modifier | modifier le code]

Le Musée Grand Curtius, est un nouvel ensemble muséal regroupant les anciens musées d'archéologie, du verre, d'armes, d'art mosan et d'art religieux, et incluant le Musée d'Ansembourg.

Grands musées[modifier | modifier le code]

Musées thématiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des musées de Liège.

Films tournés à Liège[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

Les Archives de l'État disposent d'un dépôt à Liège, ouvert au public, où elles conservent les archives des institutions ou collectivités, familles ou personnes physiques dont le siège ou le domicile est ou était fixé sur le territoire de la province de Liège (à l’exception de l’arrondissement d’Eupen, dont les archives sont conservées aux Archives de l'État à Eupen).

La ville de Liège possède également ses propres fonds patrimoniaux, plus particulièrement orientés sur la ville elle-même : ils sont réunis à la bibliothèque Ulysse Capitaine.

L'université de Liège possède ses propres archives, comme le fonds Wittert qui regroupe de nombreux parchemins et gravures anciennes. L'évêché de Liège possède également de nombreux documents.

Sculptures[modifier | modifier le code]

Sgraffite du fabricant d'armes L. Sevart, rue Grandgagnage.

Les nombreux squares, parcs et places de Liège présentent de multiples statues figurant, le plus souvent, ses hommes célèbres ou ses symboles :

Article détaillé : Sculptures à Liège.

Projets et grands travaux[modifier | modifier le code]

La ville de Liège est en plein redéploiement et les grands projets sont nombreux :

Achevés[modifier | modifier le code]

En cours de réalisation[modifier | modifier le code]

En projet ou en cours d'étude[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Aérien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Liège.

Liège est desservie par un aéroport: l'aéroport de Liège, situé à Bierset, à quelques kilomètres à l'ouest de la ville. L'aéroport est principalement axé sur le transport de fret. C'est en effet le huitième plus grand aéroport européen[114] pour le transport aérien des marchandises et le 38e au niveau mondial. L'aéroport accueille également des compagnies aériennes opérant dans le transport de passagers, principalement pour des vols low-cost ou charter.

Maritime[modifier | modifier le code]

Le port de Liège est un port fluvial sur la Meuse.
Article détaillé : Port de Liège.

Liège dispose d'un port fluvial sur la Meuse, le port de Liège qui est le troisième port fluvial européen. Outre la Meuse, le port possède des liaisons directes avec Anvers par le canal Albert ainsi qu'avec Rotterdam par le canal Juliana.

Rail[modifier | modifier le code]

Train[modifier | modifier le code]

La gare de Liège-Guillemins est la principale gare ferroviaire de la ville. Elle accueille notamment les trains à grande vitesse « Thalys ».
Article détaillé : Gares de Liège.

Liège est desservie par plusieurs gares ferroviaires, les trois plus importantes se situant au centre-ville étant Liège-Guillemins, Liège-Jonfosse et Liège-Palais.

La gare des Guillemins accueille des TGV du réseau européen Thalys ainsi que les ICE de la compagnie nationale allemande Deutsche Bahn.

La ville se trouve au croisement de plusieurs lignes de chemin de fer belges[115]:

Tramway[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway de Liège.

La ville disposa d'un réseau de tramway de 1871 à 1967. Un nouveau projet de tramway à Liège a été adopté et devrait voir le jour pour 2017. Cette nouvelle première ligne comportera 21 arrêts entre Seraing et Herstal.

Route[modifier | modifier le code]

Autoroutes[modifier | modifier le code]

La ville se situe au croisement de plusieurs autoroutes dont:

Routes nationales[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Stade du Standard de Liège
Country Hall de Liège Basket

Principales équipes[modifier | modifier le code]

Football

Basket-ball

Hockey sur glace

Handball

Rugby à XV

Football Américain

Tennis

  • Royal Football Club Liégeois Tennis Club (RFCL TC) d1
  • Royal Fayenbois Tennis Club à Jupille-Fayenbois (D1)
  • Royal Tennis Club de Liège (RTCL) à Angleur-Sart-Tilman (D1)
  • Standard Tennis Club

Natation

  • Liège Mosan (synchro, natation et aquagym)

Hockey sur gazon

  • Old Club de Liège (RFCL) à Rocourt

Athlétisme

  • Royal Football Club Liégeois Athlétisme (RFCL)

Futsal

  • ONU Liège

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Événements récurrents[modifier | modifier le code]

Événements occasionnels[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les gaufres de Liège

Les Produits[modifier | modifier le code]

Liège est également connue pour ses produits et sa cuisine de terroir.
Plusieurs produits typiques sont fabriqués dans sa région, défendus par de nombreuses confréries locales et intégrés dans sa cuisine.
Le fromage de Herve, AOC de la famille du maroille ou de l'époisses; le boudin blanc, boudin de viande blanche et, plus rare, le lèv'go, boudin de tripes aux raisins de Corinthe[118]; le sirop de Liège, sirop noir de pomme et poire aigre doux; la Jupiler, bière blonde de Jupille; le cidre, jus de pomme alcoolisé des vergers du Pays de Herve et enfin le pèket, genièvre local, alcool de grain parfumé à la baie de genévrier.

La Cuisine[modifier | modifier le code]

Boudin blanc grillé dans la cuisine gastronomique.
Boulets à la liégeoise

Plusieurs recettes sont connues dans toute la Belgique.
La gaufre de Liège, gaufre de chasse enrichie de sucre perlé ; le boulet à la liégeoise, appelé localement boulet sauce lapin[119], boulette de viande en sauce brune aigre-douce souvent servie avec des frites; la salade liégeoise, salade tiède et vinaigrée de lard, de haricots et de pommes-de-terre dont on dit qu'elle a autant de recettes authentiques différentes qu'il y a de Liégeois[120]; le lapin à la liégeoise, lapin en sauce brune aux pruneaux ; les rognons à la liégeoise, jeunes rognons de viande en sauce aux baies de genévrier broyées, aromatisée au genièvre et allongée d'un fond de veau ; la bouquette, crêpe de farine de sarrasin, aux raisins secs et cuite au saindoux, typique du quartier d'Outremeuse ; les cûtès peûres, poires cuites au vin rouge et les marrons chauds, châtaignes grillées, qui avaient toutes deux leurs propres marchandes ambulantes dans le centre de la ville ; le lacquemant, galette plate au sirop vendue traditionnellement pendant la foire de Liège et enfin la fricassée, tranches de lard grillées, œufs sur le plat, pain et beurre[A 6] qui était habituellement servie aux fêtards jusqu'au petit matin dans les plus vieilles tavernes de la cité ardente.

Sécurité et secours[modifier | modifier le code]

Véhicule d'Intervention Médicalisé (VIM) du service SMUR de l'Hôpital de la Citadelle, en intervention lors d'un incendie avec les pompiers de Liège.

Police[modifier | modifier le code]

Liège dispose de sa propre zone de Police: la zone de police Liège, immatriculée 5277.

Pompiers[modifier | modifier le code]

Le service des pompiers est organisé sur base d'une intercommunale: l'Intercommunale d’incendie de Liège et environs. Elle dispose de 8 casernes reparties sur l'ensemble des 21 communes qu'elle défend, dont Liège.

Cette intercommunale sera absorbée dans le système des zones de secours, dès qu'il entrera en service de manière opérationnelle, en créant la zone de secours Liège 2.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason liege.svg
Armoiries simplifiées de la ville de Liège.
Blasonnement : de gueules à une colonne posée sur 3 degrés soutenus de 3 lions couchés et sommée d'une pomme de pin soutenant une croix pattée; la dite colonne accostée à dextre de la lettre L et à senestre de la lettre G, le tout d'or.
Blason liege prov.svg
Armoiries de la province de Liège.
Blasonnement : Ecartelé : 1, de Liège; 2, de Bouillon; 3, de Franchimont; 4, de Looz; enté en pointe de Hornes. Liège (Ville de Liège): De gueules au perron haussé, supporté par trois lions sur trois degrés, monté d'une pomme de pin, sommé d'une croix pattée, le tout d'or, accosté d'un L et G majuscules du même. Bouillon (Duché de Bouillon): De gueules, à la fasce d'argent. Franchimont (Marquisat de Franchimont): D'argent, à trois lions de sinople, armés et lampassés de gueules, et couronnés d'or. Looz (Comté de Looz): Burelé (10) d'or et de gueules. Hornes (Comté de Hornes): D'or, à trois cors se de gueules, virolés et enguichés d'argent.
Armoiries Principauté de Liège.svg
Armoiries de la principauté de Liège.
Blasonnement : écartelé, en 1, de gueules, à la fasce d'argent, en 2, d'argent, à trois lions de sinople, armés et lampassés de gueules, et couronnés d'or, en 3, burelé d'or et de gueules et en 4, d'or, à trois cors de chasse de gueules, virolés et enguichés d'argent ; sur-le-tout de gueules au perron d'or haussé, supporté par trois lions sur trois degrés, monté d'une pomme de pin, sommé d'une croix pattée, le tout d'or, accosté d'un L et G majuscules de même.
Blason-liege-pierre-bleu.jpg
Blason de la ville de Liège, sur la façade du Lycée Léonie de Waha, boulevard d'Avroy.

On retrouve le perron liégeois sur le blason de la ville, mais aussi sur celui de la province de Liège, celui de la principauté de Liège ou encore sur de nombreux logotypes représentant les institutions liégeoises.

En 2007, la ville de Liège s'est dotée d'un très controversé[réf. nécessaire] logo pour remplacer les armoiries sur ses courriers, outils de communication, véhicules et drapeaux. Ce dernier, censé représenter les différents atouts logistiques, évoque le perron.

Logo de la ville de Liège

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Liège est jumelée avec [121]:

Dans le cadre de l’Eurégio Meuse-Rhin, la ville entretient des relations privilégiées avec [121]:

Ce sont les villes MAHHL (Maastricht, Aix-la-Chapelle, Hasselt, Heerlen et Liège)

Elle a des ententes de partenariat, de coopération et d'amitié avec [121]:

Personnalités[modifier | modifier le code]

Xe-XIIIe siècles
XIVe siècle
XVIe siècle
XVIIe siècle
XVIIIe siècle
XIXe siècle
XXe siècle

Voir aussi les catégories Personnalité liégeoise et Personnalité politique liégeoise, Artiste liégeois, Sportif liégeois, Prince-évêque de Liège et Naissance à Liège.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Liége avec un accent aigu, ce avant l'arrêté du Régent du 17 septembre 1946 approuvant la délibération du Conseil communal de la Ville de Liége du 3 juin 1946
  2. du latin ardens - brûlant - signifie à la fois qui brûle, éclatant, passionné, vif ou encore enthousiaste; cf article Ardent in « Trésor de la langue française »
  3. Les monnaies retrouvées sont de Domitien (81-96), d'Antonin le Pieux (138-161), Septime Sévère (193-211), et Maximin (235-238), in Cohen, III, p. 248
  4. La Job-villa (Jupiter ?) n'était pas au même endroit que le futur palais carolingien, situé près du donjon du XVe siècle
  5. ses dimensions atteignent 54 x 35 m
  6. Curieusement la villa a été construite en deux étapes, la seconde semblant plutôt un réaménagement.
  7. Le décès de Pépin est enregistré après 25 ans de règne dans le Liber Historiæ Francorum 51, MGH SS rer Merov II, p. 325, y mourut le 16 décembre 714
  8. Le seul pont romain sur la Meuse, à Maastricht semble déjà détruit vers le IVe siècle
  9. Vers 1390, écrit Jean Lejeune, le pays de Liège a plié ses lois à […] ses aspirations. Il ne dépend plus que de lui-même in La principauté de Liège, Wahle, Liège, 1980, p. 97
  10. Son incendie dura, dit-on, sept semaines.
  11. ainsi que Notre-Dame Aux-Fonts, où se trouvait la cuve aujourd'hui à Saint-Barthélemy
  12. Carte de Cabinet des Pays-Bas autrichiens levée à l'initiative du comte de Joseph de Ferraris
  13. payable de la manière suivante: 100 000 francs sur le Trésor public, dans le mois de fructidor an XI (du 19 août au 18 septembre 1803) ; 100 000 francs, pris sur la valeur du trésor de Saint Lambert qui se trouvait à Hambourg, à verser dans la caisse municipale de Liège avant le 1er germinal an XI (22 mars 1804);# 100 000 sur les octrois de Liège payables en deux termes, savoir : 50 000 en l'an XII (du 24 septembre 1803 au 22 septembre 1804) et 50 000 en l'an XIII (du 23 septembre 1804 au 23 septembre 1805).
  14. Malignes : 715 déportés dont 42 rapatriés, 1 évadé du convoi 20, 50 évadés des convois 16 et 17 (dont 3 repris). Drancy : 74 déportés. Neuengamme : 6 déportés
  15. Tel que le no 34 de juin 1942 de la publication clandestine Churchill-Gazette
  16. En séance du 12 juillet 1948 du conseil communal de la ville élue, cette décision était commentée comme suit par l’échevin Renotte : « L’érection en notre ville du Monument national à la Résistance constitue une reconnaissance officielle de la vaillance patriotique des Liégeois. C’est un hommage national qui est fait à Liège à la fois par le Gouvernement et par la Résistance tant des Flandres que de Wallonie »
  17. La presse n’était pas en reste : « Les résistants flamands eux-mêmes ont estimé que la Cité ardente méritait cet hommage puisque aussi bien elle fut toujours à la pointe du combat », soulignait l’éditorialiste du quotidien liégeois le 3 mai 1949
  18. a et b Le siège du Conseil économique et social de Wallonie (en abrégé CESW) y est d'ailleurs installé : http://www.cesw.be/
  19. Architecte Lambert Lombard, XVIe siècle
  20. habitation du nom d'un riche négociant d'arme Jean Curtius
  21. construit dès 1714 à la place d'un bâtiment autrefois appelé La Violette
  22. Il donne chaque année droit à une passe d'arme symbolique entre la maréchaussée et les étudiants qui souhaitent repeindre ses attributs.
  23. dessiné par l'architecte Joseph Moutschen et réalisé par son frère, ce bâtiment faisait face au Palais de l'Allemagne, démoli et remplacé par les bâtiment de la Foire de Liège
  24. L'ouverture de la nouvelle patinoire à côté de la Médiacité est prévue en septembre 2012
  25. Ces projets, réalisé à l'époque du tout-auto, sont pour la rive droite de la Meuse maintenant reconverti en parking comme au quai Mativa, ou encore intégré dans le quartier comme au quai des Tanneurs par exemple.
  26. Rue Mère Dieu en Hors-Château au pied des Coteaux de la Citadelle, Liège
  27. du sculpteur Léon Mignon
  28. le mot Batte signifiait un quai d'accostage et de déchargement.
  29. Quatre rangées de petits commerçants : 1 500 m Aller-Retour
  30. enterrement de l'os Mathieu (en wallon) dans son cercueil, ancien cortège dont on ne connait plus l'origine: pleureuses habillées de noir et tenant des branches de céleri, le curé et le maire de la paroisse, une bande de joyeux drilles fait le tour des bistrots.
  31. Droixhe, Institut de zoologie de Liège, Casa Ponton située rue de la Cité et Palais des congrès de Liège
  32. Armureries, rue Saint Léonard – Barrage et pont de Belle-Île – Holiday Inn – Hôtel Campanile
  33. Palais des congrès de Liège
  34. Droixhe, Jupille, Amercœur, Cointe
  35. Rue Saint-Gilles, place de la République française, place de l'Opéra, place du Général Leman, rue du Vieux Mayeur
  36. Rue des Guillemins, rue Lebeau
  37. Aéroport de Liège, rue Saint-Julien
  38. a et b Salle philharmonique du Conservatoire royal de Liège
  39. Gare des Guillemins

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]« Chiffre global de la population par commune, statistiques fédérales issues du registre national (SPF intérieur) » (consulté le 20/08/2012)
  2. [PDF] « Population dans les grandes villes et chefs-lieux de province : nombre d’habitants inscrits » Situation au 1/11/2011
  3. « Utilisation du sol par commune et région, la Belqique (1834-2011) »
  4. « Population de droit par commune au 1 janvier 2010 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  5. Page d'accueil de l'INS
  6. François-Xavier Nève, Jardins et coins secrets de Liège, Éditions du Perron,‎ 1997, p. 6-7
  7. Nicolas Cauwe, « Les industries lithiques du Néolithique », dans Marcel Otte, Les fouilles de la place Saint-Lambert à Liège, vol. 2 : Le Vieux Marché, Liège, Université de Liège,‎ 1988, p. 119-131
  8. Pierre Van der Sloot, « Le Mésolithique et le Néolithique du site Saint-Lambert à Liège dans leur contexte chronologique, géologique et environnemental. Synthèse des acquis récents », Notae praeristoricae, vol. 23,‎ 2003, p. 104
  9. a, b et c « Fouilles faites à Jupille près de Liège », BIAL, vol. IX,‎ 1872, p. 469-496.
  10. J.E. Demarteau, « Le vase planétaire de Jupille », Ciel et Terre, vol. 30,‎ 1909, p. 373-381
  11. François Cosseron de Villenoisy, Le Vase gallo-belge de Jupille, Impr. de La Meuse,‎ 1894
  12. Jean-Luc Schütz, 7000 ans d'art et d'histoire au Grand Curtius, Luc Pire,‎ 2009
  13. A. Joris, « Le palais carolingien de Herstal », Le Moyen Âge, vol. 79,‎ 1973
  14. Gustin Vanguestain, « Sanctuaire gallo-romain et sépultures du haut Moyen Âge », Chronique de l'architecture wallonne, no 13,‎ 2006, p. 167-169
  15. O. Colette, Rapport inédit Liège -Place Saint-Lambert : Description, échantillonnage et analyse des couches stratigraphiques conservées au sein de l’Archéoforum. Étude géo-pédologique des niveaux associés aux structures romaines, décembre 2006, cité dans Denis Henrard, Jean-Pierre Van der Sloot et Jean-Marc Léotard, « La villa de la place Saint-Lambert à Liège (Belgique) : nouvel état des connaissances », Archéologie de la Picardie et du nord de la France (Revue du Nord), vol. 90, no 378,‎ 2008, p. 161 (lire en ligne).
  16. a et b Denis Henrard, Jean-Pierre Van der Sloot et Jean-Marc Léotard, « La villa de la place Saint-Lambert à Liège (Belgique) : nouvel état des connaissances », Archéologie de la Picardie et du nord de la France (Revue du Nord), vol. 90, no 378,‎ 2008, p. 159-174 (lire en ligne)
  17. Paul Diacre, Gesta Episcoporum Mettensis, MGH SS 2, p. 265
  18. Patricia Butil, Jean-Marie Crémer, Virginie Delporte, Claude Gaier, Philippe George, Éric Soullard, Marc Suttor et Francis Tourneur, Le savoir-faire wallon au fil du temps. Le bassin mosan, berceau des techniques de pointe, Namur, coll. « Les Dossiers de l’IPW » (no 9),‎ 2010, 315 p. (ISBN 978-2-87522-050-9)
  19. L'Abbé O.-J. Thimister, Bulletin de l'Institut archéologique liégeois, vol. 6,‎ 1863 (lire en ligne)
  20. Pour les détails de l'histoire de ce titre liégeois de Capitale de la Wallonie, voir les pages 1161 à 1163 et 1165 à 1167 de la notice Namur, capitale de la Wallonie, par Jean-Pol Hiernaux, dans l’'Encyclopédie du Mouvement wallon, Tome II, Institut Jules Destrée, 2000, ou en ligne (sans la bibliographie) : sur le site de l'Institut Destrée
  21. « Inconnu », Wallonia,‎ avril 1912, p. 205
  22. Jean-Pol Hiernaux, « Le 15e anniversaire de Namur capitale de la Wallonie », Toudi, vol. 45-46,‎ avril-mai 2002, p. 31-32
  23. Pour de plus amples informations voir sur cet accord voir : L'accord militaire franco-belge de 1920 et le Luxembourg de Jean Stengers [lire en ligne]
  24. « La Cité ardente fête le 14 juillet »
  25. Relevé : p. 46, note 2 dans Thierry Rozenblum, « L’administration communale de Liège et la persécution des Juifs, 1940-1942 », Revue d'histoire de la Shoah, Paris, no 179,‎ 2003, p. 10-49
  26. Thierry Delplancq, « 1940-1942, une cité occupée et ses Juifs. Quelques aspects heuristiques », Les Cahiers de la mémoire contemporaine, Bruxelles, vol. 3,‎ 2001, p. 125-134
  27. Étienne Verhoeyen, La Belgique occupée. De l’an 40 à la Libération, Bruxelles, De Boeck,‎ 1994, 611 p. (ISBN 2804119610 et 9782804119614), p. 77-78
  28. Thierry Rozenblum, « L’administration communale de Liège et la persécution des Juifs, 1940-1942 », Revue d'histoire de la Shoah, Paris, no 179,‎ 2003, p. 31 et 47
  29. Archives de la Ville de Liège, Fonds du Protocole, R.1955, Farde n° 3. Discours du bourgmestre de Liège, Paul Gruselin, en date du 8 mai 1955.
  30. Thierry Rozenblum, « L’administration communale de Liège et la persécution des Juifs, 1940-1942 », Revue d'histoire de la Shoah, Paris, no 179,‎ 2003, p. 49
  31. Jean Meynaud (dir.), Jean Ladrière (dir.), François Perin (dir.) et al., La décision politique en Belgique : Le pouvoir et les groupes, Paris, Armand Colin,‎ 1965, 403 p.
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  52. « Retrouvailles » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
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  106. « Les halles des foires de Liège vont déménager »
  107. « Sart-Tilman : feu vert pour le projet de lotissement du Pré Aily »
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  109. « La maquette du nouveau CHC dévoilée »
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  111. « L’Espace Trianon revient avec un nouveau projet »
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  121. a, b et c Jumelages et partenariats

Références issues du Dictionnaire Liégeois[modifier | modifier le code]

Dictionnaire Liégeois de Jean Haust (Vaillant-Carmanne, Liège, 1933)

  1. a et b p. 369
  2. p. 13
  3. p. 401
  4. p. 368
  5. pp. 368-369
  6. p. 281

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Pierre De Spiegeler, Les Hôpitaux et l'assistance à Liège : Xe-XVe siècles : aspects institutionnels et sociaux, Paris, les Belles lettres, 1987.
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  • André Gransard, Une institution de la réforme catholique : le séminaire de Liège aux XVIe et XVIIe siècles, Liège, Université de Liège, 1953.
  • Claude Gaier, Grandes batailles de l'histoire liégeoise au Moyen Âge, Liège, E. Wahle, 1980.
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  • Pierre Guérin, Les Jésuites du collège wallon de Liège durant l'Ancien régime, Liège, Société des bibliophiles liègeois, 1999.
  • Georges Hansotte, Les Institutions politiques et judiciaires de la Principauté de Liège aux temps modernes, Bruxelles : Crédit communal, 1987.
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  • Jacques Stiennon (dir.), Histoire de Liège, Toulouse, Privat, 1991.
  • Fernand Vercauteren, Luttes sociales à Liège (XIIIe et XIVe siècle), Bruxelles, La Renaissance du livre, 1943.
  • Joseph Jeanmart et Jean-Louis Lejaxhe, Liège, ville et lumières, 2002

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]