Lhomme (Sarthe)

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Lhomme
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement La Flèche
Canton La Chartre-sur-le-Loir
Intercommunalité Communauté de communes du Val du Loir
Maire
Mandat
Michel Hardy
2014-2020
Code postal 72340
Code commune 72161
Démographie
Gentilé Lhommois
Population
municipale
883 hab. (2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 40″ N 0° 33′ 28″ E / 47.7444, 0.557847° 44′ 40″ Nord 0° 33′ 28″ Est / 47.7444, 0.5578  
Altitude Min. 49 m – Max. 140 m
Superficie 18,32 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lhomme-72.fr

Lhomme est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 883 habitants[Note 1] (les Lhommois).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la rivière la Veuve.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lhomme
Courdemanche
Chahaignes Lhomme Ruillé-sur-Loir
Marçon La Chartre-sur-le-Loir

Histoire[modifier | modifier le code]

À l’époque féodale, les seigneurs de La Chartre viennent y installer leur cour. C’est l’un d’eux, Gédéon ou Widion, qui, dans les années 1000 aurait donné son nom à la Gidonnière, en faisant le haut lieu de Lhomme. Il faut attendre 1404 pour voir apparaître dans l’histoire cet autre nom prestigieux, Jasnières, porté par une jeune fille, Guillemette, à l’occasion de son mariage cette année-là avec Jean du Breuil. La Gidonnière, qui fait partie du patrimoine des deux époux, est bientôt attribuée à leur fils aîné prénommé Jean lui aussi, qui devient à l’âge de dix ans chanoine de Saint-Pierre-la-Cour au Mans. Il fera une carrière ecclésiastique remarquable puisque treize ans plus tard, il est promu doyen du chapitre (les vocations religieuses sont précoces au XVe siècle). L’invasion anglaise ne viendra pas contrarier la fortune du seigneur de la Gidonnière, tout au contraire et il mourra en 1497 propriétaire d’un fort bel héritage que se partageront ses neveux et nièces.

Ce sont les enfants de Marguerite du Breuil, sœur du prélat, mariée à Guillaume Fremière, bourgeois d’Angers, qui reçoivent la Gidonnière. Les Lhommois verront alors leur seigneurie passer des Fremière aux Pitard, puis à la famille Courtoux en 1562. Si l’on dit que Lhomme n’avait pas d’église à son origine, elle en a bien une au XVIIe siècle, car Jacques II de Courtoux et son épouse s’y font inhumer sans que l’on sache trop si c’est au pied du grand autel ou sous la marche de l’entrée principale. Mais les Courtoux vont bientôt redonner à Lhomme sa vocation de capitale locale en achetant en 1631 la baronnie de La Chartre. Leurs ancêtres possèdent, en effet, depuis 1456 le titre d’écuyer ainsi qu’un beau blason « d’azur à la face d’or dentelée de sable, accompagné de trois roses de gueules, deux en chef, une en pointe ». La famille fera d’ailleurs placer ses armes sur le tableau du rosaire dont sera dotée l’église paroissiale où l’on peut toujours l’admirer. L’ascension conjointe de la famille de Courtoux et celle de Lhomme dans la société du XVIIe siècle continue par la grâce du roi de France qui, en 1667, érige la baronnie de La Chartre en marquisat dont la Gidonnière devient le château attitré.

Puis, par mariage ou succession, le marquisat passe de la famille de Courtoux à celles des Pellerin de Gauville, et des Bonnin de la Boninière, lesquels détiennent aussi le marquisat de Beaumont-la-Ronce. Si le marquis Anne Claude Boninière de Beaumont est effrayé par la Révolution et préfère émigrer, son fils André semble mener la nouvelle commune de Lhomme en main de maître. Celui-ci n’accepte pas facilement l’ascendant que La Chartre, qui vient d’être promue chef-lieu de canton, voudrait imposer aux autres communes de la circonscription. Avec le Premier Empire, la Gidonnière va quitter le patrimoine ancestral dont elle faisait partie depuis le XIVe siècle. Le château sera vendu en 1813 au baron Malouet, ancien Constituant, monarchiste constitutionnel affirmé, baron de l'Empire, ministre de la Marine du roi Louis XVIII. En ce XIXe siècle, une autre famille, également connue de l’Histoire entrera dans celle de Lhomme, la famille Walewski Colonna.

Avec Cécile Rose Leconte de Nonant Piercourt qui achète la Gidonnière en 1817, la commune trouve une châtelaine typique de son époque, se signalant à ses contemporains par sa bienfaisance. C’est à elle que l’on doit l’installation de deux sœurs de la Providence de Ruillé, chargées d’instruire les enfants du pays et de visiter les malades sans ressources. Pour leur permettre d’accomplir leur tâche, la bonne dame les dotera d’une maison et de ses dépendances, qui deviendront, en 1905, l’école laïque de Lhomme. Sa fille Simplicie, la marquise du Prat, conservera néanmoins la Gidonnière qui sera finalement transmise à la famille de Gramont-Lesparre. Grâce aux de Gramont qui exerceront plusieurs mandats successifs de conseiller général du canton de La Chartre, Lhomme retrouvera sa notoriété politique locale. Dès 1817, le sieur Dufour, recevait de la Société centrale d’agriculture séant à Paris, une médaille d’argent « pour avoir cultivé en pommes de terre, treize hectares d’un terrain maigre ». Mais les Lhommois devaient se distinguer bientôt, plus que dans la culture des pommes de terre, dans celle du vignoble, s’y taillant une réputation grandissante.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
    Antoine de Gramont-Lesparre (1889-1971)   Député de la Sarthe (1928-1932)
         
1987 mars 2008 Gérard Brault PCF Instituteur - Conseiller général du Canton de la Chartre-sur-le-Loir depuis 2004
mars 2008 en cours Michel Hardy PCF Retraité de l'industrie
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 883 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 192 1 311 1 262 1 180 1 118 1 085 1 068 978 994
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
986 1 013 981 935 938 941 908 915 950
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
918 902 932 881 823 817 775 805 790
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
882 832 798 903 842 902 966 883 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le village de Lhomme vit essentiellement du vignoble de jasnières et du coteaux-du-loir.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de la Gidonnière[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

On ne peut faire que des hypothèses sur l’origine du nom de la Gidonière ou la Gidonnière. Peut-être, cependant, est-il permis de l’attribuer à un certain Widion ou Gédéon, seigneur de la Chartre dans la première moitié du XIe siècle. La terre de Gédéon serait devenue : La Gédéonnière, la Gesdonynière, la Jeudonnière et finalement la Gidonnière. Ce Widion est mentionné pour la première fois dans une charte du cartulaire de la Trinité de Vendôme, où il est dit que Widion voulut (avant 1049) s’opposer au don fait au moines de la Trinité de Vendôme, par le prêtre Garnier, d’une maison et d’une roche (cave) en la ville de la Chartre. La terre de la Gidonière aurait donc appartenu d’abord aux anciens seigneurs de la Chartre qui l’aliénèrent ou la donnèrent à une époque que nous ignorons.

Le château[modifier | modifier le code]

Le château de la Gidonière est situé sur le territoire de la commune de Lhomme. Placé au point le plus élevé de la plaine qui forme le fond du bassin du Loir, et au pied du coteau qui encadre ce bassin du côté du nord, il présente sa principale façade au midi et jouit d’une vue étendue et admirable sur la plus belle vallée du département[réf. nécessaire]. Le jardin, les bois d’agrément et le parc, dont la superficie totale est de 19 hectares, 26 ares, 40 centiares, s’étendent en amphithéâtre au midi du château et sont bordés sur trois côtés par des chemins publics, le côté nord joint le coteau planté en vignes qui dépendent en grande partie du château. Le château proprement dit est un bâtiment rectangulaire construit sous le règne de Louis XIII, élevé sur caves, d’un étage sur la cour d'honneur et de deux étages sur les jardins, avec comble très élevé qui renferme un étage carré, éclairé par des lucarnes meneaux avec frontons, construites en pierre de taille ; chaque façade présente à chaque étage quatre fenêtres. On arrive au château par une avenue plantée de beaux marronniers où se trouve un jardin d’agrément dont les deux tiers environ son plantés en bosquets. À l’ouest du verger et au midi de la charmille s’étend un bois de taillis.

Le dolmen de Maupertuis[modifier | modifier le code]

Le dolmen de Maupertuis
Article détaillé : Dolmen de Lhomme.

À environ 3 km du bourg, on découvrit dans un champ de la ferme de Maupertuis, un dolmen qui a pris le nom du lieu où il se trouve. Ce dolmen comprend une grande pierre de 3,5 à 4 mètres de long, sur 2,5 à 3 mètres de large, qui est posée horizontalement sur sept à huit autres bloc de roches verticales d’un mètre de hauteur. Côté sud, une ouverture permet d’entrer à l’intérieur du dolmen, d’où vient l’origine du nom de Maupertuis. En effet, le pertuis, mot vieilli, signifie « le trou », l’ouverture ou le passage étroit. Au milieu du XIIe siècle, le verbe pertuisier, désignait l’action de « faire un trou ».

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • Musée de la vigne.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Depuis 1996 se déroulent à la fin du mois juillet les « trois jours de Lhomme », des festivités s'étendant du vendredi soir au dimanche. Ce projet a été mis en place par le comité des fêtes de Lhomme, dont le président était à l'époque Michel Hardy (élu maire de Lhomme en mars 2008). Le vendredi soir est consacré à l'organisation de repas dans les rues au profit des commerçants, ainsi qu'à un marché nocturne, tandis que la journée du samedi est réservée à toutes sortes d'activités, telles que des courses de vélo ou à des représentations de l'association de danse folklorique, la Cadence lhommoise. Enfin, le dimanche est consacré au vide-greniers.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[3].
Section Histoire
Comice du canton de La Chartre-sur-le-Loir, Lhomme, 28-29 août 1983, programme.
Section Lieux et monuments
Château : (A.de) Gramont-Lesparre, La Gidonière, son origine, ses propriétaires, Laval, impr.Goupil, 1927.
Dolmen : J.R. Pesche, Dictionnaire topographique et statistique de la Sarthe.
  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. Site de l'IGN.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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