Lexique du français québécois
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Sommaire |
[modifier] Lexique
Quelques différences lexicales entre le français du Québec et le français d’Europe. Notez que certaines de ces différences ne sont pas uniquement orales et familières ; certains mots québécois comme achalandage, courriel et clavardage s’emploient également à l’écrit. Notez aussi que plusieurs de ces mots ne sont pas uniquement utilisés dans le français québécois, mais aussi dans le français acadien, par exemple.
| Mot québécois | Équivalent en Europe | Commentaires |
|---|---|---|
| Abreuvoir, buvette | Fontaine | En Europe, l’abreuvoir n'est utilisé que par les animaux, tandis qu’au Québec, la fontaine désigne uniquement un bassin d'eau ornemental. |
| Achalandage, congestion | Trafic, embouteillage, circulation | « Le magasin était achalandé ! » |
| Adon | Hasard | « Quel adon ! Elle a le même nom que moi. » |
| Achaler | Agacer, énerver, ennuyer, gêner | « Je te donne ton argent, mais arrête de m’achaler ! » |
| Ammancher (s’) | Arranger (s’) | « C’est beau, je vais m’ammancher pour qu’il ne soit pas là » |
| Arrêt [stop] | Stop (panneaux routiers) | Au Québec, il est inscrit sur les panneaux routiers « ARRÊT » depuis 1988; auparavant, l’inscription bilingue « Arrêt - Stop » était présente. C’est pourquoi certaines personnes utilisent toujours le terme stop ou arrêt-stop. |
| Avant-midi | Matinée, matin | « On a une réunion en/cet avant-midi » |
| Aubaine, solde | Promotion | « C’est une aubaine à ne pas laisser passer ! » |
| balado (fichier) baladodiffusion | Podcast, podcasting | Fichier audio ou vidéo que l'on peut consulter avec son baladeur numérique. |
| Banc de neige | Congère | Contrairement à la congère, terme totalement inconnu, ou presque, au Québec, qui est un amas de neige produit par le vent, le banc de neige désigne également un tel amas résultant du travail de la machinerie lourde pour dégager les routes. |
| Bargainer, barguiner | Marchander | Bargainer vient de l'anglais bargain. Cependant, le terme bargain vient de l'ancien français barguiner. |
| Barrer | Fermer à clef, verrouiller | Exemple: Barrer une porte : (fermer à clef) - encore couramment utilisé en France, en Vendée-Poitou dans le même sens qu’au Québec. Utilisé en Europe pour « rue barrée », également utilisé au Québec. |
| Bazou | Tacot, bagnole, caisse | |
| (Être, avoir l’air) bête | (Être) désagréable, impoli | « Avoir l’air bête » : avoir l’air fâché, désagréable. |
| Blonde | Petite copine, sa femme | « Je me suis fait une nouvelle blonde. Elle s’appelle Lynda ! » |
| Boboche | Bâclé, minable | « Le spectacle que j'ai vu hier soir était boboche. » |
| Boucane (substantif) / Boucaner (verbe) | Fumée (substantif) / Dégager de la fumée (verbe) | « Y'a dont ben d'la boucane icitte. / Y'a quelque chose qui boucane là-bas. » |
| Brake à bras | Frein à main | |
| Breuvage | Boisson (a donné le mot anglais de beverage) | Mot tiré du moyen français[1] |
| Brosse (prendre une, virer une) | Cuite | « Il a pris/viré une brosse hier, ça fait qu’il a une gueule de bois à matin. » |
| Cadran | un Réveil, Réveil-matin | Le mot réveil-matin est tout de même utilisé, mais désigne uniquement une horloge à alarme. Toutes les horloges sont des cadrans. |
| Carcajou | Glouton (animal) | |
| Cartable | Classeur | Les classeur et filière québécois désignent quant à eux le meuble à classement de dossiers, tout comme dans certaines régions de la France. |
| Caribou | Renne | Le nom caribou est un emprunt ancien à la langue micmac, signifiant « qui creuse la neige pour se nourrir ». Le caribou est une variété nord-américaine de la famille du renne mais aux caractéristiques propres. Renne et Caribou ne sont donc pas vraiment des équivalents. |
| Cellulaire, un cell | Mobile, Portable (Téléphone -) | Proche de l’anglais cellular phone, cell phone. Si on parle de portable au Québec, on se réfère généralement à un ordinateur portable. |
| Chaudière | Seau | En Europe, un appareil de chauffage. |
| Chaudron | Casserole | Les deux sont utilisés. |
| Chandail | Tee-shirt, pull | Tee-shirt est de plus en plus utilisé. Chandail est, par définition, un gros tricot qui s’enfile par le cou (idem poncho). Il désigne, par extension, tous les tricots qui s’enfilent par le cou. On utilise aussi le mot gilet, plus couramment que tee-shirt. |
| Char | Voiture, auto | Vient de l’ancien nom pour les moyens de locomotion par cheval. |
| Chauffer | Conduire | « Chauffer à clutch » : conduire une voiture à boîte de vitesse manuelle. |
| Choker (prononcer tch-eau-qué) | Se dégonfler, être pris de bégaiments par gêne excessive | « Si tu y vas, té mieux de pas choker! » / « Yé en train de choker devant à fille » |
| Chum | Copain ou petit ami | Peut varier selon qui utilise le mot :
Pour éviter un malentendu entre « amoureux » et « ami », on dira « chum de gars » ou encore « chum de fille ». En france une certaine jeunesse utilise Keum (mec en verlan) |
| Choquer (se) | Fâcher (se), vexer (se) | « Ça me choque me faire dire que je suis grosse. » |
| Cigare au chou | Chou farci | Variante du chou farci avec sauce tomate. Le nom vient de la forme qui évoque le cigare. |
| Classeur | Armoire à dossier | En Europe, Classeur de rangement se dit également. |
| Clavarder | Chater | Compression du mot clavier et bavarder. Inventé au Québec pour cesser d’utiliser l'anglicisme chater. Chater est encore utilisé, mais ne l’est plus dans le français officiel (sites Internet, documents, séries télévisées, films, etc.). Exemple: « Je suis en train de clavarder avec mon chum. » |
| Courriel | Courrier électronique / E-mail, Courriel, mail, (parfois mél) | Contraction des mots COURRIer et ÉLectronique. Inventé au Québec[2] pour cesser d'utiliser l’anglicisme e-mail. E-mail est de moins en moins utilisé au Québec et la plupart des sites québécois l’utilisent.[3] |
| Correct (correk) | Correct, adéquat, O.K. | Plus fréquent et parfois mélioratif. « Hé Patrick, t’es-tu correk ? » (est-tu O.K. ?), « C'est correct. » (C'est bien, ça me va). Locution: « ben correct. » (plus qu'adéquat). |
| Costume de bain | Maillot de bain | Est une traduction littérale de l’anglais swimsuit, bathing costume, swimming suit ou bathing suit. |
| Croche | bizarre, curieux, étrange, louche, Tordu | Utilisé autant pour qualifier une personne qu’une chose. Probablement calqué sur l'anglais « crooked ». |
| Crosser (se) | Vieux sens : 1. duper, arnaquer, trahir, profiter indûment, (se) faire avoir ou (se) faire baiser, 2. Masturber (se), |
« On s’est fait crosser encore ! », « Crosser quelqu’un » : tromper (duper, baiser). On dit aussi crosseur (arnaqueur). |
| Crème glacée (cornet de...) | Glace (cornet de...) | « Miam ! Un bol de crème glacée au chocolat. » Traduction littérale du terme anglais ice cream |
| Débarbouillette | Gant de toilette (petit carré de serviette (ratine)) | Sert, principalement, pour se laver le corps et la figure, se débarbouiller. |
| Débarquer | Descendre (de l’autobus, du métro, d’une voiture) | Prendre une débarque : tomber. |
| Dégoutter | Goutter | Couler goutte à goutte. L'eau dégoutte de son parapluie. Ne pas confondre avec « dégoûter », inspirer du dégoût. |
| Déjeuner | Petit-déjeuner ou Déjeuner | Repas habituellement servi le matin. |
| Dîner | Déjeuner (Dîner dans le nord de France) | Repas habituellement servi le midi. |
| Souper | Dîner ou Souper | Repas habituellement servi le soir, vers 17 heures. En anglais, les termes supper et dinner sont utilisés tous les deux pour désigner le souper. En france repas pris entre 19 h. et 21 heure |
| Efface (genre masculin) | Gomme (genre féminin) | « Prête-moi ton efface S.T.P. » ; en France :« Prête-moi ta gomme S.T.P. » |
| Embarquer | Monter (dans l’autobus, dans le métro, dans une voiture...) | |
| Épais, épaisse | Con, conne | Con et conne existent aussi au Québec et sont fréquemment utilisés. |
| Chouclaques, espadrilles, godasse | Baskets, Tennis, chaussures de sport | Le premier proviendrait de Shoe Clark, fabriquant de chaussures britannique installée au Québec. |
| Être plein ou être bourré | Avoir trop mangé | Peut signifier aussi saoul ou riche. Être bourré peut signifier la même chose en France. |
| Fesser | Frapper | On peut fesser un objet ou une personne. Par exemple, « Pour me défouler, j’ai fessé dans mon oreiller » ou « Je m’en va le fesser, le p’tit morveux ! » |
| Fête (ma) | Anniversaire (mon) | Dire que « ça va être [sa] fête » à quelqu’un peut signifier aussi qu’il va se faire battre ou qu’il est dans le pétrin - idem en France. |
| Fin (féminin : fine) | Gentil (fém. : gentille) | Être fin ou être fine. Par exemple : « Il m’a donné 50 piastres. Y est vraiment fin ! » ou « Cette fille là, c’est fine comme toute ! » |
| Flos | Gosses (enfants) | Au Québec, gosse est seulement utilisé pour parler des testicules. Le verbe gosser signifie énerver ou tanner quelqu’un (« il me gosse »). Le verbe « gosser » peut aussi vouloir dire « patenter » quelque chose. |
| Fourrer (plusieurs sens) | Baiser (vulgaire) | Fourrer peut vouloir dire « tromper une personne », par exemple au cours d'une affaire financière, ou, d'une façon vulgaire, « faire l’amour ». |
| Frais chié | Prétentieux | On peut aussi employer le terme frais (ou l’anglais fresh) sans chier. |
| Froque | Manteau | « Enlève ta froque, y fait 30°C dehors ! » Froque et manteau sont tous les deux utilisés. À ne pas confondre avec « Froc », mot masculin désignant familièrement un pantalon. |
| Garnotte | Gravier, gravats que constitue la route avant d'être pavée (si c'est le cas) | |
| Garocher, pitcher | Lancer, jeter | « On s’est garoché des bêtises/balles. » « Je ne savais plus où me garocher. » Pitcher, du mot anglais pitch. |
| Gosses | Couilles (Testicules) | Au Québec, ce mot est seulement utilisé pour parler des testicules ou pour dire que quelqu'un nous énerve: « Il me gosse ! » - en « France il me casse le couilles » (très familier). Le terme gosses, pour « enfants au canada », n'est pas utilisé, mais l'expression peut être comprise. |
| Gougounes (« Babouches » dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean) | tonges, Claquettes (Chaussures de plage) | « J’vais chercher mes gougounes (babouches) et je reviens. » |
| Gomme (à mâcher) | Chewing-gum | Le terme anglophone « chewing-gum » n’est jamais utilisé au Québec, autant à l’oral qu’à l’écrit. En France le terme « Gomme à mâcher » et désuet utilisé par centaines personnes âgés. |
| (Avoir le) Goût (de) | Avoir envie | « J’ai le goût de faire un party pour fêter mes 16 ans. » |
| Innocent | Imbécile | Le mot peut également prendre le sens approprié de « non coupable », en fonction du contexte. |
| Insignifiant | Imbécile | « Maudit insignifiant ! » |
| Jaser | Parler, discuter | « Jaser » n’est pas utilisé dans le sens péjoratif comme peu souvent l'être en France. C’est une expression neutre. |
| Joute | Partie | « Une joute de hockey ». « Partie » et surtout « Game » (de l'anglais) sont aussi couramment utilisés. |
| Job (féminin) | Mon travail, mon emploi, mon poste) | Le Québec, le mot job féminin à l'inverse de la France ou il est masculin. Exemple : « J’ai perdu ma job ! » ou encore: « T’as fais une maudite belle job ! » Même chose pour le mot business, employé au féminin : « Il a parti sa propre business. » |
| (Du) Linge | Vêtements | Le linge est toujours singulier, excepté pour l’expression : « des linges » (de petites serviettes). |
| Linge à vaisselle | Torchon (pour essuyer la vaisselle) | Pluriel : Des linges à vaisselle. |
| Liqueur | Boisson gazeuse, soda | On ne s’étonnera donc pas qu’une mère propose à ses jeunes enfants de boire de la liqueur. « boisson gazeuse » est parfois utilisé. |
| Magasiner, magasinage | Calqué du mot anglais shopping : Faire ses courses, faire des achats, acheter qqc, faire son shopping, chalander (langage soutenu) | On dit aussi « faire du magasinage ». Le shopping est un anglicisme jamais utilisé au Québec. À l’écrit, autant qu’à l’oral, on utilise le terme magasinage. |
| Maringouin | Sorte de moustique | Moustique est aussi utilisé, mais moins souvent que maringouin. Sur des cannes de pesticides, on peut parfois y lire : « Pour éloigner les moustiques (maringouins) ». |
| Nettoyeur | Pressing | « Je vais aller porter ces vêtements chez le nettoyeur. » |
| Niaiser | Se moquer de, dire des idioties | Dire d’une personne qu’elle est niaiseuse signifie surtout qu’elle manque d’intelligence, alors que l’expression « arrête de niaiser » fait strictement référence au comportement. Ce mot existe réellement et peut être utilisé, comme le terme courriel l’est pour la France. |
| Party | Fête | Un party (prononcé « par-tay ») |
| Pentoute | Pas du tout | « Il ne veut rien faire pentoute ! » |
| Peinturer | Peindre | « J’ai peinturé ma maison hier. » |
| Pénitencier | Prison, Maison d'arrêt | |
| Peser | Appuyer | « Peser sur le piton » : « appuyer sur le bouton ». |
| Piton | Bouton (de commande) | « Pèse su’l piton pour sonner à la porte » |
| Police (une) | Un policier, une policière | « Y avait une police qui guettait le magasin. » |
| Pouce (faire du) | Auto-stop | Viens du fait que l’on utilise le pouce pour faire de l’auto-stop. Le terme « auto-stop » n’est jamais utilisé au Québec. « J’ai fait du pouce et je me suis ramassé en Ontario ! » |
| Poudrerie | Neige soulevée et poussée par le vent | Est également utilisé dans les médias pour parler de météo. Ce mot existe réellement et peut être utilisé, comme le terme courriel l’est. |
| PQ | Au Québec, ces deux lettres désignent exclusivement le Parti Québécois ou la Province du Québec. En Europe, PQ désigne du papier toilette. | |
| Présentement | Actuellement, en ce moment | |
| Quessé | Qu’est-ce que | Quessé qu’c’est ça ? |
| Questionner (se) | Interroger (s') | le fait de poser une question |
| Ralle | Tronc | Branche maîtresse d'un arbre. Expression utilisée à St-Luc de Vincennes, Champlain, Québec |
| Rentrer | Entrer, Rentrer | Pour « ré-entrer », on utilise « rerentrer » (prononcé : eur-rentrer). |
| Robeur | Caoutchouc, pneu (au Lac-Saint-Jean) | « On va y collé du robeur en dessous pour qui glisse pu. » « Il faut que j’aille au garage faire changer mes robeurs, ils sont finis. » De l'anglais « rubber », caoutchouc. |
| Sacoche | Sac à main pour femmes | |
| Secousse | Durée indéterminée. Petite secousse : temps assez court ; bonne secousse : temps assez long |
Exemple : « Ça fait une bonne secousse. » « Ça fait un bon bout de temps. » Aussi « escousse » (Est de Québec) |
| Service au volant | Drive, Mac'Drive, Service au volant | Panneau d’indication à l’extérieur des restaurants de restauration-rapide où les chauffeurs se dirigent pour passer une commande. |
| Stationnement | Parking | Parking est un anglicisme. Alors que car park ou parking lot sont les équivalents anglais. |
| Suçon | Sucette | Et inversement, sucette, au Québec, a le sens du suçon européen. |
| Téléroman | Feuilleton télé | |
| Tête-heureuse | Imbécile heureux | |
| Toutou | Ours en peluche | En Belgique et en France (mais aussi au Québec), toutou est un terme familier qui désigne le chien. |
| Traversier | Ferry | Ferry est un anglicisme. |
| Trôner | Déféquer (en étant sur le trône) | Évacuer des matières fécales. |
| Tsé | Tu sais | Est utilisé aussi en vouvoyant et pour reprendre son souffle durant la phrase. Exemple : Vous savez l'gars qui fait d'la radio là, tsé, Bob Tremblay ; ben y m'doit quinze piasses ! |
| Tu | « Tu » s'utilise dans le même sens qu'en Europe, mais on peut aussi l'employer dans une phrase interrogative en tant que particule marquant le caractère interrogatif. Exemple: Ça finit-tu bientôt ? T'es-tu là ? | |
| Turlutte | Chanson entraînante | Une turlutte en Europe est une fellation. |
| Vidanges | Ordures, poubelle | Le terme le plus fréquemment utilisé est tout de même poubelle. Exemple : « Va mettre les poubelles (ou vidanges) au chemin. » |
[modifier] Termes sans comparaison
- 30 sous : expression québécoise qui désigne une pièce de 25 cents. Après la colonisation de la Nouvelle-France, la monnaie britannique fut introduite dans la nouvelle colonie britannique. À ce moment, une livre britannique valait 120 sous, donc la pièce d'un quart de livre valait 30 sous. Depuis ce temps, et ce, même après la mise en place de la monnaie canadienne, une pièce de 25 sous (un quart de dollar) est appelé un 30 sous. « Quatre trente sous pour une piastre! »
- Pitoune : le terme « pitoune » est d'origine québécoise et désigne d'abord un tronc d'arbre jeté à l'eau pour son transport vers une usine de papier. Par dérivation, il est devenu un qualificatif très familier applicable à une jeune fille tendre et jolie.
- Ce mot tire son origine de la manière, par les Britanniques, de désigner les campements des Canadiens-Français. Ils appelaient ceux-ci les happy town (« villes joyeuses ») d'après la jovialité et la quantité de fêtes célébrées.
- Dans certaines régions tel que l'Abitibi-Témiscamingue, l'expression jouer à la « pitoune » fait référence à jouer au hockey sur glace chaussé de bottes au lieu de patin.
- Pitoune est aussi le nom donné à une attraction aquatique du parc montréalais La Ronde.
- Ce terme est également utilisé pour désigner des rondelles de plastique utilisées pour marquer les numéros dans les jeux de bingo.
- Sloche (prononcer slotche ou simplement sloche, selon les régions) :
- Neige fondante mêlée au sel de déglaçage (vient de l'anglais slush), dans la langue orale familière. Le terme « gadoue » est son équivalent dans la langue écrite.
- Boisson fruitée consommée durant l'été et composée de glace concassée et de sirop à saveur artificielle de fruits (ou de vrais fruits). En France c'est du granité.
- C'est aussi la marque déposée utilisée par Alimentation Couche-Tard pour sa sloche.
[modifier] Préservations de formes
De nombreuses différences entre le français québécois et le français européen proviennent de la préservation de certaines formes aujourd'hui archaïques en Europe.
- Une « cour » est un « jardin » (en France, le mot « cour » a perdu ce sens).
- Le mot « breuvage » est utilisé pour « boisson » en plus de ce dernier terme; c’est un mot de vieux français duquel le mot anglais beverage est originaire. « Breuvage » peut être utilisé en français d'Europe, mais il a généralement une nuance parfois péjorative ou précieuse. De plus, le terme « boisson » est plutôt utilisé au Québec pour désigner une boisson alcoolisée (de la boisson).
- « Piastre » (prononcé piasse), terme argotique pour un dollar (équivalent de « balle » en France) est en fait le mot originellement utilisé en France pour le dollar américain ou espagnol.
- Le mot « couple » est un nom masculin en français, mais au Québec il est également utilisé comme nom féminin dans des expressions telles que une couple de semaines. On pense souvent que c’est un anglicisme, mais il s’agit en fait d'un reste de français archaïque. Cette confusion n'est cependant pas si erronée, étant donné que la langue anglaise elle-même inclut des archaïsmes français et normands (par exemple la prononciation du « ch » initial en /tʃ/).
- « Frette » vient de l’ancien français. Ce mot signifie qu’il fait très froid. Il est du registre parlé.
[modifier] Modification de sens
Au Québec, d'autres mots ont, par ailleurs, subi un glissement de sens tel qu'ils ont un sens différent de celui ayant cours en France :
- « lunatique » désigne une personne distraite, qui est « dans la lune » ; tandis qu'elle désigne en France une personne changeant constamment d'humeur, sous l'influence, dit-on, de la lune ;
- « branler » signifie « masturber » en français européen et québécois mais possède également des sens variants. Il veut dire « se déplacer lentement », par extension « hésiter » (« branler dans le manche »), au Québec, tandis qu'en France, ce terme signifie « perdre son temps à ne rien faire ». « Branler » veut également dire « remuer » au Québec, comme celle d'un chien lorsqu'il est content ;
- « jaquette » désigne une chemise de nuit ou une chemise d’hôpital, une sorte de veste en France ;
- « turluter » désigne un style de chant folklorique en québécois tandis qu'elle est utilisée comme terme humoristique pour désigner une « fellation » en France.
Certains glissements proviennent de l'influence de l'anglais : « supporter » signifie entre autres « encourager ».
[modifier] Verbe être
Dans le langage parlé, on retrouve beaucoup de contractions et de déformations du verbe être. Bien entendu, le français québécois officiel n'approuve pas ces abus.
- « s'tu » : est-ce... « S'tu toi qui est venu me voir hier soir? » ; « S'tu ton chum? »
- « tu (verbe)-tu » : (verbe)-tu... « Tu veux-tu aller au cinéma? » « Tu sors-tu avec cette fille? »
- « 'tu » : veux-tu, es-tu... (l'accent sur le tu remplaces le verbe qui ne peut être deviné que par le contexte) « 'Tu une bière? » « 'Tu heureux icitte? »
- « Té-tu » : es-tu. « Té-tu malade? »
- On retrouve quelquefois dans le langage parlé uniquement « sontaient » pour « étaient »;
[modifier] Modifications non sexistes
Le français québécois officiel a une approche très différente des français de France en ce qui concerne le langage sexiste. Il y a une plus grande tendance à généraliser les marqueurs féminins parmi les noms de professions. Ceci est fait afin d'éviter de parler d'une femme avec un nom masculin mais surtout de ne pas contribuer à suggérer qu'une profession particulière est avant tout masculine. Des formes qui seraient perçues comme étant très inhabituelles et agressivement féministes en France sont communes au Québec, comme « la docteure », « la professeure », « l'écrivaine », « la mairesse », « la première ministre », « la gouverneure générale ». Nombre de ces formes ont été officiellement recommandées par des agences régulatrices variées. Le gouvernement français s'y dirige tardivement pour l'usage officiel (« Madame la ministre »).
De plus, au lieu de suivre la règle selon laquelle le masculin inclut le féminin (le masculin étant traditionnellement considéré un genre non marqué ou neutre), il est relativement commun de créer des doublets, en particulier pour des discours inclusifs : « Québécoises et Québécois », « tous et toutes », « citoyens et citoyennes » Autre exemple: Le Syndicat Professionnel des Infirmières et Infirmiers du Québec
On notera au passage que Charles de Gaulle ouvrait ses discours par « Françaises, Français » : ce fut le premier à le faire, et fut en cela suivi par ses successeurs. Avant-guerre, l'usage était inverse : "Français, Françaises" .
En outre, une association au Québec, plutôt que d'utiliser soit « professionnels » (masculin seulement) ou « professionnels et professionnelles » (masculin et féminin), a décidé de promouvoir un néologisme épicène sur le modèle de « fidèle », en se nommant la « Fédération des professionèles ». Cela a toutefois déclenché un débat animé et reste une forme plus que marginale d'écriture se voulant non sexiste du français québécois.
D'un autre côté, en discours familier, certains marqueurs féminins se perdent ; par exemple, la prononciation « y » (dérivée de « ils ») est souvent utilisée à la fois pour « ils » et « elles ».
Au Québec, et plus généralement au Canada, on évoque plutôt les droits « de la personne » (faisant référence à la Charte des droits et libertés de la personne, charte propre au Québec) plutôt que les simples droits « de l'Homme ». D'ailleurs, le mot humain remplace de plus en plus le mot hommes (au sens des êtres humains), ce dernier ne désignant de plus en plus que les humains de sexe masculin.
[modifier] Termes informatiques
L'Office québécois de la langue française propose des équivalents français pour les termes techniques et usuels anglais en informatique ; l'emploi de ces termes varie selon l'environnement de travail, le bilinguisme français-anglais des utilisateurs et l'habitude d'éviter les anglicismes. Ainsi, au Québec, l'Office prône l'emploi de courriel au lieu de e-mail (terme officiellement recommandé aujourd'hui en France et dans certains cantons suisses, notamment Genève), pourriel au lieu de spam mail, polluposteur ou pourrielleur au lieu de spammer, pollupostage ou pourriellage pour spamming, clavardage et clavarder au lieu de chat et to chat, baladodiffusion et balado (fichier) au lieu de podcasting et podcast, hameçonnage au lieu de phishing, espiogiciel au lieu de spyware, blogue ou blogueur au lieu de blog et blogger, etc.
Les Québécois ont emprunté quelques mots de leur vocabulaire à l'anglais, mais aussi, de relativement nombreux mots aux langues amérindiennes (le mot Québec est d'ailleurs dérivé d'une langue autochtone et signifie « là où le fleuve se rétrécit »). Plusieurs mots ou locutions sont aussi nés de troncages des mots ou des suites des déformations phonétiques.
La plupart des mots dérivant de l'anglais sont surtout utilisés dans les grandes régions urbaines, comme Montréal, ou dans les régions limitrophes aux frontières américaines ou des autres provinces canadiennes anglophones.
[modifier] Termes nautiques
Un certain nombre de termes possédant dans d'autres régions francophones un sens strictement nautique sont utilisés dans des contextes plus larges au Québec. Cela est dû au fait que, jusqu’à l'arrivée du chemin de fer et des liaisons routières, le seul moyen de transport était la voie fluviale du Saint-Laurent, autour duquel la majorité de la population est, encore aujourd'hui, située. Par conséquent, le Québec a une forte tradition maritime : malgré un quart de millénaire d'occupation britannique, le français est toujours demeuré et demeure encore la langue utilisée par les pilotes sur le Saint-Laurent.
Par exemple, le mot débarquer est employé au Québec pour indiquer la sortie hors d'un moyen de transport (voiture, ascenseur, etc.) et embarquer pour l'opération contraire. De plus, il n'est pas rare d'entendre les locuteurs plus âgés ou situés en milieu rural utiliser haler au lieu de tirer, virer au lieu tourner; les vieux bricoleurs font des « radoubs » sur leur maison. On disait aussi « dégréez-vous » pour dire aux invités d'enlever leurs manteaux. Un « grément » désigne un objet quelconque (bidule). Également, les termes «monter à/descendre à» sont utilisé pour parler d'un voyage d'une ville vers une autre. À l'origine, cela suivait la direction du courant du fleuve St-Laurent (ou autre cours d'eau majeur selon la ville). Ainsi, on dirait «descendre à Québec» si l'on vient de Montréal ou «monter à Québec» si l'on vient de Rimouski par exemple. On pourrait également dire «descendre à Québec» si l'on part de la ville de Chicoutimi, en faisant référence cette fois au cours de la rivière Saguenay. Mais de nos jours, monter et descendre sont utilisés dans un sens comme dans l'autre sans que la direction du courant n'ait d'importance. Le poète et chansonnier (faiseur de chansons) Gilles Vigneault a tout un vocabulaire de pêche fluviale, alors que Félix Leclerc a celui du paysan de l'île d'Orléans.
[modifier] Morphologie
Certains affixes se retrouvent plus fréquemment au Québec qu'en France, en particulier le suffixe -eux (provenant du dialecte normand) qui possède un certain sens péjoratif : téter → téteux (lèche-cul) ; niaiser → niaiseux (idiot, agaçant) ; obstiner → obstineux (ergoteur, argumentateur) ; pot → poteux (consommateur ou revendeur de marijuana, « pot » (prononcer le t final) signifiant « marijuana »).
On retrouve aussi fréquemment le suffixe -age, qui désigne l'action de, sans sens péjoratif: magasiner → magasinage, voyager → voyageage.
[modifier] Anglicismes, archaïsmes, calques et prêts linguistiques
La prononciation des emprunts à l'anglais dépend fortement à la fois de son contact avec la communauté anglophone et de la lexicalisation associée au terme.
Ainsi, un terme lexicalisé aura une prononciation francisée, s'adaptant à la phonologie et à la phonétique du français. C'est le cas des mots tels bécosse et van (prononcé vane). Un terme non lexicalisé, tels washer et running shoe, pourra être prononcé à l'anglaise, selon l'accent propre du locuteur. La lexicalisation dépend surtout de la tradition, de l'habitude et de l'idiolecte.
Cette règle dépend alors du contact du locuteur avec la langue anglaise (influence de l'idiolecte). Un francophone qui est peu en contact avec des anglophones ou des francophones bilingues aura tendance à tout franciser phonétiquement. À l'inverse, un francophone fortement exposé à l'anglais aura même tendance à retourner à la prononciation anglaise, si l'emprunt est. Dans ce dernier cas, van retrouverait sa prononciation originale. On peut parler ici d'hyper-correction.
Exception : bécosse resterait cependant francisé, l'emprunt étant pratiquement complètement lexicalisé, en témoigne l'orthographe.
Lorsque le terme est grammaticalisé, tels les verbes toaster et caller, le terme peut perdre définitivement sa prononciation anglaise, même chez le francophone anglophile. La logique derrière cette perte est que le mot subit la grammaire française comme n'importe quel autre mot, il n'est plus anglais, mais québécois.
Leur étymon respectif toast et call conserve cependant sa prononciation variante.
À noter que la grammaire anglaise ne s'applique pas. (Il n'y a pas de grammaticalisation philologique.) Ainsi, on ne dira pas des washers en prononçant le s final. Un « s » serait ajouté à l'écrit, mais la prononciation suivrait la règle française. Cependant, running shoe ayant été emprunté comme un terme pluriel, on pourra rencontrer le terme avec un s prononcé à l'anglaise ([z]).
Certains mots du français utilisé au Québec sont également archaïques et désuets vis-à-vis le français moderne international. Mis hors de l'usage encore aux XVIIIe - XIXe siècles en France, les mots tels que pocher, galipote, charrue et maggané peuvent encore se rencontrer dans le lexique québécois. Leur utilisation, par contre, a drastiquement diminué depuis les vingt dernières années, mis à part maganné, et continue de diminuer encore aujourd'hui. Les mots sont courants chez les tranches les plus âgées de la population.
D'autres mots, tels côte et coteau sont venus du français artisanal des premiers colons de la Nouvelle-France et sont bien ancrés dans l'histoire du Québec. On en fait un usage très courant de nos jours, surtout au niveau cadastral, pour ainsi souligner l'héritage français sur l'ancienne colonie.
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| Mot ou expression | Origine | Signification | Explication/exemple |
|---|---|---|---|
| Aniwé, éniwai | Anglais anyway | De toute façon | « Je voulais aller là anyway. » |
| Anorak | inuit | Manteau court à capuchon | |
| Astheure, asteur | À cette heure | Maintenant | « Astheure, qu’est-ce qui va arriver ? » « Il fait noir de bonne heure astheure. » |
| (En) avoir son voyage | Être fatigué, voire écœuré de quelque chose. Ou être très surpris (variante sans le « en ») | « J’en ai mon voyage de t’entendre ! » « Elle est enceinte ? Ah ben ! J’ai mon voyage ! » |
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| Awaye, awé (prononcé ah oueille) | Envoie (3e personne du verbe envoyer) | Vas-y, allez-y | « Awé, appelle le taxi. » |
| Barniques | Lunettes | Souvent péjoratif : lunettes peu esthétiques, le plus souvent par leur taille | |
| Batterie | Anglais: Battery Employé dans le sens de pile, batterie est un anglicisme. Par contre, si le terme est utilisé pour désigner la réunion d'éléments générateur d'électricité du même type, alors il est français accepté.[4] |
Pile sèche, électrique | |
| Bicycle (prononcer bécique ou bicique)(familier) | Anglais bicycle (bicyclette) | Bicyclette, vélo | Un bicycle à gaz : une moto (familier) |
| Bécosse | Anglais : back house, qui vient aussi de l’allemand Backhauss | Toilette extérieure, sanisette. | |
| Ben, bein, bin, bè | Calque de well en anglais | 1. Bon, eh bien, eh donc 2. lorsque se place au début d'une phrase, signifie l’opposition ou la négation (analogue de mais) 3. Peut aussi prendre les sens beaucoup, très et extrêmement, tout dépendant du contexte. |
« Eh bein, on verra ! » « Ben là, tu m’fais chier. » « Bè non ! » « J’ai ben de la monnaie. » « Je t’aime ben fort. » |
| Bizoune | Ancien français | Sexe masculin (Aussi appelé Penis ou Graine) | |
| Bombe (vieux) | Bouilloire | Par analogie de forme, Femme aux formes avantageuses en France | |
| Botch, boutch, boutte | Anglais butt | Mégot de cigare, cigarette | |
| Brailler | Ancien français | Pleurnicher, pleurer ou encore chialer, se plaindre | « Mon prof n’arrête pas de brailler quand je suis en retard. », En France brailler signifie parler fort. |
| Branler | 1. Hésiter 2. lambiner, traîner 3. (se) masturber |
Branler dans le manche | |
| Branleux(euse) | Personne hésitante, lambineuse | « Avance, branleux ! » | |
| Brassière | Ancien français | Soutien-gorge | |
| Caller (prononcer câller) | Anglais (to call) | Appeler. Aussi: animer une danse traditionnelle par l'indication des figures à effectuer. | |
| Caller | Boire à fond, finir le verre rapidement (généralement en une gorgée). | Se dit aussi finir d’une shotte. | |
| Canceller | Ancien français : barrer, cloîtrer et de l’anglais to cancel | Annuler | « J’aimerais canceller ma commande » |
| Canard (vieux) | Bouilloire | Par analogie de forme et de son. N’est utilisé que dans quelques régions. | |
| Cash | Anglais | Argent | Payer cash : payer comptant |
| Cave (adjectif et nom) | Idiot, imbécile | « T’es vraiment un beau cave. » | |
| Cédule | Proviens du mot Schedule en anglais | Horaire | |
| Char | Français : de l’ancien français charriote (XIIe siècle, de car, du latin carrum (chariot)[5] | Voiture (automobile). Anciennement, les gros chars étaient les trains, les petits chars, les tramways. | |
| Charrier | 1. Exagérer 2. Transporter une grande quantité de choses ou une lourde charge |
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| Charrue | Ancien français vulgaire | 1. Prostituée (surtout âgée) 2. femme rustre, sans éducation, sotte 3. femme laide, répugnante, dégoûtante 4. Chasse neige (utilisé pour déneiger les routes et chemins, l'hiver, à cause de la forme de la lame en avant) |
« Tu vas tu encore sortir avec c’te charrue ? » |
| Checker (ou "tchequer") | Anglais | Regarder, vérifier (selon le contexte) | « Check moi le touriste là-bas » « Check [la pression de] mes pneus ». Utilisé parfois pour contrôler, vérifier en France. |
| Chialer | Ancien français | Se plaindre | Ailleurs dans la francophonie : pleurer (familier) |
| Chique, chix (prononcé tchique) | Anglais chick | Belle femme, belle fille, très jolie et ravissante, parfois même sexy | « Ta sœur est une vraie chique ! » |
| Chou-claque | Anglais (shoe-clack) | Basket tennis, chaussures de sport | « J’aime bien jouer au hockey dans la rue avec mes nouveaux chou-claques. » |
| Coat (prononcer côte') | Anglais | Manteau | |
| Colon | Ancien français pour les habitants d'une colonie | Homme sans manières, sans éducation, idiot, rustre | « Mon voisin est un vrai colon ! », En France : sauvage |
| Cool (prononcé coule) | Anglais | Chouette, génial, parfait, superbe, super, | « Les vacances, c’est cool. ». Utilisé en France |
| Cooler (prononcé couleur) | Anglais | Glacière | |
| Coqueron | Anglais (cook room) | Remise, appentis, endroit exigu | |
| Côte | Mot anciennement utilisé pour désigner un « rang » seigneurial dans le découpage territorial de la Nouvelle-France | 1. Pente 2. Rue principale formée à partir de l’ancien chemin du rang |
Le chemin de la Côte Saint-Antoine (Montréal), prononcé simplement la Côte-Saint-Antoine |
| Coudon, coudonque | Simplification des mots écoute donc | Voyons, tiens, voilà | « Coudon ! Je l’ai pas vue, celle la ! » |
| Créature | Vieux sens du mot | Femme, fille, adolescente | « Quelle belle créature! » (se dit d’un homme qui manque de masculinité). Utilisé en france pour un belle femme qui parais inaccessible. |
| Crosse | Vieux sens | 1. Injustice, trahison, menterie 2. Hockey sur l’herbe |
« C’est d’la crosse ! » « Veux-tu aller jouer à la crosse avec nous ? » |
| Crosser (se) | Vieux sens | 1. Duper, trahir, (se) faire avoir ou (se) faire baiser 2. Se masturber |
« On s’est fait crosser encore ! » |
| Couverte | Couvre-lit , plaid | ||
| Cutex | Cutex, marque de commerce | Vernis à ongles | |
| Dash (se prononce datchou"dashe") | Anglais | Tableau de bord (automobile) | « Les clés sont sur le dash » |
| Dégueux, dégueulasse | Dégoutant, répugnant, laid | « Berk ! C’est dégueulasse ! ». Même sens en France au quel s'ajoute un second sens : injuste (familier). | |
| Dépanneur | Du verbe dépanner, venir à la rescousse | Petite épicerie du coin de la rue, supérette | |
| Drab ou drabe | Anglais | 1. Beige 2. Sans vie, sans relief, sans intérêt |
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| Drette (familier) | Déformation du mot direct ou droite | Droit (encore entendu en france dans certain campagne de Vendée-Poitou) | « C’est drette en avant de toi. » « Tourne à drette. » |
| Éfouèrer, afouairer | Écraser (s'éfouèrer : s'écraser de façon disgracieuse sur un divan par exemple) | ||
| Enfarger, s'enfarger | Faire trébucher, trébucher | ||
| Enfirouâper | Dérivation de sens, de l’anglais in fur wrapped (enveloppé de fourrure)[6] | Tromper, duper, avaler, se faire attraper | « Je me suis encore fait enfirouâper! » |
| Épicerie(s) | Emplettes, courses | « Je vais aller faire l’épicerie. » (« Je vais faire les courses »). | |
| Faque, fèque | (Qui) fait que | Alors, donc, de cette manière | |
| Flashlight | Anglais | Lampe de poche | Anglicisme de moins en moins utilisé. |
| Foin | Argent (surtout en grand nombre) | Blé s’emploie aussi dans ce sens. | |
| Foufounes | De l’enfantin frou-frou | Fesses | Ailleurs dans la francophonie, employé au singulier : désigne le sexe féminin. |
| Frette | Ancien français fraide | (Très) froid | « Y fait frette à matin ! » |
| Fuse (prononcer fiouze) | Anglais | 1. Fusible (dans un tableau d'alimentation électrique) 2. Flatulence (plus rare) |
1. Anglicisme de moins en moins utilisé (sauf dans sauter une fuse = péter les plombs). En France Fuse (du verbe fuuer) qui va dans tout les sens. |
| Galerie | Balcon | ||
| Galipote (courir la) (vieilli) | Ancien français | Chercher à séduire ou vivre dans la débauche, voire courir au devant des ennuis | |
| Garnotte(s) | Ancien français | Gravier, (garnotter : lancer vivement un projectile) | |
| Gosse(s) | Usage déformé du contexte de la progéniture (à l'initiale signifiant les enfants de quelqu’un) | Testicules, couilles, bijoux de famille | « Arrête de jouer avec tes gosses ! » (autrement dit : « Arrête de te masturber ! ») |
| Gosser | De l'ancien usage artisanal voulant dire construire, fabriquer (essentiellement, avec du bois) | 1. Faire n'importe quelle action avec n'importe quel objet (peut être vu comme le verbe foutre) 2. Travailler dur, sans repos sur qqch |
« Cosser que t’as gossé encore ? » (sarcastique par la rime avec cosser) « J’en ai vraiment gossé des choses à soir. » pour « J’ai vraiment fait beaucoup là dessus hier soir. » |
| Guidoune | De l’anglais to get down (with somebody), coucher (avec quelqu’un) | Petite femme, prostituée, pute (péjoratif de moins en moins utilisé aujourd’hui) | |
| Hot (prononcé otte) | Anglais | Intéressant, fascinant, magnifique, chouette. En France : chaud > Attirant (sexuellement) | « Si c’est pas hot, ça ! » |
| Icitte | Ancien français | Ici | « Viens icitte ! » Prononciation archaïque, tel litte : lit. Présente aussi en Catalogne. |
| Innocent | Peu instruit, imbécile, naïf (aussi utilisé au sens de non coupable) | Péjoratif (peut avoir le même ses que gentil en France) | |
| Jammer (prononcé djammer) | Anglais : to jam | 1. Coincer 2. Jouer, faire de la musique |
« La porte est jammée. » « On a jammé du rock et du reggae. » |
| Jardin | Potager | ||
| Kesséça (ou, plus rare, kosséça), kesser ça (kosser ça) | Qu’est-ce que c'est que cela | « Kosser que tu viens d’me dire ? » « Du kesser ça ? » (synonyme de « Quoi donc ? ») |
|
| Ketch, kitch | Anglais | Verrou (de moins en moins utilisé) | |
| Kodak | Kodak, marque de commerce | Appareil-photo (tend à être remplacé par caméra) | |
| Laveuse | Machine à laver, lave-linge | ||
| Lurette | Archaïsme du mot heurette (petite heure) | Une période de temps inexistante, imaginaire et satirique N'est utilisé dans |
« Attends-moi à lurette. » pour « Ne m'attends pas. ». Utilisé en France avec l'expression : depuis belle lurette, depuis longtemps. |
| Machines (faire le tour des) | Expression datant de l’époque industrielle | Examiner, visiter, aller voir quelque chose ou quelqu’un | « J'va faire le tour des machines chez Guillaume. » |
| Magasiner, magasinage | Calque du mot anglais shopping | Faire des courses, faire des achats | « On s’en va aller magasiner dans l’mail. » |
| « Ça m’maggane le cœur » au lieu de « Ça me déchire le cœur » | |||
| De l’anglais mall | Centre d’achats (très répandu en Amérique du Nord) | ||
| Maringouin | Tupi-guarani : mbarigui | Moustique | Aussi utilisé aux Antilles |
| Matante (nom) | Tante | Tantine | |
| Matante, mononcle (adjectif) | Ringard, vieux-jeu | « Mets pas ces lunettes-là, ça fait matante ! » « D'la musique de mononcle. » |
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| Mononcle (prononcer « mononque ») | Mon oncle | Tonton | |
| Maudusse, mauzusse | provient du mot maudit qui était à l'époque considérer comme un juron et non d'un anglisme de moses ou moise..., possiblement angl. « Moses » (Moïse, le personnage biblique) | Meince, a Mince ! Zut alors, ah non, maudit(e) | « Mauzusse, j'ai oublié mon rendez-vous! » |
| Maudille, (en) maudit | Défiguré des jurons religieux de l’ancien régime (maudire) | Beaucoup, trop (très), fort | « La semaine, on y travaille en maudit ! » « Maudite de bonne idée, ça ! » |
| Moppe | anglisime de mop | Vadrouille, serpillière | |
| Neveurmagne (vielli) | Anglais nevermind, ne pas s’en faire | Laisser faire, oublier | |
| Newfie (prononcé nioufi) | Se référant aux habitants de Terre-Neuve, Newfoundland et aux imbéciles en général | Imbécile | Terme péjoratif |
| Niaiseux | Dérivé de niais | Personne peu intelligente | « Mon père est niaiseux » |
| Nono, nonoune | Idiot, idiote | « Mon père est nono » | |
| Nounounerie | Dérivé de nono | Idiotie, niaiserie, stupidité | « Arrête de dire des nounouneries» |
| Noune | Sexe féminin | ||
| S’ostiner, s’astiner | Dérivé de (s’)obstiner | Contredire, ergoter, argumenter, s’opposer à qqch (terme péjoratif) | « Arrête ! T’astines pour rien ! » |
| Ostineux (euse), astineux (euse) | Dérivé de (s')obstiner | Personne contrariante, chicanière | |
| Pantry (prononcer pennetré) | Placard | Terme de moins en moins utilisé | |
| Parker, parquer, pâker | Français : mener au parc (les animaux) ; anglais : to park | Stationner (les deux termes sont aussi utilisés au Québec) | « J’va aller pâquer mon char. » |
| Patente (ou patente à gosse) | Ancien français : brevet émanant du roi | Bidule, machin, truc, chose, schmilblick (ce dont on ne connaît pas tout-à-fait l’utilité) | « C’te patente m’fait peur! » |
| Patenter | Ancien français : délivrer une patente | Inventer, fabriquer, réparer | |
| Patinoire à poux | Calvitie | ||
| Peanut | Anglais : peanut | Cacahuète, Arachide | |
| Pis, pi | Puis | Et, en plus, en dessus de Très souvent utilisé au milieu des phrases pour les lier entre elles. Contrairement au français international, n’est pas nécessairement placé au début de la phrase et répandu dans le langage familier (remplace et d'une certaine manière) |
« Pis ton frère, y va bien ? » « Pi là, elle m’pal pu. » |
| Pitoune | Anglais happy town, réduit à pi town | Belle fille, fille de peu de vertu (selon le ton et le contexte) | Langage populaire, voire inconvenant |
| Plasteur | Anglais : plaster | pansement | |
| Plate, platte | Du mot plat | Moche, nul, sans intérêt | « Mon travail est plate » « Que la vie est bein platte ! » |
| Plotte | Sexe féminin (aussi sens figuré) | Chercher de plotte à satisfaire (allusion aux relations sexuelles, se dit aussi chercher du cul à satisfaire) | |
| Plogue | Anglais : plug | Prise de courant électrique ou publicité (faire une plogue à la télé) | |
| Ploguer | Anglais : plug | Mettre en relation, en contact Brancher un appareil électrique |
« Je me suis fais ploguer pour une job » (se faire pistonner, en France). « J’arrive pas à ploguer la lampe. » |
| Pogner | Possiblement, du mot pogne, de l’ancien français | 1. Attraper, empoigner, prendre, obtenir (propre et figuré) 2. (intr.) Être populaire, susciter un grand intérêt de la part du sexe opposé 3. Attraper une maladie 4. Capter une station de télévision ou de radio 5. Se pogner avec : se battre contre quelqu’un. |
« T'as pogné une blonde, finalement ? » |
| Poche | Du verbe pocher, ancien sens de mettre hors d’usage | 1. De mauvaise qualité, mal fait, désuet, inutilisable (parlant d'un objet) 2. Ennuyant, nul, moche 3.La poche, poil de poche = poil de pubis (chez les hommes) |
« Ta montre est bein poche. » « C'est poche, ses blagues. » « Quelle émission de poches ! » |
| Polar | Polar, marque de commerce | Vêtement (de sport) en fibre synthétique | |
| Pôle | Anglais : pole, poteau | Tringle à rideaux | |
| Portique | Vestibule | ||
| Pot (prononcé pote) | Anglais pot | Cannabis, hashish, marijuana (équivalent du mot herbe en Europe) | « Tu veux tu du pot ? » |
| Pouce (faire du) | Faire de l'auto-stop | « Il voyage sur le pouce » | |
| Prélart | Revêtement de plancher, linoléum | ||
| Q-tip, q-tips (prononcé kiou-tipse) | Q-Tips, marque de commerce | Coton-Tige (marque de commerce), Baronnet-outer cure-oreilles | |
| Quétaine | Cu-cu, vieilli, démodé, désuet (figuré ou abstrait) | « C’te toune là est trop quétaine, ferme la radio. » « Moi, je suis un gars quétaine : j’aime ça faire des soupers romantiques avec ma blonde. »
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| Record (très vieux, prononcé récorde) | Anglais | Disque 33-tours, 45-tours | |
| Rester | Démeurer, résider, pas toujours temporairement (synonyme d’habiter) | « Dès ma naissance, chui toujours resté chez mes parents. » | |
| Robineux, robinard | Ancien sens du mot robin, charlatan vagabond, voleur ou petit criminel sans lieu de résidence permanent | clochard, sans-abri se dit aussi quêteux (ancien français), bum ou hobo, qui sont les usages répandus dans l’anglais américain |
« Faut pas parler aux robineux. » |
| Running-shoes, runnings | Anglais | Baskets, Tennis, chaussures de sport | |
| Sacrer | 1. Jurer avec des mots particuliers à cet usage : crisse, câlisse, cibouère, calvaire, sacristie, viarge, tabarnaque, astie, etc.; « sacrer comme un charretier » 2. Jeter, envoyer nonchalamment ou avec mépris ou violence : « il a sacré la télé par la fenêtre. » 3. Ne pas accorder d’importance à qqch. : « je m'en saque » |
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| Scotch-tape | Marque de commerce | Ruban adhésif | En France Scotch seulement. |
| Scott-towel | Marque de commerce | Essuie-tout, Sopalin (aussi une marque de commerce!) | |
| Sécheuse | Sèche-linge | ||
| Serrer | Ranger | « Serre-ça là où tu l'as pris. » | |
| Signe (vieux) | Anglais : sink | Évier | |
| Slotche ou sloche | Anglais | 1. Neige souillée de boue, surtout dans les rues urbaines 2. Glace pilée 3. Boisson faite de glace concassée et de saveur artificielle que l’on aspire avec une paille (barbotine) |
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| SOS | Marque de commerce | Tampons à récurer en laine d’acier | |
| Tanné(e) | Du verbe tanner | Fatigué(e), las(se), ennuyé(e) | « Chui tanné de l’hiver. », En France insister |
| Tasser | Du vieux sens mettre de côté, laisser faire | Déplacer, bouger, entasser (aussi pronominal) | « Pourrais-tu m’aider à tasser la table ? » « Tasse-toi ! », sens figurer laisser retombé (une rumeur par exemple) |
| Tayeule (familier, péjoratif) | Ta gueule, abrégé de ferme ta gueule | Tais-toi (taisez-vous), silence yeuler (gueuler) - être impoli, grossier, malappris |
« Tayeule, j’entends rien ! » |
| Toast/toaster (f) | Anglais | Toast = rôtie, tranche de pain grillée. Toaster (prononcer tôsteur) = grille-pain Peut être utilisé comme verbe (prononcer alors tôster) | « T’es en train de toaster ! » (Tu prends un coup de soleil) |
| Tomber en amour | Anglais : to fall in love | Tomber amoureux | |
| Toune, tounne | Anglais : tune | Chanson | |
| Trail (se prononce trèle ou tréle dépendant des régions) féminin |
De l’anglais qui signifie piste | Chemin, sentier, piste | « La trail la moins longue est ici » |
| Traileur (se prononce trèleur ou tréleur en fonction de la région) | De l’anglais trailer qui signifie caravane | Coffre semblable à celle d'un pick-up qui s'accroche derrière une voiture, pour transporter une moto-neige par exemple. | « Embarque dans le traileur. » |
| Tuque | Inuit Tujk | Bonnet d’hiver | |
| Turluter | Onopatopée turlu-tu | Chantonner | |
| Van (prononcer vanne) | Anglais | camion, fourgonnette | |
| Twit (se prononce touite) | Stupide, niaiseux, gaffeux | ||
| Varger | Frapper fort, battre (un objet) | « Varge-moi le donc ! » pour « Dis donc ! », « Dis alors ! » | |
| VTT (ou quatre-roues) | Véhicule tout-terrain de type quad et non pas un vélo de montagne (vélo tout-terrain) | ||
| Washer (prononcé washeur) ou gasket | Anglais | Rondelle ou joint d’étanchéité | |
| Wipers (se prononce wipeur) | Anglais | Essuie-glaces | « Il commence à pleuvoir, démarre les wipers » |
| Wind-washer (prononcé winne-washeur) | Anglais (windshield washer) | Lave-glace (tend à disparaître au profit de lave-glace) |
[modifier] Expressions
- Lâche pas la patate
Signifie de ne pas abandonner, de continuer et d'aller de l'avant. « Lâche pas la patate, tu vas réussir! ». À l'inverse, l'expression « lâche-moi la patate » veux dire laisse-moi tranquille.
- À un momend'né
Littéralement : "À un moment donné", c'est-à-dire à un moment quelconque. « À un momend'né, il faudra aller voir un film! ».
- (Que) Le yable l'emporte
Que le diable l'emporte : malédiction.
- Au yable vert
Signifie "à l'autre bout du monde", ou à un endroit éloigné ou inconnu. « On a amené mon frère à yable vert ». À rapprocher du français au diable vauvert
- Pogne pas les nerfs
« Fâche-toi pas! »
[modifier] Jurons ou sacres
Plusieurs jurons de la langue française du Québec ont un rapport avec l'Église catholique. Le fait de « sacrer » (utiliser des jurons avec ou sans intention de blasphème) a sans nul doute un rapport avec la position prédominante de l'Église dans la vie des Québécois jusqu’à la Révolution tranquille (1960-1970).
Attention, certains Québécois peuvent être très choqués par la violence de ces jurons, notamment dans la bouche de visiteurs français. Les termes peuvent paraître anodins vus d'Europe, mais peuvent autant blesser qu'un « nique ta mère » ou un « enculé de ta race » pour un Français. Leur usage ne doit donc pas devenir un jeu. Le sacre québécois, même sans intention de blasphème, peut offenser les chrétiens. De nombreuses variantes, considérées moins grossières, existent cependant.
- tabarnak (« tabernacle »)
- Variantes : tabarslak, tabarnik, tabarnouche, tabarouette,
- câlisse (« calice »)
- Variantes : câliboère, câlique, coliss, câlife, câline, (n'est pas prononcé comme le verbe « caliner »)
- calvaire
- Variantes : calvince, calvâsse, calvette, caltar
- Hostie, asti, ostifi, esti, osti, souvent abrégé en sti
- Variantes: estique, ostiche, estiche, astiche, osto, esto, asto, ostin
- crisse (« Christ »)
- Variantes : criffe, crime. Certains le finissent par : Chriss...tophe Colomb!
- ciboire, saint-ciboire
- Variantes : ciboère, cibole, cimonak, saint-cibolak
- viarge (« Vierge » - c'est-à-dire Vierge Marie)
- bout de ciarge (bout de cierge)
- sacrament (sacrement)
- baptême
- Variante: batinse
- esprit (c'est-à-dire Saint Esprit)
- torrieux (de «tort à Dieu»)
- Encenssoir
À cette liste s'ajoute le nom de saints jadis populaires dans la dévotion chrétienne :
- sainte Anne
- Variantes : bonne Sainte-Anne!
- saint Christophe
Les jurons sont fréquemment combinés en chaîne, dont la longueur est variable : « ostie de câlice de ciboire d'esti de tabarnak de crisse ».
Un autre phénomène est la conjugaison des jurons comme : « câlicer une volée » (flanquer une raclée) ou « crisser son camp » (foutre le camp). On dit aussi «décrisser» pour foutre le camp. Les jurons peuvent servir de nom, d'adjectif, d'adverbe ou de verbe :
- nom : C'est un p'tit crisse celui-là.
- adjectif : C'est une tabarnak de pneumonie
- adverbe : C'est crissement dur!
- locution verbale : être en tabarnak.
- verbe : Je lui ai crissé une volée.
Plusieurs mots qui ne sont pas autrement grossiers, ou des insultes, sont parfois utilisés à l'intérieur de chaînes de jurons, mais ne constituent pas par eux-mêmes des jurons : saint (saint-cimonak), innocent, sans-dessein, maudit(e)...
[modifier] Notes et références
- ↑ Étymologie de breuvage
- ↑ D'origine québécoise, le mot-valise courriel (contraction des mots COURRIer et ÉLectronique) présente l'avantage d'être court et peut concurrencer e-mail, emprunt intégral à l'anglais, qui est bien sûr à éviter en français.
- ↑ Exemple : VRAK.TV, TVA, TQS, Radio-Canada, Gouvernement du Québec, Gouvernement du Canada, Canoë, etc.
- ↑ Avis au public
- ↑ comme le breton karr (vieux breton carr), le gallois car, le vieil irlandais carr ainsi que l’anglais car, ce mot vient d’un terme gaulois. Emprunté au gaulois par le latin (carrum ou carrus), ce mot est passé aux langues latines, dont le français.
- ↑ L’étymologie anglaise de ce terme est fortement contestée aujourd'hui.Discuter:enfirouaper
[modifier] Liens externes
- Trésor de la langue française au Québec (Université Laval)
- Dictionnaires du français du Canada (Québec et Acadie)
- La Parlure, le dictionnaire collaboratif du français parlé.