Lewis Hodges

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Lewis Hodges (né à Richmond en 1918 - mort en 2007) fut un officier britannique qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, eut des fonctions au sein des squadrons suivants :

  • 49 Squadron (A/S/Ldr ; 1942)
  • 161 Squadron, qui sert le SOE pour ses missions clandestines en France. Lewis Hodges est pilote, puis commandant, en 1942-1944.
  • 357 Squadron (décembre 1944-1945), en Inde.

Pour accéder à des photographies de Lewis Hodges, se reporter au paragraphe Sources et liens externes en fin d’article.

Famille[modifier | modifier le code]

  • Son père : Arthur Hodges
  • Sa femme : Elizabeth Blackett (mariage en 1950), 2 fils.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Lewis Macdonald (Bob) Hodges naquit le à Richmond (Surrey)

Éducation : • St Paul's School • RAF College, Cranwell.

Il est Pilot Officer en 1938.

Lewis Hodges, officier d’aviation, pilotait un bombardier Hampden et, au retour d’une mission sur Stettin, touché par la Flak ennemie, s'est écraser en Bretagne à Pordic, Côtes d'Armor. Sorti indemne de son appareil, il réussit à traverser la France et à atteindre les Pyrénées où, peu avant de passer la frontière, il fut arrêté par la police de Vichy. Mis en prison, il s’évada, arriva en Espagne, où il tomba dans les mains des policiers espagnols… L’intervention des services diplomatiques britanniques, alertés, lui permit d’être assez rapidement libéré, et de gagner Gibraltar. Il était de retour dans son escadrille en juin 1941… Au cours de l’hiver 1942-1943, il prend le commandement du groupe des Whitleys et Halifaxes au sein du Special Duties Squadron no 161 qui « sert » le SOE), squadron dont il devient le patron en mai 1943. À partir de juillet 1943, il assure lui-même des pick-ups aux commandes d’appareils Hudson (c’est lui qui amènera Vincent Auriol et François Mitterrand en Angleterre). Il commandera ensuite le Special Duties Squadron no 357 en Inde ; il fut, après la guerre, l’un des responsables du Joint Services Staff College à Latimer ; il servit, un temps, au War Office, puis diverses autres affectations importantes, acheva sa carrière comme Commandant en Chef adjoint des Forces Alliées en Europe Centrale.

Il a pris sa retraite de la RAF en 1976, alors Air Chief Marshal.

De 1979 à 2000, il a été président de la RAF Escaping Society. Il a aussi été, pendant plusieurs années, président du Special Forces Club et du RAF Club.

L’Air Chief Marshal Sir Lewis Hodges est décédé le , à l’âge de 88 ans.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Sir Lewis Hodges a reçu les distinctions suivantes :

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]

  • Sur le site Special Forces Roll of Honour : fiche Lewis Hodges, avec photographie.
  • Libre Résistance, bulletin d’information et de liaison, anciens des Réseaux de la Section F du S.O.E. (Special Operations Executive), Amicale BUCK, numéro 19, 1er trimestre 2007, page 7.
  • Michael R. D. Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d'Action (SOE) en France 1940-1944, annot. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Tallandier, 2008, ISBN : 978-2-84734-329-8 / EAN 13 : 9782847343298. Traduction en français par Rachel Bouyssou de (en) SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, London, Her Majesty's Stationery Office, 1966, 1968 ; Whitehall History Publishing, in association with Frank Cass, 2004.
    Ce livre présente la version officielle britannique de l’histoire du SOE en France. Une référence essentielle sur le sujet du SOE en France.
  • Hugh Verity, Nous atterrissions de nuit…, préface de Jacques Mallet, 5e édition française, Éditions Vario, 2004.
  • Patrick Veyret, "Le Wing Commander Lewis Mac Donald Hodges. Des missions de bombardement aux opérations spéciales (septembre 1939-octobre 1945", Histoire de Guerre, no 28, septembre 2002, p. 46-53.


Biographie ABSA 39-45