Lew Archer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Lew Archer
Origine Drapeau des États-Unis Américaine
Sexe Masculin
Activité(s) Détective privé

Créé par Ross Macdonald
Interprété par Paul Newman
(rebaptisé Lew Harper)
Peter Graves
Brian Keith
James Faulkner
(rebaptisé Lew Millar)
Première apparition Cible mouvante (1949)
Dernière apparition Le Sang aux tempes (1976)

Lew Archer est un personnage de détective privé, créé en 1949 par l'écrivain américano-canadien Ross Macdonald. Avec le Continental Op et Sam Spade, héros de Dashiell Hammett, ainsi que le Philip Marlowe de Raymond Chandler, Lew Archer est considéré comme un des meilleurs exemples de la figure du détective privé de la littérature policière américaine et son créateur « comme l'un des grands écrivains de romans noirs de la seconde génération. »[1]

Origines[modifier | modifier le code]

Le nom de Lew Archer est un hommage à Dashiell Hammett : Miles Archer est le nom du collègue de Sam Spade assassiné dans Le Faucon maltais. Le personnage doit également son ironie, son sens de l'observation et de la déduction psychologique à Philip Marlowe, le héros de Raymond Chandler, « mais Macdonald réussit à imposer sa griffe personnelle et à donner à sa créature une identité propre. »[2]

Biographie[modifier | modifier le code]

Lew Archer, dont le nom complet est Lewis Archer, est né vers 1914 à Long Beach, où il passe sa jeunesse et son adolescence, « une période difficile de sa vie puisqu'il traîne dans les rues, hante les salles de billard et se fait même arrêter pour vol. »[3] Il s'engage dans l'armée pendant la Seconde Guerre mondiale et participe à plusieurs opérations militaires d'envergure lors de la Guerre du Pacifique, dont la bataille d'Okinawa. À la démobilisation, il entre au service de la police de Long Beach dont le manque d'intégrité le dégoûte au point de le pousser, après cinq ans, à en quitter les rangs pour devenir détective privé. Ses débuts difficiles et ses horaires impossibles précipitent son divorce avec son épouse Sue. Cette blessure affective laisse des traces dans une mélancolie qui ne quitte jamais totalement. Il réside en Californie du Sud, à Santa Teresa, ville imaginaire, inspirée de Santa Barbara.

Au cours de ses enquêtes, dont Lew Archer assure la narration, perce son dégoût à l'égard de la corruption endémique et de la dégradation morale des milieux familiaux nantis de la Côte Ouest qui font souvent appel à ses capacités de limier efficace et discret. S'il use souvent de remarques d'une fine ironie, son discours ignore tout cynisme appuyé et préfère adopter la position d'un observateur avisé et lucide de la réalité sociale américaine. En cela, il « joue le rôle généralement dévolu aux détectives du roman noir d'entre les deux guerres, celui de révélateur de la société. »[4] Il se singularise pourtant de plusieurs héros conventionnels du roman noir par son allégeance à la gauche américaine. Il « incarne les valeurs démocratiques et reflète, en la perpétuant, une certaine image idéale de l'Américain moyen, proche en cela des fils de Frank Capra empreint de l'idéologie rooseveltienne. »[5] En outre, parce qu'il échoue parfois dans ses investigations, s'intensifient chez lui le doute et le découragement, failles qui en font un héros profondément humain. Contrairement au Marlowe de Chandler ou au Sam Spade de Hammett qui paraissent plus imperturbables, « Archer est un homme blessé, meurtri, qui porte la croix de son passé. »[6] En outre, même s'il évolue dans le même environnement géographique, il se retrouve moins souvent mêlé que ses prédécesseurs à la criminalité au cœur des gros centres urbains : son domaine est plutôt celui des banlieues cossues et des petites villes californiennes.

Quand il amorce sa carrière de détective privé, à l'âge de 35 ans, il ouvre un petit bureau au 84111/2 Sunset Boulevard à Los Angeles et s'occupe d'abord d'affaires de divorce, puis de chantages, d'extorsions de fonds, de disparitions et, enfin, d'enquêtes criminelles complexes. Après quelques années, il privilégient les clients qui lui soumettent des affaires intéressantes, car il s'accorde la réserve de refuser de traiter les cas trop banals. Ses yeux bleus et sa haute taille - il mesure plus d'un 1m80 (exactement 6 pieds 2 pouces - n'en font pas pour autant un tombeur. Il demeure de glace devant les avances de la plupart des belles femmes qui viennent solliciter ses services (notamment dans Noyade en eau douce et dans Le Sourire d'ivoire) ou qu'il croise au hasard de ses enquêtes. Il s'interdit d'ailleurs tout épanchement sentimental et se fait fort d'éviter ainsi les pièges qu'on lui tend ou qu'il pressent parfois à tort. Il refuse également de se soumettre à l'appât du gain et de se livrer à toute forme de violence gratuite. Sauf dans de rares moments d'égarement ou de peur (car il cède parfois à pareilles faiblesses), Archer n'a recours à sa force physique ou ne tue un adversaire qu'en cas d'extrême nécessité.

Ses capacités de déduction doivent beaucoup à sa sensibilité et à sa connaissance de la psychologie humaine. Son attitude glaciale et son culot, voire son arrogance, ont pour but de susciter des réactions chez ses interlocuteurs d'où découlent de précieux indices et renseignements pour la conduite et la résolution de ses enquêtes. Il n'est pas rare qu'il persévère dans ses investigations même si son client et la police lui demandent avec insistance de laisser tomber. Toléré et plus que respecté par les autorités, il est notoire qu'il a régulièrement maille à partir avec les policiers corrompus, les individus louches, les menteurs et les insolents. Il accepte par contre de recevoir sans fausse modestie, mais non sans malaise, les remerciements et les sentiments d'admiration qui parfois lui échoient et qu'il apprécie d'autant qu'ils sont brefs et qu'ils restent discrets. Il ne se fait pourtant aucune illusion sur la reconnaissance de ceux à qui il vient en aide. Il sait qu'en principe un détective n'est pas là pour être aimé. Dans Noyade en eau douce, une phrase sibylline, dont il a le secret, précise sa pensée quand il déclare que tous et chacun détestent les privés et les dentistes. Et que ces derniers le leur rendent bien. Certes, il s'agit là d'une boutade plus que d'une conviction, car Archer possède à un haut degré d'humanisme qui perce maintes fois sous la carapace de dur à cuire que son métier le contraint à revêtir. En somme, il « hésite à incarner le privé sceptique et d'apparence détachée »[7] parce qu'il peut ainsi assumer le rôle d'une conscience.

Le cycle des enquêtes de Lew Archer compte dix-huit romans et onze nouvelles. De 1949 à 1976, le détective traverse ainsi plusieurs décennies. Or, au fil des aventures, le personnage ne change guère, si ce n'est qu'il vieillit. Dans le dernier roman, Le Sang aux tempes, il a 63 ans, « mais il mène toujours le même genre d'enquête (sur une fugue, une disparition) et observe toujours la même attitude. Ce sont les temps, en fait, qui ont changé. Les conflits entre époux, les problèmes d'incommunicabilité entre parents et enfants, et les ravages qu'ils provoquent (drogue, suicide, meurtres) - tout ce à quoi Lew Archer a toujours été confronté - prennent une nouvelle dimension et ont une tout autre résonance, à l'époque de la contestation générale. »[8] Le héros de Ross Macdonald poursuit donc inlassablement son travail et observe encore avec calme et sensibilité les maux de la société américaine. Toutefois, l'écologie, la question de l'environnement devient une préoccupation nouvelle, inédite même, chez Ross Macdonald qui illustre dans ses récits comment le saccage de la nature pèse sur le comportement des personnages. « Ce souci écologiste modifie légèrement la personnalité de Lew Archer, qui porte sur la Californie [des années 1970] un regard plus aigu et peut-être plus nostalgique qu'avant. »[9]

Série Lew Archer[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • The Moving Target (1949)
    Publié en français dans une traduction tronquée sous le titre Il est passé par ici, Paris, Presses de la Cité, Un mystère no 184, 1954 ; réédition, Paris, Presses de la Cité, Mystère no 147, 1971 ; réédition, Paris, J'ai lu no 2246, 1987 ; réédition sous le titre Cible mouvante, Paris, 10/18 no 2965, 1998 ; réédition sous le titre Il est passé par ici dans Polars années cinquante vol. 3, Paris, Omnibus, 1998
    Publié en français dans une nouvelle traduction intégrale sous le titre Cible mouvante, Paris, Gallmeister, « Totem » no 18, 2012
  • The Drowning Pool (1950)
    Publié en français dans une traduction tronquée sous le titre Cadavre en eau douce, Paris, Presses de la Cité, Un mystère no 179, 1954 ; réédition de la même traduction sous le titre La Toile d'araignée, Paris, Presses Pocket no 1246, 1976 ; réédition sous le titre Cadavre en eau douce, Paris, J'ai lu no 2133, 1987 ; réédition, Paris, 10/18 no 3018, 1998 ; réédition sous le titre La Toile d'araignée dans Polars années cinquante vol. 4, Paris, Omnibus, 1999
    Publié en français dans une nouvelle traduction intégrale sous le titre Noyade en eau douce, Paris, Gallmeister, « Totem » no 19, 2012
  • The Way Some People Die (1951)
    Publié en français dans une traduction tronquée sous le titre À chacun sa mort, Paris, Presses de la Cité, Un mystère no 172, 1954 ; réédition, Paris, Presses Pocket no 1078, 1974 ; réédition, Paris, J'ai lu no 1959, 1986 ; réédition, Paris, 10/18 no 3081, 1999
    Publié en français dans une nouvelle traduction intégrale sous le titre À chacun sa mort, Paris, Gallmeister, « Totem » no 29, 2013
  • The Ivory Grin ou Marked for Murder (1952)
    Publié en français dans une traduction tronquée sous le titre La Grimace d'ivoire, Paris, Presses de la Cité, Un mystère no 129, 1953 ; réédition, Paris, Presses de la Cité, Mystère no 110, 1970 ; réédition, Paris, J'ai lu no 2034, 1986 ; réédition, Paris, 10/18 no 3246, 2000
    Publié en français dans une nouvelle traduction intégrale sous le titre Le Sourire d'ivoire, Paris, Gallmeister, « Totem » no 31, 2013
  • Find a Victim (1954)
    Publié en français dans une traduction tronquée sous le titre Vous qui entrez ici, Paris, Presses de la Cité, Un mystère no 202, 1955 ; réédition, Paris, 10/18 no 3280, 2001
    Publié en français dans une nouvelle traduction intégrale sous le titre Trouver une victime, Paris, Gallmeister, « Totem » no 42, 2014
  • The Barbarous Coast (1956)
    Publié en français dans une traduction tronquée sous le titre Faut pas se mouiller, Paris, Presses de la Cité, Un mystère no 319, 1957 ; réédition sous le titre La Côte barbare, Paris, J'ai lu no 1823, 1985 ; réédition, Paris, 10/18 no 3210, 2000
    Publié en français dans une nouvelle traduction intégrale sous le titre La Côte barbare, Paris, Gallmeister, « Totem », 2014
  • The Doomsters (1958)
    Publié en français sous le titre La Malédiction des Hallman, Paris, Clancier-Guénaud, 1977 ; réédition, Genève, Éditions Famot, coll. Les Grands Maîtres du roman policier, 1980 ; réédition, Paris, 10/18 no 2145, 1990
  • The Galton Case (1959)
    Publié en français sous le titre Un mortel air de famille, Paris, Fayard, coll. L'Aventure criminelle no 173, 1964 ; réédition, Paris, J'ai lu no 1752, 1984 ; réédition sous le titre L'Affaire Galton, Paris, 10/18 no 2894, 1997
  • The Wycherly Woman (1961)
    Publié en français dans une traduction tronquée sous le titre Le Cas de la femme Wycherly, Paris, Fayard, coll. L'Aventure criminelle no 165, 1963 ; réédition sous le titre L'Affaire Wycherly, Paris, J'ai lu no 1631, 1984 ; réédition, Paris, 10/18 no 2825, 1997
  • The Zebra-Striped Hearse (1962)
    Publié en français sous le titre Le Corbillard zébré, Paris, Fayard, coll. L'Aventure criminelle no 179, 1964 ; réédition, Paris, J'ai lu no 1662, 1984 ; réédition, Paris, 10/18 no 2736, 1996
  • The Chill (1964)
    Publié en français sous le titre Le Frisson, Paris, Fayard, coll. L'Aventure criminelle no 187, 1964 ; réédition, Paris, J'ai lu no 1573, 1983 ; réédition, Paris, 10/18 no 2693, 1995
  • The Far Side of the Dollar (1965)
    Publié en français sous le titre La Face obscure du dollar, Paris, J'ai lu no 1687, 1984 ; réédition, Paris, 10/18 no 2640, 1995
  • Black Money (1966)
    Publié en français sous le titre Black Money, Paris, Hachette, 1972 ; réédition, Paris, 10/18 no 2535, 1994
    Publié en français dans une autre traduction sous le titre Mon semblable, mon frère, Verviers, Gérard, Marabout, BM no 742, 1981
  • The Instant Enemy (1968)
    Publié en français sous le titre La Mineure en fugue, Paris, Presses de la Cité, Mystère no 135, 1971 ; réédition, Paris, Presses de la Cité, coll. Punch no 93, 1971 ; réédition, Paris, J'ai lu no 2551, 1989 ; réédition, Paris, 10/18 no 2572, 1995
  • The Goodbye Look (1969)
    Publié en français sous le titre Un regard d'adieu, Paris, Hachette, 1972 ; réédition, J'ai lu no 1545, 1983 ; réédition, Paris, 10/18 no 2464, 1994
  • The Underground Man (1971)
    Publié en français sous le titre L'Homme clandestin, Paris, Hachette, 1971 ; réédition, Le Livre de poche no 3516, 1973 ; réédition, Paris, 10/18 no 2465, 1994
  • Sleeping Beauty (1973)
    Publié en français sous le titre La Belle endormie, Paris, Fayard, coll. Thriller, 1975 ; réédition, Verviers, Gérard, Marabout, BMno 726, 1980 ; réédition, Paris, 10/18 no 2516, 1994
  • The Blue Hammer (1976)
    Publié en français sous le titre Le Sang aux tempes, Paris, Fayard, 1978 ; réédition, Verviers, Gérard, Marabout, BMno 727, 1980 ; réédition, Paris, 10/18 no 2517, 1994

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • The Name is Archer (1955) - contient 7 nouvelles
  • Lew Archer: Private Investigator (1977) - contient tous les textes de The Name is Archer et deux autres nouvelles supplémentaires
    Publié en français sous le titre Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. Super poche no 8, 1993
  • Strangers in Town (2001) - recueil posthume qui contient trois nouvelles inédites, dont deux avec Lew Archer

Nouvelles[modifier | modifier le code]

Ces nouvelles sont reprises dans les recueils My Name is Archer, Lew Archer, Private Investigator, et Strangers in Town.
  • Find the Woman (juin 1946, Ellery Queen's Mystery Magazine)
    Publié en français sous le titre Chechez la femme, dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. Super poche no 8, 1993
  • The Bearded Lady (octobre 1948, American Magazine ; nouvelle aussi titrée Murder is a Public Matter)
    Publié en français sous le titre Tableau d'un meurtre, Paris, Opta, Mystère magazine no 160, mai 1961 ; réédition dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. Super poche no 8, 1993
    Publié en français dans une autre traduction sous le titre Dame avec une barbe, dans Histoires qui font mouche, Paris, Pocket no 1820, 1981
  • The Imaginary Blonde (février 1953, Manhunt ; nouvelle aussi titrée Gone Girl ou The Missing Sister Case)
    Publié en français sous le titre La Fille perdue, Paris, Opta, Mystère magazine no 303, mai 1973 ; réédition dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. Super poche no 8, 1993
    Publié en français dans une autre traduction sous le titre Une fille perdue, dans Histoires préférées du maître ès crimes, Paris, Pocket no 1819, 1981
  • The Guilty Ones (mai 1953, Manhunt ; nouvelle aussi titrée The Sinister Habit)
    Publié en français sous le titre Les Coupables, Paris, Opta, Suspense no 7, octobre 1956 ; réédition dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. Super poche no 8, 1993
  • The Beat-Up Sister (octobre 1953, Manhunt ; nouvelle aussi titrée The Suicide)
    Publié en français sous le titre La Sœur disparue, Paris, Opta, L'Antholgie du mystère no 19, 1974 ; réédition dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. Super poche no 8, 1993
  • Guilt-Edged Blonde (janvier 1954, Manhunt)
    Publié en français sous le titre Une blonde dorée sur tranche, Paris, Opta, Mystère magazine no 319, septembre 1974 ; réédition dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. Super poche no 8, 1993
    Publié en français dans une autre traduction sous le titre Une blonde coupable sur les bords, dans Anthologie de la littérature policière, Paris, Ramsay, 1980
  • Wild Goose Chase (juillet 1954, Ellery Queen's Mystery Magazine)
    Publié en français sous le titre Crime par procuration, Paris, Opta, Mystère magazine no 104, septembre 1956 ; réédition dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. Super poche no 8, 1993
  • Midnight Blue (octobre 1960, Ed McBain's Mystery Magazine)
    Publié en français sous le titre Midnight Blues, Paris, Opta, Mystère magazine no 317, juillet 1974 ; réédition dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. Super poche no 8, 1993
  • The Sleeping Dog (avril 1965, Argosy)
    Publié en français sous le titre Un chien de sa chienne, Paris, Campus éditions, Thriller no 3, mai-juin 1982 ; réédition dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. Super poche no 8, 1993
  • Strangers in Town - nouvelle écrite en 1950, publiée de manière posthume en 2001
  • The Angry Man - nouvelle écrite en 1955, publiée de manière posthume en 2001

Adaptations cinématographiques et télévisuelles[modifier | modifier le code]

Lew Archer est le héros de trois films, d'un téléfilm et d'une série télévisée.

Sous le nom rebaptisé de Lew Harper, Paul Newman l'incarne à deux reprises au cinéma :

Sous le nom rebaptisé de Lew Millar, James Faulkner devient le héros de Ross Macdonald (dont le nom véritable est Kenneth Millar) :

Autres incarnations :

  • En 1974, Peter Graves est Lew Archer dans le téléfilm The Underground Man de Paul Wendkos, d'après le roman éponyme de 1971.
  • De janvier à mars 1975, Brian Keith joue Lew Archer dans une série télé éponyme qui n'eut que six épisodes :
    • The Turkish Connection
    • The Arsonist
    • The Body Beautiful
    • Shades of Blue
    • The Vanished Man
    • Blood Money

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dans les années 1950 et 1960, les traductions des romans de Ross Macdonald aux Presses de la Cité, reprises ensuite dans les collections J'ai lu et 10/18, amputent plus du tiers des textes originaux.
  • En 2012, les éditions Gallmeister ont entrepris de nouvelles traductions intégrales des dix-huit romans de la série des Lew Archer, sous la houlette de Jacques Mailhos.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Mesplède, Dictionnaire des littératures policières, volume 2, p. 260.
  2. Robert Deleuse, Les Maîtres du roman policier, p. 110.
  3. Claude Mesplède, Dictionnaire des littératures policières, volume 1, p. 90.
  4. Denis Fernandez Recatala, Le Polar, p. 22.
  5. Claude Mesplède, Dictionnaire des littératures policières, volume 1, p. 91.
  6. Claude Mesplède, Dictionnaire des littératures policières, volume 1, p. 91.
  7. Denis Fernandez Recatala, Le Polar, p. 23.
  8. Claude Benoit, Le retour du détective privé dans le roman policier des années 70, dans Polar no 27, printemps 1983, p. 60.
  9. Claude Benoit, Le retour du détective privé dans le roman policier des années 70, dans Polar no 27, printemps 1983, p. 60.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]