Lettres portugaises

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Lettres portugaises
Image illustrative de l'article Lettres portugaises
Couverture de l’édition princeps

Auteur Guilleragues
Genre Roman épistolaire
Pays d'origine France
Éditeur Claude Barbin
Date de parution 1669

Les Lettres portugaises, d'abord publiées anonymement sous le titre Lettres portugaises traduites en français chez Claude Barbin à Paris en 1669 comme la traduction de cinq lettres d'une religieuse portugaise à un officier français, sont une œuvre dont la majorité des spécialistes pense qu'il s'agit d'un roman épistolaire dû à Gabriel de Guilleragues. Avant d'être considérées comme une œuvre de fiction attribuée à Guilleragues, les lettres ont été souvent attribuées, jusqu'au XXe siècle, à une religieuse franciscaine du XVIIe siècle du couvent de Beja au Portugal, du nom de Mariana Alcoforado (1640-1723), censée écrire à son amant français, le marquis de Chamilly, venu au Portugal combattre du côté des Portugais dans leur lutte pour l'indépendance face à l'Espagne, de 1663 à 1668.

Attribution[modifier | modifier le code]

Attribution originale[modifier | modifier le code]

Ces lettres, prétendait-on, étaient entrées en possession du comte de Guilleragues, directeur de la Gazette de France, qui les avait traduites en français ; on ajoutait que l'original « portugais » avait été perdu. Par leur description sincère et saisissante de la passion amoureuse et le fait qu'on les supposait authentiques, elles firent sensation dans le monde littéraire dès leur publication en 1669 et elles connurent cinq éditions pendant la première année. Une édition de Cologne, également en 1669, assurait que le marquis de Chamilly était leur destinataire, ce qui devait être confirmé par Saint-Simon et par Duclos, mais on ne disait pas le nom de la femme qui les avait rédigées. On ne connaissait alors d'elle que le prénom, qu'elle se donne dès sa première lettre : Marianne. Cependant, en janvier 1810, elle commença d'être pourvue d'une manière d'état-civil, grâce au savant Boissonade, lequel dans un article publié par le Journal de l'Empire, se révéla possesseur d'un exemplaire des Lettres portugaises enrichi d'une note manuscrite ancienne disant : « La religieuse qui a écrit ces lettres se nommait Marianne Alcaforada, religieuse à Beja, entre l'Estramadure et l'Andalousie. Le cavalier à qui ces lettres furent écrites était le comte de Chamilly, dit alors le comte de Saint-Léger ». Les recherches effectuées dans les archives du couvent de Beja devaient confirmer qu'il y avait eu, dans cette communauté, une religieuse du nom de Mariana Alcoforado, née le 22 avril 1640, et donc de 4 ans plus jeune que Chamilly. À un siècle et demi de distance, les précisions fournies par la seconde édition des Lettres portugaises se trouvaient renforcées de la façon la plus inattendue. Les lettres demeurèrent donc attribuées jusqu'au XXe siècle, à Mariana Alcoforado. On montrait même la « Janela de Mértola » (« fenêtre de Mértola »), célèbre localement, d'où la jeune nonne était censée avoir d'abord vu le jeune officier français.

Attribution critique[modifier | modifier le code]

C'est F. C. Green[1] qui prétendit mettre fin à cette version en 1926, en avançant pour la première fois le nom de Guilleragues, non plus comme traducteur, mais comme auteur, attribution ensuite confirmée, en 1953, 1961 et 1962, par Leo Spitzer[2] et Jacques Rougeot[3] et Frédéric Deloffre[4], respectivement. Les Lettres portugaises sont aujourd'hui reconnues par une majorité de spécialistes, comme par exemple Maurice Lever[5], comme une œuvre de fiction due au comte de Guilleragues lui-même, et non une traduction du portugais, comme il l'avait affirmé.

En dépit des études historiques, le romantisme des lettres trouvent encore du crédit auprès de quelques écrivains. En 2006, Myriam Cyr a publié un ouvrage intitulé Letters of a Portuguese nun : uncovering the mystery behind a 17th century forbidden love où elle défend la thèse de l'attribution à Mariana Alcoforado en affirmant que celle-ci, comme religieuse instruite à son époque, pourrait avoir écrit les lettres, qui présenteraient des caractéristiques suggérant une origine portugaise. Cependant, les arguments avancés par Myriam Cyr ne semblent pas différer sensiblement de ceux du XIXe siècle. Récemment dans une édition paradoxale de ces lettres, publiées encore une fois sous le nom d'auteur de Guilleragues, & préface de Philippe Sollers, celui-ci se dit au contraire convaincu de leur authenticité : «Il y a encore des controverses sur les origines et l'authenticité de cette correspondance unilatérale. Je la tiens, moi, pour authentique, car aucun homme (et certainement pas le pâle Guilleragues) n'aurait pu aller aussi loin dans la description de la folie amoureuse féminine[6]».

Contenu des lettres[modifier | modifier le code]

La publication de ces lettres passionnées fit, en partie parce qu'on les supposait authentiques, sensation dans toute l'Europe. Datées de décembre 1667 à juin 1668, les cinq lettres, écrites par la nonne pour « se plaindre de son abandon », constituent un des rares documents d'expérience humaine extrême et elles révèlent une passion qui, au cours de trois siècles, n'a rien perdu de son intensité. Courtes, passionnées et lyriques, ces cinq lettres montrent les stades successifs de foi, de doute et de désespoir par lesquels est passée la narratrice. Leur franchise absolue, leur tendresse exquise, leur passion absolue, l'espoir, les excuses et le désespoir ainsi que le total aveu de soi-même ont suscité, à toutes les époques, l'étonnement et l'admiration de personnes célèbres comme la marquise de Sévigné. Le sentimentalisme des lettres, qui peuvent également être considérées comme des fragments d'auto-analyse psychologique inconsciente, annonce les genres littéraires du roman sensible et du roman épistolaire au XVIIIe siècle.

Adaptations[modifier | modifier le code]

  • Lettres de la Religieuse Portugaise, mise en scène de Daniel Dupont avec Valentina Sanges, théâtre de l'Aire libre, TNB, Rennes, 2008.
  • La Religieuse portugaise (2009), film d'Eugène Green inspiré des Lettres portugaises.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) F. C. Green,, « Who was the author of the Lettres portugaises ? », Modern Language Review, The Modern Language Review, Vol. 21, No. 2, vol. 21, no 2,‎ 1926, p. 159-167 (DOI 10.2307/3714708, JSTOR 3714708)
  2. (en) Leo Spitzer, « Les Lettres portugaises », Romanische Forschungen, vol. 65,‎ 1953, p. 94-135
  3. (en) Jacques Rougeot, « Un Ouvrage inconnu de l'auteur des Lettres portugaises », Revue des Sciences Humaines, vol. 101,‎ 1961, p. 23-36
  4. (en) Frédéric Deloffre, « Le Problème des Lettres Portugaises et l'analyse stylistique », Actes du VIIIe Congrès de la Fédération Internationale des Langues et Littératures Modernes,‎ 1962, p. 282-283
  5. Maurice Lever, Romanciers du Grand Siècle, Fayard 1996, p. 234
  6. Guilleragues & Philippe Sollers : Lettres d'amour de la religieuse portugaise. Éditions Elytis, Bordeaux, 2009.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • José dos Santos, Descrição bibliográfica das edições das Cartas de amor de sóror Mariana Alcoforado dirigidas ao cavalheiro de Chamilly e das respostas do mesmo ás cartas da celebre freira portugueza, etc. Lisbonne, Livraria Lusitana, 1917
  • Leonardo Pereira, As cartas de Sóror Mariana : história, viagens na Europa, Lisbonne, [s.n.], 1941
  • António Augusto Gonçalves Rodrigues, Mariana Alcoforado : história e crítica de uma fraude literária, Coimbra, [s.n.], 1943
  • Adrien Robinet de Cléry, Rilke traducteur, Genève, Georg, 1956
  • Centre d’étude du vocabulaire français, Index des mots : Lettres portugaises, Besançon, Université de Besançon, 1960
  • Marcelle Fauchier Delavigne, Visite à la Religieuse portugaise. Suivi des Lettres de la Religieuse Mariana Alcoforado, Paris, La Palatine, 1961
  • Claude Aveline, —Et tout le reste n’est rien : la Religieuse portugaise : avec le texte de ses lettres, 1961; Paris, Mercure de France, 1986
  • Andrée Crabbé Rocha, A epistolografia em Portugal, Coimbra, Livraria Almedina, 1965
  • Antônio Belard da Fonseca, Mariana Alcoforado : a freira de Beja e as Lettres portugaises, Lisbonne, Imprensa Portugal-Brasil, 1966
  • Giovanna Malquori Fondi, Le Lettres portugaises di Guilleragues, Napoli, Liguori, 1980
  • Susan Lee Carrell, Le soliloque de la passion féminine, ou, Le dialogue illusoire : étude d’une formule monophonique de la littérature épistolaire, Tübingen, G. Narr ; Paris, J.-M. Place, 1982
  • Jean-Pierre et Thérèse Lassalle, Un Manuscrit des lettres d’une religieuse portugaise : leçons, interrogations, hypothèses, Paris ; Seattle : Papers on French Seventeenth Century Literature, 1982
  • Frédéric Deloffre, Lettres portugaises suivies de Guilleragues par lui-même, Paris, Gallimard, 1990
  • Gisinda Eggers, Portugiesische Briefe : lettres d’amour d’une religieuse portugaise und ihre deutschen Ubersetzungen von 1751 bis 1945, Berlin, Universitätsbibliothek der Freie Universität Berlin, 1994
  • Manuela Alvarez Jurado, La expresión de la pasión femenina a través de la epístola amorosa, el modelo portugués : las Heroidas, Correspondance entre Abélard et Heloïse, les Angoysses douloureuses, les Lettres portugaises, Córdoba, Universidad de Cordoba, Obra Social y Cultural CajaSur, 1998
  • Alain Niderst, Essai d’histoire littéraire : Guilleragues, Subligny et Challe : des Lettres portugaises aux Illustres françaises, Saint-Genouph, Nizet, 1999
  • Anna Klobucka, The Portuguese nun : formation of a national myth, Bucknell University Press, 2000
  • Anne-Marie Quint, Je vous écris = Escrevo-lhe, Paris, Presses Sorbonne nouvelle, 2002
  • Denis Fauconnier, Étude sur Guilleragues : Lettres portugaises : texte intégral, Paris, Ellipses, 2005

Articles[modifier | modifier le code]

Page de garde de la deuxième partie des Lettres portugaises
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  • Alexandre Cioranescu, « La Religieuse portugaise 'et tout le reste est littérature' », Revue des Sciences Humaines, 1963, no 111, p. 317-327
  • Anne-Marie Clin, « Les Lettres portugaises 'rajeunies' par Dorat », Œuvres & Critiques : Revue Internationale d’Étude de la Réception Critique d’Étude des Œuvres Littéraires de Langue, 1987, no 12 (1), p. 109-20
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  • Xavier B Coutinho, « Um Escritor a Menos na Literatura Portuguesa: Sóror Mariana Alcoforado », Memórias da Academia das Ciências de Lisbonne, Classe de Letras, 1980, no 21, p. 215-234
  • Robert A. Day, « Madame d’Aulnoy on the Lettres Portugaises », Modern Language Notes, Déc. 1952, no 67 (8), p. 544-46
  • Frédéric Deloffre, « À propos d’une édition : Les Lettres portugaises vingt ans après », Dix-Septième Siècle, 1982 Jan.-Mar.; 34 (134), p. 67-76
  • Frederic Deloffre, « État présent des études sur Guilleragues et les Lettres portugaises », L’Information Littéraire, 1967, no 19, p. 143-155
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  • Frédéric Deloffre, « Le Problème des Lettres Portugaises et l’analyse stylistique », Langue et littérature: Actes du VIIIe Congrès de la Fédération Internationale des Langues et Littératures Modernes, 1962, p. 282-283
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  • Charles R. Lefcourt, « Did Guilleragues Write The Portuguese Letters ? », Hispania, 1976 Sept; 59 (3), p. 493-97
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  • (en) Robert F. O’Reilly, « Time and Consciousness in the Lettres Portugaises », Romance Notes, 1970, no 11, p. 586-90
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  • Jean-Michel Racault, « Un Roman aux limites du roman : Le Soliloque de la passion dans les Lettres de la religieuse portugaise », Visages de la féminité, Préf. A.-J. Bullier, J.-M. Préf. Racault, St.-Denis: Univ. de Réunion; 1984, p. 81-111
  • Jacques Rougeot, « Un Ouvrage inconnu de l’auteur des Lettres portugaises », Revue des Sciences Humaines, 1961, no 101, p. 23-36
  • Jacques Rougeot, « Un Roman épistolaire vécu par l’auteur des Lettres portugaises », Cahiers de l’Association Internationale des Études Françaises, 1977, no 29, p. 159-72
  • (en) Mary M. Rowan, « Seventeenth-Century France and Portugal: Reciprocal Literary Influences », Papers on French Seventeenth Century Literature, 1982, no 9 (16 [2]), p. 341-345
  • (en) Darlene J. Sadlier, « Form in Novas Cartas Portuguesas », Novel: A Forum on Fiction, Spring 1986, no 19 (3), p. 246-63
  • (en) Ellen W. Sapega, « Novas cartas portuguesas Reconsidered: Recent Critical Studies on Portuguese Women’s Writing », Journal of Romance Studies, 2002 Spring; 2 (1), p. 111-18
  • Volker Schröder, « Les Méditations de Mariane : la Matrice mystique des Lettres portugaises », La Femme au XVIIe siècle, Éd. et préf. Richard G. Hodgson, Tübingen, Narr, 2002, p. 283-99
  • Philippe Sellier, « Sur le Tragique épistolaire », Correspondances, Éd. Wolfgang Leiner, Éd. Pierre Ronzeaud, Tübingen, Narr, 1992, p. 513-19
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  • Gabrielle Verdier, « Commentaire sur la communication du professeur Carrell : Remarques sur le style et la rhétorique des Lettres portugaises », Actes de New Orleans, Éd. Francis L. Lawrence, Intr. Wolfgang Leiner, Paris, Papers on French Seventeenth Century Literature, 1982, p. 87-96
  • (en) Gabrielle Verdier, « Gender and Rhetoric in Some Seventeenth-Century Love Letters », Esprit Créateur, Summer 1983 ; no 23 (2), p. 45-57
  • (en) Nelson H. Vieira, « The Elusive Lettres portugaises », Éd. Bernard H. Bichakjian From Linguistics to Literature: Romance Studies Offered to Francis M. Rogers, Amsterdam, Benjamins, 1981, p. 259-267
  • Max Freiherr von Waldberg, « Sentiments d’un critique allemand du début du siècle sur les Lettres portugaises », Œuvres & Critiques : Revue Internationale de la Réception Critique des Œuvres Littéraires de Langue Française, 1976, no 1 (1), p. 146-49

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