Lettres du voyant

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Les Lettres du voyant sont le nom sous lequel l'histoire littéraire a pris l'habitude de désigner deux lettres écrites par Arthur Rimbaud en mai 1871, dans lesquelles il développe une critique radicale de la poésie occidentale depuis l'antiquité et défend l'émergence d'une nouvelle raison poétique.

La première (et la plus courte) de ces deux lettres fut écrite le 13 mai 1871 et adressée à Georges Izambard, l'ancien professeur de Rimbaud au collège de Charleville. Le fac-similé de cette lettre fut publié pour la première fois, à l'initiative de son destinataire, en octobre 1928 dans la Revue européenne. Elle contient le poème Le Cœur supplicié. C'est là qu'apparait également la formule, restée fameuse, « Je est un autre » ("Car Je est un autre. Si le cuivre s'éveille clairon, il n'y a rien de sa faute.")

La seconde lettre dite « du voyant » fut adressée le 15 mai 1871 au poète Paul Demeny, à qui Rimbaud avait confié quelques mois plus tôt une copie de son œuvre poétique antérieure, en vue d'une publication. Son contenu fut révélé au public par Paterne Berrichon en octobre 1912 dans La Nouvelle Revue française. Elle contient les poèmes Chant de guerre parisien, Mes petites amoureuses et Accroupissements.

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