Leslie Kong

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Leslie Kong

Naissance 20 décembre 1933
shanghai ((chine))
Décès 9 aout 1971 (37 ans)
Kingston (Jamaïque)
Activité principale Producteur, DJ Restaurateur
Genre musical Reggae

Leslie Kong né le 20 décembre 1933 à shanghai (chine) et mort le 9 aout 1971 à Kingston (Jamaïque) était un producteur de reggae jamaïcain d'origine chinoise. Il était le propriétaire du label Beverley's et a produit en autres artistes Ken Boothe, Jimmy Cliff ou encore Desmond Dekker.

Historique[modifier | modifier le code]

Leslie Kong et ses frères (Fats et Cecil) possédait un restaurant ainsi qu'un magasin de musique nommé Beverley's sur Orange Street, célèbre rue de Kingston.

En 1961, il croise Jimmy Cliff en train de chanter à l'extérieur de sa boutique qui, après être allé trouver Derrick Morgan pour se faire auditionner, revient chez lui ; il décide alors de lancer son propre label d'après le nom de sa boutique. Il enregistre Dearest Beverley, première chanson de celui qui deviendra l'artiste jamaïcain le plus connu après Bob Marley. Derrick Morgan enregistre lui aussi Be Still et Sunday Monday et Forward March en honneur de l'indépendance jamaïcaine. Ce dernier auditionna pendant quelque temps pour Leslie Kong, renvoyant notamment Toots Hibbert travailler son chant. Dès ses débuts, Leslie Kong a la réputation de bien payer ses artistes, ce qui est rarement le cas en Jamaïque.

En 1962, c'est au tour de Bob Marley de débuter chez lui avec les enregistrements de One More Cup of Coffee and Judge Not. Jimmy Cliff poursuit avec Miss Jamaica.

Durant les années 1960, il continua d'enregistrer des artistes de ska et de rocksteady, notamment Joe Higgs, Desmond Dekker, Toots and the Maytals, Derrick Morgan, John Holt et Stranger Cole.

À partir de 1963, il avait conclu un accord avec le sous-label d'Island Records, label du producteur Chris Blackwell (producteur de Bob Marley entre autres) puis avec le label anglais Trojan vers la fin de la décennie.

Leslie Kong est aussi connu pour avoir été le premier producteur jamaïcain à obtenir un hit international avec le single 007 (Shanty Town) de Desmond Dekker, puis avec Israelites qui fut numéro 1 des charts britanniques en avril 1969 (ainsi que dans plusieurs autres pays) et numéro 9 aux États-Unis en juillet de la même année, les ventes du single se chiffrant à plus de 2 millions. En 1964, il avait déjà permis à Millie d'obtenir le titre de première jamaïcaine à faire un tube aux États-Unis avec le titre "My Boy Lollipop".

Pendant la période early reggae (de 1968 à 1970), il travailla à nouveau avec Bob Marley & The Wailers ainsi qu'avec les Pioneers qui enregistrèrent pour lui Long Shot Kick The Bucket (21e des charts britanniques), les Melodians pour Sweet Sensation et le tube Rivers of Babylon ainsi que Toots & The Maytals pour Monkey Man et leur titre le plus connu, 54-46 That's my number.

Le groupe que Leslie Kong employait comme backing résident se nommait The Beverley's Allstars et sa direction artistique fut menée par Drumbago pendant la période ska puis Roland Alphonso, un des fondateurs des Skatalites.

Parmi les nombreux autres artistes qu'il a enregistré se trouvent notamment The Gaylads, Delroy Wilson ou encore Peter Tosh.

Leslie Kong mourut d'une crise cardiaque en août 1971, à l'âge de 37 ans, peu après la sortie de l'album The Best of the Wailers.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Prince Buster a écrit une chanson, Black Head Chiney Man (le Chinois à la tête noire, référence aux origines du producteur) accusant son néanmoins ami, Derrick Morgan, de lui avoir emprunté une mélodie enregistrée pour Leslie Kong, après que Derrick Morgan fut parti enregistrer pour lui. Derrick Morgan répliqua par la chanson Blazing Fire dans laquelle il invite Prince Buster à se taire, lançant un jeu qui se poursuivit longtemps. Plus tard, à Rudies don't fear (les rude boys n'ont peur de rien), Prince Buster répond par Judge Dread, chanson dans laquelle le juge Four Hundred Years (littéralement juge 400 ans) condamne les rude boys à des peines démesurées. A I'm the ruler (littéralement je suis le patron sous-entendu musicalement), il répond par Walking down Orange Street où il dit que la notoriété de Derrick Morgan ne s'étend pas à plus d'une rue, celle du studio de Leslie Kong.
  • Son magasin et son label sont nommés d'après le prénom de son épouse.
  • C'est lui qui renomma James Chamber en Jimmy Cliff, jugeant que cela faisait plus "américain". Il essaya d'en faire de même avec Bob Marley, créditant ses premiers disques à Bobby Martell, mais contrairement à Cliff, ce pseudonyme ne demeura pas.