Les nains aussi ont commencé petits

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Les nains aussi ont commencé petits (Auch Zwerge haben klein angefangen) est un film allemand de Werner Herzog sorti en 1970.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un groupe de nains confinés dans un asile sur une île se rebellent contre les gardes et le directeur dans un déchaînement de violence absurde qui finit par se retourner contre eux. En effet, le directeur du centre de redressement a décidé de mettre à l'écart Pepe, le leader d'un groupe de nains de moins en moins tenable. Ces derniers décident alors de se révolter contre tout, et menacent le directeur. Celui-ci est coincé dans sa maison car il est privé, par la faute des nains, de téléphone ainsi que de voiture. Malgré ses menaces et ses tentatives de retrouver le calme, les nains n'en font qu'à leur tête et vont même jusqu'au vouloir incendier sa maison.

Le début du film nous montre un des nains enfermé et en plein interrogatoire. L'histoire est racontée par celui-ci et on comprend au fur et à mesure pourquoi les nains se lancent dans de la violence gratuite. Le directeur, d'un côté, perdrait toute crédibilité à libérer son otage, Pepe. Mais, de l'autre, les nains sont bien décidés à sauver leur chef. Aucun ne peux céder et c'est ce qui pousse les nains à se révolter de plus en plus férocement. À la fin du film, le directeur finit par abandonner son bureau et laisser aux nains une emprise totale sur le camp.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Le film a été tourné aux îles Canaries, à Lanzarote. Produit à la même époque que Fata Morgana et Die Fliegenden Ärzte von Ostafrika (Les docteurs volants d'Afrique de l'Est), Herzog continue ici avec les mêmes effets visuels et les mêmes thématiques que dans ces deux précédents films. On remarque notamment les lunettes portées par les deux nains aveugles, présentes à plusieurs reprises dans Fata Morgana.

Durant le tournage, Herzog donna des directives précises aux acteurs afin d'obtenir des prestations particulières. Par exemple, il insista pour qu'un acteur ne rie pas et commence à grimacer dès la première scène.

Le tournage fut ponctué d'incidents. Pendant la scène ou l'on voit une voiture sans conducteur tourner en rond, un des acteurs se fit renverser. Dans la scène de l'incendie des fleurs, le même acteur prit feu et Herzog dû se précipiter pour éteindre les flammes. L'acteur fut victime de brûlures légères. Après ces deux accidents, Werner Herzog promit aux acteurs qu'il n'y aurait plus de scène de feu (il supprima la scène dans laquelle un nain devait se jeter dans un cactus et jura de se jeter lui-même dedans à la fin du tournage). Il tint sa promesse et déclara que « en sortir était plus compliqué que de s'y jeter ».

Une critique du totalitarisme[modifier | modifier le code]

Dans la dernière scène du film, le directeur abandonne son bureau pour aller ordonner à un arbre de baisser le bras. C'est à celui qui cèdera le premier. Cette scène défait les motifs du nazisme. On retrouve la critique tout au long du film, notamment celle du totalitarisme tyrannique. La raison de la fureur des pensionnaires est en effet le reflet de celle qu'ils reçoivent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]