Les assassins sont parmi nous

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Les assassins sont parmi nous (Die Mörder sind unter uns) est le premier film allemand de l'après-guerre. Il a été réalisé en 19451946 par Wolfgang Staudte dans les studios de la DEFA à Potsdam et à Berlin.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans le Berlin de l'immédiat après-guerre, un chirurgien dépressif, le docteur Hans Mertens, rongé par ses démons et par l'alcool, occupe l'appartement d'une jeune femme déportée qui, tout juste libérée, rentre chez elle. Elle accepte qu'ils cohabitent et à son contact, le médecin reprend pied. Jusqu'au jour où il retrouve son ancien capitaine, un nazi maintenant rangé, dont il connait tous les agissements…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Les assassins sont parmi nous est le premier film allemand produit dans l'Allemagne d'après guerre, dans sa partie Est, sous le contrôle de l'Union soviétique. Premier film allemand à traiter du drame de l'après-guerre, de la difficulté à reconstruire ce pays sur de nouvelles bases alors que le cadavre du national-socialisme est encore tiède. La noirceur du sujet est balancée par le personnage de Susanne, qui à l'image de la toute jeune Hildegard Knef, incarne cette nouvelle Allemagne à reconstruire. Une Allemagne pleine de promesses.
  • Les thèmes centraux sont la culpabilité individuelle et collective, le pardon et le désir de vengeance quand la justice fait défaut. En fin de compte pourtant, c'est un film sur une réconciliation nationale possible. À ce sujet, le bureau de contrôle soviétique exigea que le script s'écarte du récit original sur sa conclusion pour ne pas nourrir trop violemment certains ressentiments.
  • Le film profite de moyens importants dans le contexte de l'époque ainsi que du talent de techniciens de renom comme le directeur artistique Otto Hunte (Metropolis). L'aspect quasi documentaire de la reconstruction est contre-balancé par des choix de prise de vue audacieux et élaborés ainsi que par un travail très abouti sur la lumière.
  • Dans la logique du projet, de nombreux collaborateurs, à commencer par Hunte lui-même, furent des citoyens consentants qui collaborèrent parfois avec le régime nazi.
  • La révélation du film fut Hildegard Knef, toute juste libérée par les Soviétiques. Révélée au grand public, elle remporte l’année suivante un prix d’interprétation au Festival de Locarno pour son rôle dans Film sans titre (1947) de Rudolf Jugert et devient la première nouvelle star allemande de stature internationale d'après guerre.
  • Le film est mentionné dans le roman Fais-moi peur et son titre est d'ailleurs discuté par un des personnages après qu'ils se sont confrontés à Monsieur N.

Lien externe[modifier | modifier le code]