Les Yeux en bandoulière

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Les Yeux en bandoulière
Auteur John Dickson Carr
Genre Roman policier
Version originale
Titre original The Problem of the Green Capsule (É-U.)
The Black Spectacles (R-U.)
Éditeur original Harper (É-U.)
Hamish Hamilton (R.-U.)
Langue originale Anglais
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Lieu de parution original Londres
Date de parution originale 1939
Version française
Traducteur Jane Filion
Lieu de parution Paris
Éditeur J'ai lu
Collection J'ai lu policier no 69
Date de parution 1968
Nombre de pages 256
Série Dr Gideon Fell
Chronologie
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Les Yeux en bandoulièreThe Problem of the Green Capsule dans l'édition originale américaine et The Black Spectacles dans l'édition britannique parue la même année — est un roman policier américain de John Dickson Carr publié en 1939. C'est le 10e roman de la série mettant en scène le personnage du Dr Gideon Fell. Ce roman contient une énigme en chambre close, doublée d'un crime impossible. Bien que le roman soit paru aux États-Unis, il est mieux connu sous son titre britannique en raison des légères corrections apportées au texte par son auteur pour l'édition de The Black Spectacles.

Résumé[modifier | modifier le code]

Marcus Chesney, propriétaire terrien et psychologue amateur, se porte à la défense de sa nièce Marjorie Wills : à Sodbury Cross, près de Bath, certains villageois croient que la jeune femme se sert de la boutique de Mrs Terry pour distribuer du chocolat empoisonné. Déjà quatre personnes ont été empoisonnées à la strychnine, dont un petit garçon qui en est mort. Pour contrer les attaques, dont les effets sont dévastateurs sur son entreprise agricole de culture de pêches, Marcus entend prouver que l'être humain est incapable de regarder correctement, qu'il a ses yeux en bandoulière, tout comme un touriste qui transporte une caméra dans un étui en bandoulière[1]. Il décide donc de mettre en scène une tentative d'assassinat sur sa propre personne. Et pour éluder le faillible facteur humain, l'expérience sera en outre filmée par une caméra. Tout se déroule en apparence fort bien, sauf que Chesney en meurt. Évidemment, le Dr Fell, qui suit une cure à Bath et que l'inspecteur Elliot va retrouver pour le prier de participer à l'enquête, sera le seul à pouvoir expliquer l'inexplicable...

Sources d'inspiration[modifier | modifier le code]

Ce roman peut être considéré comme la version de John Dickson Carr à la proposition développée par Agatha Christie dans Cartes sur table et déjà formulée par Hercule Poirot dans A.B.C. contre Poirot. En outre, Carr s'est inspiré d'un fait divers réel, l'affaire Christiana Edmunds (1828-1907), une empoisonneuse qui se procura de la strychnine pour le mêler à du chocolat qu'elle offrait à des amis ou vendait dans une échoppe.

Particularités du roman[modifier | modifier le code]

Énigme fondée sur un crime filmé et, par conséquent, réputé impossible puisque le criminel n'a aucun moyen de couvrir son forfait, cette enquête contient également au chapitre 18 un exhaustif exposé du héros sur les empoisonneurs célèbres. Dans la traduction française, ce chapitre ne fut entièrement rétabli que dans l'édition de 1992.

Après Le Naufragé du Titanic, Les Yeux en bandoulière donne lieu à la seconde apparition de l'inspecteur écossais de Scotland Yard Andrew MacAndrew Elliot, comme essentiel bras droit du Dr Fell.

Éditions[modifier | modifier le code]

Éditions originales en anglais
  • (en) John Dickson Carr, The Problem of the Green Capsule, New York, Harper,‎ 1939 — Édition américaine
  • (en) John Dickson Carr, The Black Spectacles, Londres, Hamish Hamilton,‎ 1939 — Édition britannique
Éditions françaises

Adaptation télévisuelle[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. Le rapprochement allusif entre la caméra dans un étui en bandoulière et les yeux (aveugles) en bandoulière est présent à plusieurs reprises dans le roman, notamment dans les premiers chapitres, car il s'agit d'une des expressions favorites de Marcus Chesney, ce qui justifie le titre français. Le titre original de l'édition britannique (Cf. Black Spectacles) renvoie au regard voilé (imparfait) d'une personne qui porte des lunettes à verres fumés : dans le premier chapitre, les principaux personnages portent tous des lunettes de soleil lors de leur visite d'une villa de Pompéi. Plus tard, pour dissimuler son identité, le meurtrier porte un long manteau, un chapeau haut-de-forme et des lunettes noires.