Les Visiteurs en Amérique

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Les Visiteurs en Amérique

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Logo du film

Titre original Just Visiting
Réalisation Jean-Marie Poiré
Scénario Jean-Marie Poiré
Christian Clavier
John Hughes
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 2001
Durée 88 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Visiteurs en Amérique (Just Visiting) est un film franco-américain réalisé par Jean-Marie Poiré (crédité au générique sous le nom de Jean-Marie Gaubert[1]) tourné en 1999 et sorti le 11 avril 2001. C'est une reprise américaine du film Les Visiteurs (1993).

Synopsis[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, le comte Thibaut de Malfete, gentilhomme français, s'apprête à épouser la princesse britannique Rosaline. Mais un noble jaloux fait boire à Thibaut une potion qui lui donne momentanément des hallucinations ; Thibaut prend Rosaline pour un monstre et la tue. Voulant réparer son erreur, il va voir un enchanteur qui lui confectionne une potion pour remonter le temps. Son écuyer, André le Pâté, goûte la potion avant lui. Mais à cause d'une erreur d'ingrédients, Thibaut et André se retrouvent projetés à Chicago au début du XXIe siècle. Thibaut y rencontre une lointaine descendante…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Il s'agit non pas d'une suite, mais d'une reprise du film français Les Visiteurs, du même Jean-Marie Poiré. Le réalisateur avait déjà tourné une suite de ce film, intitulée Les couloirs du temps, et avait projeté de tourner un troisième volet. Mais il a finalement opté pour un remake du premier opus, dont il a transposé l'action aux États-Unis.

Le titre provisoire du film était « The Visitors », avant d'être nommé « Just Visiting »[2].

Poiré a fait appel à Jean Reno et Christian Clavier, les acteurs principaux du film originel et de sa suite. Reno et Clavier retrouvent leurs personnages respectifs de noble et d'écuyer. Néanmoins, on note certains changements, à commencer par les noms des personnages (Godefroy de Montmirail est devenu Thibaut de Malfete et Jacquouille la Fripouille est devenu André le Pâté). Clavier est par ailleurs le coscénariste de ces trois films.

Le film a été tourné du 14 avril au 26 juin 1999 en Grande Bretagne et à Chicago[3],[4] ,[5]

Contrairement au succès du film français, ce film ne convainc ni en France, ni aux États-Unis : après cinq semaines à l'affiche, le film rapporte 16 millions de dollars au box-office mondial pour un budget de production s'élevant à 35 millions[6]. En France, le film totalise seulement 1 219 488 entrées en neuf semaines à l'affiche.

C'est par ailleurs un des films les plus mal notés par les spectateurs sur le site Allo Ciné (le 9e)[7].

Le choix de Jean-Marie Poiré d'être crédité au générique sous le nom de Jean-Marie Gaubert serait, officiellement, dû au fait que son véritable patronyme est difficilement prononçable en anglais. Selon des informations parues dans la presse à l'époque de la sortie du film, le choix du réalisateur de ne pas figurer au générique aurait en réalité pour origine sa mésentente, durant le tournage, avec Christian Clavier. Jean-Marie Poiré n'a pas assuré la promotion du film[1].

Américanisation du scénario[modifier | modifier le code]

Version française Version américaine
Godefroy de Montmirail doit épouser la fille d'un Duc. Thibaut de Malfete doit épouser l'héritière du trône d'Angleterre.
La sorcière empoisonne Godefroy de sa propre volonté. La sorcière empoisonne Thibaut sur l'ordre de l'ignoble Comte de Warwick qui, convoitant Rosaline et le trône, veut s'en débarrasser.
Godefroy tue son futur beau-père, le prenant pour un ours. Thibaut tue sa promise la prenant, pour un démon.
Godefroy est simplement rejeté par Frenegonde et vraisemblablement par la noblesse, après avoir tué le Duc de Pouille. Thibaut est condamné à mort par décapitation.
Jacquouille dérobe les bijoux du Duc de Pouille à la fin des funérailles de celui-ci. André s'empare d'un coffret serti de pierres précieuses dans la cellule de Thibaut.
Lors du déplacement dans le temps, Godefroy devient une statue de cristal qui éclate en morceaux tandis que Jacquouille se transforme en tas d'excréments. Thibaut se change en statue de pierre qui se désagrège. André, quant à lui, prend d'abord la forme d'un ballon bondissant avant de devenir une flaque.
Jacquouille et Godefroy se réveillent au présent dans le même pays, en pleine campagne. André et Thibaut se réveillent non pas en Angleterre, mais aux États-Unis, en plein Chicago. En effet, la chambre de Thibaut a été réinstallée dans un musée.
Godefroy et Jacquouille s'étonnent de voir un Noir — que Jacquouille appelle « un Sarrasin » — au volant d'une camionnette postale. Les Afro-Américains ne dérangent nullement Thibaut et André.
Le cousin Hubert de Montmirail était un pilote de rallye qui a disparu dans un accident à Bornéo. Le cousin Malfete (dont nous ignorons le prénom) était un coureur à voile qui a disparu dans une tempête maritime.
Jacques-Henri Jacquard est le descendant de Jacquouille la Fripouille. André le Paté n'a pas de descendant.
À l'époque présente, le château des Montmirail appartient à Jacquard qui en a fait un hôtel de luxe. Quant à Béatrice, bien qu'elle possède le titre de comtesse, vit dans une simple maison de campagne avec sa famille. Julia a hérité du château des Malfete mais tente de le vendre. Elle réside dans une maison de Chicago avec son fiancé.
Jean-Pierre, dentiste, est un mari honnête malgré sa propension à crier. Hunter, patron d'une galerie d'art, est un homme malveillant dont l'ambition est, avec l'aide de sa collègue et maîtresse Amber, d'escroquer Julia qui souhaite vendre tous les biens de la famille Malfete.
Jacquouille tombe amoureux d'une clocharde. André tombe amoureux d'une jeune servante.
La bouteille de Chanel N°5 grand format, que Godefroy vide dans son bain, vaut 6000 francs. Cette même bouteille coûte 2000 dollars.
En cassant la télévision, Jacquouille provoque un incendie. La télévision saute sans causer davantage de dégâts.
Godefroy apprend par Béatrice que la famille Montmirail n'est entrée dans l'Histoire qu'à la fin du XVIIIe siècle, grâce au Comte Gonzague de Montmirail, qui a pactisé avec la Révolution française et qui a fini guillotiné. Thibaut découvre l'arbre généalogique de la famille Malfete avec ses nombreux descendants.
Jacquouille affirme qu'il a eu un père ivrogne qui est mort gelé dans un étang et une mère qui a été dévorée par les loups. Il a également un frère du nom de « Prosper le Purineur » avec qui il ne s'entend pas [8]. André a un père ivrogne, une mère manchote, un frère nain et une sœur catin.
Jacquouille décide lui-même de rester dans le présent. Angélique pousse André à quitter son patron (Thibaut) et vivre en homme libre.
Les protagonistes sont aidés par le descendant du magicien. L'enchanteur voyage au présent afin de retrouver Thibaut et André et ainsi les aider à retourner à leur époque.
Godefroy finit par convaincre Béatrice qu'il est son ancêtre. Julia découvre d'elle-même son ascendance.
Godefroy insiste pour que Jacquouille reparte avec lui au Moyen Âge. Plus tard, Jacquouille échange sa place avec Jacquard, par les vêtements, et c'est finalement celui-ci que Godefroy ramène à son époque. D'abord réticent puis convaincu par Julia, Thibaut accepte d'affranchir André et de le laisser vivre au présent. Plus tard, André et Angélique partent à Las Vegas pour se marier.
Trouvant suffisamment de vaillance en lui-même, comme lui avait prédit le magicien, Godefroy dévie le tir de son arbalète et tue la sorcière au lieu du Duc de Pouille. Revenant peu avant de boire sa coupe, Thibaut propose un échange avec le Comte de Warwick en signe de paix et de fraternité. Se sentant démasqué, celui-ci recule pas-à-pas jusqu'à se défenestrer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La petite histoire des « Visiteurs en Amérique », Le Parisien, 11 avril 2001
  2. http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=318619.html
  3. www.imdb.com/title/tt0189192/business?ref_=tt_dt_bus
  4. http://jeanreno.chez-alice.fr/Actualites/htm/Actualites_old_body.htm
  5. http://francite.ru/articles/jean-reno-le-chevalier
  6. Jérémy Parayre, Les Visiteurs : les secrets d'un succès à la française, Télé 7 jours n°2621, août 2010
  7. http://www.allocine.fr/film/meilleurs_gen_filtre=piresfilms&critique=public.html
  8. Réplique de Prosper dans Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2 : « Sale peste, mon frère ! »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]