Les Visiteurs en Amérique

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Les Visiteurs en Amérique

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Logo du film

Titre original Just Visiting
Réalisation Jean-Marie Poiré
Scénario Jean-Marie Poiré
Christian Clavier
John Hughes
Acteurs principaux
Sociétés de production Gaumont
Hollywood Pictures (Disney)
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie
Durée 88 minutes
Sortie 2001

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Visiteurs en Amérique (Just Visiting) est un film franco-américain réalisé par Jean-Marie Poiré (crédité au générique sous le nom de Jean-Marie Gaubert[1]), sorti en 2001.

Remake américain du film Les Visiteurs (qui était en 1re place du box-office français de l'année 1993), Les Visiteurs en Amérique a non seulement la particularité d'avoir le même réalisateur que les films originaux, Jean-Marie Poiré, mais aussi d'avoir, dans les rôles principaux, les mêmes acteurs, Jean Reno et Christian Clavier.

Christina Applegate, Malcolm McDowell, Tara Reid et Matt Ross, entres autres, complètent la distribution du film.

Synopsis[modifier | modifier le code]

C'est dans une Plymouth Prowler qu'Angélique et André arrivent à Las Vegas.

Au Moyen Âge, le comte Thibault de Malfete, gentilhomme français, s'apprête à épouser la princesse anglaise Rosaline. Mais un noble jaloux fait boire à Thibault une potion qui lui donne momentanément des hallucinations ; Thibault prend Rosaline pour un monstre et la tue. Condamné à mort et voulant réparer son erreur pour retrouver sa promise, il va voir un enchanteur qui lui confectionne une potion pour remonter le temps. Son écuyer, André le Pâté, goûte la potion avant lui. Mais à cause d'une erreur d'ingrédients, Thibault et André se retrouvent projetés à Chicago au début du XXIe siècle. Thibault y rencontre une lointaine descendante.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Hollywood Pictures s'associe à la Gaumont pour produire le film, dont le budget est assez conséquent.

Distribution[modifier | modifier le code]

Christina Applegate joue un double-rôle équivalent à celui qu'interprétait Valérie Lemercier dans le film original (et Muriel Robin dans la suite). Christina Applegate joue un double-rôle équivalent à celui qu'interprétait Valérie Lemercier dans le film original (et Muriel Robin dans la suite).
Christina Applegate joue un double-rôle équivalent à celui qu'interprétait Valérie Lemercier dans le film original (et Muriel Robin dans la suite).

Source : Allodoublage (VF)

Genèse[modifier | modifier le code]

Dès la sortie du second film, Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2, dont la fin est ouverte, Jean-Marie Poiré et Christian Clavier pensent à un troisième volet des aventures de Jacquouille et Godefroy. Mais le réalisateur et producteur américain John Hughes, après avoir visionné le premier film, lors d'un voyage en avion vers l'Europe, contacte la Gaumont pour négocier avec Poiré et Clavier les droits du scénario. Les deux français mettent de côté leur idée de suite et se dirigent vers une adaptation américaine du premier film, dont John Hughes sera le producteur pour Disney et Gaumont.

Production[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Poiré et Christian Clavier retravaillent le scénario du premier film avec les américains John Hughes et Chris Columbus et transposent l'action en Angleterre et aux États-Unis.

Adaptation du scénario du film original[modifier | modifier le code]

Dans les deux premiers films originaux,
Les Visiteurs et Les Visiteurs 2
Dans la version américaine
Godefroy de Montmirail doit épouser la fille d'un Duc français, que le roi de France lui a promis en « épousailles ». Thibault de Malfète doit épouser l'héritière du trône d'Angleterre, pour sceller l'amitié entre la France et l'Angleterre après la Guerre de Cent Ans.
La sorcière empoisonne Godefroy de sa propre volonté. La sorcière empoisonne Thibault sur l'ordre du comte de Warwick qui, convoitant Rosaline et le trône, veut s'en débarrasser.
Sous l'effet du poison, Godefroy tue son futur beau-père le prenant pour un ours. Thibault tue sa promise la prenant pour un démon.
Godefroy est rejeté par Frénegonde et vraisemblablement par la noblesse, après avoir tué le Duc de Pouille. Thibault est condamné à mort par décapitation.
Jacquouille dérobe les bijoux du Duc de Pouille à la fin des funérailles de celui-ci. André s'empare d'un coffret serti de pierres précieuses dans la cellule de Thibault.
Lors du déplacement dans le temps, Godefroy devient une statue de cristal qui éclate en morceaux tandis que Jacquouille se transforme en tas d’excréments. Thibault se change en statue de pierre qui se désagrège. André, quant à lui, prend d'abord la forme d'un ballon bondissant avant de devenir une flaque.
Jacquouille et Godefroy se réveillent au présent dans le même pays, en pleine campagne. André et Thibault se réveillent non pas en Angleterre, mais aux États-Unis, en plein Chicago. En effet, la chambre de Thibault a été réinstallée dans un musée.
Godefroy et Jacquouille s'étonnent de voir un noir - que Jacquouille appelle « un sarrasin » - au volant d'une camionnette postale. Les noirs ne dérangent nullement Thibault et André.
Béatrice prend Godefroy pour son cousin Hubert, un pilote de rallye qui a disparu dans un accident à Bornéo. Julia prend Thibault pour un lointain cousin français lui aussi comte de Malfete (mais dont le prénom n'est pas indiqué), qui était coureur à voile et a disparu en mer lors d'une tempête.
Jacquouille la Fripouille rencontre son descendant, Jacques-Henri Jacquart. Il n'est pas mentionné qu'André le Paté ait un descendant.
Jean-Pierre, dentiste, est un mari honnête malgré sa propension à crier. Hunter, patron d'une galerie d'art, est un homme malveillant dont l'ambition est, avec l'aide de sa collègue et maîtresse Amber, d'escroquer Julia qui souhaite vendre tous les biens de la famille Malfete.
Jacquouille tombe amoureux d'une clocharde. André tombe amoureux d'une jeune servante.
En cassant la télévision, Jacquouille provoque un incendie[N 4]. La télévision explose sans causer davantage de dégâts.
Godefroy apprend par Béatrice que la famille Montmirail n'est entrée dans l'histoire qu'à la fin du XVIIIe siècle grâce à Gonzague de Montmirail qui devint révolutionnaire et finit guillotiné. Thibault découvre l'arbre généalogique de la famille Malfete avec ses nombreux descendants mais Julia ne lui raconte pas l'histoire de la famille
Jacquouille affirme que son défunt père était ivrogne et que sa mère a été dévorée par des loups. Il a également un frère du nom de Prosper avec qui il ne s'entend pas[2]. André a un père ivrogne, une mère manchote, un frère nain et une sœur catin.
Jacquouille décide lui-même de rester vivre au présent. Angélique pousse André à quitter son patron (Thibault) et vivre en homme libre.
Les protagonistes sont aidés par le descendant du magicien. L'enchanteur voyage dans le présent afin de retrouver Thibault et André et ainsi les aider à retourner à leur époque.
Godefroy finit par convaincre Béatrice qu'il est son ancêtre. Julia découvre d'elle-même son ascendance.
Godefroy insiste pour que Jacquouille reparte avec lui au Moyen Âge. Plus tard, Jacquouille échange sa place avec Jacquart, par les vêtements, et c'est finalement celui-ci que Godefroy ramène à son époque. D'abord réticent puis convaincu par Julia, Thibault accepte d'affranchir André et de le laisser vivre au présent. Plus tard, André et Angélique partent à Las Vegas pour se marier.
Trouvant suffisamment de vaillance en lui-même, comme lui avait prédit le magicien, Godefroy dévie le tir de son arbalète et tue la sorcière au lieu du Duc de Pouille. Revenant peu avant de boire sa coupe, Thibault propose un échange avec le comte de Warwick en signe de paix et de fraternité. Se sentant démasqué, celui-ci recule pas-à-pas jusqu'à se défenestrer.

Choix des acteurs[modifier | modifier le code]

Jean Reno & Christian Clavier[modifier | modifier le code]

Pour les deux rôles principaux, Jean-Marie Poiré fait appel à Jean Reno et Christian Clavier, les acteurs principaux du film originel et de sa suite : le film bénéficie ainsi de la notoriété de Jean Reno, déjà connu aux États-Unis dans Léon, Mission impossible et Godzilla, tandis que Christian Clavier, totalement inconnu là-bas, joue pour la première fois de sa carrière en anglais.

Reno et Clavier retrouvent donc leurs personnages respectifs de noble et d'écuyer. Néanmoins, on note certains changements, à commencer par les noms des personnages : Godefroy de Montmirail est devenu Thibault de Malfete et Jacquouille la Fripouille est devenu André le Pâté).

Acteurs américains[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film a été tourné du 14 avril au en Grande-Bretagne et à Chicago[3],[4],[5].

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Les lieux de tournage du film, situés au Royaume-Uni et aux États-Unis, sont les suivants :

Montage[modifier | modifier le code]

Bande-originale[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Contrairement au succès du film français, ce film ne convainc ni en France, ni aux États-Unis : après cinq semaines à l'affiche, le film rapporte 16 millions de dollars au box-office mondial pour un budget de production s'élevant à 35 millions[6]. En France, le film totalise seulement 1 219 488 entrées en neuf semaines à l'affiche.

  • Box-office français détaillé
Sem. Entrée[3],[a 2] Cumul Date
1 558 331 558 331
2 323 644 881 975
3 198 308 1 080 283
4 73 089 1 153 372
5 inconnu inconnu
6 31 158 1 184 530
7 67 1 184 597
8 inconnu inconnu
9 inconnu 1 219 488

Critiques[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

En France, Les Visiteurs en Amérique récolte une moyenne de 3/5 sur le site AlloCiné, pour 9 titres de presse recensés[a 3].

Public[modifier | modifier le code]

L'arrêt de la franchise ?[modifier | modifier le code]

Christian Clavier avouera quelque temps après la sortie du film, que l'idée de donner une suite aux Visiteurs 2 n'était plus d'actualité et que son rôle de Jacquouille faisait parti d'une époque révolue de sa carrière d'acteur. Jean Reno, de son côté, déclara souhaiter ne pas donner suite aux Couloirs du temps, craignant « la suite de trop »[réf. nécessaire].

Quinze ans après l'échec des Visiteurs en Amérique, Clavier reviendra finalement sur sa décision en reprenant son rôle initial, aux côtés de Jean Reno et de Marie-Anne Chazel sous la direction de Jean-Marie Poiré, (avec lequel il coécrit le scénario des Visiteurs pour la quatrième fois) pour la suite directe du deuxième épisode, qui aura pour titre Les Visiteurs 3 : La Terreur[7]. Le tournage aura lieu au printemps 2015, et la sortie nationale sera fixée courant 2016.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Il s'agit non pas d'une suite du film français Les Visiteurs, du même Jean-Marie Poiré, mais de son remake américain. Le réalisateur avait déjà tourné une suite de ce film, Les couloirs du temps, et avait projeté de tourner un troisième volet. Mais il a finalement opté pour un remake du premier opus, dont il a transposé l'action aux États-Unis.
  • Le titre provisoire du film était The Visitors, avant d'être nommé Just Visiting[a 1].
  • Au printemps 2000, des projections des premières images du film sont organisées en la présence de Christian Clavier et de Jean Reno, devant un public composé de 400 américains, en vue d'une sortie en fin d'année[8] .
  • La sortie en salle officielle était initialement prévue à l'automne 2000 en Amérique, et à la fin de l'année en France, avant d'être finalement repoussée au printemps 2001[8] .
  • Le film fut un désastre commercial à tel point qu'il fît plonger les comptes de la Gaumont, à sa sortie[9].
  • C'est par ailleurs un des films les plus mal notés par les spectateurs sur le site Allociné (le 10e)[a 4].
  • Le choix de Jean-Marie Poiré d'être crédité au générique sous le nom de Jean-Marie Gaubert serait, officiellement, dû au fait que son véritable patronyme est difficilement prononçable en anglais. Selon des informations parues dans la presse à l'époque de la sortie du film, le choix du réalisateur de ne pas figurer au générique aurait en réalité pour origine sa mésentente, durant le tournage, avec Christian Clavier. Jean-Marie Poiré n'a pas assuré la promotion du film[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le PG-13 signifie que « certaines scènes peuvent heurter les enfants de moins de 13 ans ». L'accord parental est donc recommandé et le film déconseillé aux moins de 13 ans.
  2. Son prénom est « Rosalind » en version originale.
  3. a et b L'action se déroulant au XIIe siècle, il est plus que probable que le « roi Henry » du film soit Henri II et que la mère de Rosalind, créditée « la Reine », soit Aliénor d'Aquitaine.
  4. Cette scène se trouve dans Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2.
  5. Seulement dans la version originale : il n'y a pas de narrateur dans la version française du film.

Références[modifier | modifier le code]

  • Autres sources

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]