Les Visiteurs (film, 1993)

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Les Visiteurs

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Logo original du film

Réalisation Jean-Marie Poiré
Scénario Jean-Marie Poiré
Christian Clavier
Acteurs principaux
Sociétés de production Alpilles Productions
Amigo Productions
France 3 Cinéma
Gaumont International
Studiocanal
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 107 minutes
Sortie 1993

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Visiteurs est un film français réalisé par Jean-Marie Poiré, sorti en 1993.

Réalisé pour un budget de 50 millions de francs, le film attira plus de 13 millions de spectateurs et fut en première place du box-office français en 1993. Il a ensuite été nommé 8 fois à la 19e cérémonie des César, pour ne recevoir finalement qu'un César, celui de la Meilleure actrice dans un second rôle, décerné à Valérie Lemercier.

Les Visiteurs est le point de départ d'une trilogie puisque Jean-Marie Poiré réalisa par la suite un deuxième film, intitulé Les Couloirs du temps, en 1998, et un troisième, La Terreur, dont la sortie est prévue en 2016[1].

Le film fit l'objet d'un remake américain, Les Visiteurs en Amérique, réalisé aussi par Jean-Marie Poiré et comprenant Jean Reno et Christian Clavier dans sa distribution : sorti en 2001, il n'a pas connu le même succès que le film original, n'ayant trouvé son public ni aux États-Unis, ni en France.

Aujourd'hui encore, Les Visiteurs est l'une des comédies les plus populaires du cinéma français.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 1123, pour avoir sauvé la vie du roi de France Louis VI, dit « le Gros », le comte Godefroy de Montmirail, dit « le Hardi », se voit promettre en épousailles Frénégonde de Pouille, la fillotte du duc Fulbert de Pouille. Alors que Godefroy fait route vers le château de sa promise, une sorcière lui fait absorber un breuvage à son insu. Ce dernier donne des hallucinations au comte, au point de le pousser à assassiner son futur beau-père. Afin de réparer sa faute, Godefroy demande conseil au mage Eusæbius, qui concocte une potion pour renvoyer Godefroy dans le passé, peu de temps avant le drame.

Renault 4 F4.JPG

Le mage ayant oublié un ingrédient indispensable à la préparation de la potion, Godefroy et son écuyer Jacquouille la Fripouille se retrouvent propulsés au XXe siècle, en 1992. Tous deux font la connaissance de Béatrice de Montmirail, la descendante de Godefroy, qui est une mère de famille bourgeoise mariée à Jean-Pierre Goulard, un dentiste réputé. Ils font la connaissance de Jacques-Henri Jacquart, un roturier nouveau riche qui n'est autre que le descendant de Jacquouille et l'actuel propriétaire du château Montmirail.

Godefroy ne cherche alors qu'une chose : retourner dans son époque et épouser Frénégonde. La tâche va se révéler difficile car Béatrice le prend pour son cousin Hubert, un pilote de rallye disparu depuis plusieurs années, qu'elle croit revenu amnésique après un accident à Bornéo durant le Raid Gauloises. Il finira néanmoins par trouver le descendant du mage Eusæbius qui lui donnera la potion pour arriver cette fois-ci au bon moment de son époque. Mais Jacquouille, qui a entre-temps rencontré Ginette Sarclay, une SDF excentrique avec qui il prévoit de se marier, ne veut plus partir et se débrouille pour faire partir Jacquart à sa place.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Genèse[modifier | modifier le code]

La naissance du film date de 1990, lors d'un déménagement de Jean-Marie Poiré qui retrouve alors dans un carton un de ses cahiers d'écolier. En feuilletant les pages, le réalisateur tombe sur une petite histoire de quatre pages qu'il avait écrite pendant un cours de mathématiques à l'âge de 17 ans. Cette histoire constitue déjà la trame du scénario qui sera retravaillé par Christian Clavier et lui-même[2].

Production[modifier | modifier le code]

Financement[modifier | modifier le code]

Le budget assez conséquent du film est amorti par un important placement de produit, qui expose de nombreuses marques à l'écran (c'est d'ailleurs l'un des premiers films à en montrer autant) : ainsi, sont visibles ou citées des marques comme Email Diamant, Lacoste , Hartwood (la veste que porte Jacquart et qui finit maculée d'huile[3]), Thonon (diverses bouteilles de cette marque sont visibles chez les Goulard et au château de Montmirail), La Poste, Chanel No 5 (la bouteille de parfum dont Godefroy déverse le contenu dans son bain, sans en savoir la valeur[3]) , Range Rover (le 4X4 neuf de Jacquart), Hermès, Courtepaille, Avis (une camionnette Avis est notamment visible dans la scène du Courtepaille) et Renault[4],[5]. Dès la sortie du film, la Renault Safrane a enregistrée un taux de notoriété spontanée de 74%[5],[3].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

À l'origine, Jean-Marie Poiré désirait donner le rôle de Godefroy de Montmirail à Didier Pain et celui de Béatrice à Jacqueline Maillan (qui avait joué dans Papy fait de la résistance) mais le producteur Alain Terzian lui a conseillé de réunir à nouveau le trio de L'Opération Corned-Beef : Jean Reno, Christian Clavier (qui co-écrit une nouvelle fois le scénario avec Poiré) et Valérie Lemercier[6]. Jacqueline Maillan ne joue donc pas dans le film, contrairement à Didier Pain, qui a finalement joué le rôle du roi Louis VI le Gros.

Gérard Vives, qui joue un petit rôle non-crédité dans le film (un des infirmiers de l'hôpital psychiatrique), n'est pas encore connu du grand public : la série qui le rendra célèbre, Les Filles d'à côté, ne commencera qu'à la fin de l'année 1993.

Jean-Marie Poiré fait une apparition à la fin du film ; jouant un paysan qui, avec d'autres gens, se moquent de Jacquart qu'ils prennent pour être Jacquouille, il y prononce une réplique : « Donne tes bijoux, le drôle ! »

C'est l'acteur de Dominique Hulin qui joue le guerrier anglais décapité par Godefroy : cet acteur de 2 05 mètres avait aussi joué le professeur de gymnastique du film Les Sous-doués de Claude Zidi.

Tournage[modifier | modifier le code]

Entrée du château comtal de Carcassonne.
La porte de l'Aude.
L'église et l'ancien abreuvoir de Thoiry.
L'extérieur de Palais du Roi de Rome de Rambouillet a servi au tournage de la courte scène dans laquelle Godefroy sort de chez Ferdinand Eusèbe.

Le château d'Ermenonville, dans l'Oise a servi de décor pour le château de Montmirail à l'époque actuelle et le château comtal de la Cité de Carcassonne, pour l'époque médiévale.
Comme on peut le constater sur les plaques minéralogiques des voitures, le film a été tourné dans les départements de l'Aude (11), où de nombreuses scènes furent tournées aux abords du château comtal de la Cité de Carcassonne, ainsi que dans l'Oise (60) et dans le Val-d'Oise, au début Jean Reno à cheval sur le pont d'Argenteuil avec au fond l'ancienne centrale électrique de Gennevilliers et à Cergy (la scène du restaurant Courtepaille en particulier). Ceci peut sembler insolite étant donné que ces départements sont situés de part et d'autre de la France. De plus, si l'on observe bien le début du film, on peut remarquer que la voiture de la famille Goulard porte successivement les immatriculations de deux des trois départements cités.

La scène durant laquelle Godefroy de Montmirail tire une flèche dans le front de son beau-père a été tourné dans la campagne environnante de Carcassonne. Le plan qui suit la trajectoire de la flèche a en réalité été tourné à reculons, sur un travelling de 100 mètres de long. L'équipe de rugby de Carcassonne a aidé au tournage de cette scène en enlevant les rails nécessaires pour le travelling au fur et à mesure, pour qu'ils n'apparaissent pas dans le champ[7],[8].

Le château de Montbrun, censé être sur une plaine, a été placé sur une montagne pour l'arrière-plan de la première scène.

Selon un calendrier visible au début du film, Godefroy et Jacquouille arrivent le à notre époque.

L'église où Godefroy demande asile et la maison de sa descendance se trouvent à Thoiry dans les Yvelines. Pour des raisons d'angles et de prises de vue, le plan où le cheval de Godefroy frappe brusquement la porte de l'église avec ses sabots n'a pas été filmé à Thoiry mais les répétitions ont bien été faites sur la porte de l'église Saint-Martin de Thoiry, la porte en garde encore les marques de sabots. Dans le cas du passage montrant les champs et les fils électriques haute tension, il s'agit du plateau d'Andelu, se trouvant juste à côté de Thoiry.

Le film a été tourné entre juin et octobre 1992 : lors d'une interview télévisé, Jean Reno indique le tournage à Carcassonne s'est déroulé lors des inondations du début de l'été 1992 et que le tournage en région parisienne (comportant le tournage en studios) a eu lieu en août/septembre, période qui, en 1992, s'est avérée très ensoleillée et chaude, ce qui rend le mois d'octobre visible dans le film très beau pour cette époque de l'année[9].

Bande-originale[modifier | modifier le code]

  • Chansons du film

Ginette, après avoir rencontré avec Godefroy et Jacquouille, leur interprète le refrain de Casser la voix , la chanson de Patrick Bruel sortie trois ans plus tôt.

Jacquouille, lui, chante deux chansons aux origines inconnues : la première, chantée avec Godefroy lors du dîner, parle d'un certain « bailli du Limousin » qui fut « fendu » puis « pendu avec ses tripes » et l'autre, qu'il chante dans le bain, raconte apparemment l'histoire d'un chevalier qui s'en va « guerroyer à la croisade ».

  • Musique originale

Bande Originale du Film
Les Visiteurs

Bande originale de Éric Lévi et divers artistes
Sortie Drapeau de la France
Enregistré Drapeau de la République tchèque Smecky Studio, Prague
Drapeau du Royaume-Uni Abbey Road Studios, Londres
Genre Musique de film
Auteur-compositeur Éric Lévi
Label Warner/Chappell Music
Editions de la Bascule
Joker Editions
Editions de la Marguerite
Remark Records

La bande originale du film a été composée et orchestrée par le compositeur français Éric Lévi. Le titre est tiré du projet musical Era.


Sortie en France[modifier | modifier le code]

Promotion[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

Public[modifier | modifier le code]

Box-office en France[modifier | modifier le code]

Malgré ses 13,78 millions d'entrées au total, le film débuta en fait plutôt modestement (comme un film qui ne dépasserait pas 2 ou 3 millions d'entrées) ; en deuxième semaine, il attire 150 000 personnes de plus que la première. Mais au fil du temps, la fréquentation se maintient et le film devient finalement l'un des plus grands succès du box-office en France.

Lors de son premier jour d'exploitation, il attire 23 000 spectateurs à Paris[10].

  • Box-office français du film, semaine par semaine
Sem. Entrée[11] Cumul Évolution
1 518 997 518 997
2 669 883 1 188 880 + 150 886
3 648 624 1 837 504 - 21 259
4 689 724 2 527 228 + 41 100
5 744 335 3 271 563 + 54 611
6 657 430 3 928 993 - 86 905
7 503 756 4 432 749 - 153 674
8 350 821 5 176 531 - 152 935
9 323 940 5 500 471 - 26 881
10 346 115 5 857 717 + 22 175
11 315 363 6 173 080 - 30 752
12 290 094 6 463 179 - 25 269

Finalement, le film fait 13 782 991 entrées[12], ce qui en fait :

À sa sortie, le film rapporte 98 754 810 $ de recettes.

Diffusions à l'étranger[modifier | modifier le code]

Le film a été doublé notamment en allemand, en espagnol, en italien. Une tentative de doublage en anglais avait été supervisée par Mel Brooks pour une diffusion du film aux États-Unis : ce doublage, dont le coût fut d'un demi-million de dollars, n'avait plu ni aux adolescents auprès desquels il a été testé, ni à Jean-Marie Poiré, qui trouva que le film avait été transformé en parodie dans laquelle Godefroy est affublé d'un « accent français si caricatural qu'il en est pratiquement incompréhensible »[14],[15]. Le film sort finalement aux États-Unis le , dans une version sous-titrée et est en 48e position du box-office américain lors de sa première semaine d'exploitation[16],[17]. C'est d'ailleurs cette impossibilité de faire un doublage correct au film qui donna aux producteurs américains l'idée de réaliser un remake, Les Visiteurs en Amérique.

Versions doublées ou sous-titrées[modifier | modifier le code]

Box-office dans le monde[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

  • En Espagne, il réalise 1 040 822 entrées, distribué sous le titre Los Visitantes : grâce au succès des Visiteurs, L'Opération Corned-Beef, le film précédent de Jean-Marie Poiré, qui n'était pas sorti en Espagne, bénéficie d'une sortie dans ce pays et sort en salles en 1994, soit 3 ans après sa sortie française..
  • En Allemagne il réalise 337 618 entrées[18], distribué sous le titre Die Besucher.
  • En Suisse, il réalise 148 260 entrées.
  • Au Danemark, il réalise 10 376 entrées.

Reste du monde[modifier | modifier le code]

  • Aux États-Unis il réalise 149 300 entrées[19], distribué sous le titre The Visitors.
  • Au Québec, il réalise 132 513 entrées[20].
  • En Corée du Sud il réalise 66 427 entrées[21], diffusé.

Total monde[modifier | modifier le code]

  • Total monde non exhaustif (liste des pays où le film est sorti ici) : 15 668 307 entrées.

En mars 1994, le magazine Le Film français estime à 347 millions de francs les recettes engrangés par le film dans le monde[22].

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 1994, Valérie Lemercier remporte le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour son double rôle dans le film : sa filmographie ne comptait que six films à l'époque.

Récompense[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Le jeu survolté de Christian Clavier, né de l'interprétation de Jacquouille et surtout de Jacquart dans le film, a souvent été reproché à l'acteur : à partir son film suivant, Les Anges gardiens, son interprétation est sans cesse comparée à celle du personnage de Jacquouille[22], et ce même quand il interprète un autre personnage connu, Astérix.

Des fans du film ont crée un site nommé www.lafripouille.fr[23], composé d'une simple page d'accueil affichant un interrupteur permettant de faire comme dans la scène du repas chez les Goulard : éteindre ou allumer la lumière en entendant Jacquouille dire « Jour ! ... Nuit ! »[24].

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • La formule d'Eusæbius pour emprunter les couloirs du temps est : « Per Horus et per Rha et per solem invictus duceres. » ; ce qui signifie en latin : « Par Horus et par et par le soleil invaincu sois conduit. » Elle est prononcée à l'italienne, selon l'usage suivi dans la plupart des pays par ceux qui s'expriment en latin ecclésiastique.
  • La devise des Montmirail est « Que trépasse si je faiblis ! », précédée du cri de guerre des chevaliers français « Montjoie ! Saint-Denis ! ».
  • Lors du festin au château du Duc de Pouille, on entend Jean-Marie Poiré annoncer l'arrivée de Godefroy : « Le comte de Montmirail est à vue ! ».
  • Hubert est souvent appelé « Hub » ou « cousin Hubert » par Béatrice.
  • Le déplacement dans le temps distingue bien la richesse de la pauvreté : Godefroy devient une statue de cristal qui éclate tandis que Jacquouille se transforme en tas de matière fécale. Ce sera également le cas dans Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2 et Les Visiteurs en Amérique mais avec davantage d'effets spéciaux.
  • Dans la scène où Jacquouille et Ginette sont au bowling, on entend la chanson Passion for love qui fait référence au précédent film du quatuor Poiré/Reno/Clavier/Lemercier : L'Opération Corned-Beef (1990).
  • Le film contient environ 2000 plans, alors que la moyenne habituelle est de 500 à 700 plans par film)[7].
  • Les pièces que Godefroy jette aux pieds de Jacquart ne sont ni des louis d'or comme le croient Jean-Pierre, ni des écus comme le dit Godefroy plus tôt (« [Jacquart] va vous rendre le château contre écus sonnants et trébuchants. ») : les pièces de Godefroy ne ressemblent nullement à des pièces en or (les premières pièces en or ayant été créées en France par Louis IX) et ne peuvent être que des deniers, Godefroy venant d'une époque où plusieurs dizaines de seigneurs, laïques ou ecclésiastiques, possédaient leur propre atelier et leur propre monnaie[25].

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Jeux de société[modifier | modifier le code]

  • Les Visiteurs, le jeu (1993)
Edité par Gaumont et la Générale Multimédia. De 2 à 6 joueurs pour une durée moyenne de 1 heure.

Jeux vidéos[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le personnage d'Enguerrand le Balafré devait à l'origine s'appeler « Bouchard le Borgne »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Maximilien Pierrette, « Les Visiteurs 3 : Christian Clavier annonce un tournage en 2015 », sur allocine.fr,‎ (consulté le 16 octobre 2014).
  2. Jérémy Parayre, Les Visiteurs : les secrets d'un succès à la française, Télé 7 jours no 2621, août 2010
  3. a, b et c Dominique Beaulieu, « Au cinéma, les marques jouent à “cash cache” », sur www.e-marketing.fr,‎ (consulté le 9 mai 2015) : « La notoriété de la Renault Safrane a grimpé de 74 % après avoir transporté Jacquouille dans Les Visiteurs. [...] Le maniéré Christian Clavier montre sa Range Rover dont le toit est arraché dans Les Visiteurs. Le produit est cité par l'acteur. Le même Jacquart prononce la marque de son costume Hartwood maculé d'huile. [...] Un mésusage attire parfois l'attention, tel le flacon géant de Chanel 5 versé dans le bain de Jean Reno dans Les Visiteurs. La réaction excessive du propriétaire souligne la préciosité du produit. »
  4. Wikia, Placement de produit sur Les Visiteurs Wiki.
  5. a et b Anne Luzin, « Les Marques au cinéma », sur www.iletaitunefoislecinema.com (consulté le 9 mai 2015) :

    « Le succès de placements à l’écran : les Visiteurs sorti en 1994, le film à placement de référence car l’un des tout premier à avoir intégré autant de marques dans un production française (Email Diamant, Lacoste, Hartwood et Renault entre autres) ou encore l’énorme présence de Peugeot dans la saga des Taxi tendent à banaliser la technique du placement de produits en France.

    [...]

    Pour donner quelques exemples chiffrés (D'après Jacoberger, Virginie (1998), Des marques sur grand écran, Valeurs Actuelles, septembre 2002), on peut citer : [...] 3. dès la sortie des Visiteurs, la safrane Renault a enregistré un taux de notoriété spontanée de 74% »

  6. Gaël Golhen et François Grelet, « Alain Terzian, le dernier nabab », Première, no 456,‎ , p. 62 (ISSN 03993698)
  7. a et b Thierry Klifa, « Les Clés du rire : Jean-Marie Poiré, Christian Clavier, Jean Reno. Les Visiteurs », Studio, no 70,‎ , p. 50 à 55
  8. Poiré, Clavier 1998, p. 17
  9. « Plateau Valérie Lemercier et Jean Reno » [vidéo], sur ina.fr, France 2,‎ (consulté le 9 novembre 2014)
  10. « Christian Clavier et Valérie Lemercier :Les Visiteurs » [vidéo], sur ina.fr, France Inter,‎ (consulté le 9 mai 2015)
  11. Nombre de visiteurs au box-office.
  12. « Les Visiteurs », sur jpbox-office.com (consulté le 28 novembre 2014)
  13. Classement des plus grands succès du cinéma français.
  14. « Variety : «Okkkayyy» ne passe pas outre-Atlantique. », sur Libération,‎ (consulté le 2 mai 2015) :

    « Depuis deux ans que Les Visiteurs faisaient antichambre aux Etats-Unis, malgré un doublage confié à Mel Brooks, on se doutait d'un problème. Mettant fin à ce suspense brûlant, l'hebdomadaire américain Variety révèle enfin le scoop en une: le film ne sortira pas. Son doublage (facturé un demi million de dollars) n'a convaincu ni les teenagers auprès desquels il a été testé, ni Jean-Marie Poiré, son réalisateur: « Le film a été transformé en parodie, avec un chevalier à l'accent français si caricatural qu'il en est pratiquement incompréhensible » (sic). »

  15. Jean-Philippe Renouard, « La fin de Babel », sur www.vacarme.org,‎ (consulté le 2 mai 2015), p. 47 :

    « De leur côté, les distributeurs français ont compris l’importance du doublage sur certains marchés étrangers comme les États-Unis : c’est à Mel Brooks que l’on a demandé de réaliser la version américaine des Visiteurs. »

  16. « Les Films français aux USA », sur www.ecrannoir.fr,‎ (consulté le 2 mai 2015) :

    « [Les Visiteurs] qui devait être doublé par Mel Brooks à l'origine, sort en brut, sans parfum hollywoodien, en 48 ième position pour sa première semaine. Il faut avouer que le massacre du doublage appliqué à Un Indien dans la Ville (dont Disney fait un remake) avait coulé le film lors de sa sortie au printemps dernier, et ce, malgré l'un des plus beaux démarrages opérés pour un film étranger. »

  17. P. de G., « La firme Gaumont a plus que triplé son résultat net en 93 En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/07/04/1994/LesEchos/16619-114-ECH_la-firme-gaumont-a-plus-que-triple-son-resultat-net-en-93.htm#EDG9iI7mUVx6bQ5K.99 », sur www.lesechos.fr,‎ (consulté le 2 mai 2015) :

    « Pour donner toutes ses chances au film, nous avons décidé d'en faire un doublage américain sous la supervision de Mel Brooks »

    — Nicolas Seydoux, PDG de Gaumont.

  18. (de) « Filmhitliste: Jahresliste (international) 1993 », sur www.ffa.de (consulté le 28 novembre 2014)
  19. (en) « Les Visiteurs », sur boxofficemojo.com (consulté le 28 novembre 2014)
  20. « Information sur le film (Régie du cinéma) », sur www.diffusion.stat.gouv.qc.ca (consulté le 28 novembre 2014)
  21. « Les Visiteurs », sur www.kobis.or.kr (consulté le 28 novembre 2014)
  22. a et b Marie Guichoux, « Le complexe de Jacquouille », sur Libération,‎ (consulté le 8 mai 2015)
  23. Lien vers lafripouille.fr.
  24. « Le site inutile qui rend hommage à Jacquouille la fripouille », sur www.lavenir.net,‎ (consulté le 8 mai 2015)
  25. « Les visiteurs », Numismatique et cinéma, sur Numismatique médiévale,‎ (consulté le 22 février 2015)