Les Veines ouvertes de l'Amérique latine

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Les Veines ouvertes de l’Amérique latine
Auteur Eduardo Galeano
Genre Essai
Pays d'origine Drapeau de l'Uruguay Uruguay
Éditeur Pocket
Date de parution 2001
ISBN 950-895-094-3

Les Veines ouvertes de l'Amérique latine est un essai de l'écrivain uruguayen Eduardo Galeano, paru en 1971. Dans cet ouvrage, difficile à classifier par ailleurs, Galeano raconte l'histoire du pillage des ressources naturelles de l'Amérique latine depuis le début de la colonisation européenne des Amériques jusqu'à l'époque contemporaine, par les Empires coloniaux d'abord (entre le XVIe siècle et le XIXe siècle), puis par les États impérialistes (entre le XIXe siècle et le XXe siècle).

Contexte[modifier | modifier le code]

La parution du livre (en 1971), coïncide avec une époque de forts affrontements idéologiques, politiques et sociaux partout en Amérique latine. À cette époque, Galeano est en même temps journaliste, éditeur et employé au département de publications de l'université de la RépubliqueMontevideo). Selon ses propres dires, le travail de recherche pour Les Veines ouvertes (tel qu'on appelle souvent l'ouvrage en Amérique latine), lui prit quatre ans, tandis que pour sa rédaction il n'eut besoin que de quatre-vingt-dix nuits[1]. En 1973, peu après la parution de l'ouvrage, eut lieu un coup d'État en Uruguay qui aboutit à l'instauration d'une dictature militaire qui força Galeano à l'exil. Les Veines ouvertes fut aussitôt censuré, de même que pendant les gouvernements militaires d'Augusto Pinochet au Chili et du processus de réorganisation nationale argentin. Nombreux sont ceux qui considèrent cet ouvrage comme un évènement marquant de la pensée latino-américaine et émancipatrice contemporaines. Certains ont qualifié Les Veines ouvertes de « Bible latino-américaine ».

Structure[modifier | modifier le code]

L'ouvrage est divisé en deux parties : « La pauvreté de l'homme comme conséquence de la richesse de la terre » et « Le développement est un voyage avec plus de naufragés que de navigants ». Il contient par ailleurs une introduction (« Cent-vingt millions d'enfants au centre de l'orage »), et un épilogue intitulé « Sept ans plus tard » (rédigé en 1977, sept ans après la première édition de l'ouvrage), dans lequel l'auteur note que la situation de l'Amérique latine, loin de s'améliorer, ne cesse de s'empirer.

La pauvreté de l'homme comme conséquence de la richesse de la terre[modifier | modifier le code]

Le chapitre « Ruée vers l'or, ruée vers l'argent » décrit en détail les ruées vers l'or d'abord, vers l'argent ensuite, depuis Christophe Colomb jusqu'à la disparition ou la perte de valeur de ces deux métaux.

« Le roi sucre et autres monarchies agricoles » est le chapitre le plus long du livre. Il retrace l'histoire de l'usurpation des ressources agricoles de différentes régions latino-américaines par les grandes puissances européennes, comme il fut par exemple le cas du sucre au Cuba, du caoutchouc au Brésil, de la banane en Équateur et en Colombie, etc.

« Les sources souterraines du pouvoir », dernier chapitre de la première partie du livre, est réservé aux richesses minières et aux atrocités qui furent justifiées en leur nom.

Le développement est un voyage avec plus de naufragés que de navigants[modifier | modifier le code]

« Histoire d'un décès précoce » est un compte-rendu de l'histoire de l'Amérique latine et de ses va-et-viens.

Le second chapitre de la seconde partie, intitulé « La structure contemporaine du dépouillement », s'intéresse à la manière dont les formes de pillage et d'exploitation de par les puissances européennes et les États-Unis évoluent à partir du XIXe siècle). Moins évidentes, Galeano les juge néanmoins aussi efficaces que celles des premiers siècles de la colonisation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Writer Without Borders". 14 juillet 2006 In These Times