Les Trois Mousquetaires (film, 1961)
Les Trois Mousquetaires
Semur-en-Auxois, un site de tournage extérieur
| Titre original | Les Trois Mousquetaires |
|---|---|
| Réalisation | Bernard Borderie |
| Scénario | Bernard Borderie et Jean-Bernard Luc |
| Acteurs principaux | Gérard Barray Mylène Demongeot Perrette Pradier Georges Descrières Bernard Woringer Jacques Toja |
| Sociétés de production | Films Borderie Les Films Modernes Le Film d'Art Fono Roma |
| Pays d’origine | |
| Genre | Film de cape et d'épée |
| Sortie | 1961 |
| Durée | 186 min |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Les Trois Mousquetaires est un film franco-italien en deux parties de Bernard Borderie, sorti en 1961.
Sommaire |
[modifier] Synopsis
- Première époque
- Les Ferrets de la reine
Au XVIIe siècle, le jeune D’Artagnan quitte sa Gascogne natale pour Paris où il va postuler auprès de M. de Tréville, capitaine des Mousquetaires, une connaissance de son père. Sur son chemin, il a une altercation avec un mystérieux individu qu’il a aperçu s’entretenant avec une non moins mystérieuse jeune dame blonde et on lui dérobe la lettre de recommandation destinée à M. de Tréville. Engageant Planchet comme valet pour continuer sa route, d'Artagnan arrive à Paris, vend son cheval boiteux et se rend à la caserne des Mousquetaires. Pendant l'entretien avec le capitaine, il reconnait son agresseur et lui court après pour se venger. Mais dans sa course, il bouscule et se chamaille avec chacun des trois mousquetaires Athos, Porthos et Aramis. Comme l’exige la coutume des Mousquetaires, bien que les duels soient interdits par le cardinal de Richelieu, ceux-ci le défient pour réparation. Il accepte avec grâce, devant se battre à midi, une heure et deux heures avec chacun des Mousquetaires. Au Pré-aux-Clercs, derrière le Luxembourg, sur les lieux de leurs affrontements, les quatre hommes sont surpris par les gardes du cardinal et pactisent alors pour les combattre. Vainqueurs, les trois Mousquetaires et d’Artagnan deviennent amis, s’étant reconnus comme de fidèles sujets de leur roi Louis XIII. Ils vont, dès lors, être les défenseurs acharnés du couple royal et, de ce fait, devenir les ennemis jurés du cardinal et de ses nombreux sbires, dont le comte de Rochefort, le capitaine des gardes du cardinal et la très dangereuse autant que belle espionne, Milady de Winter…
- Deuxième époque
- La Vengeance de Milady
Devant l'affront que leur a fait D’Artagnan, Milady de Winter et le cardinal de Richelieu décident de se venger. Leur tâche est facilitée par le fait que D’Artagnan est devenu l'amant de Constance Bonacieux et que le chevalier doit faire parvenir à la reine une lettre du duc de Buckingham. Dans cette lettre, l'anglais annonce sa décision de débarquer à La Rochelle qui est au main des protestants pour les faire basculer dans le royaume d'Angleterre. Le cardinal de Richelieu désire, par tous les moyens, connaitre le contenu de cette lettre. Constance Bonacieux est séquestré par le comte de Rochefort dans un couvent pour la faire parler sous la torture. C'est Milady qui se charge de faire parler D’Artagnan grace à ses charmes. Le chevalier laisse croire qu'il tombe amoureux pour mieux lui soutirer le lieu d'enfermement de Constance. Découvrant que Milady est marquée de la fleur de lys qui désigne les prostituées, il arrive à s’échapper grâce à ses amis. Puis les Mousquetaires courent délivrer Constance. Mais Athos et Milady sont liés par un terrible secret…
[modifier] Fiche technique
- Titre : Les Trois Mousquetaires
- Réalisation : Bernard Borderie
- Scénario : Bernard Borderie et Jean-Bernard Luc d’après le roman d'Alexandre Dumas Les Trois Mousquetaires
- Dialogues : Jean-Bernard Luc
- Décors : René Moulaert
- Costumes : Rosine Delamare
- Photographie : Armand Thirard
- Son : René Sarazin
- Montage : Christian Gaudin
- Musique : Paul Misraki
- Cascades : Claude Carliez ; bagarres réglées par Henri Cogan
- Conseiller équestre : François Nadal
- Production : Raymond Borderie ; Henri Jaquillard (directeur de production)
- Sociétés de production :
- Société de distribution : Pathé Distribution
- Pays d’origine :
France,
Italie - Langue : français
- Genre : film de cape et d'épée
- Format : Couleur (Eastmancolor) — 35 mm — 2.35:1 (Dyaliscope) — Son mono
- Durée totale : 186 minutes (3 h 6)
- Les Ferrets de la reine : 95 minutes (1 h 35)
- La Vengeance de Milady : 91 minutes (1 h 31)
- Dates de sortie :
France : 4 octobre 1961
[modifier] Distribution
- Gérard Barray : D'Artagnan
- Mylène Demongeot : Milady de Winter
- Perrette Pradier : Constance Bonacieux
- Georges Descrières : Athos
- Bernard Woringer : Porthos
- Jacques Toja : Aramis
- Jean Carmet : Planchet
- Guy Delorme : le comte de Rochefort
- Daniel Sorano : le cardinal de Richelieu
- Françoise Christophe : la reine Anne d'Autriche
- Robert Berri : M. Bonacieux
- Henri Nassiet : M. de Tréville
- Guy Tréjan : le roi Louis XIII
- Jacques Berthier : le duc de Buckingham
- Anne Tonietti : Ketty
- Jacques Seiler : Grimaud
- Henri Cogan : Mousqueton
- André Weber : Bazin
- Malka Ribowska : Mme de Lannoy
- Léna Skerla : Mme de Chevreuse
- Hubert de Lapparent : le chancelier Seguier
- Sacha Pitoëff : John Felton
- Philippe March : le comte de Wardes
- Jacques Hilling : La Chesnaye
- Jean Degrave : M. de La Porte
- Jean Ozenne : Patrick
- Espanita Cortez : Dona Estefania
- Dominique Zardi : l’aubergiste de Meung
- Pierre Mirat : l’aubergiste d’Amiens
- Claude Salez : un sbire du cardinal
- Gérard Darrieu : le prieur
- Marguerite Coulon-Lambert : la mère supérieure des carmélites de Chaillot.
- Maurice Biraud : narrateur
- Antoine Baud : un provocateur à l'auberge
- Frank Estange : un provocateur à l'auberge
- Yvan Chiffre : un provocateur à l'auberge
- Jean Gras
- Michel Maurette
- Serge Marquand
- Martine Moreau
- Claude Carliez : Bernajoux, capitaine des gardes du Cardinal
[modifier] Autour du film
- Les extérieurs du fim ont été tournés au bois de Boulogne, au château de Guermantes, (Seine-et-Marne), à Pérouges (Ain) et à Semur-en-Auxois (Côte-d'Or).
- Témoignage de Mylène Demongeot : « J’apprends par les journaux que les frères Borderie, Charles et Raymond, les producteurs des Sorcières de Salem, vont mettre en chantier avec le metteur en scène Bernard Borderie, fils du second, Les Trois Mousquetaires, d’Alexandre Dumas. Un de mes livres bien-aimés et un rôle dont je rêve, celui de la fameuse Milady de Winter.
Là, je ne perds pas une seconde et je fonce les voir. Je leur dois encore par contrat deux films avec un salaire extrêmement bas mais je m’en fous complètement. Ce rôle, je le veux. Je leur fais une guerre obstinée. Ils me trouvent trop jeune ? Je leur prouve par A + B que les héros de Dumas sont jeunes… Je les supplie de me faire confiance et j’obtiens le rôle à l’arrachée. Épuisée mais ravie. […] Mais je vais, encore une fois, être déçue. Par le scénario. Pourquoi s’obstiner à faire autre chose que ce qui a été écrit par un merveilleux feuilletoniste ? Personne ou presque ne peut rien faire mieux que lui. Toutes les adaptations seront toujours moins fortes, moins visuelles, moins impétueuses, moins érotiques que l’original… Je me souviens d’une scène dans le lit de Milady la nuit, où, profitant de l’obscurité, D’Artagnan remplace en douce le comte de Wardes… Personne, à ma connaissance, ne l’a encore jamais portée à l’écran. »[1]
[modifier] Liens externes
- Première époque : Les Ferrets de la reine sur l’Internet Movie Database - Version plus complète en anglais
- Deuxième époque : La Vengeance de Milady sur l’Internet Movie Database - Version plus complète en anglais
[modifier] Notes
- Extrait de son autobiographie, Tiroirs secrets, éditions Le Pré-aux-Clercs, 2001, (ISBN 2-84228-131-4)