Les Trois Lanciers du Bengale

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Les Trois Lanciers du Bengale

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Affiche du film

Titre original The Lives of a Bengal Lancer
Réalisation Henry Hathaway
Scénario Waldemar Young
John L. Balderston
Achmed Abdullah
Grover Jones
William Slavens McNutt
Acteurs principaux
Sociétés de production Paramount Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Aventures
Sortie 1935
Durée 109 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Trois Lanciers du Bengale (The Lives of a Bengal Lancer) est un film américain réalisé par Henry Hathaway, sorti en 1935. Il s'agit de l'adaptation du roman éponyme de Francis Yeats-Brown, publié en 1930.

Sommaire

Synopsis [modifier]

Il s'agit d'un film hollywoodien, qui n'a pas été tourné en Inde. De façon assez stéréotypée, pour ne pas dire caricaturale, les troupes britanniques y sont représentées comme les défenseurs de la civilisation occidentale face à la barbarie indienne. La présence de l'Armée de Sa Majesté est plutôt débonnaire et bienveillante, animée par le sens du devoir et les respect des coutumes locales, pour peu qu'elles n'entrent pas en opposition avec la puissance coloniale.

L'action, située dans les années 30, semble se dérouler non pas au Bengale, mais plutôt au Rajahstan ou au Penjab, en tout cas dans un pays de jungle et de montagne habité par des indiens musulmans. On y croise des rajahs vivant dans le luxe et le raffinement. Les uns, amis des britanniques, sont pittoresques et un peu ridicules ; les autres, les "rebelles", sont fourbes, fanatiques et sous l'emprise d'une puissance étrangère qui n'est pas explicitement nommée.

Deux lieutenants vétérans d'origine populaire (Gary Cooper et Fanchot Tone) servent dans un régiment de ces Lanciers du Bengale. Ils prennent sous leur aile une nouvelle recrue, un jeune lieutenant d'origine aristocratique (Richard Cromwell).

Les lanciers sont confrontés à des rebelles musulmans fanatiques, effrayés seulement par la menace d'être enterrés dans une peau de cochon. Les trois héros tombent dans une embuscade tendue par les rebelles commandés en sous-main par l'émir Mohammed Khan, aidé par une aventurière d'origine russe. Les deux vétérans sont affreusement torturés mais ne parlent pas, tandis que que le jeune aristocrate s'effondre avant même d'être torturé.

Les trois lanciers réussissent à s'évader et à neutraliser les rebelles, après avoir tué Mohammed Khan. Cependant, après que le jeune lieutenant se soit racheté par un comportement héroïque, l'un des vétérans (Gary Cooper) est tué au cours de l'action. Il est décoré à titre posthume de la Victoria Cross, tandis que que les deux autres reçoivent la Distinguished Service Order (DSO).

Ce film fut projeté de nombreuses fois à la télévision française, dont le soir de la mort de Winston Churchill (1965) où il fut présenté comme "exemplaire des vertus anglaises".

L'idéologie qu'il véhicule fait que de nos jours, il parait furieusement anachronique.

Fiche technique [modifier]

Distribution [modifier]

Et, parmi les acteurs non-crédités :

Autour du film [modifier]

  • Le film fut nommé 6 fois aux Oscars.
  • Cecil B. DeMille réutilisa les décors pour son film Les Croisades.
  • Une grande partie du film fut tournée en Sierra Nevada.
  • Le film est à l'origine de la célèbre réplique « Nous avons les moyens de vous faire parler », qui est cependant énoncée dans le film « J'ai le moyen de vous faire parler » par le personnage de Mohammed Khan. Elle sera réutilisée dans le film Babette s'en va-t-en guerre, vociférée par Francis Blanche sur un mode nettement plus humoristique et qui donnera définitivement ce ton à cette phrase.

Voir aussi [modifier]

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Lien externe [modifier]

Notes et références [modifier]