Les Trois Lanciers du Bengale

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Les Trois Lanciers du Bengale

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Affiche du film

Titre original The Lives of a Bengal Lancer
Réalisation Henry Hathaway
Scénario Waldemar Young
John L. Balderston
Achmed Abdullah
Grover Jones (en)
William Slavens McNutt
Acteurs principaux
Sociétés de production Paramount Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Aventures
Sortie 1935
Durée 109 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Trois Lanciers du Bengale (The Lives of a Bengal Lancer) est un film américain réalisé par Henry Hathaway, sorti en 1935. Il s'agit de l'adaptation du roman éponyme de Francis Yeats-Brown, publié en 1930.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans les Indes britanniques, à la fin du XIXe siècle ou au début du XXeme, un régiment de lanciers est déplacé depuis le Bengale jusqu'au Nord-Est de la zone colonisée, pour faire face à l'agitation des populations Afridi, rebelles frontaliers. Ce régiment est dirigé par le Colonel Stone, militaire inflexible, dont les consignes coûtent la vie à un de ses officiers lors d'un incident de frontière. Le Lieutenant Mac Gregor, officier indiscipliné, a assisté à l'incident.

C'est alors que deux officiers novices dans la région arrivent au régiment. L'un des deux est Forsythe, excellent cavalier et déjà doté de quelque expérience, qui ne s'en laisse pas compter par Mac Gregor. Le second est fraichement émoulu de l'école militaire, et il est aussi le fils du Colonel Stone, qui n'a pas demandé cette affectation. Le lieutenant confirmé et les deux nouveaux arrivants, partageant les mêmes quartiers, vont former un trio d'amis.

A la frontière Nord, un leader nommé Mohammed Khan est en train de fédérer les tribus rebelles. Le Colonel Stone, homme rusé, entreprend de se rapprocher de la zone sous le prétexte de rendre visite à un dignitaire, qui sympathise avec la puissance coloniale. Dans le palais de leur hôte, les officiers britanniques ont la surprise de rencontrer Mohammed Khan, invité comme eux. Malgré leur méfiance, les trois Lieutenants tombent dans un piège et se retrouvent prisonniers de Mohammed Khan, dans une forteresse lointaine. Il entreprend de les torturer afin de connaitre le chemin d'un convoi de munitions qui doit arriver prochainement. En faisant main basse sur les munitions, il donne un avantage aux tribus rebelles fédérées. Et au moment où le régiment des lanciers se porte à l'assaut de la forteresse, ce même avantage permettrait aux assiégés d'annihiler les attaquants. Comprenant cette situation dramatique, les trois officiers prisonniers vont tenter et réussir une sortie de leur cachot. Ils ont eu le temps d'observer la forteresse depuis leur cellule, et de mettre leur plan au point. Leur coup est audacieux mais il réussit, assurant ainsi tout à la fois la victoire du régiment de lanciers, et l'extinction de la rébellion de Mohammed Khan. Ils seront décorés tous les trois.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Le lieu du tournage n'est pas l'Inde mais Hollywood, les extérieurs étant dans la Sierra Nevada. Cecil B. DeMille réutilisera les décors pour son film Les croisades. Hormis les rôles principaux des Afridis rebelles et des indigènes, ce sont des indiens Paiute qui ont été employés comme figurants. Malgré la reconstitution, visible à l'image étant donné l'état de la technique en 1935 (notamment les transparences), le film n'est pas dénué d'un caractère documentaire, comme d'autres films signés Henry Hathaway.

Bien qu'il soit situé dans l'Inde coloniale, les ressorts et l'action sont très semblables à ceux des westerns situés dans le cadre des guerres indiennes, et avec le même habillage idéologique et manichéen exaltant les valeurs usuelles : les militaires vertueux affrontent un ennemi fourbe et cruel. Les personnages sont typés : héros indiscipliné, officier supérieur bourru, officier novice naïf, rivalité amicale entre Mac Gregor et Forsythe. Avec le recul du temps, le film apparait tout à la fois comme un produit de qualité ce qui lui a valu ses récompenses, mais aussi comme un film nettement daté.

Le dialogue est brillant, surtout les affrontements entre Mac Gregor et Forsythe, opposant l'ironie anglaise du second au sang chaud de l'écossais. Certaines répliques ont été remarquées. L'une d'entre elles serait passée à la postérité : Mohammed Khan avant de torturer ses prisonniers, leur dit « Nous avons les moyens de vous faire parler ». On l'entendra -peut-être en référence directe- vociférée par Francis Blanche en officier allemand caricatural, dans Babette s'en va-t-en guerre.

Classique du cinéma Hollywoodien, Les trois lanciers, comme l'appellent entre eux les cinéphiles, a été montré de nombreuses fois à la télévision française. Notamment aux temps de l'O.R.T.F. Il constitue un typique programme du dimanche soir. Il aurait été montré notamment en 1965 le soir de la mort de Winston Churchill, et alors présenté comme « exemplaire des vertus anglaises ».

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Et, parmi les acteurs non-crédités :

Distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Oscars 1936

Récompenses[modifier | modifier le code]

Oscars 1936
National Board of Review Awards 1935
  • Top 10 des meilleurs films de l'année

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]