Les Tricheurs (Le Caravage)

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Les Tricheurs
Image illustrative de l'article Les Tricheurs (Le Caravage)
Artiste Caravage
Date 1594-1595
Technique huile sur toile
Dimensions (H × L) 94,2 cm × 130,9 cm
Localisation Kimbell Art Museum
Commentaire Data base du musée [1]

Les Tricheurs (en italien I bari) est un tableau de genre de Caravage, peint vers 1594 - 1595[1] et conservé au Kimbell Art Museum de Fort Worth depuis sa redécouverte à la fin du XIXe siècle.

Sommaire

Historique[modifier]

Ce tableau fait partie des premières œuvres à avoir assuré la renommée de Caravage. Il fait originellement partie de la collection du cardinal Francesco del Monte, son mécène et son premier protecteur.

Une copie de ce tableau fait l'objet d'une controverse depuis les années 2000, car elle est considérée par de nombreux experts (dont Denis Mahon (en), un des plus grands spécialistes de l'art baroque, qui en fait l'acquisition à Sotheby's en 2006) comme étant de la main de Caravage lui-même, tandis que d'autres contestent cette attribution. Ce second tableau est exposé au musée de l'ordre de Saint Jean (en) à Londres[2],[3].

Composition[modifier]

La Diseuse de bonne aventure, Caravage, v. 1594

La scène est resserrée autour de trois hommes, dont deux disputent une partie de cartes ; ils sont coupés à mi-corps et assemblés autour d'une table de jeu, devant un fond uni dont la neutralité fait ressortir les attitudes et les allures des personnages. Le personnage de gauche est celui qui reçoit prioritairement la lumière ; dans son habit sombre et élégant, il se concentre sur son jeu et ne voit pas les manipulations des deux autres. Le jeune homme face à lui, son adversaire, l'observe attentivement tout en manipulant dans son dos des cartes dissimulées dans sa ceinture. Son comparse au centre examine sans vergogne le jeu du jeune homme naïf, et semble envoyer des signes de la main pour indiquer ce qu'il y voit.

Le cadrage, les couleurs, le thème même de la naïveté trompée : tous ces éléments renvoient à d'autres œuvres de Caravage, mais notamment à La Diseuse de bonne aventure, tableau contemporain des Tricheurs dans lequel un autre jeune homme crédule (et d'allure très semblable à celui-ci) se fait dérober sa bague en croyant s'entendre dire son avenir dans les lignes de la main.

Bibliographie[modifier]

  • Michel Hilaire, Caravage, le Sacré et la Vie, le musée miniature, Herscher

Articles connexes[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. Sybille Ebert-Schifferer, Caravage, Paris, éditions Hazan, 2009 (ISBN 978-2-7541-0399-2), p. 287 
  2. Maxence Quillon, « Un nouveau Caravage identifié à Londres », sur Exponaute.com, 2013. Consulté le 1 juin 2013
  3. (en) Martin Bailey, « Controversial Caravaggio to be unveiled in London », sur The Art Newspaper, 2013. Consulté le 1 juin 2013

Sources[modifier]