Les Tricheurs

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Les Tricheurs est un film français réalisé par Marcel Carné et sorti en 1958.

Sommaire

Synopsis [modifier]

Comédie de mœurs autour d'une bande de jeunes Parisiens plutôt aisés de la fin des années 1950, qui vivent entre rive gauche de Saint-Germain-des-Prés et rive droite du 16e arrondissement de Paris.
Bob vient juste d'apprendre qu'il a obtenu sa licence de Sciences, mais plutôt que d'aller avec ses amis ou camarades de promotion fêter leur succès commun, il préfère rester seul à se remémorer tristement certains événements personnels sous le coup desquels il est encore.
Tout a commencé avec la rencontre, chez un disquaire, d'Alain qui, ayant abandonné Normale Sup, vit dans la bohème, au crochet de son entourage, fils de famille ou autres. Alain emmène Bob au Bonaparte, café de Saint-Germain-des-Prés et quartier général d'une bande (plus ou moins d'oisifs) avec laquelle l'étudiant BCBG va se lier, dont Clo et surtout Mic...

Fiche technique [modifier]

Distribution [modifier]

Autour du film [modifier]

  • Premier film pour Jacques Charrier et rôle qui l'a rendu instantanément célèbre et a lancé sa carrière en France.
  • Jean-Paul Belmondo et Jacques Perrin, encore pratiquement inconnus, jouent de petits rôles, ceux de jeunes du groupe. Belmondo avait été envisagé par Marcel Carné pour le rôle d'Alain, finalement dévolu à Laurent Terzieff, le réalisateur trouvant à Belmondo « un aspect un peu trop gouape à [son] gré pour jouer un philosophe, même de pacotille ». Souhaitant tout de même aider Belmondo à travailler, Carné lui a confié le rôle de l'un des acolytes d'Alain, rôle secondaire mais qui lui permettait d'être présent de manière régulière tout au long du film. Le réalisateur ayant mis longtemps à se décider entre les deux comédiens, Belmondo lui voua ensuite, selon ses dires, une certaine rancune durant le tournage[1]. Belmondo a pour sa part démenti en avoir voulu à Carné[2]. Quant à Jacques Perrin, on l'aperçoit au Bonaparte au début du film et il est de la toute dernière scène, dans laquelle il prononce sa seule réplique du film ("Et puis hein, piquez des bouteilles !").
  • Remake en 1987 : Les Nouveaux Tricheurs de Michael Schock.
  • Ne pas confondre avec Tricheurs de Barbet Schroeder avec Jacques Dutronc et Bulle Ogier (1984).
  • Les Tricheurs obtint le Grand prix du cinéma français l'année de sa sortie.
  • Françoise d'Eaubonne en a écrit un roman.

Bibliographie [modifier]

  • Marcel Carné : "La Vie à belles dents" (Souvenirs) / Editions Jean-Pierre Ollivier / Paris, 1975.
  • Jean Chalmont : "Les tricheurs" in "Guide des Films P-Z" de Jean Tulard / Editions Robert Laffont - Collection "Bouquins" / Paris, avril 2005 / page 3257/ ISBN : 978-2-221-10453-6 (tome 3).
  • Jean-Loup Alexandre : "Les cousins des tricheurs : de la 'qualité française' à la Nouvelle Vague" / Editions L'Harmattan - Collection "Champs Visuels" / 238 pages / Paris, octobre 2005 / ISBN : 2-7475-9167-0


Liens externes [modifier]


Notes et références [modifier]

  1. Marcel Carné, La Vie à belles dents, Belfond, 1989, pages 255-256
  2. Gilles Durieux, Belmondo, Le Cherche-midi, 2009, page 80