Les Souvenirs

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Les Souvenirs
Auteur David Foenkinos
Genre Roman
Pays d'origine Drapeau de la France France
Éditeur Gallimard
Collection Blanche
Date de parution 5 janvier 2011
Nombre de pages 281

Les Souvenirs est un roman du scénariste, musicien et romancier David Foenkinos.

Présentation[modifier | modifier le code]

David Foenkinos salon radio france 2011.jpg

Le narrateur, qui parle à la première personne, rêve d’être écrivain et est veilleur de nuit dans un hôtel. Après la mort de son grand-père, qu’il n’a pas su accompagner dans ses derniers instants, sa grand-mère est mise en maison de retraite ; elle fuguera – le policier, qui recueille sa déposition, demande «est-elle majeure, votre grand-mère ?» ; il la retrouvera dans son village natal et lui fera passer une journée en CE2, elle dont le grand regret est d’avoir dû, toute enfant, quitter l’école. Le texte est entrecoupé de souvenirs de personnages du roman ou de personnalités évoquées dans le récit – Gainsbourg, Alzheimer, Van Gogh, etc. Observateur plus qu’acteur, le narrateur navigue entre mort, famille et amour.

Pour cet auteur qui aime parler d'amour dans ses romans[1], il s'agit encore d'amour mais en l'occurrence, celui de ses grands-parents, la difficulté de se comprendre, cet écart des générations et des vies qui font les difficultés de communications. Mais au-delà des aléas de la communication, reste la tendresse, ces liens indissociables entre eux, cette méditation qu'il décrit sur la difficulté de vieillir et le placement en maison de retraite. « Mon enfance est une boîte pleine de nos souvenirs, » dit le narrateur qui vient d'enterrer son grand-père[2].

Claire Julliard dans Le Nouvel Observateur écrit : « Ce livre, dans lequel - comme Kundera qu'il admire - Foenkinos revisite le mythe nietzschéen de l'éternel retour, est avant tout l'histoire d'une quête. Celle d'un apprenti écrivain, d'un «veilleur de chagrin» qui collectionne les images, les émotions du passé afin d'accumuler «la mélancolie nécessaire» à l'éclosion d'une œuvre. »[3]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 2010[4] :
    • Prix du 7e art
    • Prix des Dunes
    • Prix An Avel (dans le vent)
    • Le prix des lecteurs du Télégramme de Brest
    • Le Prix Conversation

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. De La Délicatesse aux Souvenirs
  2. L'Express
  3. Claire Julliard, "Le Nouvel Observateur" du 18 août 2011.
  4. L'ouvrage, sur prix-litteraires.net.

Lien externe[modifier | modifier le code]