Les Rivières pourpres 2 : Les Anges de l'apocalypse

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Les Rivières pourpres 2 : Les Anges de l'apocalypse est un film français réalisé par Olivier Dahan, sorti en 2004.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Par une sombre nuit d'orage en Lorraine, un nouveau frère vient s'installer au monastère montaniste local. Malgré les protestations du père supérieur, il choisit pour chambre la cellule 13 du monastère, habituellement non utilisée par superstition mais alors qu'il cloue son crucifix au mur, du sang en sort et vient souiller l'objet de culte.

Dès le lendemain, le commissaire Niemans récemment revenu de sa mission dans les Alpes, ainsi qu'une équipe de la police scientifique débarquent au monastère et mettent au jour un cadavre effectivement emmuré derrière le mur de la cellule 13. L'identification de la victime oriente vite Niémans vers une petite communauté de croyants de la région, anciens propriétaires du monastère montaniste, et dont les membres se sont éparpillés, ou ont disparu.

Presqu'au même moment, une série de meurtres sauvagement perpétrés ont lieu, tous par d'étranges individus revêtus de bures de moine. Ces meurtres semblent à première vue n'avoir aucun lien les uns avec les autres, jusqu'au moment où le capitaine Reda et son équipe, eux aussi de retour d'une mission particulièrement musclée, renversent en voiture le sosie de Jésus, blessé et délirant. L'homme est vite emmené à l'hôpital mais son état de santé mentale empêche tout interrogatoire.

En visite à l'hôpital, le capitaine Reda tombe nez-à-nez avec un des mystérieux individus en bure au moment où celui-ci vient de débrancher les appareils respiratoires de "Jésus". S'ensuit une violente course poursuite entre l'individu, mu par une agilité et une force incroyable, et Reda qui, s'il lui tient tête un moment, finit par s'avouer vaincu et, à bout de force, laisse filer le suspect. À son retour à l'hôpital, Reda tombe cette fois sur le commissaire Niemans qui, en remontant la piste du cadavre du monastère, s'est finalement rendu chez l'épouse d'un des disparus, qui lui a à son tour remis une photographie sur laquelle tous les membres de la communauté sont représentés : les douze membres de celle-ci se tiennent de façon similaire au tableau de La Cène.

Les deux hommes décident alors de coopérer sur l'enquête et, pour mieux comprendre la mystique religieuse qui entoure toute cette affaire, s'adjoignent les compétences d'une jeune policière experte en affaires religieuses, Marie. Les membres de la communauté de croyants avaient, en effet, cette particularité de porter non seulement les mêmes noms que les 12 apôtres du Christ, mais aussi d'exercer les mêmes métiers que ceux-ci. Niemans, Reda et Marie se mettent donc en quête des anciens membres de la communauté et font bientôt le rapprochement avec les différents meurtres perpétrés par les individus habillés en moine. Cherchant à protéger les derniers témoins en vie de cette communauté, Niemans et Reda sont impuissants à arrêter les tueurs revêtus de bure qui réussissent à récupérer un objet important comme la clé du tombeau de Lothaire II et manquent à plusieurs reprises de se faire tuer.

Mais en dépit de cela, plusieurs certitudes finissent par germer dans leur esprit. Le monastère semble tout d'abord bien être la clé de toute l'affaire. Restauré plusieurs années auparavant par les ex-membres de la communauté de croyants, le monastère aurait un lien avec la légende locale du tombeau de Lothaire II qui serait situé dans la région. La légende précise que le neveu de Louis le Pieux, Bernard d'Italie, se serait enfui de Rome après avoir pillé le trésor de l'Église. Il aurait remis ce trésor à Lothaire Ier, qui l'aurait transmis ensuite à son fils, Lothaire II. Celui-ci aurait été enterré avec le fameux trésor, "le plus beau qu'un chrétien puisse souhaiter".

De plus, alors qu'il remontait la piste du cadavre du monastère et de ses anciens compagnons jusqu'à un fort de la ligne Maginot, Niemans a pu constater que les anciens souterrains offraient une cachette idéale pour les moines en cas de fuite et que les anciennes casemates dissimulées en pleine forêt étaient pour certaines encore opérationnelles - il échappe d'ailleurs de peu à la mort, sa voiture étant criblé de balles.

Les deux hommes organisent donc dès le lendemain une fouille méthodique du monastère qui, malheureusement, n'aboutit à rien mais qui les amène à "rencontrer" le ministre allemand délégué aux affaires religieuses en visite sur place. Grâce à Marie, les deux hommes arrivent à confondre le père supérieur qui leur avoue l'ouverture prochaine du tombeau de Lothaire II avant de mourir. Conforté dans sa théorie, Niemans en déduit alors l'existence d'un passage (puits), situé dans le clocher du monastère, menant au tombeau. C'est ce secret, découvert par la communauté de croyants, qui leur a coûté la vie.

La nuit venue, un groupe d'hommes armés s'introduit dans la ligne Maginot au moment même où Niemans et Reda descendent en rappel dans le clocher du monastère. Les policiers débouchent quelques instants plus tard sur un ancien cantonnement de la ligne Maginot et ont à peine le temps d'y découvrir un arsenal de guerre qu'ils sont brutalement pris sous les tirs d'armes lourdes puis capturés.

Le ministre allemand leur explique peu après qu'il avait lui-même trouvé une des entrées du tombeau dans la ligne Maginot alors qu'il était jeune officier mais qu'il n'avait, à l'époque, pu pousser plus loin ses investigations. Maintenant en possession de la clé du tombeau, il s'apprête à l'ouvrir en dépit des avertissements de Niemans, le "trésor" de Lothaire II étant piégé : le tombeau est alors instantanément inondé. Niemans et Reda réussissent de justesse à s'en sortir grâce aux produits dopants utilisés par les moines pour décupler leur force mais le ministre allemand, moins chanceux, se suicide dans le tombeau avant d'être noyé.

À noter[modifier | modifier le code]

Le premier film était une adaptation d'après le roman de Jean-Christophe Grangé. Cette suite est en revanche un scénario original écrit par Luc Besson, également producteur du film.

Il faut aussi noter la présence de Christopher Lee, qui joue le rôle de Heinrich von Garten, ministre délégué aux affaires culturelles et religieuses du gouvernement de Berlin, (l'acteur double lui même ses répliques en français). On remarque également la participation de Johnny Hallyday.

Plusieurs scènes du film ont été tournées dans l'ancien bassin minier de Lorraine : dans les galeries de l'Ouvrage de Fermont, ouvrage de la ligne Maginot, ainsi qu'autour de l'Église Sainte-Barbe de Crusnes. Sans oublier les scènes du commissariat tourné à Longwy dans "les grands bureaux de Senelle" imposant bâtiment qui abritait l'administration d'une grande usine sidérurgique. La course-poursuite entre Reda et le cagoulé mystérieux, quant à elle, a été tournée aux alentours de l'ancienne usine Terres Rouges d'Esch-sur-Alzette, au Luxembourg.

Des scènes ont également été tournées sur le Plateau des Milles Etangs (Haute-Saône) dans les secteurs de Faucogney-et-la-Mer et de Beulotte-Saint-Laurent. En revanche, les scènes du monastère ont été tournées en Auvergne, dans l'Abbaye de Lavaudieu datant du XIe siècle.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en salles

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]