Les Rapetou

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Les Rapetou
Personnage Disney
Nom original The Beagle Boys
Espèce Chiens anthropomorphes
Sexe Masculin
1re apparition
dans
novembre 1951
Donald et l'Auto-défense
Univers Disney Donald Duck
Lieu de résidence Donaldville

Les Rapetou[1] (the Beagle Boys[2] en VO) sont des personnages de fiction de l'univers des canards créés en 1951 par Carl Barks pour les studios Disney. La cible principale de cette bande de gangsters est l'argent que Balthazar Picsou enferme dans son coffre-fort.

Origines[modifier | modifier le code]

Ce gang de bandits a été inspiré à Barks par le gang d'Alvin Karpis, qui a fait partie des « ennemis numéros un » dans les années 1930 aux États-Unis. La mère des Barker, Ma Barker[3], a été considérée par le grand public comme une figure importante du groupe, même si les historiens de la criminalité en doutent.[réf. nécessaire]

Les Rapetou sont frères et cousins qui se ressemblent et qui, de plus, s'habillent de manière identique : pantalon et casquette bleus, pull rouge ou orange et masque noir. La seule façon de les différencier est leur matricule de prisonnier qui fait office de nom. Les trois combinaisons récurrentes sont 176-167, 176-671 et 176-761. À partir de là, de nombreuses combinaisons ont été créées en fonction du nombre de Rapetou attaquant Picsou[4].

Un seul Rapetou se distingue : Gracié (ou Grand'Pa Rapetou)[5], grand-père des Rapetou et, dans certaines histoires, chef de la bande... quand il n'est pas en prison.

Les Rapetou ne sont pas en nombre défini. Selon les histoires, il peut y avoir 2, 3, 4, 5, 7... voire des centaines dans les histoires italiennes. Carl Barks a déclaré dans une interview[6] qu'ils sont au nombre de 36 (autant que de combinaisons possibles de matricules en XYZ-TUV avec les chiffres 1, 6 et 7 avant et après le tiret). Keno Don Rosa, quant à lui, définit les Rapetou au nombre de six (sans compter leur grand-père)[réf. nécessaire], bien que dans l'une de ses histoires, Les Rapetou contre le coffre-fort, il en dessine sept.

Les Rapetou en bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Dans une histoire de 1950, la fortune de Picsou est menacée une première fois par deux brigands masqués, mais sans autre ressemblance avec les futurs Rapetou.

Les Rapetou apparaissent pour la première fois en novembre 1951 dans l'histoire Donald et l'Auto-défense[7] (Terror of the Beagle Boys) parue dans la revue Walt Disney's Comics and Stories #134[8]. L'histoire pose les bases de ce qui sera un des déroulements classiques des histoires mettant en scène les Rapetou : ceux-ci pensent avoir trouvé un moyen d'attaquer avec succès le coffre-fort de Picsou et Donald propose une solution efficace à son oncle pour le défendre ; seule la fin varie : soit les Rapetou ont une part de réussite grâce à la malchance de Donald soit les bandits échouent, mais Donald n'est pas vraiment payé en retour de son aide.

Par la suite, ils nouent d'éphémères alliances avec la sorcière Miss Tick ou le milliardaire Archibald Gripsou, autres ennemis jurés de Picsou ; dans la « veine italienne », Crésus Flairsou a souvent fait partie de leurs employeurs. Ils parviennent à se servir de la naïveté de Géo Trouvetou pour utiliser ses inventions contre Picsou. Au fil des histoires, les auteurs ont créé des cousins étrangers, des neveux, des cousines et des nièces. Mais, en dehors de la série télévisée La Bande à Picsou (1987-89), leurs mère et grand-mère, souvent évoquées, ne sont jamais montrées sauf dans "Le crime scientifique ne paie pas où une des mères rapetou garde filament en otage pendant que ses fils vont menacer Géo.

Dans une histoire d'août 1957, À toute vapeur[9], destinée à la promotion du parc Disneyland de Californie, Barks introduit Gracié Rapetou, ancêtre du gang : Picsou et Grégoire Trouvetou (grand-père de Géo) travaillent ensemble sur un bateau à vapeur naviguant sur le Mississippi dans les années 1880 et Gracié, propriétaire lui aussi d'un bateau à vapeur, leur propose une course.

Cette histoire inspira à Don Rosa l'utilisation de Gracié dans ses histoires. Le Roi du Mississippi[10], deuxième épisode de La Jeunesse de Picsou raconte, entre autres, comment la famille de brigands est devenue les Rapetou grâce à un coup contre Picsou et son oncle, le capitaine John McPicsou. Gracié réapparaît dans deux épisodes de La Jeunesse de Picsou dont Le Canard le plus riche du monde[11], dénouement de la série situé à Noël 1947, où il lance la carrière de ses petits-fils qui hantent les aventures de Picsou depuis Barks.

Par la suite, chez Don Rosa, c'est au moment de grands événements que Gracié tente des coups de main contre le coffre : comme l'histoire dédiée au 50e anniversaire de la création de Picsou, Un petit cadeau très spécial[12] (A Little Something Special, 1997). Ses petits-fils retrouvent le même rôle chez Don Rosa que chez d'autres dessinateurs, l'auteur américain s'en servant peut-être plus comme d'un élément comique. Dans Les Rapetou contre le coffre-fort[13] (The Beagle Boys Vs. The Money Bin, 2001), il leur fait affronter seuls le coffre-fort, pour le 50e anniversaire de la création du gang et du bâtiment.

Il est arrivé que les Rapetou apparaissent dans des aventures d'autres personnages Disney, comme Super Dingo et Mickey Mouse. Ils sont même parfois les héros dans certaines bandes dessinées, notamment américaines et italiennes, mais étant des bandits, ils finissent la plupart du temps en prison. Dans les histoires américaines des années 1970, ils sont affublés de neveux, les mini-Rapetou ("Beagle Brats" en Anglais)[14]. Dans ces histoires, des Rapetous "spécialisés" apparaissent, notamment le cousin "Supersensitive 666[15]", Lucky 7-11 Beagle[16], Joker Beagle[17] ou encore Whole Truth Beagle[18].

La Bande à Picsou[modifier | modifier le code]

Dans la série télévisée d'animation La Bande à Picsou, les Rapetou sont au nombre de 4, et ont des personnalités distinctes :

  • La Science (Bigtime en anglais) : chef et cerveau de la troupe, il est aussi le plus petit de la troupe et essaie de mener son groupe malgré leurs défauts ;
  • La Gonflette (Bouncer en anglais) : le plus fort de la bande, il est reconnaissable grâce à sa dent manquante ;
  • Burger (id. en anglais) : véritable ventre à pattes, Burger se promène toujours avec un hamburger d'où son nom ;
  • Poischiche (Baggy en anglais) : le plus bête des Rapetous, il se fait souvent rabrouer par ses frères. Ses vêtements sont amples et il a toujours un air hagard.

Les Rapetou sont 4 dans la plupart des épisodes, mais ils peuvent faire appel à leurs cousins, comme dans "le tout-à-l'égout". Ils n'ont pas de signes distinctif. Certains ont des noms… particuliers :

  • Boumboum et Banzaï : adeptes du bazooka
  • Grenade
  • Méga-Musclé : Le seul fils que Maman Rapetou a inscrit au collège. Il est un génie et arrive même à créer une manette capable de contrôler Robotique.
  • Rocket
  • Tanker
  • Bifocal : Seul à avoir un signe distinctif. Il est petit et jeune, a une casquette à hélice et des manchettes particulières
  • La Taupe
  • Toréador

On note une certaine ressemblance avec les Dalton.

Il est à noter que dans les histoires de Barks, au contraire, les Rapetou ont la même personnalité à quelques exceptions près (comme la prédilection d'un des Rapetou pour les tartes aux prunes)[19].

Nom en différentes langues[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Orthographié sans "s" quel que soit leur nombre.
  2. Le beagle est une race de chiens de chasse.
  3. C'est elle qui a inspiré le personnage de Ma Dalton dans Lucky Luke ainsi que la chanson des Boney M, Ma Baker en 1978.
  4. En revanche dans La Bande à Picsou, les auteurs leur ont donné des noms faisant référence à un trait de caractère particulier comme les Schtroumpfs (ex. Burger pour le goinfre, etc.). Voir le paragraphe concerné.
  5. (en) Base I.N.D.U.C.K.S : Blackheart+Beagle
  6. J.-P. Jennequin, M. Angot, interview de Barks à Paris publié dans Le Collectionneur de bandes dessinées 76, 1994.
  7. (en) Base I.N.D.U.C.K.S : W WDC 134-02 . Première publication en France en 1957, puis sous les titres Une idée qui décoiffe (1988), Les Rapetou raflent tout ! (1998) et Terreur des Rapetou ! (2006).
  8. (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 50
  9. (en) Base I.N.D.U.C.K.S : W USGD 1-02 . Publiée par la suite sous le titre La Course fantastique sur la rivière (2002).
  10. (en) Base I.N.D.U.C.K.S : D 91411
  11. (en) Base I.N.D.U.C.K.S : D 93488
  12. (en) Base I.N.D.U.C.K.S : D 96325
  13. (en) Base I.N.D.U.C.K.S : D 2000-191
  14. (en) Base I.N.D.U.C.K.S : BBB
  15. (en) Base I.N.D.U.C.K.S : Supersensitive-666
  16. (en) Base I.N.D.U.C.K.S : Lucky 7-11 Beagle
  17. (en) Base I.N.D.U.C.K.S : Joker Beagle
  18. (en) Base I.N.D.U.C.K.S : Whole Truth Beagle
  19. Notamment (en) Base I.N.D.U.C.K.S : W US 58-02 La guerre des robots géants