Les Quarante Jours du Musa Dagh

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Les Quarante Jours du Musa Dagh est un roman de Franz Werfel paru en 1933.

Sujet[modifier | modifier le code]

L'évacuation des Arméniens du Musa Dagh sur un navire de guerre français en septembre 1915.

Empire ottoman, 1915. Nord-ouest de la Syrie ottomane.

Juillet 1915, les premiers massacres de ce qui s'avèrera être le premier génocide du XXe siècle avaient commencé depuis deux mois sous les ordres du gouvernement Jeune-Turc. Mais dans une province de l'empire, 5 000 Arméniens, refusant d'être déportés, se réfugièrent dans le massif du Musa Dagh (La Montagne de Moïse). Sur le point de succomber, après avoir tenu en échec l'armée ottomane, ils devront leur salut à la présence de la flotte française qui, faisant le blocus des côtes syriennes, assurera en septembre 1915 leur évacuation vers Port-Saïd.

Contexte[modifier | modifier le code]

Écrit pendant la montée du nazisme des années 1930, le roman de Werfel visait à établir un lien entre le génocide arménien et l'idéologie nazie. On peut donc aussi prendre en compte la portée anticipatrice de ce roman.

Les quarante jours du Musa Dagh a été interdit par Hitler et détruit dans plusieurs autodafés.

Réception[modifier | modifier le code]

L'ouvrage Les Quarante Jours du Musa Dagh a longtemps été considéré comme le meilleur roman sur l'Arménie dans l'ensemble de la littérature. Après la parution du roman Le Conte de la Pensée Dernière en 1989 de l'écrivain juif allemand Edgar Hilsenrath, qui a lui aussi pour sujet le génocide arménien, le critique Alexander von Bormann écrivit dans le Neue Zürcher Zeitung: « Je crois cependant que le roman d'Hilsenrath a une importance supérieure à celui de Werfel en ce qu'il est à la fois historique et poétique. »