Les Promesses de l'ombre

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Les Promesses de l'ombre

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Les Ironmonger Row Baths (en) à Londres, lieu de tournage des scènes dans le hammam

Titre québécois Promesses de l'ombre
Titre original Eastern Promises
Réalisation David Cronenberg
Scénario Steven Knight
Acteurs principaux
Sociétés de production Serendipity Point Films
BBC Films
Kudos Film and Television
Scion Films Limited
Focus Features
Pays d’origine Drapeau du Canada Canada
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Thriller
Film noir
Sortie 2007
Durée 100 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Promesses de l'ombre, ou Promesses de l'ombre au Québec (Eastern Promises), est un film anglo-canado-américain réalisé par David Cronenberg, sorti en 2007.

Le scénario de ce thriller, qui aborde le thème des réseaux de prostitution, est signé Steven Knight, à qui l'on doit le scénario de Dirty Pretty Things. Paul Webster, qui a précédemment travaillé sur Carnets de voyage et Orgueil et Préjugés, s'occupe de la production. Le film met en scène dans les principaux rôles : Naomi Watts, Viggo Mortensen, Armin Mueller-Stahl et Vincent Cassel.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Sage-femme à l'hôpital Trafalgar de Londres, Anna Khitrova récupère le journal intime de Tatiana, une adolescente russe esseulée qui décède au service des urgences en donnant naissance à une petite fille. Bien qu'Anna soit d'origine russe, elle ne maîtrise pas suffisamment la langue pour lire le journal de Tatiana. Dans l'espoir d'y retrouver le nom du père de l'enfant, elle demande la contribution de son oncle Stepan et de sa mère Helen. Malgré qu'ils désapprouvent la démarche d'Anna, ils décident de traduire le journal.

Toujours avec l'espoir de retrouver la famille du bébé, et grâce à une mince indication du journal, Anna se rend dans un luxueux restaurant russe, le Trans-Siberian, où elle est accueillie par son affable directeur Semyon. Celui-ci déclare ne pas connaître Tatiana, mais propose tout de même qu'Anna lui apporte le journal pour qu'il le lui traduise intégralement. Elle ignore que cet homme est en fait le chef d'une puissante famille criminelle.

Entre temps, le journal révèle à la famille Khitrova que Tatiana était une prostituée issue d'un trafic avec les pays de l'Est. L'inquiétude d'Anna et des siens redouble lorsque Semyon s’immisce de façon inattendue dans la vie privée d'Anna. L'attitude de ce dernier et ses propos confirment les appréhensions de l'oncle Stepan.

Semyon et son fils unique Kirill sont prêts à tout pour récupérer le journal compromettant. Meurtres et trahisons se multiplient au sein de la mafia russe. Pour Nikolai Luzhin, chauffeur et homme de main du tout-puissant clan de Semyon, son action pour mettre fin aux exactions de ses employeurs le font accéder à d'honorables responsabilités dans la communauté russe.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Naomi Watts à la première des Promesses de l'ombre au Festival du film de Londres en octobre 2007

Distribution[modifier | modifier le code]

Légende : Version Française = VF[réf. nécessaire] et Version Québécoise = VQ[2]

Production[modifier | modifier le code]

Casting[modifier | modifier le code]

Sarah-Jeanne Labrosse, jeune actrice québécoise engagée à 15 ans pour interpréter le rôle de « Tatiana », a tourné ses scènes à Londres au début du mois de décembre 2006[3]. Dans le film, on ne la voit qu'un bref instant dans les premières scènes, mais son personnage reste le principal enjeu de l'histoire[4].

Tournage[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

  • Pour le critique du Monde, Thomas Sotinel[5], « avec Les Promesses de l'ombre, le réalisateur canadien livre un conte sanglant particulièrement réussi. » Il souligne l'existence d'une « scène d'anthologie » : « une longue séquence se détache nettement de ce film pourtant remarquable de bout en bout. […] Sommet de violence magnifique — un affrontement physique qui terrifie par sa cruauté et subjugue par sa beauté — (qui) est à la fois le sommet et l'essence des Promesses de l'ombre. »
  • Pour Louis Guichard dans Télérama[6], « David Cronenberg a encore trouvé un scénario idéal pour ses expériences de superposition des identités, de mélange des contraire. ». Et aussi un acteur, Viggo Mortensen, capable de rendre « la quintessence du « syndrome de Cronenberg » : un organisme en mutation perpétuelle, passant dans les deux sens de la soumission à la domination et de la loi du plus fort à la loi tout court ». Le critique met en exergue, comme son confrère du Monde, cette « scène à l'animalité paroxystique qui restera dans les annales », et souligne combien ce « thriller, à la façade classique, subvertit, voire inverse, tous les stéréotypes. »
  • Pour À nous, le news urbain[7],[8] : « Mafia stressée. Un très bon casting qui, allié à la présence derrière la caméra de l’intello du film de genre David Cronenberg, rend ces Promesses de l’ombre plus que prometteuses. Et pourtant, des promesses, toujours des promesses… Car le cinéaste ne parvient pas à instiller le souffle nécessaire à son histoire de mafieux pour la rendre prenante. Reste tout de même la maîtrise, constante chez Cronenberg, de son ambiance, et un art inné pour filmer la violence et son impact psychologique sur ses personnages. »

Suite : Eastern Promises 2[modifier | modifier le code]

Une suite au film a été envisagée en 2010, puis abandonnée en 2012[9].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Viggo Mortensen à la cérémonie des BAFTA 2008 où il est nommé pour Les Promesses de l'ombre

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ce film comporte des scènes de grande violence et qui évoque la prostitution des mineurs, et justifie, de l'avis de la Commission, une interdiction aux mineurs de moins de douze ans. »
  2. « Fiche du doublage québécois du film » sur Doublage Québec, consulté le 18 décembre 2014
  3. Le Journal de Montréal.
  4. C’est Tatiana Maslany qui sera sa voix off durant tout le film.
  5. (fr) Le Monde du 7 novembre 2007
  6. Critique mise en ligne le 2 juillet 2011
  7. (fr) Extrait de la critique parue dans le no 35 du 5 au 18 novembre 2007.
  8. Cependant, à la lecture des distinctions reçues, les réserves exprimées dans cette critique sont loin de faire l'unanimité.
  9. Voir articles (en) [Collider.com] et (en) Wikipedia (section « Sequel »)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]