Les Prédateurs (film, 1983)

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Les Prédateurs

Titre original The Hunger
Réalisation Tony Scott
Scénario James Costigan
Ivan Davis
Michael Thomas
Acteurs principaux
Sociétés de production Metro-Goldwyn-Mayer
Peerford Ltd.
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Fantastique
Horreur
Romance
Thriller érotique
Sortie 1983
Durée 97 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Prédateurs (The Hunger) est un film britannique réalisé par Tony Scott, d'après le roman éponyme de Whitley Strieber, mettant en scène l'actrice française Catherine Deneuve, aux côtés de David Bowie et de Susan Sarandon, ce film est sorti le 29 avril 1983 aux États-Unis.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À New York, la belle et élégante Miriam Blaylock (Catherine Deneuve) mène une vie luxueuse et oisive au côté de son mari John (David Bowie). En réalité elle est âgée de plus de 3 000 ans et vient d'Égypte. Elle doit tous les 7 jours, boire du sang humain pour se préserver des atteintes du temps. Elle utilise, pour ce faire, un petit pendentif en forme de clé d'Ânkh qu'elle porte autour du cou et qui dissimule une lame acérée qui lui permet de trancher la gorge de ses victimes. Elle a offert, il y a trois cents ans, l’immortalité à son mari. Cependant, si elle peut donner l’immortalité à ceux qu’elle a choisis, elle ne peut leur garantir de les aimer toujours, alors que l'amour est l'ultime ingrédient de l'alchimie subtile qui leur assure de ne pas vieillir. En cette fin de XXe siècle, après trois siècles de vie commune et heureuse, John Blaylock commence à ressentir la réalité d’un vieillissement accéléré qui ne s’arrêtera plus, sans pour autant entraîner sa mort. John tente de contacter Sarah Roberts (Susan Sarandon), une docteure spécialiste du vieillissement, pour essayer d'échapper à l'inéluctable. Miriam tombe sous le charme de cette dernière.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Première réalisation cinématographique de Tony Scott, frère de Ridley Scott dont on sent l’influence à chaque plan, le film, malgré sa distribution prestigieuse, fut un échec critique et commercial à sa sortie en salle. L’intrigue sombre et mortifère ainsi qu’une esthétique sophistiquée et glacée n’ont pas su trouver leur public. Mais l'œuvre gagna, au fil des ans, une aura particulière dans le contexte du cinéma américain des années 1980, du cinéma fantastique et du cinéma gay, étant également récupéré par le mouvement gothique.

Au début du film, on peut entendre une célèbre chanson du groupe de rock gothique Bauhaus, Bela Lugosi's dead, clin d'œil à un des plus célèbres interprètes de films de vampire.

Le film comprend une scène d'amour saphique entre Catherine Deneuve et Susan Sarandon. La scène est devenue célèbre en partie grâce au duo de femmes extrait de l'opéra Lakmé de Léo Delibes, que l'on entend pendant que Miriam Blaylock transmet son pouvoir à Sarah Roberts par une tendre morsure au creux du bras. Susan Sarandon commente ce passage dans le film documentaire de 1995 The Celluloid Closet, consacré à l'homosexualité dans le cinéma, notamment hollywoodien. Les Prédateurs fait partie de ces quelques films qui ont assuré à Catherine Deneuve le statut, fort apprécié par l'actrice elle-même selon ses dires, d'icône lesbienne et gay.

C'est le dernier film dans lequel apparaît Bessie Love, ancienne star du muet.

Tony Scott a produit entre 1997 et 2000 une série télévisée, également titrée Les Prédateurs en français et The Hunger en anglais, et consacrée au thème du vampirisme. David Bowie tenait un rôle de narrateur dans la deuxième saison. Malgré un titre et un thème communs, la série ne reprenait ni le récit, ni les personnages du film.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Musique additionnelle : Bauhaus-Peter Murphy interprète Bela Lugosi's dead lors de la séquence d'ouverture (non crédité)


Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • Les producteurs voulaient à l'origine qu'Alan Parker dirige le film, après le succès de The Wall. Mais Parker suggéra d'engager un nouveau venu, issu de la publicité : Tony Scott[2].
  • La fin du film diffère du roman dont il s'inspire. Les producteurs ne voulaient pas de la fin originale dans laquelle le personnage de Miriam s'installe à San Francisco pour recommencer une petite vie tranquille, en toute impunité. Ils voulaient une fin dans laquelle son personnage soit « puni »[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • The Celluloid Closet, un film documentaire réalisé en 1995 qui aborde l'homosexualité au cinéma, dans lequel Susan Sarandon parle de la scène lesbienne du film.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]