Les Musiciens de Brême

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

53° 04′ 34″ N 8° 48′ 26″ E / 53.0761, 8.80722

Statue des Animaux musiciens de Brême réalisée par Gerhard Marcks.

Les Musiciens de Brême est un conte de Jacob et Wilhelm Grimm. Il figure dans Contes de l'enfance et du foyer dans la deuxième édition de 1819.

L'histoire[modifier | modifier le code]

Dans un village situé non loin de Brême, un meunier vit avec son âne. Ce dernier prenant de l'âge, son maître décide de le tuer pour récupérer sa peau. Mais dans la nuit, sentant les ennuis venir, l'âne s'enfuit. Il décide de se rendre à Brême pour devenir musicien.

En chemin, l'âne rencontre un chien devenu trop âgé pour la chasse dont son maître voulait se débarrasser. Il propose alors au chien d'aller avec lui à Brême pour s'engager dans l'orchestre municipal. En chemin, l'âne et le chien rencontrent un chat et un coq dans la même situation qu'eux et leur proposent de les suivre sur la route de Brême. Un soir, les quatre animaux découvrent une maison habitée par des voleurs.

Bien décidés à prendre leur place, ils se débarrassent des voleurs grâce à un plan : l'âne se met devant la fenêtre de la maison, le chien monte sur l'âne, le chat sur le chien et le coq sur le chat ; quand ils sont ainsi installés, ils bondissent par la fenêtre et les voleurs s'enfuient. Après la disparition des voleurs, ils décident de s'installer dans la maison.

Le chef des voleurs envoie plus tard un de ses hommes pour voir s'ils peuvent récupérer la maison. Peine perdue, les animaux, dans le noir, l'attaquent et le terrorisent.

Les animaux finissent par s'installer définitivement dans la confortable maison.

Une interprétation du conte[modifier | modifier le code]

Les animaux représentent les quatre constituants de la nature humaine : corps physique (l'âne), corps énergétique dit aussi corps des forces formatrices (le chien fidèle), corps animique ou corps des désirs, peines et joies (le chat), et moi (le coq). Les brigands, c'est la société refermée sur ses acquis et qui voit toujours d'un mauvais œil qu'une individualité prétende chanter sa partie nouvelle : quand la société (ou famille, entreprise etc.) est ainsi déstabilisée, elle imagine de fausses causes, une influence étrangère, etc.[interprétation personnelle]

On pourrait plus vraisemblablement voir dans ce conte une autre interprétation du Tétramorphe ou du mythe des "quatre vivants" de la vision d'Ezéchiel, le lion, le taureau, l'homme et l'aigle. En Egypte, les animaux étaient les quatre gardiens du créateur, thème largement repris dans la Bible comme étant les quatre Évangélistes. Mais les similitudes s'arrêtent sans doute à une représentation de quatre animaux faisant fuir des voleurs.

Commentaire[modifier | modifier le code]

L'épisode 91 du dessin animé japonais Zorori le magnifique contient une légère référence au conte.

Dans l'opus Majora's Mask de la série de jeux-vidéo The Legend of Zelda se trouve un masque nommé "masque de Brême" permettant au héros du jeu de faire marcher en rangs les animaux rencontrés, au rythme d'une musique jouée à l'ocarina. Ce masque est offert au joueur par un musicien prétendant avoir fait partie d'une troupe d'animaux.

Représentations statuaires[modifier | modifier le code]

Les quatre animaux sont statufiés dans diverses villes dont :

en Allemagne
hors Allemagne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]