Les Machines de l'île

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47° 12′ 22.11″ N 1° 33′ 51.7″ O / 47.2061417, -1.564361

Branche prototype de l'Arbre aux Hérons.

Les Machines de l’île sont un espace d'exposition et d'animation situé à Nantes, en France. Créé par François Delarozière et Pierre Orefice[1], il se trouve sur l'Île de Nantes, dans le parc des Chantiers, à l'emplacement d'anciens chantiers navals désaffectés.

Leur création a été décidée par le conseil de la communauté urbaine Nantes Métropole en 2004 ; elles ont été inaugurées en 2007 et sont gérées par la société publique locale « Le Voyage à Nantes » par délégation de service public de Nantes Métropole.

Les Machines de l'île sont situées à la croisée des « mondes inventés » de Jules Verne, de l’univers mécanique de Léonard de Vinci et de l’histoire industrielle de Nantes. En octobre 2007, à Paris, le Salon international du tourisme lui a décerné son prix spécial du jury, qui récompense un équipement touristique innovant[2].

Concept[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du renouvellement urbain de l'Île de Nantes, Nantes Métropole est convaincue par l’idée de François Delarozière, créateur des machines de spectacle de la compagnie Royal de luxe et directeur artistique de l'association « La Machine », et de Pierre Orefice des associations Manaüs, et décide de développer sur l'île un projet touristique : « Les Machines de l'île ».

Les Machines de l'île comprennent le Grand Éléphant, l’Arbre aux Hérons, le Carrousel des Mondes Marins ainsi qu'un manège pour enfants : le manège d'Andréa.

Financement[modifier | modifier le code]

Le budget initial du projet est de 4,8 millions d’euros :

  • le Grand Éléphant : 2 millions d’euros ;
  • la scénographie de la galerie : 2,2 millions d’euros ;
  • l'étude de l'Arbre aux Hérons et sa branche prototype : 600 000 euros.

En raison de surcoûts, il doit être porté à 6 millions d’euros lors du conseil de Nantes Métropole du 9 mars 2007. S'y ajoute un investissement de 350 000 euros dans une boutique cafétéria.

Le même conseil prévoit une subvention de fonctionnement de 800 000 euros pour les trois premières années, dont 500 000 euros en 2007, l'exploitation devant « tendre vers l'équilibre à compter de 2009 »[3]. Elle reste cependant déficitaire d'environ 0,5 million d’euros en 2009[4]. En 2010, Nantes Métropole renonce implicitement à l'objectif d'équilibre financier et signe avec le gestionnaire des Machines une convention de délégation de service public qui court jusqu’en 2025 et prévoit que « pour tenir compte des sujétions de service public imposées à l’exploitant, l’Autorité délégante verse, chaque année, une subvention financière forfaitaire, destinée à contribuer à l’équilibre des comptes »[5]. Le montant de cette subvention s’est élevé à 1 100 000 euros en 2011[6]. La même convention prévoit que François Delarozière et Pierre Orefice percevront une rémunération représentant « 0,5 % du chiffre d’affaires de la billetterie, assorti de conditions de déclenchement et de plafonnement et 3 % du chiffre d’affaires de la boutique »[6].

Le projet est soutenu par le programme européen Objectif 2 (2000-2006) au titre de l'aide à l’investissement public touristique des collectivités à hauteur de 1 785 000 euros, soit un taux d’intervention de 25 % par rapport au budget initial.

Le conseil de Nantes Métropole du 26 octobre 2007 décide la construction du Carrousel des Mondes Marins pour un coût de 6,4 million d’euros hors taxes. Il confirme cette construction le 18 juin 2010 en portant le budget à 10 millions d’euros[7].

Site[modifier | modifier le code]

Les Machines de l'île sont construites dans les anciennes halles Alstom et sont exposées dans les nefs Dubigeon situées dans le parc des Chantiers, réhabilitées en lieu de production et d’expérimentation musicale mais aussi de spectacle.

Atelier[modifier | modifier le code]

Dans l'une des nefs, l'Atelier est le lieu de création de La Machine, association de constructeurs et créateurs de spectacle vivant. Sur plus de 3 000 m2, ingénieurs, techniciens, chaudronniers, soudeurs, sculpteurs et menuisiers travaillent les structures et les matières.

Depuis deux terrasses à 7,5 m de hauteur, le public peut observer les créateurs des machines en pleine activité dans leur monde de bois et d'acier.

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Le site, inauguré le samedi 30 juin 2007, a une capacité de 2 200 visiteurs payants par jour (visite des nefs et promenade en éléphant). Il accueille 51 500 personnes au cours de son premier mois de fonctionnement, 138 500 au cours de son premier trimestre, 194 000 au cours de son premier semestre, 288 000 au cours de sa première année. La fréquentation de l'été 2008 est cependant inférieure de 35 % à celle de l'été 2007. Elle se redresse en partie, à 261 450 personnes, en 2009. Pour l'année 2013 la fréquentation se monte à 521 032 visiteurs[8].

Machines[modifier | modifier le code]

Grand Éléphant[modifier | modifier le code]

L'éléphant en mouvement sur l'île de Nantes.
Carrousel des Mondes marins et le Grand éléphant
Article détaillé : Grand Éléphant.

L’éléphant se situe dans les nefs et est inauguré le samedi 30 juin 2007 à 18 heures.

Mesurant 12 mètres de hauteur pour 8 mètres de largeur, il peut accueillir 52 passagers (initialement 50) par voyage. À son bord, le visiteur découvre un panorama sur Nantes, de Trentemoult à la place du Commerce. Il a une vision du mécanisme et chaque vibration de l'éléphant est ressentie.

À l'éléphant est associée une passerelle aérienne installée à proximité des nefs qui permet la descente des passagers « aller » et la montée des passagers « retour ».

Carrousel des Mondes marins[modifier | modifier le code]

Le Carrousel des Mondes Marins est un manège géant de 25 mètres de haut, peuplé de 35 éléments mobiles représentant des créatures marines sur trois niveaux : fonds marins, abysses, mer et bateaux. Il peut accueillir 300 passagers dont 85 sur les machines[9]. Les éléments mobiles réalisés depuis l'ouverture du site sont exposés dans la Galerie des Machines et dans l’Atelier.

La préfecture de la Loire-Atlantique ayant demandé un appel d'offre pour le cuvelage en béton, l'ouverture du carrousel est reportée au printemps 2010[10], puis « envisagée été 2011 »[11]. Lors du conseil de Nantes Métropole du 18 juin 2010, la date d'achèvement prévue avait été fixée au 13 juillet 2012[7]. Il sera finalement inauguré le 15 juillet 2012[9]

Arbre aux Hérons[modifier | modifier le code]

Projet majeur des Machines, l’Arbre aux Hérons, sera un arbre d’acier de 50 mètres de diamètre et 35 mètres de haut (45 jusqu'à la tête des hérons en vol), surmonté de deux hérons. Les visiteurs pourront parcourir de branche en branche d’étonnants jardins suspendus et embarquer sous les ailes des hérons. L'ouverture au public est prévue en 2019.

Galerie des Machines[modifier | modifier le code]

Du croquis à la machine en exploitation, en passant par la fabrication dans l'atelier, c’est tout le processus de création qui est présenté aux visiteurs dans la Galerie des Machines. Les visiteurs peuvent être invités par les machinistes à prendre les commandes des animaux des grands fonds qui, depuis 2012, peuplent le Carrousel des Mondes Marins.

La Galerie des Machines abrite tout un bestiaire de machines : le Luminaire des Grands Fonds, le Calamar à Rétropropulsion, le Crabe Géant... ou encore des attelages marins comme le Bateau Tempête. Au cours de la visite, la galerie s’anime au gré des machinistes qui expliquent l’histoire et le fonctionnement de ces étranges créatures... Elle apparaît comme un lieu de spectacle vivant où la mise en scène des différents éléments est une succession d’ « entre-sorts », mini-spectacles de cinq à dix minutes. Croquis, maquettes et films relatent toute la construction.

En constante évolution, la Galerie des Machines est un espace vivant qui s’enrichit au rythme des productions de l’Atelier. Dernier arrivé au centre de la galerie, le Serpent des Mers est le plus grand élément des Mondes Marins (3,50 m de haut et 8 m de long). Mi-dragon, mi-serpent, l’animal aux écailles nacrées souffle et crache. Il peut transporter neuf passagers, trois places sont prévues pour les plus petits accompagnés d’un parent.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Machines de l'île - Le projet artistique
  2. « Les Machines à l'honneur au Salon du tourisme », sur Maville.com, Ouest-France multimédia,‎ 11/10/2007 (consulté le 6 novembre 2010).
  3. Ouest-France du 27 décembre 2006, compte-rendu du conseil communautaire de Nantes Métropole de décembre 2006. http://www.nantes.maville.com/actu/ilenantes_detail_-Aller-a-dos-d-elephant-coutera-6-%E2%82%AC_6956-364090_actu.Htm
  4. Rapport 2009 des Administrateurs Ville de Nantes au sein des S.A.E.M., http://www.nantes.fr/ext/rapports_annuels/rapan_2009/pdf/rapport_sems_2009.pdf
  5. Texte de la convention : www.nantesmetropole.fr/.../co.../co_25_06_10_33.doc
  6. a et b www.nantesmetropole.fr/.../co.../co_25_06_10_33.doc
  7. a et b http://www.nantes.maville.com/sport/detail_-Machines-de-l-ile-le-Carrousel-des-mondes-marins-fera-rever-petits-et-grands_-1420402--BKN_actu.Htm
  8. record de fréquentation pour les Machines de l'île, Presse-Océan, 16 janvier 2014.
  9. a et b Un manège géant vient clore l’acte I de l’aménagement de l’île de Nantes, Jean-Philippe Defawe, Le Moniteur, 16 juillet 2012.
  10. Interview de Pierre Orefice par Daniel Morvan, Ouest-France, 30 décembre 2008
  11. Avis de délégation de service public de Nantes Métropole « Construction, gestion, exploitation et animation de l'équipement touristique Les Machines de l'île de Nantes », Presse-Océan, 9 juillet 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]