Les Loges (Seine-Maritime)

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Les Loges
L'église
L'église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement du Havre
Canton Canton de Fécamp
Intercommunalité Communauté de communes de Fécamp
Maire
Mandat
Gilbert Mabille
2014-2020
Code postal 76790
Code commune 76390
Démographie
Population
municipale
1 148 hab. (2011)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 42′ 01″ N 0° 17′ 03″ E / 49.7003, 0.284249° 42′ 01″ Nord 0° 17′ 03″ Est / 49.7003, 0.2842  
Altitude Min. 0 m – Max. 121 m
Superficie 14,86 km2
Localisation

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Les Loges

Les Loges est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.
Les Logeais y habitent.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Loges sont situées à 5 km d'Étretat, à 7 km de Criquetot-l'Esneval, à 10 km de Fécamp et de Goderville.
Depuis la fermeture de la gare des Loges, la gare de Fécamp, située à 11 km, est la plus proche du village.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de cette commune est d’origine germanique laubja, en français loge, au sens ancien de « cabane » ou « abri de feuillage ».

Elle est située presque à l’extrémité de la voie romaine reliant Lillebonne à Étretat. C’est pourquoi le manoir des Loges datant du haut Moyen Âge semble être un bâtiment défensif contre les agresseurs venant de la mer du Nord. À la suite de la pénible succession de Guillaume le Conquérant, sa petite-fille, l’impératrice Mathilde, donne ce domaine à Nicolas d'Estouteville au XIIe siècle. Le nom de cette célèbre famille, alliée aux Grimaldi de Monaco, est resté associé à ce lieu jusqu’au XXe siècle.

Le manoir appartient à la famille d’Estouteville pendant huit siècles. L’impératrice Mathilde donne ce domaine à Nicolas d’Estouteville pour le remercier de sa fidélité. À la fin du XIXe siècle, la famille Grimaldi, qui porte également le nom d’Estouteville, utilise la demeure comme résidence balnéaire. Le manoir porte alors le nom de château de Monaco. La robuste façade occidentale caractérise la maison forte du XIIe siècle. Elle fait sans doute partie d’un édifice autrefois plus important et cerné de douves profondes encore apparentes.

La tour d’angle octogonale est construite sur des fondations talutées et abrite un escalier à vis. On y aperçoit les meurtrières disposées alternativement. L’ensemble de la façade trahit des remaniements successifs, surtout dans les ouvertures. On retrouve, à l’extrémité sud, les traces de la grande arche où se trouvait sans doute un pont-levis, et au niveau supérieur la base d’une échauguette remplacée par une fenêtre.

La façade intérieure présente une galerie de bois du XVe siècle. C’est un exemple rare, encore intact, dans le pays de Caux. Elle est attribuée au cardinal Guillaume d'Estouteville, archevêque de Rouen en 1453. Surmontée d’une immense toiture en tuiles, cette galerie dessert les appartements au niveau supérieur. La façade elle-même est construite en pierre et brique disposées en appareil alterné, et percée d’ouvertures. Au rez-de-chaussée, une porte est surmontée d’un arc surbaissé, et une autre plus tardive s’ouvre par un arc en ogive.

L’église Notre-Dame date du XVIe siècle et fut remaniée plusieurs fois jusqu’au XIXe siècle. Le clocher est situé à la croisée du transept suivant la tradition normande des tours lanternes. Le retable en bois et de style baroque date du XVIIe siècle. Les quatre colonnes torses sont sculptées de nombreux motifs de pampres de vigne et d’oiseaux rehaussés d’or. L’autel en forme de tombeau romain s’intègre parfaitement au décor.

Le presbytère est du XVIIIe siècle, c’est un ancien relais de poste. Cette ample construction abritait de vastes chambres pouvant accueillir de nombreux voyageurs. La large porte s’ouvre sur un perron de pierre. À l’extrémité ouest, on peut encore distinguer la haute ouverture en plein cintre de l’entrée charretière aujourd’hui obstruée.

L’actuelle mairie, édifiée au milieu du XIXe siècle, est installée dans une ancienne maison bourgeoise construite dans le style néo-classique à la mode depuis le Directoire. Le fronton triangulaire percé d’un oculus et les hauts pilastres, régnant sur les deux niveaux, donnent à cette maison l’aspect d’un petit manoir. Elle fut construite pour M. Burgnet, important entrepositaire de vins et spiritueux pour toute la campagne avoisinante. Au XIXe siècle, c’était une profession prospère qui faisait commerce de la vente de la production locale de cidre et de calvados, et aussi celle des importants chargements d’alcools, de vins et de portos, ramenés par les Terre-Neuvas.

La gare, construite en brique à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, est sur la ligne des Ifs à Étretat. Elle connaît au début du XXe siècle, l’important trafic balnéaire des trains de plaisir. En automne, le trafic de betterave y est si intense qu’on a dû installer une bascule pour la sucrerie.

Pendant la Première Guerre mondiale, les trains sanitaires conduisent les blessés à l’hôpital anglais d’Étretat. Longtemps à l’abandon, la ligne entre Les Loges et Étretat a été réhabilitée il y a quelques années, au printemps et en été, un vélo-rail y attire de nombreux touristes venus découvrir la campagne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Gilbert Mabille    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 148 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 865 1 800 1 821 1 913 1 985 1 889 1 876 1 880 1 827
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 911 1 992 2 003 1 655 1 614 1 487 1 472 1 448 1 533
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 496 1 370 1 435 1 223 1 238 1 235 1 119 1 065 1 038
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
952 916 873 999 1 015 1 036 1 114 1 133 1 155
2011 - - - - - - - -
1 148 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]