Les Izards-Trois Cocus

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Les Izards-Trois Cocus est un quartier résidentiel populaire de Toulouse situé au nord-est de la ville (secteur 3) qui présente les mêmes caractéristiques de développement urbain que le quartier Croix-Daurade.

L'habitat mélange aussi bien une cité HLM que des maisons résidentielles et quelques toulousaines.

Longtemps excentré et non desservi des transports en communs, le quartier est aujourd'hui à un quart d'heure du Capitole (hypercentre toulousain) en métro. Il profite par ailleurs du dynamisme actuel du quartier voisin de Borderouge.

Origine du nom « Trois Cocus »[modifier | modifier le code]

« Trois Cocus » vient de l'oiseau coucou en Occitan. Il s'appelait alors "3 Cocuts".

La transcription de l'occitan "Tres Cocuts" au français "Trois Cocus" serait due, dit-on, à des soldats de Napoléon qui, séjournant dans le quartier, auraient demandé à ses habitants le nom du quartier. Ceux-ci auraient répondu "Tres Cocuts" (en occitan) et les soldats ne parlant pas l'occitan comprirent "3 Cocus" : ils auraient noté ce nom sur le cadastre...

Ces trois coucous étaient sculptés sur la façade d'une demeure (aujourd'hui disparue) appartenant à un seigneur.

Historique[modifier | modifier le code]

La particularité du quartier est son passé maraîcher. Dès le Moyen Âge, ce vaste espace marécageux est cultivé mais c’est au XIXe siècle, avec l’urbanisation des faubourgs de Toulouse que ce quartier se densifie.

De nombreuses maisons maraîchères sont encore visibles. Elles ont fait la renommée des violettes de Toulouse. C’est d’ailleurs dans cette continuité de quartier populaire que l'architecte Jean Montariol édifie des cités-jardins.

Ce même architecte construit le groupe scolaire Ernest Renan ("chemin d'Audibert") pour répondre à l’urbanisation croissante du quartier. Cet édifice, caractéristique de son style des années 1930 possède des points communs avec la bibliothèque municipale de Périgord construite l’année suivante.

En 1963 est construit un ensemble de petites barres d'immeubles au milieu des champs qui accueillent les rapatriés d'Algérie démunis. Le confort des appartements à cette époque est inégalé : eau courante, eau chaude, salle d'eau, cuisine, vide-ordure, balcon, espace de jeu et espace verts.

Le quartier commence à s'urbaniser à partir de cette période. Les parcelles des maraîchers sont vendues à des particuliers : un quartier résidentiel apparaît autour. Alors que de belles maisons sont construites, non loin de là, de véritables bidonvilles s'installent autour du stade Rigal et autour du stade des Violettes. Ils retiennent une population déshéritée composée de maghrébins et de gens du voyage en voie de sédentarisation.

Dans les années 1980, la réhabilitation autour des ces stades aura lieu. À la fin des années 1970, les Pieds-Noirs quittent les immeubles progressivement. Ils seront occupés ensuite par une population d’origine étrangère. À partir des années 1980, la délinquance apparait. Le quartier voit se développer le trafic de stupéfiant notamment.

Un projet immobilier de renouvellement et de développement urbain du quartier en cours, porté par un groupe d'urbanistes, permettra à terme d'en faire un écoquartier, avec une coulée verte le traversant du Nord au Sud[1].

Aujourd’hui, alors que le quartier des Trois Cocus voisine avec la nouvelle Z.A.C. (Zone d’Activités Concertées) de Borderouge & des Izards, il reste un quartier populaire, multiculturel et conserve un caractère rural où il fait bon se promener.

Transport[modifier | modifier le code]

Depuis juin 2007, le quartier est desservi par deux stations de métro ("Trois Cocus" & "La Vache"). Depuis l'été 2008, deux Vélôstations complètent le réseau transports en commun (une "chemin d'Audibert" et une autre "Rue Ernest Renan", derrière la mairie de quartier).

Faits divers[modifier | modifier le code]

Deux tueurs en série sont originaires de ce quartier :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Quartiers des Izards - Trois Cocus : Renouvellement et développement urbain du quartier

Voir aussi[modifier | modifier le code]