Les Incorruptibles (film, 1987)

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Les Incorruptibles

Titre original The Untouchables
Réalisation Brian De Palma
Scénario David Mamet
Sociétés de production Paramount Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Policier
Sortie 1987
Durée 115 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Incorruptibles (The Untouchables) est un film policier américain réalisé par Brian De Palma et sorti en 1987.

Sommaire

[modifier] Synopsis

À Chicago en 1930, le truand Al Capone règne en maître sur la ville alors en pleine Prohibition. Le policier Eliot Ness constitue une équipe de quelques hommes intègres et désireux comme lui de faire respecter la loi.

[modifier] Fiche technique

Producteur associé : Ray Hartwick
Drapeau des États-Unis États-Unis : Paramount Pictures
Drapeau de France France : United International Pictures
Drapeau de l'État de New York New York : 2 juin 1987 (première)
Drapeau des États-Unis États-Unis : 3 juin 1987
Drapeau de France France : 21 octobre 1987

[modifier] Distribution

[modifier] Production

[modifier] Genèse du projet

Le script de David Mamet est basé sur The Untouchables, les mémoires d'Eliot Ness, publiées en 1957, avec l'aide d'Oscar Fraley. L’œuvre avait déjà été adapté dans la série Les Incorruptibles à la fin des années 50.

[modifier] Casting

Brian De Palma avait déjà dirigé Robert De Niro dans Greetings (1968), The Wedding Party (1969) et Hi, Mom! (1970). Il voulait absolument le comédien pour le rôle de Capone. Mais à cette période, De Niro s'est plus ou moins éloigné du cinéma et se concentre sur le théâtre. Les producteurs poussent alors le réalisateur à choisir un autre comédien. Bob Hoskins est alors engagé. Mais De Niro accepte finalement le rôle et réussit à convaincre les producteurs en se grimant en Capone. Il remplace alors Bob Hoskins, qui reçoit un dédommagement de 200 000 dollars[2]. Le comédien s’implique ensuite de tout cœur dans son personnage : il se rend en Italie, se nourrit uniquement de plats locaux, prend 12 kilos en cinq semaines, ne fait appel à aucun maquillage, se rase le front pour lui ressembler, retrouve les tailleurs de costumes de Capone et leur commande des vêtements sur mesure identiques à ceux du truand[2].

Ce film révèle au grand public Andy Garcia et est considéré comme le premier blockbuster de Kevin Costner. Le rôle d'Eliot Ness avait pourtant été proposé d'abord à Mel Gibson, Harrison Ford et William Hurt, qui ont refusé[2].

Le personnage d'Oscar Wallace, interprété par Charles Martin Smith, est librement inspiré par celui de Frank J. Wilson (en), un ex-comptable devenu agent du service des impôts, qui fut un élément décisif dans la chute de Capone en parvenant à le condamner pour fraude fiscale.

[modifier] Tournage

Le tournage s'est déroulé du 8 août 1986 à novembre 1986[4].

Lieux de tournage[5]
Hardy Creek Bridge (scène interception de la cargaison de whisky avec les Canadiens)
Blackstone Hotel - 636 S. Michigan Avenue, Downtown (scène de la batte de baseball)
Chicago Cultural Center - 78 E. Washington Street, Downtown (poursuite entre Ness et Nitti)
Université Roosevelt - 430 S. Michigan Avenue, Downtown
Union Station - Canal St. & Jackson Blvd., Near West Side

[modifier] Distinctions

Sources :[6]

[modifier] Récompenses

[modifier] Nominations

[modifier] Analyse

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De Palma traduit cinématographiquement le potentiel littéraire du scénario. Il utilise tout au long du film une alternance de plongées / contre-plongées. Ce système traduit habituellement un rapport bien-mal ou dominant-dominé mais le cinéaste s'amuse à l'inverser pour brouiller notre vision des personnages. Il utilise également un système particulier nommé demi-bonnette (ou double focale), qui permet de faire le point sur deux endroits de l'image en même temps, en général à l'arrière et au premier plan. Ici De Palma l'utilise dans des plans qui permettent de voir l'expression de deux personnages qui s'affrontent dans les scènes de choix décisifs (exemple Malone et Ness à l'église).

Une analyse figurative du film peut aussi s'intéresser à l'utilisation que De Palma fait du sang et de la couleur rouge qui va de la simple trace à la flaque.

[modifier] Références et clins d’œil

[non neutre] Dans le réseau de citations que tisse le film, on a tendance à ne voir que la célèbre démarque du Cuirassé Potemkine mais De Palma cite aussi le Scarface d'Howard Hawks (1932), à travers le plan subjectif du malfrat qui pénètre chez Malone et qui ressemble au plan-séquence d'ouverture du film de Hawks. La scène du banquet des mafieux évoque plusieurs films, dont Lucky Luciano de Francesco Rosi. Au travers de ce trajet de citations qui partent de plusieurs horizons, on peut distinguer un des aspects du cinéma de Brian De Palma, celui de revoir le cinéma américain à l'aune du cinéma européen.

Les Incorruptibles est certes une relecture du film de gangsters, mais De Palma en fait plus que cela. Il aime l'excès et la surcharge. C'est un cinéaste baroque et maniériste. La lutte du bien contre le mal devient vertigineuse et les choix moraux des personnages abyssaux. Malone (figure du père dans le film) résume cela en demandant à Ness : « Jusqu'où êtes vous prêt à aller ? On ne coince pas un homme comme Capone en respectant les règles. » De Palma est particulièrement bien servi par le scénario de David Mamet, qui exploite avec finesse un des thèmes centraux de l'univers du cinéaste : la figure du père (Malone), qui devient ici un modèle (problématique ?) pour le héros (Ness) lorsque celui-ci doit tracer la limite entre le bien et le mal.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. Les costumes des principaux personnages ont été réalisés par Giorgio Armani, sauf celui de Sean Connery pour lequel ce dernier a choisi lui-même son costume.
  2. a, b, c et d Secrets de tournage - AlloCiné
  3. Dates de sortie - Internet Movie Database
  4. Business - Internet Movie Database
  5. Lieux de tournage - Internet Movie Database
  6. (en) Awards - Internet Movie Database
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