Illusions perdues

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Les Illusions perdues)
Aller à : navigation, rechercher
Illusions perdues
Image illustrative de l'article Illusions perdues

Auteur Honoré de Balzac
Genre Étude de mœurs
Pays d'origine France
Éditeur Werdet (tome 1)
Hyppolite Souverain (t. 2)
Furne (t. 3)
Collection Scènes de la vie de province
Date de parution Entre 1837 et 1843
Dessinateur Adrien Moreau
Série La Comédie humaine
Chronologie
Précédent Le Cabinet des Antiques (Scènes de la vie parisienne) Ferragus (Scènes de la vie politique) Suivant
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Illusions perdues (homonymie).

Illusions perdues est un roman d'Honoré de Balzac publié en trois parties entre 1837 et 1843 : Les Deux poètes, Un grand homme de province à Paris et Ève et David. Dédié à Victor Hugo[1], ce texte fait partie du vaste ensemble des Études de mœurs de La Comédie humaine et, plus précisément, des Scènes de la vie de province. Attaché à ce qu'il qualifiait comme « une histoire pleine de vérité », Balzac considérait le triptyque composant Illusions perdues comme un élément capital de son grand œuvre.

Inspiré à Balzac par son expérience dans l'imprimerie, Illusions perdues raconte l’échec de Lucien de Rubempré, jeune provincial épris de gloire littéraire. En contrepoint au parcours malheureux de ce « grand homme de province », alternativement héros et antihéros plein de faiblesses, l'histoire évoque les modèles de vertu que sont la famille de Lucien et le « Cénacle », cercle intellectuel de « vrais grands hommes ». Les « illusions perdues » sont celles de Lucien face au monde littéraire et à sa propre destinée, mais aussi celles de sa famille envers les capacités et les qualités humaines du jeune homme.

C’est un des plus longs romans de La Comédie humaine d’Honoré de Balzac. Pour beaucoup, dont Marcel Proust, ce livre est aussi le meilleur de Balzac[2]. Balzac en a écrit la première partie entre juillet et novembre 1836, écrivant à marche forcée pour échapper à une mise en demeure de son éditeur[3].

Résumé[modifier | modifier le code]

L’action se déroule sous la Restauration.

Les Deux poètes[modifier | modifier le code]

C’est la partie la plus courte. Elle se déroule à Angoulême. David Séchard, fils d’un imprimeur, est lié par une amitié profonde à Lucien Chardon, jeune homme beau et lettré. Le père de David (type de l’avare qui souffre de devoir abandonner son activité à son fils) revend à son fils son imprimerie à des conditions très défavorables. David, qui a peu de goût pour les affaires, est proche de la ruine. Cependant, il parvient à subsister grâce au dévouement et à l’amour de sa femme, Ève, qui est la sœur de Lucien. Il recherche en secret un procédé permettant de produire du papier à faible coût à partir de fibres végétales. Lucien, lui, est épris d'une femme de la noblesse, madame de Bargeton, qui voit en lui un poète de talent, tandis qu'il il voit en elle sa Laure et, à l’imitation de Pétrarque, écrit un recueil de sonnets en son honneur. Elle s’éprend de lui et l’introduit dans la bonne société d'Angoulême. Cet amour entre un radieux jeune homme et une femme mariée plus âgée suscite des commérages. Pour y échapper, les amoureux vont s'installer à Paris, où Lucien espère faire éditer un roman qu'il est en train d'écrire.

Un grand homme de province à Paris[modifier | modifier le code]

C’est la plus longue des trois parties. Lucien, arrivé à Paris, se découvre bien misérablement vêtu et logé en comparaison des élégants parisiens. Son amour pour madame de Bargeton souffre aussi de la comparaison avec des femmes de l'aristocratie. Pauvre et peu au fait des mœurs de la capitale, il se couvre de ridicule en faisant, à l'Opéra, ses premiers pas dans le monde, et perd l'appui de madame de Bargeton. Ses tentatives pour faire publier ses livres se soldent par des échecs. Il fait alors la connaissance de Daniel d'Arthez, un écrivain de génie qui l’introduit au Cénacle, cercle de jeunes hommes de tendances politiques et d’occupations diverses qui partagent dans une amitié parfaite une vie ascétique au service de l’art ou de la science. Lucien fréquente le Cénacle pendant un temps. Mais, trop impatient pour réussir par la voie ardue du seul travail littéraire, il cède à la tentation du journalisme, un univers corrompu dans lequel il connaît rapidement le succès grâce à des articles répondant aux goûts du jour. Il les signe Lucien de Rubempré, prenant le nom de jeune fille de sa mère. Il s’éprend d’une jeune actrice qui l'adore, Coralie, et mène une vie de luxe en s'endettant. Son ambition le pousse d’un journal libéral à un journal royaliste. Cette absence totale de principes est très mal perçue par ses anciens amis du Cénacle, qui l’attaquent violemment, tandis que ses nouveaux collègues ne le soutiennent guère. Sa ruine est consommée lorsque Coralie tombe malade. Il assiste impuissant à son agonie et se résout finalement à retourner à Angoulême pour solliciter l’aide de David, à qui il avait déjà auparavant demandé plusieurs aides financières, qui lui avaient été versées à chaque fois.

Les Souffrances de l’inventeur (d’abord publié sous le titre Ève et David)[modifier | modifier le code]

David, au bout de nombreuses expériences, est parvenu à mettre au point un nouveau procédé de fabrication du papier sur lequel il travaillait depuis longtemps ; mais ses concurrents, les frères Cointet, réussissent à s'emparer du procédé avec la complicité d’un de ses employés. Par des manœuvres frauduleuses, ils réussissent à le mettre en faillite grâce à un effet financier que Lucien avait tiré sur le compte de David en imitant sa signature alors qu'il avait besoin d'argent à Paris. Incapable de payer cette dette, dont le montant a été multiplié par les frais d'avocat, David est mis en prison. Lorsqu’il apprend cette nouvelle lors de son retour dans sa famille, Lucien est accablé de remords devant cette ruine dont il est en grande partie responsable. Ne voyant pas d'avenir devant lui, il décide de se suicider. Alors qu’il cherchait un endroit convenable pour se noyer, un mystérieux abbé espagnol qui passait par là, Carlos Herrera, le convainc de renoncer à ce projet en lui offrant argent, vie de luxe et possibilité de vengeance, à condition qu’il lui obéisse aveuglément. Lucien accepte ce pacte. Il envoie alors à David la somme nécessaire pour sortir de prison et part pour Paris avec l’étrange prêtre. David parvient alors à un accord avec les Cointet, qui exploitent son invention. David et Ève, qui ont hérité une petite fortune du vieux Séchard, se retirent à la campagne, dans le petit village de Marsac, pour y vivre simplement, mais aisément.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Lucien Chardon[modifier | modifier le code]

Ce nom, qu’il tient de son père pharmacien, ne lui plaît pas car il nuit à ses espoirs de réussite mondaine. Il lui préfère le nom noble de sa mère, de Rubempré. Il essayera d’obtenir du Roi le droit de changer son nom. Il ne l’obtiendra pas dans Illusions perdues, mais, plus tard, dans Splendeurs et misères des courtisanes, roman dans lequel il devient Lucien de Rubempré, un personnage lâche et sans scrupules, marionnette de Vautrin, le prêtre rencontré à la fin des « Souffrances de l’inventeur ».

Il représente un idéal de beauté, qui devient son atout pour réussir dans le monde. Cette beauté a de fortes connotations féminines: « Lucien de Rubempré est sans doute l'image la plus précise que Balzac nous ait laissée de sa tentation féminine ; et il ne cesse de l'affronter à différentes figures où il incarnera sa virilité[4]. »

Il représente un des aspects de Balzac, celui du jeune écrivain provincial monté à Paris, qui dépense sans compter et s'essaye à différents métiers d'écriture (écrivain, journaliste, dramaturge...). Sa trajectoire littéraire correspond à celle du Balzac des premières années, quand celui-ci prostituait son talent en produisant des « cochonneries littéraires » sous des noms d'emprunt. Il est l'antithèse de Daniel d'Arthez, l'écrivain génial et intègre dans lequel Balzac projette son moi idéal[5].

Ève Chardon[modifier | modifier le code]

La sœur de Lucien est une très belle brune qui partage la beauté physique de son frère mais, hormis ce point commun, elle est aux antipodes de celui-ci. Ève est travailleuse, modeste et sait trouver le bonheur au milieu d’une vie simple, contrairement à Lucien, qui a besoin du tourbillon du monde parisien pour se sentir quelqu’un. Elle est dévouée à son mari, David Séchard, ainsi qu’à son frère, à qui elle donne de l’argent car elle croit en son potentiel de futur écrivain. Lorsqu'elle apprend la scandaleuse conduite que celui-ci a menée à Paris, Ève perd ses illusions à son égard et le considère avec méfiance. Balzac s’est inspiré de sa propre sœur, Laure Surville, pour créer ce personnage.

David Séchard[modifier | modifier le code]

David est tout le contraire de son père avare, le vieux Séchard, à qui Il accepte de racheter l’imprimerie au triple de sa valeur réelle. Archétype de la générosité, il dépense sans compter pour offrir une belle maison à son épouse, Ève, et à sa belle-mère, Mme Chardon, il offre de financer une partie du séjour à Paris de Lucien, son ancien camarade d’école, qu’il considère comme son frère. Lucide, il a conscience des défauts de Lucien, lequel aspire à une vie de plaisirs et de vanités plutôt que de travailler. David offre en cela un portrait opposé à celui de Lucien : il mène une vie simple et se préoccupe davantage des autres que de lui-même. Inventeur acharné, le génial David découvrira un procédé pour fabriquer du papier à bas prix, mais, naïf et piètre commerçant, il se fera dépouiller de son brevet d’invention par les propriétaires de l’imprimerie concurrente, les frères Cointet.

Il ressemble à Balzac par son ardeur au travail, tandis que Lucien ressemble à l'écrivain par certains traits de caractère et de comportement.

Madame de Bargeton[modifier | modifier le code]

Louise Anaïs de Nègrepelisse a épousé M. de Bargeton et est venue s’enterrer dans la ville d’Angoulême. Entourée de petits nobles médiocres et médisants, elle ne supporte pas la vie de province. Amoureuse d’art et de poésie, elle accueille la dévotion que lui témoigne le jeune Lucien et se fait sa protectrice, malgré les cris outrés de la haute sociétélocale qui craint par-dessus tout une mésalliance. Elle décide de fuir cette atmosphère oppressante pour Paris. D'abord bien accueillie par la marquise d'Espard, elle est critiquée en raison de sa relation avec un roturier. Brouillée avec Lucien, elle finira par lui vouer une haine durable.

Le Cénacle de Balzac[modifier | modifier le code]

Article connexe : Le Cénacle (Balzac).

Le Cénacle est composé de jeunes gens honnêtes, honorables et d’une grande rigueur morale dont le génie s'épanouit grâce à un travail acharné. Il réunit des scientifiques, des écrivains, des artistes parmi lesquels :

Personnages de cercle littéraire qui réapparaissent dans la Comédie humaine[modifier | modifier le code]

Adaptations[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Balzac au théâtre.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Donald Adamson, Balzac: 'Illusions perdues', Londres, Grant & Cutler, 1981.
  • Suzanne-Jean Bérard, « La Genèse d’un roman de Balzac : Illusions perdues, 1837. I: Thèmes et expériences. II: Du manuscrit à l’édition », Paris, Colin, 1961.
  • Patrick Berthier, « Au chevet de Coralie: Retour sur un épisode très commenté d’Illusions perdues », L'Année balzacienne, 1995, n° 16, p. 417-20.
  • Patrick Berthier, « Jobisme », L’Année Balzacienne, 1997, n° 18, p. 423-26.
  • Philippe Berthier, « Marcel et Charlus Herrera », Balzac : Illusions perdues : l’Œuvre capitale dans l’œuvre, Françoise van Rossum-Guyon, Éd., Groningen, Univ. de Groningue, 1988, p. 94-103.
  • Roger Bismut, « Illusions perdues et Ruy Blas, ou un aspect insoupçonné des relations entre Balzac et Victor Hugo », Les Lettres Romanes, Aug. 1981, n° 35 (3), p. 235-45.
  • (en) Adam Bresnick, « The Paradox of Bildung: Balzac’s Illusions perdues », MLN, Sept 1998, n° 113 (4), p. 823-50.
  • (en) A. S. Byatt, « The Death of Lucien de Rubempré », The Novel: Volume 2: Forms and Themes, Franco Moretti, Éd., Princeton, Princeton UP, 2006, p. 389-408.
  • Catherine Cusset, « Illusion et ambition entre l’homme sadien et l’homme romantique : l’Homme balzacien », L’Infini, Spring 1987, n° 18, p. 115-20.
  • Philippe Dufour, « Illusions perdues : une Histoire des mœurs langagières », Information Littéraire, Jan-Mar 2004, n° 56 (1), p. 14-23.
  • Alain-Philippe Durand, « Lucien Chardon-de Rubempré : champion du Monde en Titre(s) », Romance Quarterly, Fall 2001, n° 48 (4), p. 250-56.
  • (de) Winfried Engler, « Der Poet und Balzacs wirkliche Welt: Lekture der Illusions perdues », Festgabe fur Julius Wilhelm zum 80. Geburtstag, Hugo Laitenberger, Wiesbaden, Steiner, 1977, p. 78-90.
  • Franck Évrard, « Bottes et feintes balzaciennes », Littératures, Spring 1991, n° 24, p. 53-63.
  • Jean Gaulmier, « Monde balzacien et monde réel : notes sur Illusions perdues », Balzac and the Nineteenth Century Studies in French Literature, Leicester, Leicester U.P., 1972, p. 79-84.
  • Francine Goujon, « Morel ou la dernière incarnation de Lucien », Bulletin d’informations proustiennes, 2001-2002, n° 32, p. 41-62.
  • Jeannine Guichardet, « Illusions perdues : quelques itinéraires en pays parisien », Balzac : Illusions perdues : l’Œuvre capitale dans l’œuvre, Françoise van Rossum-Guyon, Éd., Groningen, Univ. de Groningue, 1988, p. 89-93.
  • (en) Donald Haggis, « The Popularity of Scott’s Novels in France and Balzac’s Illusions perdues », Journal of European Studies, Mar. 1985, n° 15 (1 [57]), p. 21-29.
  • (en) George Holoch, « A Reading of Illusions perdues », Romanic Review, 1978, n° 69, p. 307-21.
  • Annie Jourdan, « Le Triomphe de Lucien de Rubempré: Faux poète, vrai dandy », Balzac : Illusions perdues : l’Œuvre capitale dans l’œuvre, Françoise van Rossum-Guyon, Éd., Groningen, Univ. de Groningue, 1988, p. 62-77.
  • Willi Jung, « Un Type révolutionnaire : Michel Chrestien », L’Année balzacienne, 1990, n° 11, p. 89-97.
  • (en) Alvin B. Kernan, « The Social Construction of Literature », The Kenyon Review, Fall 1985, n° 7 (4), p. 31-46.
  • Annemarie Kleinert, « Du ‘Journal des dames et des modes’ au ‘Petit Journal’ d’’Illusions perdues’ », L’Année balzacienne, 1995, n° 16, p. 267-80.
  • Mireille Labouret, « Méphistophélès et l’androgyne : les Figures du pacte dans ‘Illusions perdues’ », L’Année Balzacienne, 1996, n° 17, p. 211-30.
  • Pierre Laforgue, « Ruptures et interruptions dans le récit romantique : quelques exemples tirés de Stendhal et de Balzac », Chantal Massol, Éd., Lise Dumasy, Intro., Stendhal, Balzac, Dumas : un Récit romantique ?, Toulouse, PU du Mirail, 2006, p. 193-202.
  • Michel Lichtlé, « Balzac, Illusions perdues », Information Littéraire, July-Sept 2003, n° 55 (3), p. 58-61.
  • Anne Marie Baron, « Artifices de mise en scène et art de l’illusion chez Balzac », L’Année balzacienne, 1996, n° 17, p. 23-35.
  • Anne Marie Meininger, « Illusions perdues et faits retrouvés », L’Année balzacienne, 1979, p. 47-78.
  • Arlette Michel, « À propos de la poétique balzacienne : Réalisme et Illusions perdues », Acta Baltica, 1980, n° 1, p. 77-98.
  • D. A. Miller, « Balzac’s Illusions Lost and Found », Yale French Studies, 1984, n° 67, p. 164-81.
  • Nicole Mozet, « Au commencement est l’imprimerie », Balzac : Illusions perdues : l’Œuvre capitale dans l’œuvre, Françoise van Rossum-Guyon, Éd., Groningen: Univ. de Groningue, 1988, p. 23-33.
  • Jacques Neefs, « Illusions perdues: Représentations de l’acte romanesque »,Le Roman de Balzac : Recherches critiques, méthodes, lectures, Roland Le Huenen, Paul Perron, Montréal, Didier, 1980, p. 119-30.
  • Jérôme Nicolas, « “Quels sont les plus forts ?’ : la Question de la prédestination des personnages d’Illusions perdues », Information littéraire, juil.-sept. 2004, n° 56 (4), p. 42-44.
  • Per Nykrog, « Illusions perdues dans ses grandes lignes : stratégies et tactiques romanesques », Balzac : Illusions perdues : l’Œuvre capitale dans l’œuvre, Françoise van Rossum-Guyon, Éd., Groningen, Univ. de Groningue, 1988, p. 34-46.
  • Gaëtan Picon, « Les Illusions perdues ou l’espérance retrouvée », Mercure de France, 1958, n° 332, p. 60-75.
  • Gaëtan Picon, Balzac par lui-même, Paris, Éditions du Seuil,‎ 1956, 191 p.
  • Anthony R. Pugh, « Unité et création dans Illusions perdues », Roland Le Huenen, Paul Perron, Le Roman de Balzac : recherches critiques, méthodes, lectures, Montréal, Didier, 1980, p. 99-107.
  • (en) Lawrence R. Schehr, « Fool’s Gold: The Beginning of Balzac’s Illusions perdues », Symposium: A Quarterly Journal in Modern Literatures, Summer 1982, n° 36 (2), p. 149-165.
  • (de) Markus Raith, « Die Bühne als Modell medial erfahrener Wirklichkeit in Balzacs Illusions perdues », PhiN: Philologie im Netz, 2004, n° 30, p. 18-28.
  • Marcel Reboussin, « Balzac et la presse dans les Illusions perdues », French Review, Dec 1958, n° 32 (2), p. 130-37.
  • Jean-François Richer, « Un Lieu balzacien : Le Boudoir : Illusions perdues et La Duchesse de Langeais », Paul Perron, Éd. et préf., Roland Le Huenen, Éd. et préf., Stéphane Vachon, Éd. et préf. Itinéraires du XIXe siècle, Toronto, Centre d’Études du XIXe siècle Joseph Sablé, 1996, p. 217-29.
  • Franc Schuerewegen, « Le Prix de la lettre : réflexions axiologiques » Balzac : Illusions perdues : l’Œuvre capitale dans l’œuvre, Françoise van Rossum-Guyon, Éd., Groningen, Univ. de Groningue, 1988, p. 78-88.
  • (en) Benjamin Sherwood Lawson, « Federated Fancies: Balzac’s Lost Illusions and Melville’s Pierre » Elaine D. Cancalon, Éd., Antoine Spacagna, Éd., Intertextuality in Literature and Film, Gainesville, UP of Florida, 1994, p. 37-47.
  • Hava Sussman, « Personnage, parole et écriture dans Illusions perdues », Les Lettres Romanes, 1979, n° 33, p. 3-11.
  • Elizabeth Teichmann, « La Source d’un épisode d’Illusions perdues : ‘Aloysius Block’ et la veillée funèbre de Coralie », Modern Philology, Feb 1962, n° 59 (3), p. 225-26.
  • (en) Bruce Tolley, « The ‘Cénacle’ of Balzac’s Illusions perdues », French Studies, 1961, n° 25, p. 324-337.
  • Isabelle Tounier, « Titrer et interpréter », Balzac : Illusions perdues : l’Œuvre capitale dans l’œuvre, Françoise van Rossum-Guyon, Éd., Groningen, Univ. de Groningue, 1988, p. 12-22.
  • Timothy Unwin, « Les Maximes de Balzac : l’Exemple d’Illusions perdues », Romance Notes, Fall 1991, n° 32 (1), p. 55-61.
  • Stéphane Vachon, « Chronologie de la rédaction et de la publication d’Illusions perdues », Balzac : Illusions perdues : l’Œuvre capitale dans l’œuvre, Françoise van Rossum-Guyon, Éd., Groningen, Univ. de Groningue, 1988, p. 1-11.
  • Françoise van Rossum-Guyon, « Ève et David: Discours, actions, valeurs », pp. 47-61 Balzac : Illusions perdues : l’Œuvre capitale dans l’œuvre, Françoise van Rossum-Guyon, Éd., Groningen, Univ. de Groningue, 1988.
  • Françoise van Rossum-Guyon, « La Marque de l’auteur : l’Exemple balzacien d’Illusions perdues », Degrés, Spring-Summer 1987, n° 49-50, p. c1-c19.
  • Françoise van Rossum-Guyon, Balzac : Illusions perdues : l’Œuvre capitale dans l’œuvre, Groningen, Univ. de Groningue, 1988.
  • Jacques Viard, « Balzac et le socialisme : Pierre Lerouxico-sandique », L’Année balzacienne, 1993, n° 14, p. 285-307.
  • (en) F. M. Warren, « Was Balzac’s Illusions perdues Influenced by Stendhal? », Modern Language Notes, Mar 1928, n° 43 (3), p. 179-80.
  • (en) Stefan Zweig, Balzac, New York, Viking,‎ 1946, 404 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Balzac avait d’abord songé à Berlioz, qui sera finalement le dédicataire de Ferragus.
  2. Tout de même, Proust écrit à Boylesve : « […] parce que j'admire infiniment l'immense fresque des Illusions Perdues et Splendeur et Misère [sic], cela ne m'empêche pas de placer aussi haut le Curé de Tours, ou la Vieille Fille, ou la Fille aux Yeux d'or et d'égaler l'art de ces miniatures à la fresque. » dans Correspondance de Marcel Proust, texte établi, présenté et annoté par Philip Kolb, t. XVI, Plon, Paris, 1982, lettre 136, à René Boylesve, peu avant le 25 octobre 1917.
  3. Zweig 1946, p. 243
  4. Picon 1956, p. 110
  5. Zweig 1946, p. 244

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :