Les Frères ennemis

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Les Frères ennemis était un duo d'humoristes en vogue dans les années 1960-1970 en France. Il était composé de :

Spécialistes de la joute verbale absurde[modifier | modifier le code]

André Gaillard travaille un temps comme maquettiste publicitaire. Le voisinage avec les music-halls et théâtres de la rue de la Gaîté (le Casino Montparnasse, Théâtre de la Gaîté et Bobino) lui donne envie de faire du spectacle.

Lors de son service militaire, il rencontre Teddy Vrignault, avec lequel il monte un numéro. À la fin de leur service, les deux hommes se perdent de vue. André Gaillard retombera par hasard aux Champs-Élysées sur Teddy Vrignault qui distribue, torse nu, des prospectus pour un western (Les Tuniques rouges de Lesley Selander[1]). Teddy et André suivent alors ensemble des cours de théâtre.

Ils mettent ensuite au point une série de sketchs de leur composition, Le doigt de Dieu, et chantent des chansons des années 1900. Le 24 octobre 1953, première apparition des Frères Ennemis dans un cabaret de Saint-Germain-des-Prés. Peu à peu, ils imposent ces personnages truculents, as de la repartie, du coq-à-l'âne et de la joute verbale absurde.

La notoriété venant, on les verra dans de nombreux cabarets, au théâtre (ils accompagneront ainsi le Mime Marceau, de 1954 à 1959), à la télévision, et au cinéma, notamment dans Elle court, elle court, la banlieue et plusieurs films de Jean Yanne.

Le 1er novembre 1984, Teddy Vrignault disparaît sans laisser de traces. Très déstabilisé par la disparition de son alter ego (il tentera sans succès de le retrouver en faisant appel à la télévision), André Gaillard poursuit néanmoins sa carrière au théâtre et au cinéma. Il écrit aussi des nouvelles. Les deux filles d'André Gaillard Sylvia et Valérie Gaillard ont monté un duo les sœurs z'ennemis qui s'inspire des Frères ennemis.

Citations[modifier | modifier le code]

  • Si Madame de Sévigné avait pris le métro, elle aurait peut-être raté sa correspondance.
  • Un homme averti en vaut deux. Alors, en cas de danger, n'avertissez personne car cela doublerait le nombre des victimes.
  • Il était tellement sale que même ses puces avaient des poux.
  • — Allo Iseult ? Ici Tristan, je t'invite à prendre un café. Tu veux un express ? — Non, un philtre.
  • — Allo Daphnis ? C'est Chloé. — Et ça tient ?
  • — Allo Gulliver ? Ici Lilliput. — Bonjour madame !
  • — Allo maman ? Ici Jésus. — Non ! — Mais si !
  • — Abraham naquit dans la ville d'Ur célèbre pour ses œufs. — ? — Et bien oui, les œufs d'Ur !
  • Il vaut mieux arriver en retard et rater son train que d'arriver en avance et monter dans un autre !
  • Jeanne d'Arc brûlait de désir de sauver la France. Son rêve se réalisa : elle brûla.
  • Jeanne Hachette était dépensière, et avait fondé une librairie dénommée Gallimard.
  • Saint Louis adorait faire la grasse matinée, c'est pour ça que c'était un homme très pieu.
  • Les Francs n'avaient pas de devise.
  • Quelle est la différence entre une montagne et une chemise? - Les montagnes n'ont pas de manches

On a dit d'eux[modifier | modifier le code]

Michel Audiard : « Les gens bien intentionnés les qualifient d'amuseurs. Les gens moins bien intentionnés les classent parmi les « rigolos. » Ils valent beaucoup mieux que ça. Le délire verbal, le coq-à-l'âne, la gymnastique des mots, est probablement le genre exigeant le plus de maîtrise, le plus de rigueur, en un mot : le plus de style. Ce n'est pas Raymond Devos qui me contredira. »

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'Idée fixe d'Adhémar Félé du Peyronnet, Julliard, 1972.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. IMDB : http://www.imdb.com/title/tt0045785/?ref_=fn_al_tt_1

Filmographie[modifier | modifier le code]