Les Femmes du bus 678

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Les Femmes du bus 678

Titre original 678
Réalisation Mohamed Diab
Acteurs principaux
Sociétés de production New Century
Pays d’origine Drapeau de l'Égypte Égypte
Genre Drame
Sortie 2010
Durée 100 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Femmes du bus 678 (titre original : 678) est un film égyptien réalisé par Mohamed Diab, sorti en 2010.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Faysa, Seba et Nelly, trois femmes égyptiennes d'aujourd'hui, issues de milieux sociaux différents, régulièrement victimes de harcèlement sexuel (que ce soit dans le bus, le fameux 678, dans les rues du Caire ou au téléphone) s'associent pour combattre ce qui, si l'on en croit les statistiques, constitue un fléau national. Face à leur détermination, un inspecteur anticonformiste mène l'enquête.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Deux prix à la 34e édition du Festival international du cinéma méditerranéen de Montpellier (Cinémed), 2011[1]: prix du public et prix du jeune public.

Autour du film[modifier | modifier le code]

« Une salle d'audience d'un tribunal du Caire en 2008. Premier procès, en Égypte, pour harcèlement sexuel. La plaignante, Noha Rushdi, se fait moquer par l'avocat de la défense. Mohamed Diab était présent : "C'est à ce moment-là que j'ai décidé de réaliser ce film. Pour que cet avocat comprenne ce que vivent les femmes", dit-il. Fayza des quartiers populaires, Seba, la bourgeoise, Nelly, tête brûlée : elles seront trois à incarner les femmes d'Égypte. »[2]

Armé d'un certain courage, Mohamed Diab, scénariste et jeune réalisateur, aborde, avec ce premier film, un sujet tabou. Ainsi, donc, Les Femmes du bus 678 « s'inspire librement de l'histoire de la première femme qui a osé affronter son agresseur au tribunal et obtenir réparation. Dans le scénario, son action est mêlée à la rébellion de deux autres femmes contre les harcèlements dont elles sont victimes. »[3] L'une, Seba, divorce et donne des cours à ses consœurs afin qu'elles luttent contre cette situation ; l'autre, Feyza, châtie à coups d'épingles à cheveux les mains masculines. « Les trois femmes devront apprendre à s'accepter et s'entraider face à leurs proches qui leur imposent de tout accepter en silence. La mise en scène est loin d'être au niveau des ambitions de l'entreprise. Mais l'énergie des comédiennes et du réalisateur-scénariste, qui a pris comme modèle les films d'Iñárritu pour entrelacer les destins de ses héroïnes, ne nous laisse pas indifférents. »[4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cinémed 2011, palmarès
  2. in : Le Nouvel Observateur, Rue 89/Culture, 30/05/2012.
  3. Philippe Rouyer in : Positif, n° 616, juin 2012.
  4. Ph. Rouyer in : op. cité.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]