Les Eaux-Vives

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Vue sur les Eaux-Vives depuis la cathédrale Saint-Pierre

Les Eaux-Vives sont un quartier de Genève et une ancienne commune du canton du même nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

Commune autonome[modifier | modifier le code]

La commune des Eaux-Vives est créée par un arrêté du instituant une administration municipale des communes sur le territoire genevois. Lors du départ des troupes françaises, la constitution genevoise de 1814 laisse subsister le régime établi précédemment.

Jusque vers 1830, la commune n'entame pas de grands travaux mais améliore son éclairage public. Une souscription est organisée en 1838 en vue de construire un nouveau temple protestant qui est inauguré en 1842. La révolution de 1846 a d'importantes incidences sur la vie communale, notamment en ce qui concerne les nouvelles charges incombant à la municipalité (traitements de l'instituteur et du pasteur, entretien de l'école et du temple, etc.). Avec la loi de 1849, les anciennes fortifications sont supprimées autour de Genève et les rues des Eaux-Vives et de la Terrassière en deviennent des prolongements. La question de la fusion commence déjà à se poser.

Urbanisation[modifier | modifier le code]

Façade de la Gare des Eaux-Vives

Dès les années 1860, les signes d'une urbanisation progressive sont manifestes. Vers 1880, la ville de Genève et les communes de Plainpalais et des Eaux-Vives s'unissent pour la construction d'un réseau d'égouts collecteurs sur la rive gauche. À la fin de la décennie, la première ligne de chemin de fer reliant Annemasse à la nouvelle Gare des Vollandes (maintenant gare des Eaux-Vives) entre en service.

Le début du XXe siècle constitue une ère de prospérité avec la création de l'avenue Pictet-de-Rochemont, qui engendre de nombreuses constructions, la transformation des chemins en rues et la construction de la nouvelle mairie dès 1907. En 1912, la municipalité émet des offres en vue du rachat d'une propriété qui deviendra par la suite le parc des Eaux-Vives ; celle-ci entre en possession de la commune en 1913. Dans le même temps, William Favre fait don à la ville de Genève du parc de La Grange situé sur le territoire de la commune. Durant la Première Guerre mondiale, la situation économique est difficile et un important endettement est consenti pour subvenir aux nombreuses familles en difficulté.

Fusion[modifier | modifier le code]

Quai des Eaux-Vives et le Jet d'eau

C'est dans les années 1920 que prend place le processus de fusion avec la ville de Genève. Une première votation a lieu en 1926, au cours de laquelle les Eaux-Viviens repoussent cette éventualité. C'est lors d'une seconde votation, en 1930, que la loi de fusion administrative, qui met fin à l'autonomie des Eaux-Vives, est adoptée. La commune est intégrée à la ville de Genève en 1931.

Depuis cette époque, les Eaux-Vives sont devenus l'un des plus grands quartiers de la ville de Genève. Avec le Jet d'eau comme carte de visite, les Eaux-Vives reçoivent régulièrement la visite de nombreux touristes.

Lien externe[modifier | modifier le code]

46° 12′ 16″ N 6° 09′ 40″ E / 46.204428, 6.161227 ()