Les Douze Travaux d'Astérix
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| Les Douze Travaux d'Astérix | |
| Réalisation | René Goscinny et Albert Uderzo |
|---|---|
| Scénario | Pierre Tchernia et Albert Uderzo |
| Musique | Gérard Calvi |
| Production | Georges Dargaud, René Goscinny, Albert Uderzo |
| Format | Couleur |
| Genre | Film d'animation |
| Durée | 1 h 18 |
| Sortie | 1976 |
| Langue(s) originale(s) | français |
| Pays d’origine | |
Les Douze Travaux d'Astérix est un film d'animation français de René Goscinny et Albert Uderzo, sorti sur les écrans en 1976. Le scénario de Pierre Tchernia, René Goscinny et Albert Uderzo est inspiré des personnages de la bande dessinée Astérix le Gaulois.
Sommaire |
[modifier] Synopsis
50 avant J.C. Dans la Gaule occupée par les Romains, un petit village résiste encore et toujours à l'envahisseur. Jules César, à qui l'on a rapporté que ces irréductibles Gaulois étaient dotés de pouvoirs divins, leur lance alors un défi. Astérix et Obélix devront se soumettre à douze épreuves (comme les travaux d'Hercule). Cependant les travaux d'Hercule étant un peu « passé de mode », César et ses conseillers ont mis en place de nouvelles épreuves.
S'ils réussissent, César leur promet de quitter le pouvoir et de le remettre à Abraracourcix, leur chef. Le romain Caius Pupus, juge impartial est envoyé avec eux pour les guider et contrôler qu'ils accomplissent bien leurs travaux.
[modifier] Les douze travaux
La liste suivante est la liste des travaux dans l'ordre réalisés par Astérix et Obelix.
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Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.
- Battre Mérinos à la course
- Le champion Olympique suivi par Astérix (aidé de la potion magique) accélère, se transforme en fusée, passe le mur du son, et s'assomme contre un pommier.
- Lancer le javelot plus loin que Kermes le Perse
- Celui-ci a un bras droit démesuré. Il lance le javelot jusqu'en Amérique, mais Obélix, sans effort apparent, lance son javelot si loin qu'il fait le tour de la Terre, arrive dans le dos du perse et le poursuit. (Au passage, on peut remarquer la présence d'Oumpah-Pah dans le camp amérindien.)
- Vaincre Cylindric le Germain lors d'un combat
- Cylindric le germain est un expert en arts martiaux et principalement en judo (un anachronisme puisque le judo a été inventé en 1882). C'est un petit homme (plus petit qu'Astérix) ; il est vêtu d'un judogi. Cylindric se sert de la force d'Obélix (qui veut en finir rapidement) et de sa susceptibilité sur sa grosseur pour l'envoyer sur les bords de l'arène et le battre. Astérix préfère utiliser la ruse ; Cylindric lui enseigne à sa demande une technique et finit par faire un nœud avec ses mains et ses jambes.
- Affronter les prêtresses de l'île du plaisir
- Les deux héros doivent traverser un lac qui possède en son centre une île enchanteresse. Cette île, habitée par les prêtresses du plaisir, contient tout ce qu'un homme peut vouloir. Excepté des sangliers ! C'est grâce à ce manque qu'Obélix retrouve ses esprits et empêche Astérix de tomber, pour toujours, dans les mains des prêtresses du plaisir.
- Soutenir l'insoutenable regard d'Iris, le magicien venu d'Égypte
- Manger le repas préparé par Mannekenpix le Belge
- Obélix dévore lors de cette épreuve : un sanglier avec des frites, une volée d'oies, un troupeau de moutons, une omelette de huit douzaines d'œufs, un banc entier de poisson, un bœuf, une vache, deux veaux (parce que séparer les familles, il ne faut pas!), une montagne de caviar (avec son petit toast), un chameau, un éléphant fourré aux olives et Mannekenpix laisse penser que ce n'est que le début (Il dit "avant de passer à la suite" puis la scène coupe).
- Pénétrer dans l'antre de la Bête
- Les deux héros sont témoins, entre autres, d'une partie de tennis jouée avec des crânes, rencontrent des chauve-souris, et entrent dans une station du métro parisien (Alésia). À la sortie de la caverne, Caius Pupus leur demande : « La bête, elle était comment? » Obélix répond alors, en se curant les dents : «Oh, elle était bonne!» avant de commander un digestif au serveur.
- Obtenir le laissez-passer A-38 dans la maison qui rend fou
- C'est un bâtiment bureaucratique de plusieurs étages, où le personnel, totalement fou, redirige Astérix et Obélix d'un bureau à l'autre afin de réunir la totalité des formulaires nécessaires pour obtenir le A-38. Astérix les prend à leur propre jeu en demandant un formulaire imaginaire (A39) selon une circulaire qui l'est tout autant. Tout le personnel se met en quête du nouveau formulaire, causant le désarroi dans le bâtiment. Finalement, le formulaire A-38 lui est donné « gracieusement » afin de le faire partir et retrouver l'ordre dans les bureaux.
- Traverser un ravin sur un fil invisible, au dessus des crocodiles du Nil
- Arrivé au milieu du fil, les deux héros choisissent finalement de se laisser tomber et d'affronter les crocodiles, les laissant se balancer stupéfaits sur le fil invisible.
- Escalader la plus haute montagne et répondre à l'énigme du Vénérable du Sommet
- Dormir sur la plaine avec une armée de fantômes
- La plaine est hantée par les fantômes des légionnaires romains tombés au combat. Ce n'est pas un endroit propice au repos. Obélix essaye de les combattre, mais il est impossible de blesser les fantômes. Astérix, réveillé par l'agitation, leur fait une scène de voisinage typique pour tapage nocturne ("Vous savez l'heure qu'il est ?"), ce qui finit par leur faire peur.
- Participer aux Jeux du Cirque Maxime
- Au réveil, les deux héros se retrouvent dans la ville de Rome avec leurs compagnons de leur village afin de combattre dans l'arène. Après avoir vaincu les gladiateurs (avec la potion de Panoramix bien sûr) les Gaulois transforment le cirque Maximus en cirque moderne grâce aux fauves.
Après la réussite des Gaulois, César reconnaît qu'ils sont des Dieux, leur donne le contrôle de l'Empire romain, et se retire avec la reine Cléopatre dans une petite maison romaine. Caius Pupus demande en récompense de prendre sa retraite sur l'île du plaisir.
[modifier] Fiche technique
- Titre : Les Douze travaux d'Astérix
- Réalisation : René Goscinny et Albert Uderzo
- Direction de la réalisation : Henri Gruel et Pierre Watrin
- Scénario : René Goscinny et Albert Uderzo, adapté de leur œuvre avec la collaboration de Pierre Tchernia
- Supervision technique : Jacques Leroux, assisté de Jean-Pierre Watrin et Marie-Claude Martin
- Animation : Bernard Roso, Robert Maxfield, José Abel, Jean Muller, Jean Gillet, Patrick Cohen, Harold Whitakker, Vivian Miessen, John Perkins, Dave Unwin, Brian Larkin, Borge Ring, Christopher Evans, Georges Grammat, John Halas, Janine Clerfeuille, Jean-Pierre Jacquet, Denis Boutin, Alberto Ruiz, Christiane Clerfeuille et Claude Monfort
- Décors : Pierre Watrin, Pierre Leroy, Marie-Luce Image, Geneviève Desgagnes, Lucien Murtin et Philippe Wallet
- Prise de vue : Jacques Capo, Michel Gantier et Denis Gruel
- Montage : René Chaussy, Minouche Gauzins, Isabelle Garcia De Herreros et Michèle Neny
- Musique : Gérard Calvi
- Société de production : Studios Idéfix, Dargaud Films, Les Productions René Goscinny
- Producteurs : René Goscinny, Albert Uderzo et Georges Dargaud
- Administrateur de production : Gérard Pradal
- Producteur délégué : Georges Dargaud
- Durée : 82 minutes
- Pays :
France
[modifier] Distribution (voix)
- Roger Carel : Astérix / Caius Pupus / Deux sénateurs
- Jacques Morel : Obélix / Employé sur sa balançoire
- Jean Martinelli : Jules César
- Pierre Tornade : Abraracourcix
- Henri Virlojeux : Panoramix / Iris
- Micheline Dax : La grande prêtresse de l'Île du Plaisir / Cléopâtre
- Gérard Hernandez : Le vénérable du sommet
- Pierre Tchernia : Le narrateur
- Roger Lumont : Cylindric le Germain
- Stéphane Steeman : Mannekenpix
- Claude Dasset : Le fantome de la plaine des trépassés
- Georges Atlas : Cétautomatix
- Jacques Balutin : Assurancetourix
- Henri Labussière : L'huissier de la maison qui rend fou
- Odette Laure : L'employée dans la maison qui rend fou
- Bernard Lavalette : Le préfet/Le dresseur du cirque
- Jacques Hilling : Le décurion
- Henri Poirier : Le centurion
- Claude Bertrand : Un sénateur
- Caroline Cler
- Gisèle Grimm
- Nicole Jonesco
- Pascal Mazzotti
- Mary Mongourdin
- Lawrence Riesner
- Jean Stout
- Monique Thubert : La déesse Vénus
- Nicole Vervil
[modifier] Autour du film
À la différence des autres films d'Astérix, celui-ci n'a pas été basé sur une bande dessinée préalablement éditée. Il ne sera que plus tard adapté en BD. Le film a été produit par Georges Dargaud aux studios Idéfix. La musique a été fournie par Gerard Calvi, qui avait également été responsable de la musique du film Astérix le Gaulois réalisé en 1967 et celui d'Astérix et Cléopâtre le deuxième film d'Astérix réalisé en 1968.
[modifier] Anecdotes
- Il y a eu une adaptation du film en bande dessinée, qui pour quelques éditions s'est appelée Astérix à la conquête de Rome.
- Lorsque le javelot passe devant un camp indien, on peut voir l'indien Oumpah-Pah qui est tiré de la bande dessinée homonyme faite par les mêmes auteurs.
- Lors d'une discussion entre les dieux, suite à la séquence du Vénérable du sommet, le personnage de la déesse Vénus constitue une caricature de la chanteuse et actrice française Brigitte Bardot. Elle est nue, couchée sur un nuage et porte un commentaire sur le savon à lessive Olympe affirmant qu'il "laisse les mains vachement douces".
- Lors du banquet final, Astérix mange une part de ce qui semble être de la mimolette.[réf. nécessaire]
- Quand la poule a pondu un œuf, il se change en portrait de Donald Duck, le personnage créé par Walt Disney.
- Lorsque Brutus joue avec un couteau au début du film, César lui dit: "Cesse de jouer avec ce couteau, tu risques de blesser quelqu'un.". Cette phrase est un clin d'œil à la mort de Jules César.
- Plusieurs anachronismes (volontaires) peuvent être observés, notamment lorsqu'Astérix et Obélix sont dans l'Antre de la Bête et où ils y observent un métro parisien ou bien encore des raquettes de tennis.
[modifier] Lien externe
- (fr+en) Les Douze Travaux d'Astérix sur l’Internet Movie Database

