Les Diaboliques
Les Diaboliques
| Titre original | Les Diaboliques |
|---|---|
| Réalisation | Henri-Georges Clouzot |
| Scénario | Henri-Georges Clouzot d'après le roman Celle qui n'était plus, de Boileau-Narcejac |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | Vera Films Filmsonor |
| Genre | Drame Thriller |
| Sortie | 1955 |
| Durée | 114 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Les Diaboliques est un film français réalisé par Henri-Georges Clouzot, sorti en 1955.
Sommaire |
Synopsis [modifier]
Christina mène une existence malheureuse auprès de son mari, le tyrannique Michel Delasalle, directeur du pensionnat pour garçons dont elle est propriétaire. Elle sait qu'une des institutrices, Nicole Horner, est sa maîtresse, mais cela n'a pas empêché les deux femmes de se rapprocher l'une de l'autre. Christina voit en effet en Nicole une compagne d'infortune, partageant avec elle sa haine envers Michel. Lorsque Nicole demande à Christina de l'aider à tuer Michel, celle-ci accepte.
Fiche technique [modifier]
- Titre : Les Diaboliques
- Réalisation : Henri-Georges Clouzot
- Scénario et adaptation : Henri-Georges Clouzot d'après le roman Celle qui n'était plus, de Boileau-Narcejac (Éditions Denoël)
- Dialogues : Henri-Georges Clouzot, Jérôme Géronimi, René Masson, Frédéric Grendel
- Assistant-réalisateur : Michel Romanoff
- Producteurs : Henri-Georges Clouzot, Georges Lourau
- Sociétés de production : Vera Films, Filmsonor
- Sociétés de distribution : Cinédis, Ariane Distribution (1993), Les Acacias (1996), Tamasa Distribution (années 2000), René Chateau Vidéo (DVD, 2000), Dear Films (Italie), Kino Tnternational (USA), Ciné Vog Films (Belgique), Helsinki-Filmi (Finlande), TF1 International (ventes internationales)
- Directeur de production : Louis de Masure
- Musique : Georges Van Parys (Éditions Choudens)
- Photographie : Armand Thirard
- Opérateur : Robert Juillard, assisté de Jean Dicop et Daniel Diot
- Caméramen : Louis Née, Jacques Robin, Jean Lallier
- Son : William-Robert Sivel
- Montage : Madeleine Gug
- Décors : Léon Barsacq
- Costumes : Carven
- Photographe de plateau : Léo Mirkine, Robert Joffres
- Script-girl : Jeanne Witta-Montrobert
- Régisseur : Georges Testard
- Maquillage:Anatole Paris
- Coiffeuse: Simone Knapp
- Trucages : LAX
- Pays d'origine :
France - Tournage :
- Intérieurs : Franstudio (Saint-Maurice)
- Extérieurs : Paris (XIIe arr.), Chevreuse, L'Étang-La-Ville, Montfort-l'Amaury (Yvelines), Bressuire, Niort (Deux-Sèvres)
- Format : noir et blanc — 35 mm — 1,37:1 — son monophonique (système ARTEC)
- Tirage : LTC (Laboratoires des Technologies et Communications de Saint-Cloud)
- Genre : drame, thriller
- Durée : 114 minutes
- Date de sortie :
29 janvier 1955 - Reprises en France : 3 février 1993, 30 octobre 1996.
- Mentions CNC : -16 ans (sortie en salle), puis de nos jours tous publics et Art et Essai (visa no 14131)
- Autre visa de censure : visa numéro de registre N° 43818 du 18 avril 1966 (Finlande)
Distribution [modifier]
- Simone Signoret : Nicole Horner, une enseignante, la maîtresse de Michel
- Véra Clouzot : Christina Delassalle, la femme de Michel
- Paul Meurisse : Michel Delassalle, le directeur de l'institut privé, son mari odieux
- Charles Vanel : le commissaire à la retraite Alfred Fichet
- Pierre Larquey : Monsieur Drain, un surveillant de l'institut Delassalle
- Michel Serrault : Monsieur Raymond, un surveillant de l'institut Delassalle
- Jean Brochard : M. Plantiveau, le concierge de l'institut
- Noël Roquevert : M. Herboux, le mari d'une agrégée de grammaire, le locataire râleur de Nicole à Niort
- Georges Chamarat : le docteur Loisy, un cardiologue
- Thérèse Dorny : Mme Herboux, une agrégée de grammaire, la locataire de Nicole à Niort
- Aminda Montserrat : Mme Plantiveau
- Madeleine Suffel : la dégraisseuse
- Jean Témerson : le garçon d'hôtel
- Jacques Hilling : l'employé de l'Institut médico-légal
- Robert Dalban : le pompiste
- Jacques Varennes : le docteur Bridoux, un professeur de médecine qui ausculte Nicole
- Georges Poujouly : Soudieu, un élève de l'institut
- Yves-Marie Maurin : le jeune Moynet, un élève de l'institut atteint de mythomanie
- Jean Lefebvre : Robert, un 2e classe ivre
- Camille Guérini : le photographe
- Henri Coutet : l'employé de la morgue
- Henri Humbert : le jeune Patard, un élève de l'institut
- Michel Dumur : le jeune Ritberger, un élève de l'institut
- Jean-Pierre Bonnefoux : le jeune Gascuel,un élève de l'institut
- Roberto Acon Rodrigo : le petit Joselito, un élève de l'institut
- Jean Clarieux : le chauffeur de taxi
- Christian Brocard : Un homme à la morgue
- Jimmy Urbain : un élève de l'institut
- Jean-Philippe Smet : un élève de l'institut (figuration, non crédité au générique,)
- Dominique Brun
Autour du film [modifier]
- Parmi les élèves du pensionnat se trouvent deux figurants célèbres : Georges Poujouly et Johnny Hallyday.
- Le roman de Boileau-Narcejac a fait l'objet, en 1996, d'une nouvelle adaptation réalisée par Jeremiah S. Chechik, sous le titre Diabolique, interprétée par Sharon Stone (la maîtresse), Isabelle Adjani (la femme) et Chazz Palminteri (le mari). La fin en est toutefois très différente.
- Avant ce remake de 1996, une première adaptation américaine en avait été donnée en 1974, pour la chaîne télévisée ABC, intitulée Reflections of Murder, avec Tuesday Weld, Joan Hackett, et Sam Waterston.
- Alfred Hitchcock, après le succès du film, demanda à Boileau-Narcejac de lui écrire un scénario dans la même veine que celui des Diaboliques : ce fut Sueurs froides.
- À noter, l'apparition de Jean Lefebvre en soldat ivre et celle de Michel Serrault, qui débutait au cinéma.
- Clouzot place une partie de l'action à Niort dont il était originaire.
- La scène du transport de la malle hors de la maison de Nicole a été tournée à Montfort-L'Amaury, petite rue près du centre-ville (cf office du tourisme). Henri-Georges Clouzot résidait, à cette époque, dans cette petite ville des Yvelines où d'ailleurs les extérieurs du film Le Corbeau ont été filmés.
- Le pensionnat Delasalle est le château de L'Étang-La-Ville (Yvelines), à l'époque laissé à l'abandon, après son utilisation comme casernement par un régiment allemand pendant l'occupation ; Henri-Georges Clouzot avait fait creuser dans la cour une piscine sommaire sans arrivée ni évacuation d'eau, mais profonde.
- Clouzot était un maniaque du réalisme : les scènes de nuit étaient réellement tournées la nuit avec tous ses inconvénients.
- La scène d'immersion du cadavre dans la piscine a été tournée avec un vrai corps, celui bien vivant du garde-barrière tout proche. Cette scène nocturne a donné lieu à 3 ou 4 prises, perturbée par des aboiements, des claquements de portière, l'indiscipline des gens du village venus assister à « l'exploit », au grand dam du garde-barrière frigorifié. Tout cela pour qu'à l'écran le corps chutant ne soit pas visible.
- Véra Clouzot était martyrisée par son mari qui voulait à tout prix en faire une grande actrice. Il pouvait la secouer physiquement, lui crier dessus, la pousser à bout jusqu'à lui faire refaire 18 prises d'une scène de quelques secondes.
- Après y avoir tourné quelques scènes d'intérieur (grand escalier), Clouzot songea à transformer le château en studio de cinéma puis y renonça devant l'ampleur des travaux. Quinze années plus tard, la commune racheta puis restaura le château pour en faire sa mairie.
- Johnny Hallyday, très reconnaissable comme jeune figurant, vécut avec Nathalie Baye à L'Étang-La-Ville, au début des années 1980.
- Le commissaire Fichet joué par Charles Vanel a souvent été mentionné comme probable inspiration pour le personnage de Columbo, créé pour la télévision et le théâtre au début des années 1960, puis définitivement incarné par Peter Falk au tournant des années 1970.
Musique [modifier]
Le film présente une particularité dans son utilisation, ou plutôt dans sa non-utilisation, de la musique. En effet, la musique, composée par Georges Van Parys, ne dure que 2 min 21 s : 1 min 57 s pour le générique de début, 24 secondes pour celui de fin. Elle est totalement absente du reste du film.
Distinctions [modifier]
- Prix Louis-Delluc en 1954.
- Prix du meilleur film étranger lors des New York Film Critics Circle Awards 1955.
- Prix Edgar-Allan-Poe du meilleur film étranger en 1956.
Bibliographie [modifier]
- Christian Dureau, Simone Signoret : Entre gloire et nostalgie, Éditions Didier Carpentier (collection Stars de l'écran), Paris, 2011 (ISBN 978-2-84167-704-7), pp. 40-42
Liens externes [modifier]
- (en) Les Diaboliques sur l’Internet Movie Database