Les Deux Petits Savoyards

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Les Deux Petits Savoyards
Genre Opéra-comique
Nbre d'actes 1
Musique Nicolas Dalayrac
Livret Benoît-Joseph Marsollier
Langue
originale
Français
Création 14 janvier 1789
Opéra-Comique, Paris

Les Deux Petits Savoyards[1] est une comédie de Nicolas Dalayrac en un acte et en prose mêlée d’ariettes du livret de Marsollier, créée le 14 janvier 1789 à l'Opéra-Comique (salle Favart) puis donnée le 16 janvier 1789 à la cour de France au château de Versailles[N 1].

Représentation et analyse[modifier | modifier le code]

Les rôles des jeunes Savoyards, Michel et Joset étaient tenus respectivement par Mme Saint-Aubin et Rose Renaud. La naïve chanson savoyarde qui a eu plusieurs versions de paroles, « Ascouta Jeannette, Veux-tu biaux habits, larirette… » est restée célèbre sous le titre Jeanneton prend sa faucille. Ici encore, Dalayrac s’était largement inspiré du répertoire folkorique[2]. Selon Guilbert de Pixerécourt, Dalayrac revenant un jour de sa province natale vers Paris, s'arrêta à Nîmes. Un ami le poussa à voir Les Deux Petits Savoyards qui se jouait à ce moment dans cette ville. À la fin de la pièce, un acteur s'avance et, désignant le compositeur, déclame une tirade qui commence ainsi : « Nous avons dans ces lieux un véritable père ; on lui doit la couronne, et nous allons l'offrir… ». Le public ovationne Dalayrac qui veut fuir mais les deux petits Savoyards le retiennent et le couronnent[3]. La manifestation de cet accueil favorable a peut-être été un peu différente si l'on reprend les citations d'un journaliste de la presse quotidienne. Les 2 et 3 septembre 1789, Dalayrac a fait répéter Sargines, L’Amant-Statue et Les Deux Petits Savoyards, puis il a assisté à la représentation de ces deux derniers au théâtre de Nîmes. Hors citation est rapporté : « Nouvelle couronne accompagnée d’une pièce de vers. ». Cet énoncé succinct et son contexte pourraient laisser penser que les compliments provenaient non des acteurs mais du parterre et étaient destinés au jeu d'une actrice plutôt qu’à Dalayrac[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sans préciser si la pièce était accompagnée de musique Weiss indique : « Cette pièce fut essayée sur le théâtre de Besançon avant d’être jouée à Paris. ». Cf. Weiss, « Marsollier des Vivetières : Benoit-Joseph », dans Louis-Gabriel Michaud (dir.), Biographie universelle, ancienne et moderne : ou Histoire, par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, par leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes, vol. 27 : Mare – May., Paris, Louis-Gabriel Michaud,‎ 1820, 21 cm, 632 p. (lire en ligne), p. 263 n. 1.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Manuscrit du livret détenu à la Rowe Music Library, King's College, Cambridge. (en) « Music Manuscripts: Series 6, Part 2 »,‎ 2012.
  2. Patrick Taieb, « Dix scènes d’opéra-comique sous la Révolution. Quelques éléments pour une histoire culturelle du théâtre lyrique français », dans Hervé Lacombe (dir.), Histoire, économie et société : L'Opéra à la croisée de l'histoire et de la musicologie, Liège, Sedes,‎ 1992, 157 p. (ISBN 2-7181-9432-4, DOI 10.3406/hes.2003.2319, lire en ligne), p. 239-260.
  3. Pixerécourt 1810, p. 81-83.
  4. Paul Clauzel, « Coup d’œil sur le théâtre de Nîmes. À la fin du XVIIIe siècle (1769 -1789) : Chronique théâtrale de 1789 », Réunion des sociétés des beaux-arts des départements dans la salle de l’hémicycle de l’école nationale des beaux-arts en 1903, vol. 27 « Vingt septième session »,‎ 1903, p. 195, 197-198 (ISSN 20176317, lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • René-Charles Guilbert de Pixerécourt (ill. Gauthier), Vie de Dalayrac : chevalier de la Légion d’honneur et membre de l’Académie royale de Stockholm ; contenant la liste complète des ouvrages de ce compositeur célèbre, Paris, Jean-Nicolas Barba,‎ 1810, in-12°, 168 p. (notice BnF no FRBNF30556374). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]