Les Conquérants de l'impossible

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Les Conquérants de l'impossible
Auteur Philippe Ebly
Genre Science-fiction pour la jeunesse
Pays d'origine Drapeau de la France France
Éditeur Hachette
Collection Bibliothèque verte
Date de parution 1971-2009
Dessinateur Victor de la Fuente, Yvon Le Gall, Angel Arias-Crespo, Claude Lacroix

Les Conquérants de l'impossible est une série de 21 romans de science-fiction pour la jeunesse écrite par l'auteur belge Philippe Ebly, publiée en France de 1971 à 2009 dans la collection Bibliothèque verte des éditions Hachette puis aux Éditions Degliame (rééditions partielles).

Sommaire

Thème de la série[modifier | modifier le code]

Le thème principal est le voyage dans le temps, mais d'autres thèmes de science-fiction sont également abordés : robots humanoïdes, hibernation, contamination radioactive d'une partie de la Terre, exploration spatiale, pouvoirs mentaux, mondes virtuels ou parallèles, mutants. D’autres volumes de la série ont pour sujet la frontière du fantasmagorique et de la mythologie tel le mythe grec de l'Atlantide ou bien « la ville dissimulée au cœur d'un volcan ou d'une montagne », un classique des contes arabo-musulmans (thème que l’écrivain Georges Chaulet exploitera également dans un épisode de sa série Fantômette : Fantômette et le secret du désert).

Les Conquérants de l'impossible a tout de même une tonalité résolument « scientifique », contrairement à une autre série de Philippe Ebly, Les Évadés du temps, nettement plus axée sur les légendes, le fantastique, le surnaturel et les diverses mythologies.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

(Note : personnages principaux stricto sensu[1])

  • Serge Daspremont : un jeune parisien curieux et aventureux.
  • Xolotl (Daspremont) : un jeune indien nahuatl du Mexique, adopté à l'âge de quinze ans par le père de Serge.
  • Thibaut de Châlus : un jeune noble en provenance du XIIe siècle. Il porte le nom de Châlus, ville du Limousin qui existe réellement : Richard Cœur de Lion y est mort[2].

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Marc et Raoul Forestier : deux frères, fils d'un médecin. Ils participeront aux trois premières aventures.
  • Souhi : une jeune fille en provenance de l'an 4000 rencontrée dans La Grande Peur de l'an 2117 et qui a intégré l'équipe depuis. Elle est curieusement absente de Mission sans retour d'autant plus qu'il est révélé au cours des romans que Souhi est la future épouse de Serge[3].

Les commanditaires des aventures[modifier | modifier le code]

Science-fiction oblige, les commanditaires sont essentiellement des scientifiques de haute volée, capables d'inventions extraordinaires. À plusieurs reprises, Philippe Ebly en fait des amis ou des connaissances professionnelles de Jacques Daspremont, le père de Serge, lui-même scientifique de haut niveau (polytechnicien) et inventeur de l'autinios, un métal qui a la propriété de transporter dans le temps celui qui le porte. Parmi les commanditaires, on peut citer :

  • Le professeur Auvernaux : universitaire enseignant à la Sorbonne. À plusieurs reprises, il envoie dans le temps les Conquérants grâce à l'autinios ; il est aussi le découvreur des "tunnels temporels" permettant des voyages dans le temps beaucoup plus lointains.
  • Le professeur Lorenzo : universitaire italien qui découvre les propriétés de l'autinios. C'est également le concepteur de la soucoupe volante qui emmène les Conquérants sur Mars.
  • Le professeur Omegna : autre universitaire italien ; il remplace son confrère et collègue Lorenzo lors de l'aventure dans le Milan de Léonard de Vinci.
  • Le professeur Mouret : polytechnicien, il est le concepteur du robot humanoïde Haum ; le cerveau du robot a, lui, été programmé par le professeur Marcillac.
  • Le professeur Martigny : il dirige l'expérience du roman Le Matin des Dinosaures.
  • Le docteur Forestier : père de Raoul et de Marc (voir plus haut), qui ramène Thibault à la vie après son hibernation dans l'azote liquide.
  • Le docteur Danielle : médecin à la retraite, créateur du « Chrono-régresseur », un produit chimique qui fait revivre la personnalité d'un ancêtre dans une personne.

Analyse des thèmes[modifier | modifier le code]

Les thématiques de science-fiction[modifier | modifier le code]

Philippe Ebly utilise des thématiques de science-fiction finalement très classiques (voir plus loin) qui sont cependant souvent complétées par d'autres éléments romanesques comme les descriptions historiques : l'Empire romain dans L'Éclair qui effaçait tout, la Révolution française dans L'Évadé de l'an II ou encore le Milan de Léonard de Vinci dans S.O.S. Léonard de Vinci.

Le voyage dans le temps[modifier | modifier le code]

Principal thème de la série, le voyage dans le temps est traité de diverses manières par Philippe Ebly. En plus de permettre l'introduction d'une dimension historique (quand les Conquérants partent dans le passé) ou prédictive (quand ils partent dans le futur), le voyage dans le temps amène souvent l'auteur à aborder les paradoxes spatiotemporels[4].

Le mode du voyage dans le temps n'est pas toujours le même :

  • Tout d'abord, il y a un métal, l'autinios, sous forme de gourmettes à l'origine, puis de ceintures, plus discrètes car dissimulées sous les vêtements. C'est un alliage dont la composition est secrète et qui possède la particularité de voyager dans le temps quand il est soumis à un champ magnétique. Cette propriété est découverte par hasard dans L'Éclair qui effaçait tout, puis utilisée dans plusieurs autres romans de la série.
  • Ensuite, il y a les mystérieux « tunnels temporels » qui peuvent être empruntés par des « glisseurs temporels ». Ils peuvent projeter les aventuriers 5 000 ans dans le passé ou le futur mais - inconvénient certain - 5000 ans tout juste, pas plus et pas moins. « C'est à prendre ou à laisser » déclare le Professeur Auvernaux dans La Voûte Invisible.
  • Enfin, on peut associer au thème du voyage temporel trois autres éléments :

Les robots humanoïdes[modifier | modifier le code]

Ce thème est traité dans Le Robot qui vivait sa vie et dans Le Naufragé des étoiles.

L'exploration spatiale[modifier | modifier le code]

Ce thème apparait dans …et les martiens invitèrent les hommes.

La contamination radioactive de la Terre[modifier | modifier le code]

Ce thème est au cœur du roman La Voûte Invisible. Cette Voûte Invisible est un immense champ de force hémisphérique qui met toute une région en quarantaine pour protéger le reste du territoire. En effet, au centre de cette région (une partie notable de la Bretagne, en fait), s'est produit un accident nucléaire, l'explosion d'une centrale, et Philippe Ebly, par analogie avec les compartiments étanches d'un sous-marin que l'on ferme pour sauver le navire s'il se produit une voie d'eau, a imaginé ce dispositif qui isole définitivement la partie contaminée du territoire.

Les pouvoirs mentaux[modifier | modifier le code]

Rudy, la créature extraterrestre dans Le Naufragé des étoiles et les martiens dans …Et les martiens invitèrent des hommes disposent de pouvoirs mentaux. Pour Rudy, c'est l'accord des ondes Alpha qui lui permet de ressentir des émotions chez d'autres personnes et, éventuellement, de les influencer. Pour les martiens, c'est la consommation de « crô », un fruit martien, qui les rend télépathes. À noter que cela fonctionne également avec les autres personnes, dont les héros, quand ils en consomment.

L'informatique et les mondes virtuels et/ou parallèles[modifier | modifier le code]

Ce thème est traité dans L'Ordinateur qui semait le désordre, roman qui se déroule dans un monde parallèle géré par ordinateur.

Les mutants[modifier | modifier le code]

Ce thème apparaît dans Le Matin des Dinosaures via les personnages d'Aïtor et d'Alana. Dans Les Parias de l'an 2187, l'on apprend que le peuple des Iquits sont les descendants d'Aïtor et d'Alana.

Autres thématiques[modifier | modifier le code]

Trois romans se distinguent des autres par le fait que la science-fiction n'y a pas ou très peu de place :

Ces deux derniers romans relèvent du genre "légendes et mythologies", gréco-latines pour l'un, arabo-musulmanes pour l'autre.

Analyse littéraire de la série[modifier | modifier le code]

Les Conquérants de l'impossible est une série pour la jeunesse assez représentative de la Bibliothèque verte de la « seconde époque » (post 1958), celle de l'apparition des séries littéraires et des auteurs originaux tels que Lieutenant X, alias Vladimir Volkoff, auteur des séries Langelot et Larry J. Bash ou bien Paul-Jacques Bonzon (série Les Six Compagnons). Les héros y ont des aptitudes hors normes, une moralité et un comportement exemplaires, le sexe y est absent, et la violence, mesurée. Cependant, Philippe Ebly ne triche pas avec ses jeunes lecteurs. Les problématiques scientifiques sont plausibles, expliquées le plus possible, et les effets négatifs comme les risques liés à l'usage de l'énergie nucléaire ou la main-mise possible de l'informatique et de la robotique sur les humains et sur la vie en société, ne sont pas édulcorés. Le réchauffement climatique et l'effet de serre ont été également traités, ce qui, dans les années 80, n'allait pas nécessairement de soi.

Personnalité et capacités des héros[modifier | modifier le code]

Les trois Conquérants (comme également Raoul et Marc au début des aventures ou Souhi plus tard) sont d'une droiture et d'une probité irréprochables. Toutefois, le personnage de Xolotl est une surprenante entorse à cette vérité : bien que tout aussi fondamentalement honnête que les autres, il n'a pas de réticence, par exemple, à user occasionnellement du mensonge comme moyen de parvenir à ses fins (fins toujours très morales), au contraire de Thibault, qui a le mensonge en horreur. Autres exemples concernant Xolotl : sa maîtrise du crochetage de serrure et ses capacités à découvrir les double-fonds des coffres et autres caches secrètes[5]. Ce sont des talents qui ne sont pas usuellement associés à des activités socialement régulières.

Âgés entre quinze et dix-sept ans, les héros apparaissent un peu jeunes au regard de la maturité de leur comportement et de leurs exploits. Ce fait est une constante des séries de la Bibliothèque verte, voire de la Bibliothèque rose : que l'on songe seulement à ce réussit à accomplir le Club des Cinq dont les héros sont âgés de dix à treize ans seulement...

Les trois Conquérants sont très autonomes dans la vie. La mère de Serge est décédée, et son père, Jacques Daspremont, scientifique de haut niveau, est toujours entre deux congrès internationaux (Suède, Brésil...). Xolotl et Thibault n'ont, quant à eux, pas de parents présents (et pour cause[6]). À nouveau, cette absence des parents (ou leur éloignement) est caractéristique des séries de la Bibliothèque verte et de la Bibliothèque rose de ce genre. Langelot, par exemple, est orphelin, et Françoise, Ficelle et Boulotte de la série Fantômette, ont une autonomie et une indépendance surprenantes pour des écolières.

Pour diverses raisons (origine, éducation, milieu social, talents et dons personnels...), les Conquérants ont une culture, des connaissances et des compétences (musique classique, judo, escrime, survie, électronique et même crochetage de serrures etc.) très au-delà du standard des post-adolescents, voire des jeunes adultes. Mais ce sont des héros... On retiendra ici la licence littéraire, toujours un trait caractéristique de ces séries.

La trame des romans[modifier | modifier le code]

On distingue nettement trois catégories de synopsis généraux dans la structure des romans, avec quelques nuances de détails. C'est d'ailleurs un des points forts de cette série au sens où cela introduit de la variété narrative.

L'aventure "spontanée sans commanditaire"[modifier | modifier le code]

Les Conquérants sont en vacances ou en voyage, lorsqu'un évènement survient qui va entrainer les héros dans l'aventure. C'est le cas de Celui qui revenait de loin (la découverte de la grotte au lac d'azote liquide), de L'Île surgie de la mer (le naufrage), de La Ville qui n'existait pas (l'exploration du tunnel et la rupture du mur invisible), etc.

L'aventure "spontanée à commanditaire"[modifier | modifier le code]

Cette catégorie de synopsis débute le plus souvent par une rencontre fortuite. Les trois Conquérants sont en vacances et/ou en voyage - comme souvent au début des romans. À l'occasion d'un arrêt dans une auberge, un café, ou dans un restaurant, voire à cause d'un accident (la fracture de Xolotl dans Le Navire qui remontait le temps), ils croisent la route d'une personne qui les entraine dans une aventure non prévue. Les romans Le Robot qui vivait sa vie, L'Éclair qui effaçait tout et donc, Le Navire qui remontait le temps relèvent de cette catégorie. Même si l'aventure n'était pas prévue, les Conquérants ne sont pas complètement livrés à eux-mêmes. À nouveau, Philippe Ebly apporte des nuances à ce schéma général : dans Le Navire qui remontait le temps, si c'est bien la rencontre avec le docteur Danielle qui enclenche l'aventure, il n'en est pas le commanditaire actif.

L'aventure "programmée à commanditaire"[modifier | modifier le code]

Dans ce cas de figure, les Conquérants sont chargés d'une mission par un commanditaire. C'est le cas de L’Évadé de l'an II où il s'agit de libérer le Dauphin de la tour-prison du Temple. Dans S.O.S. Léonard de Vinci, il s'agit de soumettre un problème scientifique au grand savant de la Renaissance ; dans La Voûte invisible, le Professeur Auvernaux souhaite expérimenter son « glisseur temporel » et recueillir le plus possible de mesures scientifiques sur l'an 7000. Mission commanditée également dans Le Naufragé des étoiles où il s'agit de récupérer, vingt ans à l'avance, les fragments d'un astéroïde, etc. Le roman Pour sauver le diamant noir pourrait rentrer dans cette catégorie à cette nuance près que, même si le Professeur Auvernaux est le mentor et le commanditaire, l'idée originelle est venue des trois Conquérants[7].

L'optique narrative[modifier | modifier le code]

Aspect singulier et original de cette série, l'optique narrative retenue par Philippe Ebly varie d'un roman à l'autre. On trouve, selon les épisodes, une forme classique de narration par l'auteur à la troisième personne pour chacun des héros mais aussi trois formes de narration où Serge, l'un des Conquérants, parle à la première personne :

  • Dans L'Île surgie de la mer, Serge est le narrateur simple, à la première personne.
  • Dans La Voûte invisible, Serge se rend chez l'auteur et lui indique que, s'il veut écrire l'histoire, il faut qu'il enregistre le récit (qu'il va lui faire d'une traite) et se contente de le retranscrire. Cet artifice littéraire permet quelques apartés dans le récit et autorise un style volontairement moins recherché à l'occasion dans le récit, ce qui accentue davantage le côté sombre de l'atmosphère, côté moins marqué dans les autres titres de la série.
  • Dans Pour sauver le diamant noir, la narration à la première personne de Serge est entrecoupée de paragraphes en italique contenant une narration de l'auteur à la première personne. Cette narration en italique commente le récit de Serge et introduit un effet de « stéréophonie discursive »[8] qui renforce l'effet "reportage véridique" de l'histoire.

Les "tics" littéraires de Philippe Ebly[modifier | modifier le code]

Inconscients ou voulus par l'auteur pour caractériser ses personnages, des tics de langage récurrents parsèment les romans de cette série.

  • Les Conquérants (surtout Serge et Thibault) ont tendance à murmurer ou à souffler : « Fantastique... » devant quelque chose qui les impressionne.
  • En cas de situation problématique, ils utilisent fréquemment la locution : « Sais pas... ».
  • Dans la quasi-totalité des romans, à un moment donné, on trouve la formulation : « Ils s'attendaient à tout sauf à cela ».
  • La graphie particulière « Nooooooooonnnn » ponctue régulièrement une manifestation d'étonnement.
  • L'adhésion réticente ou perplexe de l'un d'entre-eux est souvent transcrite par : « Mwwwwouii » ou « Mmmmm ».
  • Une requête de silence est souvent orthographiée « Chhh'ttt ».

Ces différents éléments jouent le rôle de points de repère familiers pour le lecteur passant d'un livre à l'autre, et renforce l'aspect « série ». C'est un élément supplémentaire caractéristique des séries Bibliothèque verte et Bibliothèque rose : le visage de Langelot, par exemple, est toujours décrit comme ayant « des traits menus mais durs».

Liste des titres parus[modifier | modifier le code]

Destination Uruapan[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1971
Article détaillé : Destination Uruapan.

Celui qui revenait de loin[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1972 (Bib. verte)
Article détaillé : Celui qui revenait de loin.

L'Éclair qui effaçait tout[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1972 (Bib. verte) ; nov. 2002 chez Degliame
Article détaillé : L'Éclair qui effaçait tout.

L'Évadé de l’an II[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1973 (Bib. verte) ; fév. 2003 chez Degliame
Résumé : Les trois Conquérants sont invités chez Mme d'Antignac, une riche baronne installée à Paris. Elle a également invité son neveu, le Professeur Auvernaux [9] qui se présente comme un ami du Professeur Lorenzo avec qui les Conquérants ont vécu l'aventure de L'Éclair qui effaçait tout. Lors du dîner, Mme d'Antignac relate en détail la Révolution Française, sujet qui la passionne, et insiste sur le sort de la famille royale et plus particulièrement sur celui du Dauphin, qui était destiné à devenir Louis XVII et qui mourra en fait en prison à un peu plus de dix ans.

Mme d'Antignac le présente comme un enfant balloté par les évènements et promis à une fin très triste. C'est alors que le Professeur Auvernaux prend le relais et propose aux trois Conquérants de repartir dans le passé, en 1793, pour y faire évader le Dauphin de la tour-prison du Temple et lui permettre de vivre une vie "normale". Ayant accepté, les trois garçons se retrouvent dans le Paris de la Terreur et ils ont un mois pour réussir leur mission. Ils y rencontreront divers personnages comme l'aubergiste,le voisin de pallier ivrogne (qui est un mouchard de la police), une jeune lingère, le couple Simon (les geôliers du Dauphin). Ils seront confrontés à l'atmosphère de délation et de soupçon qui règne sur Paris. Ils finiront par échafauder un plan d'action, à délivrer le Dauphin et à s'enfuir de Paris. Avant de retourner à l'époque présente, et après avoir beaucoup cherché une famille d'accueil, ils confieront l'enfant royal au Docteur Hervagault et à sa femme dans le village de Chamant.

De retour chez Mme d'Antignac, celle-ci se montre très émue du récit et retrouve dans sa bibliothèque le passage d'un livre d'histoire sur la Révolution relatant qu'un homme mort à Bicêtre avait juré sur son lit de mort qu'il était le Dauphin. Cet homme répondait au nom de Jean-Marie Hervagault.

Pour sauver le diamant noir[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1973 (Bib. verte)
Résumé

…Et les Martiens invitèrent les hommes[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1974 (Bib. verte)
  • Résumé :

Le Navire qui remontait le temps[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1974 (Bib. verte)
  • Résumé :

La Ville qui n'existait pas[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1975 (Bib. verte) ; avril 2003 chez Degliame
Résumé : Serge, Xolotl et Thibaut, alors qu'ils pratiquent la spéléologie dans les galeries des volcans d'Auvergne, accèdent à un souterrain creusé de la main de l'homme. S'enhardissant, ils continuent leur chemin et accèdent, après avoir franchi un mystérieux mur constitué d'un champ de force, à une immense grotte qui forme une gigantesque voûte, de plusieurs kilomètres de long, dans laquelle se trouve une ville. Ils découvrent que cette ville s'appelle Sanderloz et qu'elle est peuplée par des descendants des arabes qui avaient pénétré en France en l'an 732 et qui avaient été stoppés par Charles Martel. Ils vont faire la connaissance de plusieurs personnes, en l'occurrence une bergère, le fils (prénommé Hamid) du chef de la ville qui porte le titre d'Archonte[10], la secrétaire du chef (Djaïlah), un technicien (Mouloud), un lieutenant des gardes, etc. Accueillis dans la demeure d'Hamid, ils vont vivre plusieurs jours dans la ville, et vont vite constater qu'ils sont condamnés à rester toute leur vie dans cette ville. Celle-ci bénéficie d'un éclairage mystérieux, est dirigée par le « Conseil des Douze » ; ses habitants bénéficient du service de petits oursons servant d'esclaves et venant aux ordres dès qu'on les appelle (ces oursons sont tous appelés Bruno). Néanmoins, la volonté de Serge, Xolotl et Thibaut de s'enfuir de cette ville et de regagner le monde humain trouve une aide précieuse en la personne de Djaïlah, qui leur remet un breuvage, le « AT 3 », qui permet de passer à travers le champ de force qui protège la ville. Ce champ de force est en fait un champ temporel qui ralentit les fonctions vitales de 10 000 fois, ce qui signifie que si l'on tente de le traverser, on n'a que le temps de bouger de quelques millimètres avant d'être bloqué et de mourir asphyxié. L'AT 3 permet à celui qui l'a bu de vivre 10 000 fois plus rapidement et, par conséquent, de se mettre « en phase » avec la champ de force temporel. Les trois amis, alors qu'ils viennent de ligoter Hamid (qui avait découvert leur projet d'évasion) et qu'ils sont sur le point d'être arrêtés, boivent l'AT 3, ce qui leur permet de semer les gardes, de quitter la ville, de traverser le champ de force temporel et de regagner la surface.
  • Remarque : le roman, de nouveau, met en scène des héros qui font un long voyage, qui se heurtent à un obstacle physique les empêchant de se mouvoir normalement, puis qui finissent par revenir chez eux.

La Voûte invisible[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1976 (Bib. verte), nov. 2002 chez Degliame
Résumé : Serge, Thibault et Xolotl sont envoyés dans le temps pour une durée d'un mois par le professeur Auvernaux. Ils se retrouvent en Bretagne, près des Alignements de Carnac, cinq mille ans après notre époque, en l'an 7000. Ils découvrent vite que la zone dans laquelle ils se trouvent est surplombée par un immense dôme invisible, qui englobe un lieu à l'état de jungle et qui empêche, en raison d'un champ de force invisible mais très puissant, de quitter la zone. Ils rencontrent des humains qui vivent sous le dôme : ils sont revenus à l'âge de pierre, et ne connaissent ni le feu ni des technologies de base comme le travail du fer ou la domestication des animaux. Après avoir vécu sous « la voûte invisible » durant le mois de l'expérience, les trois jeunes gens reviennent au présent. Durant leur voyage temporel, ils ont compris que la zone faisait l'objet d'une quarantaine en raison d'un accident nucléaire survenu deux ou trois siècles auparavant. Néanmoins, durant l'aventure, Thibault a été irradié, si bien que dès le retour, il est hospitalisé en urgence.
  • Remarque : le roman, de nouveau, met en scène des héros qui font un long voyage, qui se heurtent à un obstacle physique les empêchant de se mouvoir normalement, puis qui finissent par revenir chez eux.

L'Île surgie de la mer[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1977 (Bib. verte) ; juin 2003 chez Degliame
Résumé : Serge, Xolotl et Thibaut, les trois Conquérants de l'Impossible, souhaitent se rendre au Brésil pour rejoindre le père de Serge. Comme ils ne sont pas pressés et que le voyage est beaucoup moins cher de cette façon, ils choisissent comme moyen de transport un cargo mixte qui, donc, propose à l'occasion quelques places pour des passagers en plus de son transport de fret habituel.

Dès le début, les choses se passent bizarrement, avec une agence de voyage assez miteuse, un départ très en retard, un capitaine mystérieux, apparemment malade, que l'on ne voit jamais ou presque, un second qui ne sait pas faire le point etc... Et ce qui devait arriver arriva, le cargo heurte un récif et fait naufrage. L'équipage embarque dans une chaloupe et les trois Conquérants choisissent de rester ensemble et de prendre le youyou. Sauf qu'une fois en mer, l'autre chaloupe disparaît sous leurs yeux tandis que surgit littéralement de la mer une île de proportion respectable. Ils sont rentrés dans une zone de lumière déphasée qui rend cette île invisible. De puissants champs magnétiques éloignent également les boussoles et autres compas, sauf que le cargo naviguait à l'aveugle, avec son capitaine malade et son second qui ne sait pas faire le point. Le cargo a donc heurté les récifs qui entourent l'île. De plus, quand nos héros abordent, ils ont la surprise de s'entendre interpeller en latin[11]...

Ils finiront par comprendre qu'ils ont abordé la mythologique Atlantide. Après diverses aventures, la découverte de la civilisation atlante, la rencontre avec le roi semi-divin Ténès, ils seront confrontés à une révolte d'esclaves qui déposera Ténès et contraindra les Conquérants de l'Impossible à fuir avec lui.

Le Robot qui vivait sa vie[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1978 (Bib. verte)
  • Résumé :

« Pouvez-vous me retrouver mon chien ? ». C'est en l'équivalent de ces termes, un peu surprenants quand même quand on s'adresse à des inconnus, que le professeur Mouret demande aux Conquérants de l'Impossible de s'aventurer dans la forêt de Lente à la recherche de son dogue allemand, "Kwik".

S.O.S. Léonard de Vinci[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1979 (Bib. verte) ; nov. 2003 chez Degliame
  • Résumé :

Le Naufragé des étoiles[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1980 (Bib. verte)
  • Résumé :

Le Matin des dinosaures[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1982 (Bib. verte) ; 2004 chez Degliame
  • Résumé :

La Grande Peur de l'an 2117[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1983 (Bib. verte)
  • Résumé :
  • Remarque : Ce volume et les deux suivants, tout en étant des histoires pouvant se lire indépendamment, constituent une suite au sens où ils se déroulent dans le même contexte sur 70 ans (de 2117 à 2187), à savoir la Terre submergée par la fonte des glaces des pôles, la destruction de la civilisation puis la lente ré-évolution historique de la société.

2159, la fin des temps troublés[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1985 (Bib. verte)
  • Résumé :
  • Remarque : Ce volume, le précédent et le suivant, tout en étant des histoires pouvant se lire indépendamment, constituent une suite au sens où ils se déroulent dans le même contexte sur 70 ans (de 2117 à 2187), à savoir la Terre submergée par la fonte des glaces des pôles, la destruction de la civilisation puis la lente ré-évolution historique de la société.

Les Parias de l'an 2187[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1986 (Bib. verte)
Article détaillé : Les Parias de l'an 2187.
  • Remarque : Ce volume et les deux précédents, tout en étant des histoires pouvant se lire indépendamment, constituent une suite au sens où ils se déroulent dans le même contexte sur 70 ans (de 2117 à 2187), à savoir la Terre submergée par la fonte des glaces des pôles, la destruction de la civilisation puis la lente ré-évolution historique de la société.

L'Ordinateur qui semait le désordre[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1986 (Bib. verte) ; avril 2004 chez Degliame
  • Résumé :

Mission sans retour[modifier | modifier le code]

  • Publication(s) : 1996 (Bib. verte) ; septembre 2004 chez Degliame
  • Résumé :
  • Remarque :

Ce volume de la série est un peu particulier au sens où il est le produit non de Philippe Ebly seul mais d'une collaboration avec des collégiens de Savoie, rencontrés lors d'interventions en milieu scolaire. Cela se remarque d'ailleurs sur divers aspects dramatiques et littéraires où l'on note quelques façons narratives et stylistiques légèrement différentes d'un cru Philippe Ebly "pur jus". Ce volume présente également deux particularités : la présence de Marine, cousine de Serge (et pour cause : elle se révélera le personnage-clé de l'intrigue) et, plus curieux, l'absence de Souhi, pourtant membre à part entière des Conquérants depuis La Grande Peur de l'an 2117. On sait que Raoul et Marc Forestier, présents parmi les Conquérants lors des trois premières aventures, ont également "disparus des radars" depuis mais le fait est plus surprenant s'agissant de Souhi sachant qu'il s'agit de la future femme de Serge.

Le Prisonnier de l'eau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Prisonnier de l'eau.

Le Chien qui miaulait[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Chien qui miaulait.

Deviens Conquérant de l'impossible[modifier | modifier le code]

  • 1987, livres jeux dérivés de la série Les Conquérants de l'impossible

Inédits[modifier | modifier le code]

À ce jour, il n'y a plus d'inédit qui soit déjà écrit par l'auteur dans cette série.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Traduction : Au sens strict
  2. À noter qu'une légère approximation historique à ce sujet se trouverait dans ce roman : la mort de Richard Cœur de Lion est attribuée à Bertrand de Gourdon alors qu'elle serait le fait de Pierre Basile, un arbalétrier de la petite noblesse (les sources divergent sur ce point)
  3. Voir en parallèle : Le Naufragé des Étoiles, collection Bibliothèque verte, Éditions Hachette, Paris, 1980, pp 178 à 181 et La Grande Peur de l'an 2117, collection Bibliothèque verte, Éditions Hachette, Paris, 1983, pp 58 à 62 et pp 182-183
  4. Par exemple, dans Pour sauver le diamant noir, les trois Conquérants emprisonnés sont secourus par eux-mêmes grâce à un envoi en double dans le passé légèrement décalé dans le temps. Dans le même roman, Serge se rencontre lui-même à sept ans et discute avec lui-même. Il revoit également sa mère, alors qu'elle est décédée. Dans Le Naufragé des étoiles, l'aventure se déroule 20 ans dans le futur et l'un des protagonistes en est Christian, le fils de Serge, âgé de treize ans. Philippe Ebly en profite pour agencer une brève rencontre à la fin de l'histoire entre Serge et la mère de Christian (donc sa future femme), alors âgée d'environ 35 ans. Dans Mission sans retour, la boucle (ou le cercle) du paradoxe spatiotemporel est encore plus net puisque Marine est à la fois l'arrière-arrière-grand-mère et l'arrière-petite-fille de Mémé Françoise
  5. Voir, par exemple, la découverte du coffret contenant la broche d'autinios dans le premier chapitre de Mission sans retour
  6. Voir Destination Uruapan et Celui qui revenait de loin
  7. Voir la discussion des trois garçons dans Pour sauver le diamant noir, collection Bibliothèque verte, éditions Hachette, Paris, 1973, pp 24-25
  8. D'après l'universitaire Guy Rosa
  9. Celui-là même qui deviendra un personnage récurrent de la série dans le rôle du commanditaire principal des expéditions et du mentor des jeunes garçons
  10. Ce titre est d'ailleurs quelque peu curieux car il correspond à celui de dirigeants de cités grecques de l'antiquité alors que les habitants de Sanderloz sont présentés comme les descendants des arabes de 732, soit le haut moyen-âge...
  11. On pourrait trouver cela curieux, d'ailleurs, l'Atlantide étant quand même un mythe d'origine essentiellement grecque, voir le dialogue Critias de Platon. Il reste que Serge et Xolotl parlent couramment latin (et non grec) depuis L’Éclair qui effaçait tout.