Les Chansons de Bilitis

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Illustration de Georges Barbier pour Les Chansons de Bilitis en 1922.
Danseuse de Biskra, une inspiration pour Les Chansons de Bilitis.

Les Chansons de Bilitis sont publiées en 1894 : il s'agit prétendument d'une traduction due à Pierre Louÿs de l'œuvre d'une poétesse antique fictive, à qui Louÿs attribue des poèmes érotiques et passionnés. L'ouvrage est précédé d'une Vie de Bilitis, retracée par le traducteur et suivi de plusieurs pages de notes.

Bilitis serait une jeune grecque du VIe siècle av. J.-C. originaire de Pamphylie, qui aurait vécu sur l'île de Lesbos où elle aurait été rivale de Sappho, puis à Chypre.

En fait, Bilitis est un personnage fictif dont Pierre Louÿs est l'auteur : recueil de poèmes en prose, il y déploie toute son érudition et sa connaissance des textes poétiques grecs. C'est l’amour pour la langue, un style simple et le plus juste possible, qui permet de dégager une grande force au service de la sensualité et de l’amour saphique. Louÿs pousse la mystification jusqu'à insérer dans son recueil des pièces poétiques mentionnées comme « non traduites », et par donner des références bibliographiques, notamment des articles d'un archéologue allemand imaginaire, le Pr. G. Heim (Geheim et Geheimnis signifient « secret » en allemand, et Heim, le « chez-soi »). Dans un premier temps, une partie de la critique se laissa abuser par cette supercherie littéraire. C'est alors que Pierre Louÿs révéla la mystification.

Comme pour la plupart de ses œuvres, Pierre Louÿs double les Chansons de Bilitis de poèmes en prose de la même eau mais accentuant l'aspect érotique. Ces Chansons secrètes de Bilitis n'ont été publiées qu'après sa mort.

Illustrations[modifier | modifier le code]

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