Les Cerfs-volants de Kaboul

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Les Cerfs-volants de Kaboul (The Kite Runner) est le premier roman de l'Américain d'origine afghane Khaled Hosseini, il est paru en 2003 aux États-Unis.

Il a ensuite été traduit de l'américain par Valérie Bourgeois et publié en France en 2007 par les éditions Belfond.

Il a été adapté au cinéma sous le nom Les Cerfs-volants de Kaboul.

Le roman[modifier | modifier le code]

Amir se remémore l'hiver 1975 (où il avait 12 ans) à la suite de l'appel de son ami Rahim Khan qui lui a dit qu'il pouvait réparer ses fautes... C'est l'occasion pour Amir de replonger dans son enfance enfouie au plus profond de son esprit, dans un Afghanistan tourmenté.

Personnages[modifier | modifier le code]

'Amir'

Narrateur. Fils de Baba et ami d'Hassan. Sa mère est morte à la suite d'une hémorragie. Il a bu le même lait maternel qu'Hassan et ils ont grandi sur le même terrain et ils ont prononcé leurs premiers mots sous le même toit (Amir: Baba et Hassan: Amir). Il s'intéresse beaucoup à la littérature (il tient cet intérêt de sa mère), ce qui exaspère son père qui aurait préféré avoir un enfant plus athlétique. Il raconte souvent des récits à Hassan qui, illettré, ne peut qu'imaginer l'histoire. Amir voulait toujours garder son père pour lui, il n'aimait pas quand ce dernier invitait Hassan et qu'il le chérissait comme lui. C'est le demi-frère d'Hassan, mais il ne le sait que bien après, alors qu'Hassan est mort.

'Baba'

Il est le père de Amir et il a la plus belle maison du district de Wazir-Akbar-Khan (au nord de Kaboul). Il ne voulait pas qu'Amir écoute les discussions qu'il avait avec les adultes. Il est un homme riche et respecté et même craint de certains. Il boit de l'alcool. Son père était juge. Il est le vrai père biologique d'Hassan.

'Ali '

Il est le « père » de Hassan. Lui et son fils vivent dans une cabane à côté de la maison d'Amir où Hassan est né. Il est chiite et membre de la communauté des Hazaras. Les muscles inférieurs de son visage sont paralysés. Il devait à la poliomyélite une jambe déformée et crochue. Il a trouvé sa source de joie lors de la naissance de son fils. Il a été adopté par le père de Baba et il a grandi avec ce dernier. Ses parents étant morts dans un accident causé par deux frères riches. Il avait eu une autre femme avant Sanaubar et il avait appris qu'il était stérile et cette dernière avait ensuite eu trois filles.

'Hassan (hiver 1964-?)'

Il ne dénonçait jamais Amir. Il est l'ami d'Amir mais ils se séparent toujours à la tombée de la nuit. Il est chiite et membre de la communauté des Hazaras. Il a un bec de lièvre, qui sera enlevé suite à une chirurgie que Baba lui offrira en cadeau. Il est doué pour deviner où le cerf-volant va atterrir. Amir a parfois l'impression qu'il peut lire dans ses pensées. Il était toujours gâté comme Amir (ex: Amir avait un cerf-volant, Hassan en avait un aussi). Son visage est parfaitement rond et il est moucheté de taches. Ses yeux, de couleur pers, sont bridés et étroit et il a de petites oreilles qui sont basses sur son visage. Son menton est pointu et il a l'air d'avoir été rajouter à son visage. Il a des capacités incroyable au maniement du lance-pierre (ce qui impressionne fortement Amir). Amir lui récite souvent des histoires, puisque Hassan est analphabète. Son oeuvre préféré sera, sans hésiter, le Shahnameh, le Livre des rois: Une épopée du Xe siècle retraçant les exploits de certains héros perses.

'Sohrab'

Fils de Hassan. Ses parents ont été tués dans la rue.

'Rahim Khan'

Il est le meilleur ami et l'associé de Baba.

'Sanaubar'

Mère d'Hassan qui a quitté Ali tout de suite après la naissance de ce dernier. Elle est chiite et membre de la communauté des Hazaras. Elle a ri de son fils lorsqu'elle l'a vu après avoir accouché.

'Sophia Akrami'

La mère de Amir et la femme de Baba. Elle est très instruite et elle est considérée comme la plus belle femme de Kaboul. Elle enseignait la littérature persane à l'Université et elle descend de la famille royale.

'Assef'

C'est le fils de Mahmood, l'ami de Baba. Son père est pilote et possède une belle propriété. Sa mère est allemande. Il est redouté de tous les jeunes du quartier à cause de son poing en acier inoxydable. Il est blond aux yeux bleus. Il appuie les idées d'Hitler et désire convaincre Daoud Khan de purifier l'Afghanistan des Hazaras comme Hitler le voulait pour les juifs. Il a déjà rencontré Daoud. Il a l'habitude d'insulter Ali. Il est accompagné de Kamal et Wali. Ses parents semblaient avoir peur de lui. Il est plus grand qu'eux. Sa mère s'appelle Tanya et est nerveuse ; son père est petit et trapu et il s'appelle Mahmood. Il est très poli mais ses yeux dévoilent son côté obscur. Il a violé Hassan accompagné de ses deux acolytes.

'Homayoun'

Cousin au second degré de Baba. Il a deux femmes : la première (plus vieille, plus pincée avec des verrues sur les mains). la deuxième (sent bon et danse les yeux fermés). Et ses deux jumelles de 7 ans (Fazila et Karima).

'Soraya'

Fille du Général Taheri. Elle a les cheveux noirs, un épais sourcil noir, un nez aquilin et une tâche de naissance brune en haut du menton à gauche. Sa mère Jamila était une enseignante célèbre à Kaboul. Sa passion pour l'enseignement venait de quand elle avait aidé sa servante analphabète à apprendre à lire et à écrire tandis qu'Amir lui riait du fait qu'Hassan ne pouvait ni lire ni écrire. Elle deviendra l'épouse de Amir.

Infos[modifier | modifier le code]

  • Les hazaras ont des traits mongols.
  • Le vendredi est le jour de congé.
  • Le quartier où habite Amir est Wazir-Akbar-Khan
  • Baba avait appris à Amir à appeler tous les adultes kaka ou khala (oncle ou tante)
  • Hafez et Khayyam sont des écrivains qu'Amir lit.
  • Baba a une Mustang ensuite une Buick et un Volkswagen
  • Narrateur: présent car il parle en " je "

Faits[modifier | modifier le code]

Baba regrettait l'Afghanistan tandis qu'Amir se réjouissait de commencer une nouvelle vie. Baba n'aime pas les Russes, les arabes et le ministre américain Carter. Baba croit que les 3 plus grandes nations sont la Grande-Bretagne, les États-Unis et Israël.

Thèmes abordés[modifier | modifier le code]

Contraste entre une époque dorée et les bouleversements subis à partir de l'occupation russe, les luttes tribales qui lui ont succédé, la prise de pouvoir des talibans... En balayant trente années d'histoire d'un pays trop méconnu en Occident, l'auteur jette un regard à la fois attendri et critique sur son pays d'origine : ses coutumes, la religion et son fanatisme...
Des thèmes plus universels, comme l'émigration, les relations père-fils, l'amitié, l'adoption et la rédemption sont également abordés; sans oublier l'image qui nous est renvoyée de nous-mêmes, occidentaux, et qui donne à un roman, paru deux années à peine après les événements du 11-Septembre et la guerre d'Afghanistan, une dimension toute particulière.

Citation de l'auteur[modifier | modifier le code]

  • « Dites Afghanistan et je vois immédiatement se dresser un cerf-volant dans le ciel bleu de mes souvenirs »
  • « Si Dieu existe, alors j'espère qu'il a mieux à faire que de s'occuper de savoir si je mange du porc ou si je bois. »

Succès et critiques[modifier | modifier le code]

Best-seller[modifier | modifier le code]

Les Cerfs-volants de Kaboul a bénéficié d'un extraordinaire bouche-à-oreille. Acclamé par la critique, il est resté de nombreuses semaines en tête des listes aux États-Unis où il est devenu un livre-culte, comme dans la plupart des douze autres pays où le roman a été édité.

Prix[modifier | modifier le code]

Revue de presse[modifier | modifier le code]

  • Radio-Canada : La bibliothèque virtuelle d'“Indicatif présent” [1]
  • Le Temps - Lisbeth Koutchoumoff (20 août 2005) [2] : Tout est parti des cerfs-volants. Khaled Hosseini, « Afghan-Américain » de 35 ans, menait sa vie d'interne au Cedars-Sinai Hospital de Los Angeles, lorsqu'il a vu un reportage de CNN sur son pays d'origine. C'était en pleine furie talibane et les maîtres barbus énonçaient un nouvel édit : l'interdiction des cerfs-volants. L'information [le] bouleverse jusqu'aux tréfonds.
  • Le Point - Brigitte Hernandez (13 juillet 2006) : Quel succès ! Ce roman ressemble à une vie qui serait un roman, et ce fut le cas.
  • Le Devoir - Sébastien Barangé (9 & 10 juillet 2005) [3] : On ne peut résister, malgré une écriture un peu convenue, à cette descente dans les abîmes des sentiments humains. Il y a là le terreau pour un scénario poignant. Le cinéaste Sam Mendes[1] (American Beauty) travaille d'ailleurs sur l'adaptation au grand écran de cette histoire d'enfance.
  • Le Magazine littéraire - Jean Hurtin (février 2008) : Le prix RFI - Témoin du monde couronne aujourd'hui un livre qui dévoile avec autant de force que de sensibilité le quotidien d'un peuple et d'un pays sous le joug des talibans, ainsi que les réalités de l'exil et de l'émigration aux États-Unis.
  • Le Soleil - Didier Fessou (25 juin 2008) [4] : Ce roman, Les Cerfs-volants de Kaboul, ne laisse pas indifférent. C’est vrai. Mais les ficelles qui nouent l’intrigue sont si grosses et son dénouement si prévisible que ça enlève de la crédibilité à l’histoire.
  • Télérama - Pauline Perrignon (6 juillet 2005) : Portrait d'un homme en proie à son passé, ce premier roman de Khaled Hosseini dit aussi l'histoire d'un peuple. À l'instar de son personnage, l'auteur a quitté son pays après l'invasion soviétique. Le tableau qu'il en dresse, tout de contraste entre un passé idéalisé et la tourmente du présent, offre un très beau témoignage sur ce lien viscéral qu'entretient un homme avec sa terre natale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Finalement le film a été réalisé par le Suisse Marc Forster

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]