Les Cerfs-volants de Kaboul

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Les Cerfs-volants de Kaboul (The Kite Runner) est le premier roman de l'Américain d'origine afghane Khaled Hosseini, il est paru en 2005 aux États-Unis.

Il a ensuite été traduit de l'américain par Valérie Bourgeois et publié en France en 2007 par les éditions Belfond.

Il a été adapté au cinema: Les Cerfs-volants de Kaboul

Sommaire

[modifier] Personnages du roman

  • Amir – un Pachtoune, bien en Afghanistan
  • Soraya - La femme d'Amir
  • Baba - Le père d'Amir, riche commerçant de Kaboul
  • Sohrab - fils de Hassan
  • Hassan - Un jeune Hazara, l'ami d'enfance et le fils du domestique d' Amir (Ali) , vivant sous le même toit à Kaboul.

[modifier] Thèmes abordés

Contraste entre une époque dorée et les bouleversements subis à partir de l'occupation russe, les luttes tribales qui lui ont succédé, la prise de pouvoir des talibans... En balayant trente années d'histoire d'un pays trop méconnu en Occident, l'auteur jette un regard à la fois attendri et critique sur son pays d'origine : ses coutumes, la religion et son fanatisme...
Des thèmes plus universels, comme l'émigration, les relations père-fils, l'amitié, l'adoption et la rédemption sont également abordés; sans oublier l'image qui nous est renvoyée de nous-mêmes, occidentaux, et qui donne à un roman, paru deux années à peine après les événements du 11-Septembre et la guerre d'Afghanistan, une dimension toute particulière.

[modifier] Citation de l'auteur

« Dites Afghanistan et je vois immédiatement se dresser un cerf-volant dans le ciel bleu de mes souvenirs »

« Si Dieu existe, alors j'espère qu'il a mieux à faire que de s'occuper de savoir si je mange du porc ou si je bois. »

[modifier] Prix

[modifier] Succès et critiques

Les Cerfs-volants de Kaboul a bénéficié d'un extraordinaire bouche-à-oreille. Acclamé par la critique, il est resté de nombreuses semaines en tête des listes aux États-Unis où il est devenu un livre-culte, comme dans la plupart des douze autres pays où le roman a été édité.

« Peindre d'abord, sur un papier de soie, un joli décor. Celui de l'Afghanistan du début des années 1970 […] Placer ensuite, dans ce décor, des personnages […]. Faire vivre ces personnages, en créer d'autres, les faire évoluer. Ajouter une trahison, une lâcheté, un mensonge. Décrire le départ, précipité, d'Hassan et son père […]. Puis l'exil, quelques mois plus tard, d'Amir et le sien, juste avant l'invasion. Installer ensuite les personnages aux États-Unis, faire croire qu'ils ont refait leur vie, et jouer avec les tons pastel. Puis, soudain, retourner le papier de soie, tremper son pinceau dans du brun, du gris, du noir […]. Et décrire l'Afghanistan, meurtri, sous le joug des talibans : les lapidations, les mutilés contraints de vendre leur prothèse […] les enfants violés dans les orphelinats... Coller, sur le papier de soie les ficelles de l'intrigue […]. Ou la révélation sur la véritable identité d'Hassan. Avec ses cerfs-volants, Khaled Hosseini nous propose un condensé saisissant de l'histoire récente de son pays. Il nous dresse le portrait d'un homme rongé par le remords d'une trahison, et sa formidable soif de rédemption. C'est à la fois passionnant et bouleversant. Dommage que l'écrivain ait manqué parfois d'un peu de souffle pour faire monter encore plus haut ses cerfs-volants dans le ciel littéraire. » François Ménard.

[modifier] Revue de presse

  • Radio-Canada : La bibliothèque virtuelle d'“Indicatif présent” [1]
  • Le Temps - Lisbeth Koutchoumoff (20 août 2005) [2] : Tout est parti des cerfs-volants. Khaled Hosseini, « Afghan-Américain » de 35 ans, menait sa vie d'interne au Cedars-Sinai Hospital de Los Angeles, lorsqu'il a vu un reportage de CNN sur son pays d'origine. C'était en pleine furie talibane et les maîtres barbus énonçaient un nouvel édit : l'interdiction des cerfs-volants. L'information [le] bouleverse jusqu'aux tréfonds.
  • Le Point - Brigitte Hernandez (13 juillet 2006) : Quel succès ! Ce roman ressemble à une vie qui serait un roman, et ce fut le cas.
  • Le Devoir - Sébastien Barangé (9 & 10 juillet 2005) [3] : On ne peut résister, malgré une écriture un peu convenue, à cette descente dans les abîmes des sentiments humains. Il y a là le terreau pour un scénario poignant. Le cinéaste Sam Mendes[1] (American Beauty) travaille d'ailleurs sur l'adaptation au grand écran de cette histoire d'enfance.
  • Le Magazine littéraire - Jean Hurtin (février 2008) : Le prix RFI - Témoin du monde couronne aujourd'hui un livre qui dévoile avec autant de force que de sensibilité le quotidien d'un peuple et d'un pays sous le joug des talibans, ainsi que les réalités de l'exil et de l'émigration aux États-Unis.
  • Le Soleil - Didier Fessou (25 juin 2008) [4] : Ce roman, Les Cerfs-volants de Kaboul, ne laisse pas indifférent. C’est vrai. Mais les ficelles qui nouent l’intrigue sont si grosses et son dénouement si prévisible que ça enlève de la crédibilité à l’histoire.
  • Télérama - Pauline Perrignon (6 juillet 2005) : Portrait d'un homme en proie à son passé, ce premier roman de Khaled Hosseini dit aussi l'histoire d'un peuple. À l'instar de son personnage, l'auteur a quitté son pays après l'invasion soviétique. Le tableau qu'il en dresse, tout de contraste entre un passé idéalisé et la tourmente du présent, offre un très beau témoignage sur ce lien viscéral qu'entretient un homme avec sa terre natale.

[modifier] Lien interne

[modifier] Notes et références

  1. Finalement le film a été réalisé par le Suisse Marc Forster

[modifier] Liens externes

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