Les Carnets de Turner

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Les Carnets de Turner
Auteur William Luther Pierce
Genre Fiction
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Éditeur National Vanguard Books
Date de parution 1978

Les Carnets de Turner (The Turner Diaries) est un roman américain écrit par William Luther Pierce sous le pseudonyme d'« Andrew Macdonald » et publié en 1978. Marqué par le « suprémacisme blanc », ouvertement raciste et antisémite, il justifie aussi les massacres d'innocents (comme moyen de contrôle de la population).

Ce roman d'anticipation décrit un coup d'État mené aux États-Unis par des suprémacistes blancs. Les protagonistes du livre, décrits sous un jour positif, s'en prennent au gouvernement des États-Unis, mais aussi aux Noirs et aux Juifs, ces derniers étant décrits comme contrôlant l'État américain.

Les ventes du livre ont contribué à financer les activités de la National Alliance de William Pierce. L'ouvrage est considéré par l'écrivain Aidan Doyle[1] comme ayant inspiré des attentats d'extrême droite comme celui d'Oklahoma City en 1995[2].

L'ouvrage a été un temps interdit en France[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Aidan Doyle, « When books kill », sur salon.com,‎ 15 décembre 2003
  2. John Sutherland, « Gospels of hate that slip through the net », The Guardian, 3 avril 2000
  3. Arrêté du 21 octobre 1999 portant interdiction de circulation, de distribution et de mise en vente d'une publication, JORF no 252 du 29 octobre 1999, p. 16241, NOR INTD9900515A, sur Légifrance.