Les Brigands (opéra-bouffe)

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Les Brigands
Image décrite ci-après
Costume du Capitaine des Carabiniers par Draner pour la création.

Genre Opéra-bouffe
Nbre d'actes 3
Musique Jacques Offenbach
Livret Henri Meilhac
et Ludovic Halévy
Langue
originale
Français
Dates de
composition
1869
Création
Théâtre des Variétés, Paris
Versions successives
  • Version de 1869 en 3 actes
  • Version de 1878 en 3 actes et 4 tableaux

Les Brigands est un opéra-bouffe en trois actes de Jacques Offenbach, livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy, créé au théâtre des Variétés le . Une seconde version en quatre actes fut élaborée pour la reprise au théâtre de la Gaîté en .

L'œuvre rencontra un franc succès lors de sa création à la veille du conflit franco-prussien (évoqué de façon prémonitoire dans le célèbre chœur « J'entends un bruit de bottes »). La pièce fut également jouée au Grand Opera House (en) de New York en 1871.

Les créateurs[modifier | modifier le code]

Distribution de la création[modifier | modifier le code]

Rôle Tessiture Créateur
(Théâtre des Variétés, 10 décembre 1869)
Falsacappa, chef de brigands ténor José Dupuis
Fragoletto, jeune fermier mezzo-soprano (rôle travesti) Zulma Bouffar
Pietro, confident et adjoint de Falsacappa ténor Kopp
Antonio, caissier du duc de Mantoue ténor Léonce
Le comte de Gloria-Cassis, chambellan de la princesse de Grenade ténor Gourdon
Le baron de Campo-Tasso, premier écuyer du duc de Mantoue ténor Charles Blondelet
Le duc de Mantoue ténor Lanjallay
Le chef des carabiniers du duc de Mantoue basse Baron
Carmagnola, brigand ténor Gobin
Pipo, aubergiste ténor Boulangé
Adolphe de Valladolid, premier page de la princesse de Grenade ténor Cooper
Barbavano, brigand basse Daniel Bac
Domino, brigand ténor Bordier
Le précepteur de la princesse de Grenade basse Videin
Un courrier / Un huissier rôle parlé Millaux
Fiorella, fille de Falsacappa soprano Aimée
La princesse de Grenade soprano Lucciani
Zerlina, paysanne soprano Julia H
Fiammetta, paysanne soprano Bessy
Bianca, paysanne mezzo-soprano Oppenheim
Cicinella, paysanne mezzo-soprano Drouard
Pipa, femme de Pipo mezzo-soprano Léonie
Pipetta, fille de Pipo soprano Génat
La duchesse soprano Alice Regnault
La marquise mezzo-soprano Gravier

Argument[modifier | modifier le code]

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La bande de brigands de Falsacappa projette d'enlever la princesse de Grenade qui doit épouser le duc de Mantoue pour s'emparer de la dot.

Acte I[modifier | modifier le code]

Le repaire des brigands, quelque part dans les montagnes italiennes.

Les brigands se rassemblent à l'aube et se plaignent à leur chef, le terrible Falsacappa, du peu qu'ils gagnent. Falsacappa leur promet un grand coup. Fiorella, la fille de Falsacappa, qui est tombée amoureuse du jeune Fragoletto dont la ferme a récemment été attaquée par la bande, hésite à poursuivre dans la voie du banditisme. De son côté, Fragoletto propose d'entrer dans la bande en échange de la main de Fiorella ; Falsacappa accepte, à condition qu'il fasse ses preuves.

Les bandits partis, un riche visiteur qui s'est perdu dans la montagne apparaît ; c'est un fort bel homme que Fiorella trouve charmant. Tandis que Pietro, le bras droit de Falsacapa, court chercher ses compagnons pour dévaliser le voyageur égaré, Fiorella permet à celui-ci de fuir en lui indiquant le chemin.

Fragoletto et quelques brigands ont néanmoins fait une belle prise : un courrier de cabinet portant une missive à propos du prochain mariage de la princesse de Grenade et du duc de Mantoue, indiquant que la cour de Mantoue doit payer à l'occasion trois millions à la cour de Grenade. Cette somme sera versée à la personne qui accompagnera la princesse dont le portrait est joint à la lettre. Le courrier est relâché mais le portrait de Fiorella a été mis à la place de celui de la princesse. Le grand coup promis par Falscappa se prépare.

Acte II[modifier | modifier le code]

Devant une auberge à la frontière « italo-espagnole » (sic !) à mi-chemin entre Grenade et Mantoue.

Pipo et ses marmitons s'affairent car ils attendent les ambassades qui doivent se rencontrer dans son auberge. Falscappa et ses brigands déguisés en mendiants entrent pour demander la charité. Ils se saisissent de Pipo et de toute sa maisonnée qu'ils enferment à la cave, puis endossent leurs vêtements.

Le baron de Campo-Tasso et les carabiniers envoyés du duc de Mantoue arrivent. Ils sont fait prisonniers à leur tour et sont enfermés dans l'auberge. Les hommes de Falsacapa se déguisent alors avec les vêtements des envoyés de Mantoue pour accueillir les Espagnols avec à leur tête la princesse et son page Adolphe de Valladolid, ainsi que le comte de Gloria-Cassis chargé de récupérer les trois millions.

Les Espagnols sont eux aussi faits prisonniers et la troupe de Falsacappa peut alors se rendre à Mantoue pour récupérer les trois millions, avec Fiorella déguisée en princesse.

Acte III[modifier | modifier le code]

Au palais du duc de Mantoue.

Le duc se prépare à son futur mariage au grand désespoir des dames de la cour. Il leur promet que cela ne changera rien aux faveurs qu'il leur prodigue puis convoque son caissier Antonio afin qu'il prépare les trois millions. Celui-ci assure que tout sera prêt alors qu'en réalité il a dilapidé l'argent de la caisse pour satisfaire, tout comme son maître, sa passion des femmes.

La fausse ambassade de Grenade arrive. Fiorella reconnaît dans le duc de Mantoue le riche égaré qu'elle a sauvé au premier acte. Falsacappa s'entretient avec le caissier pour récupérer les trois millions et comprenant que les caisses sont vides veut le faire pendre. À cet instant arrive la vraie ambassade de Grenade qui s'est libérée, et les brigands sont démasqués.

Fiorella sauve la situation en rappelant à son hôte qu'elle lui sauvé la vie précédemment. Une amnistie générale est accordée. Fiorella et Fragoletto vont pouvoir se marier et les brigands, abandonnant le brigandage, ne frissonneront plus « en entendant les bottes des carabiniers ».

Numéros musicaux[modifier | modifier le code]

Acte I
  • no 1 - Introduction
    A - Chœur des brigands « Le cor dans la montagne »
    B - Couplets des jeunes filles « Déjà depuis une grande heure »
    C - Couplets de Falsacappa « Qui est celui qui par les plaines »
    D - Strette
  • no 1 bis - Mélodrame
  • no 2 - Couplets de Fiorella « Au chapeau je porte une aigrette »
  • no 3 - Morceau d'ensemble « Nous avons pris ce petit homme »
  • no 4 - Couplets de Fragoletto « Quand tu me fis l'insigne honneur »
  • no 4 bis - Chœur de sortie « Nous avons pris ce petit homme »
  • no 5 - Rondo « Après avoir pris à droite »
  • no 6 - Saltarelle « Ce petit est un vrai luron »
  • no 7 - Finale
    A - Chœur de la réception « Pour cette cérémonie »
    B - « Jure d'avoir du courage... Vole, vole, pille, vole »
    C - Orgie « Flamme claire »
    D - Chœur des carabiniers « Nous sommes les carabiniers »
    E - Strette« Flamme claire »
Acte II
  • Entr'acte
  • no 9 - Chœur « Les fourneaux sont allumés » (Fiorella, Fragoletto)
  • no 10 - Canon « Soyez pitoyables »
  • no 11 - Duetto du notaire « Hé! là! hé! là! »
  • no 12 - Trio des marmitons « Arrête-toi donc, je t'en prie » (Fragoletto, Falsacappa, Pietro)
  • no 13 - Chœur et mélodrame « À nous, holà ! Les marmitons »
  • no 14 - Chœur et couplets de l'ambassade « Dissimulons, dissimulons... Nous avons ce matin tous deux » (Campo-Tasso, le capitaine)
  • no 15 - Chœur, mélodrame, scène et couplets « Entrez-là!... Grenade, Infante des Espagnes... Jadis vous n'aviez qu'une patrie »
  • no 16 - Couplets de Fiorella « Je n'en sais rien, Madame »
  • no 17 - Finale : Chœur, ensemble et scène « Entrez-là!... Tous sans trompettes ni tambour... Quels sont ces cris ? »
Acte III
  • no 18 - Entr'acte
  • no 19 - Chœur de fête et couplets du prince « L'aurore paraît... Jadis régnait un prince »
  • no 20 - Couplets du caissier « Ô mes amours, ô mes maîtresses »
  • no 21 - Morceau d'ensemble « Voici venir la princesse et son page »
  • no 22 - Finale « Coquin, brigand, traître, bandit ! »

Costumes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cette planche, malgré la référence, à l'encre, à l'année 1869 pourrait dater de 1878. L'interprète était le même dans cette 2e version parisienne.