Les Bijoutiers du clair de lune
Les Bijoutiers du clair de lune est un film franco-italien réalisé par Roger Vadim et sorti en 1958.
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Synopsis [modifier]
Une jeune fille orpheline, Ursula, sort du couvent et se rend en Espagne pour vivre chez son oncle Ribera et sa tante Florentine. À son arrivée, elle est témoin d’un drame : une jeune fille s'est suicidée en se précipitant dans un puits. Le frère de la morte, Lambert, accoste Ursula avec l’intention de rencontrer son oncle qu’il rend responsable du décès de sa sœur, l’accusant d’avoir abusé d’elle. Lambert est roué de coups et jeté à la porte par les hommes de Ribera. Ursula lui porte secours et ne tarde pas à en tomber amoureuse. Elle doit bientôt repousser les avances violentes de son oncle et Lambert, en essayant de se défendre lorsque Ribera l’agresse, le tue d’un coup de couteau. Les événements vont se précipiter, entraînant Ursula, Lambert et Florentine, qui est sa maîtresse, dans une spirale à l’issue tragique…
Fiche technique [modifier]
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Distribution [modifier]
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Points de vue [modifier]
Vu 56 ans plus tard (le tournage ayant eu lieu en 1957), le film apparaît comme une curiosité. Il a pour lui une brillante distribution, les 3 personnages principaux étant interprétés par 3 stars internationales : Brigitte Bardot (à 23 ans, donc ravissante, etc.), Stephen Boyd (le rival de Charlton Heston dans la célèbre course de chars de Ben-Hur) et Alida Valli ; pour lui aussi, le joli titre du roman qui l'a inspiré et même l'intrigue de celui-ci. Et contre lui : pratiquement tout le reste : mise en scène, adaptation, dialogues, prises de vue, lumières, bande-son, etc.
Cela donne un attendrissant, mais incroyable et hilarant navet, presque (mais pas tout à fait) sauvé par Bardot, parce qu'elle est quasiment de toutes les scènes et qu'elle s'y donne à plein (tour à tour naïve, charmante, drôle, mutine, tendre, amoureuse, désarmante). On la voit : courir et grimper dans un arbre pour échapper aux assiduités de son satyre d'oncle, puis en redescendre prestement pour partir dans la carriole du curé qui passait par là ; toréer bravement une vachette dans l'arène pendant trois, quatre minutes (alors qu'on nous a dit un moment avant que les vachettes étaient plus dangereuse que les taureaux parce qu'elles chargeaient yeux ouverts) ; "clasher" avec son amoureux (Stephen Boyd) et même se battre avec lui, parce que, n'ayant pas mangé depuis deux jours, il veut tuer le petit cochon noir qui les accompagne dans leur fuite et qu'elle s'y oppose absolument ; etc.
Le sommet comique du film est probablement atteint lorsque les deux fugitifs (Bardot et Boyd) arrivent, après avoir longé une falaise rocheuse, devant une rivière supposée torrentueuse et intraversable (en tout cas, c'est ce que les forces de police lancées à leur poursuite diront un peu plus tard). Les deux amants sont à pied, avec un âne qui a des paniers sur le dos (et le petit cochon noir dans un des paniers); lui est prêt à renoncer, mais elle (Bardot) s'y refuse ("Il faut traverser, on y arrivera") ; elle tire l'âne dans la rivière, puis se jette à l'eau, tandis que Boyd force l'âne à avancer plus avant en lui tapant avec une badine sur le postérieur à coups redoublés (tout ça montré à l'écran) et voilà les 4 fugitifs (Bardot, Boyd, l'âne et le petit cochon noir !) qui remontent à la nage le cours d'eau prétendument torrentueux, afin d'échapper à la police... et on les retrouve un peu plus loin tous les quatre sains et saufs (mais affamés).
Bref, c'est très maladroitement raconté, filmé, éclairé et, malgré la cocasserie (souvent involontaire) des situations, ça paraît interminable.