Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne

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Les Aventures de Tintin :
Le Secret de La Licorne

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Logo du film

Titre original The Adventures of Tintin: The Secret of the Unicorn
Réalisation Steven Spielberg
Scénario Steven Moffat
Joe Cornish
Edgar Wright
Acteurs principaux
Sociétés de production Amblin Entertainment
The Kennedy/Marshall Company
WingNut Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Genre aventure, animation
Sortie 2011
Durée 107 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne (The Adventures of Tintin : The Secret of the Unicorn) est un film d'aventure américano-néo-zélandais en capture de mouvement 3D réalisé par Steven Spielberg et produit par Peter Jackson, sorti en 2011.

Le scénario de Steven Moffat, Edgar Wright et Joe Cornish s'inspire de trois albums de bandes dessinées de Hergé : Le Secret de La Licorne, Le Crabe aux pinces d'or et Le Trésor de Rackham le Rouge[1].

Premier film de la « trilogie Tintin », son avant-première a eu lieu le 22 octobre 2011 à Bruxelles (Belgique)[2]. Le film est sorti au Québec le 9 décembre 2011 et aux États-Unis le 21 décembre 2011 (en Digital 3D et IMAX)[3].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Tintin, un jeune reporter belge accompagné de son chien blanc Milou, achète une maquette de La Licorne à bon marché dans une brocante en Belgique. Il est immédiatement accosté par Barnabé et Ivan Ivanovitch Sakharine qui tentent de racheter le modèle réduit, mais sans succès. Tintin rentre chez lui, mais la maquette est cassée lorsque Milou chasse un chat qui s'était aventuré dans l'appartement. Alors que le bateau se brise, un petit parchemin qui était caché dans l'un des mâts tombe sur le sol et roule en dessous de la commode. Pendant ce temps, les deux détectives Dupond et Dupont recherchent Aristide Filoselle, un pickpocket qui sévit dans les environs. Après le vol de son trois-mâts, Tintin rend visite à Sakharine au Château de Moulinsart, où il apprend qu'il existe en réalité deux mêmes exemplaires de la maquette. En rentrant chez lui, il constate que son appartement a été cambriolé. C'est alors qu'il a l'idée de soulever la commode, où il retrouve un parchemin qui était caché dans sa maquette. Peu après, Barnabé se présente pour aller parler à Tintin au plus vite, mais une voiture arrive, et le tue d'une rafale de tirs.

Plus tard, Tintin est capturé par deux complices de Sakharine et emprisonné sur le cargo Karaboudjan. Il s'échappe et rencontre le capitaine du navire, Archibald Haddock. Haddock se saoule au whisky que lui fournit intentionnellement Allan, un sbire de Sakharine. Ainsi le capitaine est ivre en permanence et ne sait pas ce qui se passe réellement sur son bateau. Tintin et Haddock (ainsi que Milou) s'échappent du Karaboudjan à l'aide d'un canot de sauvetage. Allan et ses hommes de main ayant repéré où les protagonistes se trouvaient en mer, le Karaboudjan vire à tribord et écrase leur canot (qui s'avère rapidement être un leurre). Sakharine envoie un hydravion pour les retrouver, mais Tintin, à l'aide de son pistolet, tire sur celui-ci et réussit à couper temporairement le moteur. Les deux pilotes capturés, Tintin et Haddock prennent les commandes de l'hydravion pour se diriger en Afrique du Nord, plus précisément dans le port de l'émirat de Bagghar. À la suite d'un violent orage, ils s'écrasent dans le désert.

Déshydraté par la chaleur et souffrant d'un grand manque d'alcool, Haddock se met à halluciner et raconte l'histoire de son ancêtre, le chevalier François de Hadoque, capitaine de La Licorne au XVIIe siècle. Son navire fut attaqué par un navire pirate, commandé par Rackham le Rouge, et, après avoir été provisoirement mis hors de combat, fait prisonnier, s'être échappé et avoir vaincu Rackham, François de Hadoque coule son propre bateau en provoquant une explosion à l'aide de barils de poudre. Par la suite, il fabrique des modèles réduits de son navire, un pour chacun de ses trois fils, contenant tous un parchemin légèrement différent. Une fois superposés, les trois parchemins se complètent et révèleront, par transparence, le lieu du trésor caché de La Licorne. Arrivés à Bagghar, Tintin et le capitaine trouvent la troisième maquette en possession du cheikh Omar Ben Salaad, mais elle est protégée par une vitre pare-balles. Le plan de Sakharine prévoyait que la voix aiguë de la chanteuse d'opéra Bianca Castafiore, le « Rossignol milanais », briserait cette vitre. Ainsi, à l'aide de son faucon, il pourrait s'emparer du troisième parchemin. Après une trépidante poursuite de Sakharine et de ses acolytes par Tintin et Haddock, Sakharine réussit à s'échapper avec les trois documents. Tintin, grâce à la motivation du capitaine Haddock, le retrouve en Europe et réussit à prévenir la police de son arrivée dans les docks. Sakharine, qui se révèle être le descendant de Rackham le Rouge, se bat contre le capitaine à coups de grues et Haddock en ressort finalement victorieux. Sakharine est arrêté par la police.

Avec les trois parchemins enfin en leur possession, Tintin et Haddock découvrent, au château de Moulinsart, le trésor derrière un mur dans les caves, dissimulé à l'intérieur d'un globe terrestre où figure une île ignorée. C'est en appuyant sur cette île qu'ils déclenchent l'ouverture du globe, conformément à la tradition familiale énonçant que « seul un Haddock peut trouver le trésor », car le capitaine, grand marin, s'aperçoit immédiatement que l'île est inconnue. Finalement, le globe contient seulement une partie du trésor, mais en plus, un autre parchemin indiquant l'emplacement de l'épave de La Licorne où doit se trouver le reste.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Steven Spielberg à l'avant-première parisienne du film au cinéma Le Grand Rex, le 22 octobre 2011.

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Le projet est né dans les années 1980, à l'époque des Aventuriers de l'arche perdueSteven Spielberg découvrit en novembre 1982[7] une critique d'un journaliste qui avait comparé Indiana Jones à Tintin. Ce personnage lui était tellement inconnu qu'il s'était renseigné à son propos en lisant la collection d'Hergé avec qui il était « entré en contact en 1983, nous devions nous rencontrer mais il est mort subitement quelques jours avant. C'était il y a presque trente ans… »[8]. Il rencontra alors, peu après l'enterrement, Fanny Rémi[9], l'épouse du feu dessinateur, qui entamera les droits d'adaptation, car, de son vivant, son mari l'avait considéré comme le meilleur réalisateur possible pour adapter ses œuvres à l'écran[7].

Scénario[modifier | modifier le code]

De droite à gauche: Charles Picqué (Ministre-président de la Région Bruxelles-Capitale), Fanny Rodwell, Freddy Thielemans (Bourgmestre de Bruxelles), Steven Spielberg, la Princesse Astrid de Belgique et ses filles.

Steven Spielberg s'était longtemps concentré sur un scénario avec plusieurs auteurs — dont Melissa Mathison, scénariste de E.T. l'extra-terrestre, qui voyait Tintin en Afrique combattant contre les chasseurs d’ivoire — sans en recevoir un seul qui pourrait rendre justice à l'univers d'Hergé[10].

Steven Moffat, a été officiellement le premier mandaté, en 2007, pour écrire les deux premiers films avant de se retirer du projet, en juillet 2008, quand il fut engagé comme showrunner de la série Doctor Who, poste qui lui demanda un engagement à plein temps incompatible avec la poursuite de l'écriture du scénario du film[11]. Steven Spielberg et Peter Jackson, coproducteur, choisirent alors Edgar Wright et Joe Cornish, auteurs britanniques et fanatiques de Tintin, qui connaissent bien le personnage[8].

Promesse tenue à Hergé et son épouse, Steven Spielberg a assuré dans une entrevue que, dans le film, il n'y aura « pas de téléphone portable, pas de postes de télévision, pas de voitures modernes, juste l’Europe intemporelle. Nous respectons religieusement son art, jusque dans les personnages secondaires[12]. »

Le film se base principalement sur les albums Le Crabe aux pinces d'or et Le Secret de La Licorne. Peter Jackson a confirmé en entrevue que ce film ne reprendrait quasiment aucun élément de l'album Le Trésor de Rackham le Rouge, qui sera plutôt intégré au deuxième film[13]. En conséquence, Tryphon Tournesol n'est pas présent dans le film Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne[14].

Pour les besoins de l'adaptation, les scénaristes ont intégré le mystère du Trésor de La Licorne à l'intrigue du Crabe aux pinces d'Or, et ont réécrit certains personnages, comme Ivan Ivanovitch Sakharine, personnage secondaire dans l'album Le Secret de La Licorne mais qui devient le méchant principal du film[13]. De ce fait, les frères Loiseau qui sont les méchants dans l'album sont totalement absents, mais leurs visages apparaissent tout de même au début du film en arrière plan, quand Hergé dessine Tintin. En outre, Bianca Castafiore qui n'apparaît dans aucun des trois albums dont est tiré le film y est présente. De nombreuses références à d'autres albums sont également glissées dans le film comme par exemple les nombreux articles dans le bureau de Tintin qui évoquent ses exploits passés dans Tintin au Congo, Les Cigares du pharaon, L'Oreille cassée ou encore Le Sceptre d'Ottokar ou encore la fuite de Sakharine dans une jeep identique à celle des Dupondt dans Tintin au pays de l'or noir.

D'autres personnages comme celui de Barnabé sont transformés. Dans le film, Barnabé Dawes est un mélange entre Barnabé, homme de main des frères Loiseau à qui il emprunte les traits et le prénom ; Herbert Dawes, marin de l'équipage du Karaboudjan retrouvé noyé pour avoir divulgué des informations (à qui il emprunte le nom de famille) et Bunji Kuraki, agent de la sûreté de Yokohama retenu prisonnier sur le Karaboudjan à qui il emprunte la fonction en tant qu'agent du FBI. La fameuse scène de l'album Le secret de la Licorne ou Barnabé montre à Tintin des oiseaux pour lui donner un indice juste après avoir reçu une balle dans le dos (signe qui a beaucoup fait réfléchir les lecteurs à l'époque ou Tintin était encore diffusé dans le journal sous la forme d'une page par semaine) n'est pas présente dans le film principalement car il n'est pas fait référence aux frères Loiseau.

Auditions[modifier | modifier le code]

« L'avantage de la performance capture, c'est que votre casting est ouvert à tous les acteurs. C'est le seul film où Simon Pegg et Nick Frost peuvent jouer des jumeaux, par exemple ! »

— Peter Jackson, dans une entrevue.

Après avoir travaillé avec lui pour le remake de King Kong, Peter Jackson a choisi Jamie Bell[15] pour le rôle de Tintin, le premier interprète envisagé, Thomas Sangster, ayant abandonné le rôle à cause de problèmes de planification[4]. Le capitaine Haddock est interprété par Andy Serkis. Bien qu'il ait joué deux rôles nécessitant la capture de mouvement pour Le Seigneur des anneaux et King Kong de Peter Jackson, il a cependant craint qu'en plaisantant, ce dernier ne lui demande de jouer Milou[16], le chien de Tintin. C'est Steven Spielberg qui l'a choisi parce qu'« Il est brillant. Il peut pousser jusqu’à la farce et le burlesque sans jamais franchir la ligne jaune. Il a eu le courage d’emmener Haddock là où nous voulions aller[10] », dit-il à Empire. En même temps, il tient également le rôle de son ancêtre le chevalier François de Hadoque, le capitaine de la Licorne, dans les flashbacks.

Après la sortie du film, il est révélé que l'acteur Danny DeVito a participé au tournage, mais que ses scènes ont été supprimées au montage[17].

Tournage[modifier | modifier le code]

Bien que la production ait débuté le 26 janvier 2009[18] pour le premier volet de la trilogie en images de synthèse avec capture de mouvement, Steven Spielberg avait terminé les premières prises de vues du film en trente-deux jours seulement avant de passer la main à Peter Jackson[19],[15] qui travaillera ensuite sur les effets spéciaux pour les dix-huit prochains mois dans son studio Weta à Wellington en Nouvelle-Zélande.

Musique[modifier | modifier le code]

John Williams, collaborateur attitré de Steven Spielberg depuis Sugarland Express, a composé la bande originale du film[20] qui sortit le 21 octobre 2011 de chez Sony Classical[21].

The Adventures of Tintin

Bande originale par John Williams
Film Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne
Sortie 21 octobre 2011
Durée 65:26
Compositeur John Williams
Label Sony Classical

Albums par John Williams

No Titre Durée
1. The Adventures of Tintin 3:07
2. Snowy’s Theme 2:09
3. The Secret of the Scrolls 3:12
4. Introducing the Thompsons and Snowy’s Chase 4:08
5. Marlinspike Hall 3:58
6. Escape from the Karaboudjan 3:20
7. Sir Francis and the Unicorn 5:05
8. Captain Haddock Takes the Oars 2:17
9. Red Rackham’s Curse and the Treasure 6:10
10. Capturing Mr. Silk 2:57
11. The Flight to Bagghar 3:33
12. The Milanese Nightingale 1:29
13. Presenting Bianca Castafiore 3:27
14. The Pursuit of the Falcon 5:43
15. The Captain’s Counsel 2:10
16. The Clash of the Cranes 3:48
17. The Return to Marlinspike Hall and Finale 5:51
18. The Adventure Continues 2:58
65:22

Un second album, intitulé The Adventures of Tintin - For Your Consideration a été édité en 2012. Il comprend quelques pistes supplémentaires ainsi que les versions instrumentales telles qu'entendues dans le film, contrairement à l'édition de 2011 qui a été pensée comme une œuvre de concert, comme cela est traditionnellement le cas avec les bandes originales de John Williams.

Promotion[modifier | modifier le code]

Lors du dernier congrès du Comic-Con du 21 juillet et 24 juillet 2011 à San Diego (Californie), Steven Spielberg et Peter Jackson ont parlé avec humour de leur rencontre, de la bande dessinée de Hergé et du tournage en capture de mouvement avec les acteurs[22]. Peter Jackson a indiqué qu'il avait travaillé sur ce projet depuis cinq ou six ans avec Steven Spielberg. S'y trouvait aussi l'acteur Andy Serkis qui a parlé de son rôle (le capitaine Haddock).

Accueil[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

Le 22 octobre 2011, en présence de Steven Spielberg, de Kathleen Kennedy, de Jamie Bell et de Gad Elmaleh[23], la première a lieu à Bruxelles. Sont également présentes les personnalités locales Jean-Pierre Talbot (le Tintin des années 1960), Jaco Van Dormael (qui a failli adapter Tintin au Tibet au cinéma) et Didier Van Cauwelaert (auteur de l'adaptation en français de la comédie musicale Tintin, le Temple du Soleil). Les critiques belges, françaises[24],[25] et anglo-saxonnes sont positives dans leur majorité[26],[27].

Si le film a été jugé visuellement très réussi, certains critiques[réf. nécessaire] ont pointé du doigt le photoréalisme des personnages qui les rendrait inexpressifs, ainsi qu'un scénario maladroit dans sa deuxième partie en raison du lien établi entre Rackham le Rouge et Sakharine.

Box-office[modifier | modifier le code]

Sorti aux États-Unis pour les fêtes de Noël, Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne se fait devancer par Mission impossible : Protocole Fantôme et Sherlock Holmes : Jeu d'ombres, projetés dans 400 salles de plus[28], mais remplit les estimations de la Paramount[28]. En fin d'exploitation sur le continent nord-américain, en février 2012, le film n'aura rapporté qu'environ 77 591 831 $[28]. C'est à l'international, avec 295 000 000 $ de recettes (essentiellement en France avec 53 970 688 $[28], suivis par les écrans britannique et espagnol) que le film rembourse son budget et réalise des bénéfices.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Le 9 janvier 2012, la Visual Effects Society a annoncé 6 nominations pour ce film[31] :

  • Effets visuels exceptionnels dans un long-métrage d’animation
  • Personnage animé exceptionnel dans un long-métrage d’animation (Tintin)
  • Environnement créé exceptionnel dans un long-métrage d’animation (Bagghar)
  • Environnement créé exceptionnel dans un long-métrage d’animation (Quais)
  • Environnement créé exceptionnel dans un long-métrage d’animation (Bataille de pirate)
  • Cinématographie virtuelle exceptionnelle dans un long-métrage d’animation

Autour du film[modifier | modifier le code]

Adaptations[modifier | modifier le code]

En juin 2011, l'entreprise Ubisoft Montpellier en collaboration avec Paramount Digital Entertainment révèle la bande-annonce de l'adaptation du film en jeu vidéo Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne, le jeu sorti le 20 octobre 2011 en France avant les États-Unis[32]. Il est compatible avec Xbox360, PlayStation 3, Wii, 3DS et PC[33].

En octobre 2011, est sorti un jeu de société de type coopératif, créé par Pascal Bernard et publié par M6 Interactions et Tactic. Le 13 octobre 2011 est sorti dans les pays anglophones un livre intitulé The Art of The Adventures of Tintin[34]. Préfacé par Steven Spielberg et Peter Jackson, cet ouvrage de deux cent pages, écrit par Chris Guise et publié par le studio Weta et l'éditeur HarperCollins, présente les coulisses du tournage. Le livre est paru en octobre 2011 en français sous le titre Art book, les aventures de Tintin[35].

Chris Guise, préface de Steven Spielberg et Peter Jackson (trad. Olivier Noerdinger), Art book, les aventures de Tintin, aux éditions Weta / Moulinsart, 1re éd. octobre 2011, 200 p. (ISBN 978-2-87424-288-5).

Trilogie Tintin[modifier | modifier le code]

Article principal : Trilogie Tintin.

Références aux bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Dans le générique de début, Tintin marche dans une ruelle avant de tomber dans un piège et l'enseigne du pub devant lequel il passe représente le Pélican d'Or de Syldavie.

Au début du film, Tintin se fait faire le portrait par un artiste. Le dessin qui en résulte représente Tintin tel qu'on le connait dans la bande dessinée originale. Par ailleurs, l'artiste représente vraisemblablement Hergé lui-même, l'auteur de Tintin.

L'appartement du héros regorge de références aux différents albums de Tintin sous formes d'objets de décorations, souvenirs et autres coupures de presse rappelant ses exploits. Ainsi, sur un journal exposé dans son appartement, il est écrit que Tintin a retrouvé le professeur Fang Seh Yeng du Lotus Bleu. On aperçoit également le fétiche Arumbaya, posé sur une étagère dans le salon. On peut voir aussi les skis inutiles achetés à Oliveira De Figueira dans Les cigares du pharaon, ainsi que des objets de tribus du Congo. Dans les photos encadrées dans son bureau, on aperçoit Tintin qui défile dans une voiture saluant les citoyens de Chicago.

Dans le film, on peut voir aussi plusieurs références à l'album Le Crabe aux pinces d'or. Par exemple, lorsque Milou fait chuter une caisse pour stopper les matelots du Karaboudjan, celle-ci est remplie de boites de crabe extra comme celles remplies d'opium dans l'album. Par ailleurs, dans le palais d' Omar Ben Salaad, la fontaine est un gros crabe doré et il y a également la même sculpture moderne que dans Tintin et les Picaros.

Le Tank d'Omar Ben Salaad pourchassant les héros fait penser à une scène similaire dans l'Affaire Tournesol. C'est également le cas lorsque la Castafiore fait exploser le verre en chantant.

Lors de la poursuite entre Tintin et Sakharine, on peut aussi voir une référence à l'album Tintin au pays de l'or noir, Sakharine et ses hommes conduisant la même voiture que conduisent les Dupondt dans cet album.

Tintin ralentit sa chute en s’agrippant aux pattes de l'aigle de Sackharine, comme avec le condor dans Le Temple du Soleil.

La scène où Milou effraie le gros chien en aboyant de toutes ses forces fait penser à une autre scène avec Ranko, le gorille dans L'Île Noire.

Quand l'avion est en chute libre, Milou et le Capitaine Haddock aspirent des bulles d'alcool en apesanteur, comme dans la fusée dans On a marché sur la Lune.

On peut voir une référence au Sceptre d'Ottokar quand Tintin, en voiture avec la Castafiore, regarde les vitres "Securit".

La rampe de l'hydravion sur le cargo est la même que dans L'étoile mystérieuse.

Le casque de scaphandre dans la cabine du Capitaine Haddock rappelle celui du Trésor de Rackham le Rouge.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Liam Engle, « Tintin : Des infos et des intox sur le projet », sur Spielberg News,‎ 21 août 2008 (consulté le 1er janvier 2011)
  2. (en) The Associated Press, « Tintin Has World Premiere in His Hometown », sur NPR,‎ 22 octobre 2011 (consulté le 22 octobre 2011)
  3. (en) « The Adventures of Tintin Official Movie Site », sur Paramount Pictures (consulté le 13 octobre 2011)
  4. a et b (en) Anne Thompson, « Films Up in the Air after Studios Split », sur Variety,‎ 9 octobre 2008 (consulté le 1er janvier 2011)
  5. « Les dates de sortie à travers le monde », sur tintin-movie.net,‎ 18 mai 2011 (consulté le 20 mai 2011)
  6. « Tintin change de voix ? », sur Allô Doublage,‎ 6 septembre 2011
  7. a et b Didier Pasamonik, « Steven Spielberg va enfin produire Tintin  », sur ActuaBD,‎ 8 mars 2007 (consulté le 1er janvier 2011)
  8. a et b Ian Freer, « Steven Spielberg et Peter Jackson dans les coulisses de Tintin », Studio Ciné Live,‎ décembre 2010, p. 50-51 (ISSN 1969-9441)
  9. Olivier Delcroix, « Les premières images de Tintin de Steven Spielberg », sur Le Figaro,‎ 2 novembre 2010 (consulté le 1er janvier 2011)
  10. a et b Gaël Golhen, « Le magazine Empire dévoile enfin toutes les infos sur Tintin », sur Première,‎ 8 novembre 2010 (consulté le 2 janvier 2011)
  11. Caroline Graham, « £500,000 Mr Spielberg? Sorry, I've got a date with the Beeb, says the new Dr Who writer », sur Daily Mail,‎ 9 juillet 2008 (consulté le 2 janvier 2011)
  12. « Tintin : Steven Spielberg et Peter Jackson lâchent des infos », sur Première,‎ 3 décembre 2009 (consulté le 2 janvier 2011)
  13. a et b Joshua Starnes, « Steven Spielberg and Peter Jackson on “The Adventures of Tintin” », sur Comingsoon,‎ 29 juillet 2011
  14. Jason Barr, « Comic-Con 2011: Steven Spielberg and Peter Jackson Interview “Adventures of Tintin” », sur Collider,‎ 22 juillet 2011
  15. a et b (en) Tatiana Siegel, « Spielberg, Jackson dig into “Tintin” », sur Variety,‎ 6 mars 2009 (consulté le 1er janvier 2011)
  16. (en) « The Cottage - Andy Serkis Interview », sur indieLondon,‎ 2007 (consulté le 1er janvier 2011)
  17. « Danny de Vito coupé au montage de Tintin ! » - AlloCiné
  18. « Paramount Pictures et Sony Pictures Entertainment annoncent le début, le 26 janvier, de la photographie principale du film Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne  », sur PR Newswire,‎ 27 janvier 2009 (consulté le 1er janvier 2011)
  19. « Tintin : Spielberg passe le relais à Jackson », sur Neuvième Art,‎ 11 mars 2009 (consulté le 1er janvier 2011)
  20. « Sony Classical to Release John Williams’ “The Adventures of Tintin” Soundtrack  », sur Film Music Reporter,‎ 8 août 2011 (consulté le 6 octobre 2011)
  21. « The Adventures of Tintin », sur Amazon.fr,‎ 21 octobre 2011 (consulté le 30 janvier 2012)
  22. Isabelle Hontebeyrie, « Comic-Con : Steven Spielberg et Peter Jackson parlent de Tintin », sur Le Buzz Info,‎ 23 juillet 2011 (consulté le 3 septembre 2011)
  23. Projection à l'UGC-De Brouckère simultanément dans huit salles.
  24. Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne sur Allociné
  25. « Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne », sur Cinebel (consulté le 27 octobre 2011)
  26. The Adventures of Tintin (2011) sur Rottentomatoes.com
  27. (en) « First Reviews of Steven Spielberg's "Tintin », sur worstpreviews.com,‎ 17 octobre 2011 (consulté le 27 octobre 2011)
  28. a, b, c et d (en) « The Adventures of Tintin », Box Office Mojo,‎ 1er mars 2012 (consulté le 4 mars 2012)
  29. AlloCine
  30. (en) Satellite Awards Winners 2011. Consulté le 29 décembre 2011.
  31. [1]
  32. Pierre-Éric Salard, « Les Aventures de Tintin s'animent en jeu vidéo », sur Fantasy,‎ 11 juin 2011 (consulté le 12 juin 2011)
  33. Anonyme, « Jouons BD ! », sur Bedeo,‎ juin 2011 (consulté le 12 juin 2011)
  34. (en) « The Art of The Adventures of Tintin to be translated  », sur Wetanz,‎ 24 août 2011 (consulté le 3 septembre 2011)
  35. « Artbook : Les Aventures de Tintin », sur Tintin.com,‎ 19 octobre 2011 (consulté le 1 novembre 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]