Les Arpenteurs du monde

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Les Arpenteurs du monde
Auteur Daniel Kehlmann
Genre Roman
Version originale
Titre original Die Vermessung der Welt
Éditeur original Rowohlt Verlag
Langue originale allemand
Pays d'origine Allemagne
Date de parution originale 2005
ISBN original 3-498-03528-2
Version française
Traducteur Juliette Aubert
Éditeur Actes Sud
Collection Lettres allemandes
Date de parution 2007
Nombre de pages 298
ISBN 2-7427-6545-X

Les Arpenteurs du monde est un roman de Daniel Kehlmann paru en 2005 en allemand et traduit en français en 2007 par Juliette Aubert.

Il raconte, mêlés à des éléments de fiction, les biographies du mathématicien Carl Friedrich Gauss (1777–1855) et du géographe naturaliste Alexander von Humboldt (1769–1859).

Le roman devint rapidement un succès de librairie en Allemagne, puis dans le monde entier, atteignant la seconde place du classement du New York Times publié le 15 avril 2007 sur les meilleures ventes internationales de livres de l'année 2006.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le roman commence en 1828 avec le voyage de Gauss, le « prince des mathématiques » qui se rend, accompagné de son fils Eugen, à un congrès de naturalistes à Berlin où Humboldt l'a invité.

Après ce voyage, les deux chercheurs ont entretenu une correspondance pour échanger des idées sur leurs projets. Les deux protagonistes ont travaillé au cours de leur vie comme arpenteurs, ce qui a donné son titre au roman.

Au milieu de cette trame sont racontés les moments clés des vies de Gauss et de Humboldt, commençant par décrire leur enfance, puis leurs nombreuses découvertes et enfin le déclin de leurs capacités mentales dû à la vieillesse.

Remarques[modifier | modifier le code]

Humboldt a été élevé avec son frère Wilhelm dans un château avec des professeurs particuliers et s'intéressait déjà aux insectes.

L'influence de Goethe amena son frère Wilhelm à faire de la politique et de la linguistique alors que Alexander poursuivra de son côté une carrière scientifique. Après ses études, Alexander devint inspecteur des mines puis se décida, après le décès de sa mère, à faire une expédition en Amérique du Sud avec Aimé Bonpland.

Gauss est issu d'une famille pauvre dont les parents sont peu instruits.

Très jeune, il lui semblait que tout le monde parlait et réfléchissait trop lentement.

Un de ses professeurs de mathématiques découvrit son don pour cette science et le poussa à continuer dans cette voie.

Le comte Carl Wilhelm Ferdinand von Braunschweig paya pour ses études ce qui lui permit d'entrer au lycée puis à l'université.

Il écrivit ensuite son œuvre principale Disquisitiones arithmeticae.

Il travailla à l'observatoire de Göttingen.

Gauss se maria deux fois et eut des enfants auxquels il ne s'est pas intéressé, dont Eugen avec sa deuxième femme.

Analyse du style[modifier | modifier le code]

Le rythme du roman est déterminé par la succession rapide des découvertes mathématiques et géographiques. Une biographie traditionnelle reconstruit les dates, les faits et les séjours ; ce roman au contraire y renonce presque complètement, mais raconte tout de même une partie des vies de Gauss et de Humboldt d'une manière très claire et lucide : seize chapitres de huit à quarante pages chacun avec des titres pertinents (Le Voyage, La Mer, etc.) qui sont une allusion aux titres précis des traités scientifiques.

Le style laconique des phrases courtes rappelle l'allemand du XIXe siècle et l'emploi du style indirect pour la majorité des dialogues signale bien plus qu'une simple distance entre l'auteur et ses personnages.

Le ton ironique est omniprésent.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Éditions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]