Lepidodactylus lugubris

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Lepidodactylus lugubris

Description de l'image  Lepidodactylus lugubris 2.jpg.
Classification selon ReptileDB
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Reptilia
Sous-classe Lepidosauria
Ordre Squamata
Sous-ordre Sauria
Infra-ordre Gekkota
Famille Gekkonidae
Genre Lepidodactylus

Nom binominal

Lepidodactylus lugubris
(Duméril & Bibron, 1836)

Synonymes

  • Platydactylus lugubris Duméril & Bibron, 1836
  • Peropus neglectus Girard, 1858
  • Hemidactylus meijeri Bleeker, 1859
  • Dactyloperus pomareae Fitzinger, 1861
  • Peripia cantoris Günther, 1864
  • Gecko harrieti Tytler, 1865
  • Gymnodactylus caudeloti Bavay, 1869
  • Peropus roseus Cope, 1869
  • Peripia meyeri Günther, 1872
  • Peripia mysorensis Meyer, 1874
  • Peripia ornata Macleay, 1877
  • Lepidodactylus divergens Taylor, 1918
  • Gehyra variegata ogasawarasimae Okada, 1930

Lepidodactylus lugubris est une espèce de geckos de la famille des Gekkonidae[1].

Distribution[modifier | modifier le code]

Cette espèce se rencontre[1] :

Elle a été introduite au Mexique, au Nicaragua, au Costa Rica, au Panama, en Colombie, au Venezuela, au Suriname, au Chili, aux îles Galápagos, à Hawaï et aux Seychelles.

Habitat[modifier | modifier le code]

Cette espèce est adaptée à de nombreux biotopes, comme des arbres dans les mangroves, dans des palmiers, dans des rochers près des rivages et même dans les habitations humaines.

Elle vit dans des climats tropicaux humides. Les températures sont raisonnablement chaudes (moins de 30 °C) avec des chutes modérées la nuit, et une différence faible l'hiver. C'est un climat humide, avec une hygrométrie variant généralement entre 70 et 90 % selon le moment de la journée et la saison.

Description[modifier | modifier le code]

Lepidodactylus lugubris
Lepidodactylus lugubris

C'est un gecko d'une longueur de 10 cm dont près de la moitié pour la queue. La couleur de base est marron-crème, avec des bandes transversales en zig-zag brun et beige. Le dessous du corps est beige.

Ce gecko est capable de vocaliser. Son cri consiste en des séries de sons courts ressemblants à tchik.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Ces geckos sont insectivores mais ils peuvent également consommer des fruits.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Cette espèce est parthénogénétique, c’est-à-dire que les femelles pondent des œufs pouvant se développer sans être fécondés, les (rares) cas d'observation de mâles reportés parlent tous de mâles stériles. Cela dit, et selon les sources, il est également dit que cette espèce est à la base dotée d'une reproduction sexuée « classique » mais que les femelles peuvent s'adapter à l'absence de mâle en devenant parthénogénétiques.

Ces animaux peuvent se reproduire avant leur première année, vers huit à dix mois.

Les pontes se font en général par séries de deux œufs, et ce sont des geckos prolifiques. Les œufs sont normalement collés à un support quelconque, et ne peuvent être décollés sans risques. Les œufs incubent durant deux mois à 21-22 °C.

Les petits mesurent entre trois et quatre centimètres à la naissance. Ils ont le même régime alimentaire que les adultes (la taille des proies est différente bien sûr), mais sont plus sensibles à la déshydratation que les adultes.

Les adultes peuvent à l'occasion pourchasser les petits.

Éthologie[modifier | modifier le code]

Ces geckos sont nocturnes, mais sont également actifs ponctuellement durant la journée.

Les femelles sont plus territoriales que les femelles des autres espèces de geckos, mais pas autant que les mâles de ces autres espèces.
Certains auteurs notent par ailleurs que des comportements homosexuels entre les femelles peuvent parfois se produire.

Philatélie[modifier | modifier le code]

L'espèce a été représentée sur des timbres des pays suivants :

  • Kiribati : en 1986 (15 c.)
  • Salomon : en 1979 (10 c.)
  • Tuvalu : en 1986 (15 c.)

En captivité[modifier | modifier le code]

Ce gecko se rencontre en terrariophilie.

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • Duméril & Bibron, 1836 : Erpetologie Générale ou Histoire Naturelle Complete des Reptiles. Librairie Encyclopédique Roret, Paris, vol. 3, p. 1-517 (texte intégral).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cuéllar & Kluge, 1972 : Natural parthenogenesis in the gekkonid lizard Lepidodactylus lugubris. Journal of Genetics, vol. 61, n. 1, p. 14-26.
  • Cuellar, 1984 : Histocompatibility in Hawaiian and Polynesian populations of the parthenogenetic gecko Lepidodactylus lugubris. Evolution, vol. 38, n. 1, p. 176-185.
  • Mau, 1978 : Nachweis natürlicher Parthenogenese bei Lepidodactylus lugubris durch Gefangenschaftsnachzucht (Reptilia: Sauria: Gekkonidae). Salamandra, vol. 14, n. 2, p. 90-97.
  • Pasteur, Agnese, Blanc & Pastuer, 1987 : Polyclony and low relative heterozygosity in a widespread unisexual vertebrate, Lepidodactylus lugubris (Sauria). Genetica, vol. 75, p. 71-79.
  • Röll, 2002 : Lepidodactylus lugubris (Duméril & Bibron). Sauria (Suppl.), vol. 24, n. 3, p. 545-550.
  • Röll & von Düring, 2008 : Sexual characteristics and spermatogenesis in males of the parthenogenetic gecko Lepidodactylus lugubris (Reptilia, Gekkonidae). Zoology, vol. 111, n. 5, p. 385-400.
  • Rösler, 1992 : Beobachtungen an drei Männchen des parthenogenetischen Geckos Lepidodactylus lugubris (Duméril & Bibron 1836). Sauria, vol. 14, n. 3, p. 25-26.
  • Van Setten & Van Setten, 2003 : Onze ervaringen met Lepidodactylus lugubris. Lacerta, vol. 61, n. 1, p. 28-31.
  • Volobouev, Pasteur, Ineich & Dutrillaux, 1993 : Chromosomal evidence for a hybrid origin of diploid parthenogenetic females from the unisexual-bisexual Lepidodactylus lugubris complex (Reptilia, Gekkonidae). Cytogenet Cell Genet, vol. 63, n. 3, p. 194-199.
  • Yamashiro & Ota, 1998 : Discovery of a male phenotype of the Partenogenetic gecko, Lepidodactylus lugubris, on Ishigakijima Island of the Yaeyama Group, Ryukyu Archipelago. Japanese Journal of Herpetology, vol. 17, n. 4, p. 152-155.
  • Yamashiro, Toda & Ota, 2000 : Clonal Composition of the Parthenogenetic Gecko, Lepidodactylus lugubris, at the Northernmost Extremity of Its Range. Zoological Science, vol. 17, n. 7, p. 1013-1020.

Notes et références[modifier | modifier le code]