Leopoldo Lugones

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Leopoldo Lugones en 1922 (Caras y Caretas)

Leopoldo Lugones, né à Villa de María del Río Seco (département de Río Seco, Argentine) le 13 juin 1874, mort à Tigre le 18 février 1938, était un poète, romancier, noveliste et essayiste argentin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Leopoldo Lugones est le fils de Santiago Lugones et Custodia Argüello. Au cours de son enfance, sa famille déménage à Santiago del Estero, puis à Ojo de Agua. Il reçoit une éducation catholique rigoureuse. Ses parents l'envoient ensuite passer son baccalauréat au Colegio Nacional de Córdoba, où il vit chez sa grand-mère maternelle ; ils l'y rejoignent en 1892. Lugones fait son entrée dans les milieux du journalisme et de la littérature.

En 1896, il part à Buenos Aires, où il épouse Juana González. Il se rend en Europe à deux reprises, en 1906 et 1911, comme c'était l'usage à l'époque chez ceux qui appartenaient à l'élite de la capitale argentine. Son seul fils, Polo, naît en 1897. Lugones est à l'origine de constantes polémiques à Buenos Aires, engendrée aussi bien par son œuvre littéraire que par ses fréquentes évolutions idéologiques - il passe par le socialisme, le libéralisme, le conservatisme et le fascisme. Déçu par le contexte politique des années 1930 et par l'échec de ses engagements personnels, il met fin à ses jours le 18 février 1938 dans une chambre de l'hôtel El Tropezón, à Tigre, en buvant un mélange de cyanure et de whisky. Néanmoins, les publications récentes en Argentine ont mis en lumière une autre motivation possible à son suicide : il était très épris d’une jeune fille qu’il avait rencontrée à l’une de ses conférences à l’université, entretenant avec elle une relation passionnée et émotionnelle jusqu’à ce que son fils fasse pression sur lui, après l’avoir découverte, et le contraigne à la quitter, entrainant un état dépressif l’incitant à mettre fin à sa vie[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Illustration parue dans l'édition de 1916 de Cuentos.
Poésie
  • Las montañas del oro (1897)
  • Los crepúsculos del jardín (1905)
  • Lunario sentimental (1909)
  • Odas seculares (1910)
  • El libro fiel (1912)
  • El libro de los paisajes (1917)
  • Las horas doradas (1922)
  • Poemas solariegos (1927)
  • Romances del Río Seco (1938)
  • Cancionero de Aglaura (publication posthume)
Récits et romans
  • La guerra gaucha, (1905)
  • Las fuerzas extrañas, (1906)
  • Cuentos fatales, (1926)
  • El Ángel de la Sombra (1926)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. María Inés Cárdenas de Monner Sans, Cuando Lugones conoció el amor, Buenos Aires, Seix Barral, 1999.