Leopoldo Alas

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Leopoldo Alas (Clarín)

Leopoldo Alas, de son nom complet Leopoldo Enrique García-Alas y Ureña, né le à Zamora (Espagne) et mort le à Oviedo, surnommé « Clarín », est un romancier espagnol du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Il naît à Zamora, où sa famille a déménagé lorsque son père a été nommé gouverneur. Il est le troisième fils du couple, qui vient d’Oviedo. À 7 ans il commence à étudier à l’école des jésuites à León. Depuis le début, il s’adapte bien aux normes et à la discipline du centre et il est considéré comme un élève modèle. Ses camarades l’appellent « le gouverneur » en allusion à la profession de son père. Lors de cette première année d’école, il gagne un prix littéraire qu’il conservera pendant toute sa vie. L’été 1859, toute la famille revient en Asturies. Il commence à lire deux auteurs qui deviendront ses maîtres: Cervantes et Fray Luis de León. Le 4 octobre 1863, à 11 ans, Leopoldo entre à l’Université d’Oviedo pour faire des « études préparatoires » et il fait la connaissance de trois bons amis qui deviendront aussi écrivains: Armando Palacio Valdés, Tomàs Tuero et Pío Rubín.

Arrivée à Madrid[modifier | modifier le code]

Après avoir fini ses études de baccalauréat, il emménage à Madrid, où il retrouve ses amis d’Oviedo, pour faire le doctorat. Avec eux, il rencontre d’autres jeunes intellectuels à la Cervecería Inglesa. Il passe à Madrid quasiment sept ans de sa vie, de 1871 à 1878, en étudiant à la faculté de Droit, où il obtient son doctorat. Les cours des professeurs Adolfo Camus et Nicolás Salmerón lui font découvrir les Krausists, idées qui font lentement naître en lui le doute et le scepticisme philosophique et religieux.

El Solfeo et Revista de Asturias[modifier | modifier le code]

En juillet 1875, il entre à la rédaction du journal El Solfeo. Le journal n’est pas très connu mais son directeur veut que ses collaborateurs prennent comme pseudonyme le nom d’un instrument musical. Leopoldo choisit donc le clairon (Clarín) qui, à partir de ce moment-là, sera le pseudonyme avec lequel il signera tous ses articles. La colonne où il écrit s’intitule «Azotacalles de Madrid». De cette façon, il entre dans le monde littéraire de l’époque et depuis sa colonne il commence à faire des critiques pleines d’ironie de la classe politique de la Restauration monarchique après la première république espagnole.

En plus du genre journalistique, il participe à d’autres genres littéraires. L’été de 1876, Clarin écrit ses premiers contes et poésies dans la Revista de Asturias, dirigée par son ami Félix Aramburu. Avec ces collaborations, il commence à se faire connaître.

Doctorat et Chaire[modifier | modifier le code]

Le premier juillet 1878, il obtient le titre de docteur en Droit civil et canonique. Il présente sa thèse sur le thème « Le droit et la moralité ». C’est le premier livre de Leopoldo et le seul où n’apparait pas son pseudonyme, Clarín. Dans le courant de l’année, il réussira le concours pour devenir professeur d’Économie Politique et Statistique à l’Université de Salamanque. Mais il est dépossédé de la place par le comte de Toreno, ministre d’Instruction Publique de l’époque, qui a été critiqué par Clarín dans El Solfeo.

En 1882, il est nommé professeur d’Économie Politique et Statistique à l’Université de Saragosse et il se marie avec Onofre García Argüelles. L’année suivante, il revient dans les Asturies à l’Université d’Oviedo pour préparer une agrégation de droit romain. Cinq ans plus tard, il obtient également celle de droit naturel.

Décès[modifier | modifier le code]

Clarin était malade depuis quelques années et dans les premiers mois de 1901 il est épuisé. Pendant le mois de mai, invité par son cousin, il voyage à León, où il passe des heures vraiment heureuses. Quand il retourne à Oviedo, il tombe très malade. Il est accompagné par son neveu Alfredo Martínez qui est médecin, et qui lui diagnostique une tuberculose intestinale. Le 13 juin 1901, à sept heures du matin, Leopoldo Alas décède à quarante neuf ans. Le lendemain il est inhumé dans le cimetière d'El Salvador.

Travaux[modifier | modifier le code]

Lorsque les cours universitaires lui laissent du temps libre, il écrit des articles pour les journaux El Globo, La Ilustración, El Imparcial et Madrid Cómico. Il envoie aussi des récits satiriques appelés «Paliques». En 1881, le livre Solos est publié. La même année, il publie dans La Ilustración Gallega y Asturiana l’article « La Universidad de Oviedo », dans lequel il fait l’éloge du conseil de professeurs. À 31 ans, Clarín écrit La Regenta, son chef-d’œuvre. En juin 1885 parait le second volume de cette composition de l’art littéraire. En 1886, on édite son premier livre de contes, intitulé Pipá. En 1889, il finit un essai biographique sur Benito Pérez Galdós, dans une série intitulée « Celebridades españolas contemporáneas ». Fin juin 1891, on édite son second roman: Su único hijo. En 1892, Clarín traverse une crise de personnalité et religieuse qui se reflète dans le conte Cambio de Luz, dont le protagoniste représente l’auteur et ses préoccupations, ses doutes religieux et son scepticisme philosophique. Clarín définit ce personnage comme « mystique honteux ». En 1894, influencé par ses amis l’actrice Maria Guerrero et le dramaturge Echegaray, Clarín publie sa première œuvre théâtrale, Teresa (essai dramatique en un acte et en prose) qui est une page de sa propre vie, mais cette pièce rencontre un échec total.

En 1900, il traduit le roman d’Emile Zola « Travail » pour la Casa Maucci de Barcelone, mais le travail se prolonge pendant quelques mois à cause des technicismes et des mots difficiles, ajoutés au perfectionnisme de Clarín. Il traduit jour et nuit pour achever à la date indiquée par la maison d’édition. Il épuise sa santé mais il est heureux de contribuer à faire connaître « le penseur le plus outragé du XIXe siècle ».

Œuvres (bibliographie)[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Solos de Clarín (1881)
  • La literatura en 1881 (1882)
  • Sermón perdido (1885)
  • Nueva campaña (1887)
  • Ensayos y revistas (1892)
  • Palique (1894)

Romans[modifier | modifier le code]

  • La Regenta (1884-85)
  • Su único hijo (1890)

Contes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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