Lenny Bruce

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Lenny Bruce est un comique, scénariste, acteur et réalisateur américain né le 13 octobre 1925 à Mineola, Long Island (États-Unis), décédé le 3 août 1966 à Hollywood (Californie).

Biographie[modifier | modifier le code]

Humoriste né en 1925 à New York, d'origine modeste, juive (de son vrai nom Leonard Alfred Schneider), d'une mère connue dans le monde du spectacle.

À seize ans il fugue, et après avoir travaillé dans une ferme durant deux ans, puis s'être fait engagé volontaire dans l'US Navy trois autres années, il fourbit ses armes (spirituelles) dans le circuit des cabarets de New York et des hôtels de Catskill, berceau de l'humour Borscht Belt.

Il devient le comique le plus célèbre et le plus controversé des États-Unis dans les années 1960. Arrêté pour obscénité à de multiples reprises, placé sous la plus étroite surveillance du FBI, il incarne l'esprit contestataire de cette décennie et, par son talent pour l'improvisation et sa liberté de ton, reste la référence majeure des humoristes américains qui le considèrent comme le maître, sinon l'inventeur du stand-up

{Stand-up : spectacle largement improvisé, traitant le plus souvent de l'actualité, sans décorum ni orchestration musicale - sauf exception, d'un seul orateur montant en scène, sur le mode humoristique, à tendance caustique, ironique. Une formule assez équivalente à celle des chansonniers français, qui mettaient généralement un point d'honneur à présenter des textes rimés (qu'ils soient chantés ou non). Plus récemment le slameur peut aussi tenir ce rôle, sur de petites scènes, ou dans des lieux publics.}

Il est mort d'une overdose en 1966, (sa santé était précaire suite à une hépatite contractée très tôt, en 1944). Sa disparition intervient un mois après qu'il a accompli une double performance au Fillmore West en concert avec The Mothers Of Invention de Frank Zappa (le 24 et 25 juillet 1966). Une partie de son œuvre sera publiée l'année suivante.

Hommages[modifier | modifier le code]

Bob Fosse consacre à Lenny Bruce en 1974 un film biographique, Lenny, dans lequel Dustin Hoffman interprète le rôle principal.

Guy Bedos lui a rendu hommage dans un sketch, Propos obscènes, estimant que l'obscénité était le comportement des policiers qui, à la mort de Lenny Bruce, ont permis aux journalistes de le prendre en photo la seringue encore dans son bras, allant jusqu'à la repiquer quand elle est tombée.

Dans son roman Vous n'étiez pas là [1] imagine une longue rencontre entre Lenny Bruce et la chanteuse Nico (qui lui a dédié Eulogy to Lenny Bruce dans son album Chelsea Girl) et il réécrit certains des sketches du comique.

John Mayall nomme Lenny Bruce et explique un argument de cet auteur polémiste afin d'étayer son propre message, dans sa chanson (un blues) The Laws Must Change sur l'album The Turning Point[2]: (« Gotta try and take the time / To figure out how the issue got that big / Lenny Bruce was trying to tell you / Many things before he died / Don't throw rocks at policemen / But get the knots of law untied »)

« Je vais essayer et prendre le temps / Pour montrer à quel point le dénouement est crucial / Lenny Bruce essayait de vous raconter / Beaucoup de choses avant de mourir / Ne pas jeter des pierres sur les policiers / Mais obtenir les nœuds du droit déliés »)


Soutien artistique[modifier | modifier le code]

Dans le milieu des années 1950, avec l'aide du comédien Lenny Bruce, qui était un fan, The Addrisi Brothers obtiennent leur première représentation artistique professionnelle.

Lenny Bruce fait partie, à cette époque, de la même maison de disques que Cal Tjader, Fantasy Records. En 1968, Cal Tjader reprendra sur son album Solar Heat Never my love chanté par The Association, hit numéro 1 de l'année 1967 et surtout composé par les frères Donald Addrisi et Richard Addrisi, que Lenny Bruce adorait. Lenny Bruce est aussi cité dans Fly on a Windshield chanson de l'album de Genesis The Lamb Lies Down on Broadway.

Lenny Bruce est représenté sur la pochette de l'album des Beatles "Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band", paru en 1967.

Bob Dylan dit de lui: “I rode with him in a taxi once, only for a mile and a half. Seemed like it took a couple of months." ( "J'ai roulé une fois dans le même taxi que lui sur environ deux kilomètres. J'ai eu l'impression que ça avait duré deux mois ").

Phil Spector a dit: “Lenny Bruce died from an overdose of police." ( "Lenny Bruce est mort d'une overdose de police").

Filmographie[modifier | modifier le code]

comme scénariste[modifier | modifier le code]

comme acteur[modifier | modifier le code]

comme réalisateur[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Singles 45™[modifier | modifier le code]

Enregistrements LP 33™[modifier | modifier le code]

Compilation[modifier | modifier le code]

Divers…

  • Monologues enregistrés (Fantasy Records)[4]
  • (Verve Records / Verve-Folkways/Verve-Forecast 3000 series (12 inch LP) FTS 3035 Lenny Bruce (not released)[5]]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (Verticales/Gallimard) (ISBN 978-2-07-012404-6), Alban Lefranc
  2. prestation scénique de ce titre : [1] John Mayall - The Laws Must Change (Music Scene, 1970)
  3. Enregistrements de 1958 et 1959. Consultation du 11 janvier 2011.
  4. Voir Label of love : Fantasy Records : un article de Owen Adams paru au journal « Guardian » en 2009
  5. Voir JazzDiscogs.org [2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]